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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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4.2.17. La commercialisation

Les noix récoltées sont vendues dans leur majorité suivant deux circuits, tous deux indirects : il s'agit de la commercialisation avec des collecteurs et de la commercialisation groupée (voir les figu res 17 et 18). La vente dans les marchés est marginale et se passe par petites quantités. Ces deux circuits se livrent une concurrence atroce sur le terrain tellement les enjeux sont grands. Quelque soit le cas, le produit objet de la transaction est la noix brute en général, comme il se passe dans tout le pays, en dehors de quelques deux cas de transformation artisanale que certaines femmes productrices pratiquent, mais pas à plein temps. La commercialisation peut être segmentée en trois grandes périodes que sont la pré-campagne, la campagne proprement dite et la post-campagne. En effet, dès les prémices, les exportateurs ou leurs intermédiaires commanditent la collecte primaire par le biais des collecteurs, très souvent autochtones de Kouandé. Ces derniers parcourent les zones de production et signent des sortes de « marchés à terme »15 avec les producteurs. L'activité

est très développée à Birni où nous avons dénombré près d'une cinquante de collecteurs primaires. Elle est aussi très rémunératrice car la tonne est collectée à 10.000 F CFA en moyenne. De l'autre côté, les groupements sur la base des prévisions déclarées par chacun de leur membre lance également une collecte précoce avant les ressources financières acquises auprès de la CLCAM. Tout ceci se déroule avant le lancement officiel de la campagne de commercialisation des noix de cajou par le Gouvernement: c'est la campagne proprement dite. Mais engrange-t-elle autant de volumes que la pré-campagne? Pas si sûr puisque même si les volumes ne sont passés de la main du vendeur à l'acheteur, les transactions sont faites verbalement déjà. La post-campagne concerne le volume

15 Sur la base des productions passées et du rendement attendu au moment du contrat, qui par ailleurs est verbal, le collecteur primaire avance une certaine somme d'argent au producteur afin de garantir l'achat de ses noix à la récolte. Les prix sont négociés en deçà du prix fixé et tourne autour de 100F CFA le Kilogramme. Le plus souvent, il ne s'agit que d'une avance qui est complété lorsque la production est réellement entre les mains du collecteur.

résiduel et les noix que les groupements ont rassemblées dans leurs «entrepôts ». En réalité, les partenaires des groupements mettent souvent du temps à venir et rabaissent même souvent les prix du Kilo. Ainsi les charges du le personnel engagé dans la collecte primaire, les opérations pré -vente (pesée, gardiennage et location magasin...) et le service de crédit

pris à la CLCAM ne rentabilisent pas la commercialisation groupée et démobilisent les producteurs par rapport à cette méthode de vente. Mieux, même si cette méthode à son terme rémunérait la qualité et garantirait un cash important au producteur, elle n'a pas l'avantage de libérer à tout le moins de l'argent frais à petit coup en cette période de difficultés financières comparativement aux flux monétaires proposés par les collecteurs commis par les exportateurs. C'est d'ailleurs ce qui explique que la commercialisation groupée transacte peu de volumes de noix brutes et ses prévisions annuelles ne sont pas souvent atteintes. En témoignent ces chiffres de l'année 2008 et de l'envergure de cette opération. Sur les prévisions de 1800 tonnes de noix à acheter suivant ce procédé, l'URPA n'a pu réussir qu'à acheter que 200 tonnes soit 11% des objectifs. Sur 54% des producteurs qui déclarent appartenir à un groupement, seulement 40% participent à la commercialisation groupée. Bien que membres des groupements, 13% des producteurs préfèrent livrer leurs produits aux collecteurs commis par les exportateurs. Cet pourcentage, malgré sa modération, traduit toute la difficulté que la commercialisation groupée éprouve pour s'imposer comme méthode de commercialisation des noix à Kouandé pourtant qualifié de modèle dans cette méthode toujours en expérimentation dans les zones productrices d'anacarde au Bénin. Il importe aussi d'ajouter que les producteurs quelle que soit leur appartenance, livrent très souvent une partie de leur production aux collecteurs « Téékoun » avant la collecte en groupement. Ces trois séquences de commercialisation n'offrent pas les mêmes prix. La Figure N° 16 traduit la fluctuation des prix courant le temps

Pré-campagne

Prix moyen: 150FCFA/Kg

Campagne proprement dite Prix moyen :200FCFA/Kg

Post-campagne

Prix moyen :120/KgFCFA

Figure N° 16: représentation schématique de la fluctuation du prix du Kilogramme de noix brute à Kouandé. Source: Notre recherche à Kouandé, 2008.

A la lecture de ce diagramme, on note que les producteurs qui ont encore le plus grand volume de noix sur eux dans la pré-campagne et la campagne proprement dite ont des prix meilleurs à ceux qui les vendent en post-campagne.

Les producteurs

Vente dans les marchés

Collecteurs primaires niveau village

Collecteur primaire au niveau Arrondissement ou commune

Représentant de l'exportateur

Figure N°17: Circuit de commercialisation des noix brutes de cajou hors des groupements à Kouandé. Source: Notre recherche à Kouandé, 2008.

Producteurs

CVPA

UCPA

Vente dans les marchés

Figure N°18: Circuit de commercialisation des noix brutes de cajou dans les

groupements à Kouandé : la commercialisation groupée. Source: Notre recherche à Kouandé, 2008.

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