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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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4.2.10. Protection phytosanitaire

C'est une opération de protection qui consiste à appliquer des produits phytosanitaires sur les anacardiers pour réduire ou éliminer la pression parasitaire (champignons, bactéries, insectes...).

A Kouandé, seul 1,6% des producteurs ont utilisé en 2007 un produit phytosanitaire dans leur plantation. Il s'agit des plantations en culture associée avec le cotonnier où le résiduel des produits phytosanitaires du cotonnier est appliqué. En dehors du cas tout <<atypique» identifié, l'indisponibilité des produits phytosanitaires spécifiques à l'anacardier peut expliquer à côté de l'inaccessibilité financière, leur non utilisation à Kouandé comme partout ailleurs au Bénin.

4.2.11. Taille de formation

A partir de la 2ième année, la taille de formation est effectuée sur les arbres pour supprimer les branches basses jusqu'à la hauteur de 1,50m. Cette taille prépare ainsi la formation d'une bonne charpente des futurs arbres de la plantation. Aux âges plus avancés, elle peut être complétée par de légers élagages si nécessaires par élimination des branches mortes, attaquées ou cassées (A. Tandjiekpon, 2005). Face à cette opération, les avis d'autres chercheurs sont «polémiques«. Nous pré sentons ici l'avis de Lacroix (2003) suite à une étude dans les plantations de Bassila : << Il ne faut pas réaliser de taille de formation : on n'élimine pas les branches basses. Ceci reviendrait à supprimer la partie de la cime (branches et feuilles) qui produit à ras du sol et donc à perdre environ 20 % en rendement. Dans la pratique à Kouandé, la taille de formation n'est pas très répandue et les objectifs de son exécution diffèrent de ceux évoqués par Tandjiékpon dans son étude (Figure N°11). Les producteurs réalisent la taille de formation pour faciliter la circulation dans la plantation, le ramassage. Plusieurs producteurs femmes évoquent la peur des reptiles pour justifier la taille de formation. Il faut aussi noter que cette opération s'opère souvent lors du sarclage du mois de décembre- janvier, celui qui précède la récolte de la noix.

Seulement 13% des producteurs pratiquent la taille de formation contre 87% qui ne s'adonnent pas à cette pratique.

Même si les études divergent quant aux résultats de la taille de formation, les avis sont très unanimes sur les éclaircies.

4.2.12. Eclaircies

L'éclaircie est une opération indispensable pour assurer une bonne insolation de la plantation. Cette opération détermine la productivité globale de la plantation et même la qualité de des noix récoltées. Elle devient nécessaire lorsque les cimes des anacardiers se touchent et leurs branches s'enchevêtrent. Cela supprime la concurrence inutile des racines en eau et en éléments nutritifs et des feuilles (ombre). Cela favorise la production en permettant à l'anacardier de produire des fruits du haut jusqu'au bas de l'arbre et d'augmenter la production finale et de donner une bonne forme aux arbres restants. De cette façon, le planteur peut facilement gagner 30% d'argent en plus par hectare (Lacroix, 2003). L'éclaircie est une opération qui s'impose dans les conditions observées sur le terrain. En effet, la densité anormalement élevée, souvent largement au dessous de 100 plants à l'hectare, suggère cette opération.

 

L'éclaircie est une opération onéreuse et très peu pratiquée à Kouandé. 90% des planteurs ne réalisent pas d'éclaircie dans la zone d'étude contre 10% qui déclarent réaliser cette opération (voir figure N°12) . Cette faible proportion de producteurs qui respectent cette norme culturale, sont ceux qui peuvent payer la main d'oeuvre. Pour les autres, 90% qui ne réalisent pas l'éclaircie, les producteurs évoquent une indisponibilité de main d'oeuvre et un manque de moyens financiers pour investir dans une telle opération.

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