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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

Au terme de cette étude plusieurs éléments de conclusion peuvent être retenues d'abord par rapport à la pratique de la production des noix brutes d'anacarde de qualité en relation avec les normes de production à Kouandé, ensuite par rapport à la rentabilité des systèmes de culture observés, et enfin par rapport aux perceptions et perspectives de production.

Globalement, en ce qui concerne la pratique dans ce secteur de production, la plupart des producteurs ne respectent pas les mesures prescrites par le conseil agricole. En effet, lesdites mesures découlent des normes de qualité des noix brutes selon la directive CEE/ONU en amont et les normes de qualité des amandes en aval. Environ 83% des producteurs tions de choix de semences restent encore l'échange inter paysan des noix. A l'installation, les producteurs font un bon choix du site (site ayant accueilli, pour une grande partie, une culture vivrière avant la plantation d'anacardiers) dans leur majorité, mais ne procèdent pas souvent à la trouaison et mettent directement en terre leurs semences. Les opérations d'entretien ne sont pas souvent réalisées en nombre et aussi en qualité : les sarclages de «récolte» seuls sont fréquents alors que les éclaircies sont rares. Cet état de choses n'a pas réduit l'avantage de la zone d'étude par rapport aux autres zones de production du Bénin. En témoigne le rendement moyen au niveau de la zone d'étude d'environ 307,85kg/ha sur quinze années d'exploitation. En revanche, les données de la FAO donnent en moyenne 225.175333 kg/ha sur la même période. Lesdites donné es ne rendent pas compte de la qualité des noix qui est principalement affectée par la pratique de récolte sur arbre que les producteurs opèrent en raison des vols de noix fréquents, accessoirement affectée par le ramassage tardif, le mélange d es noix fortement développé à Kouandé et le séchage et le stockage en sac de jute observé par une portion relativement faible de producteurs. On peut donc retenir que les producteurs ont une certaine connaissance des normes de production, mais les difficu ltés financières et aussi celles liées à la pertinence des opérations ralentissent leur observance. De plus, pour ce qui est du cas spécifique de la densité de plantation, l'installation des anacardiers dans un but de protection de l'environnement justifie la forte densité observée. D'ailleurs, cette densité n'a d'égale que l'appellation « forêt » donné aux plantations.

Ensuite, quelque soit le système de production des noix brutes d'anacarde, la culture est financièrement rentable. Pour une estimation sur quinze exploitations avec la prise en compte des plantations comme étant en monoculture (ce qui n'est pas le cas), nous remarquons que l'itinéraire technique sui associe semences certifié es avec la mise en oeuvre des opérations telles que prescrites par l'encadrement a un TSR 1,18 fois plus élevé que l'itinéraire traditionnel des producteurs (semis direct et respect partiel des opérations culturales indiquées par l'encadrement

agricole) . Par ailleurs, la catégorisation des producteurs par l'approche dite «Cluster Analysis» a indiqué que les variables (Age, niveau de scolarisation, mode de faire valoir des terres, type de planteur) discriminent les producteurs en rapport avec le respect de certains paramètres des normes de production (écartement, mode de stockage, célérité de la récolte, type de semence). Par contre, les variables rendement et localisation des plantations ne sont pas significativement différentes d'une classe à une autre.

Enfin, pour ce qui concerne les perceptions, en dehors des prix aux producteurs améliorés dans le long terme et les coûts de production réduits dans le long terme, les producteurs admettent dans leur majorité que le respect des normes est en relation positive avec la confiance de leurs clients, la qualité des noix récoltés, le rendement des plantations, la protection de l'environnement, le renforcement de l'habileté compétitive des plantations, la coopération entre producteurs, les ventes exportables, la compétitivité positive sur le marché. Cette perception est indépendante de la catégorie à laquelle appartiendraient les producteurs. Quant aux perspectives, la production de noix brutes à Kouandé, pour être de qualité, doit venir à bout d'un certain nombre de goulots d'étranglements qu'elle partage ou non avec les autres zones de production. La définition des scénarii exprime une certaine évolutivité des forces motrices (demande en noix brutes de qualité, organisation de la commercialisation et du conseil agricole, crédits appropriés et fréquence et importance des vols des noix) dans le temps.

La meilleure gestion du label béninois des noix brutes de cajou et l'amélioration de la qualité des noix brutes assureraient aux acteurs divers un mieux-être et à l'économie nationale bien plus de devises. Pour y arriver durablement nous recommandons:

 

Aux producteurs et I leurs organisations

D'améliorer la gestion de leurs organisations dans la prise de décision et le management des ressources humaines (leurs membres) et

De renforcer la gouvernance démocratique au sein des organisations (organisation fréquente des assemblées et renouvellement des responsables) et

De multiplier la création d'organisations viables et formelles et

D'inciter les jeunes à s'intéresser à la culture de l'anacardier et

De structurer leur participation aux plates formes de prise de décision au sein de la commercialisation et d'enclencher un plaidoyer auprès des commissions nationales d'élaboration des normes et

De structurer une action collective, durable et socialement responsable, contre le vol des noix brutes.

Au conseil agricole

De renforcer le personnel d'encadrement

De renforcer les capacités du personnel dans l'encadrement spécifique de la culture de l'anacardier

D'Associer les producteurs dans la planification de la vulgarisation, la conception des formations et l'identification des canaux d'information

De mettre en place un système d'incitation à la promotion des producteurs modèles Aux commerçants et exportateurs

De renforcer la contrôle à l'achat et d'améliorer le rapport qualité prix des noix brutes

De financer conjointement avec les autorités locales et politiques, le système d'incitation à la promotion des producteurs

De mettre en place un procédé rapide et exhaustif de distribution des sacs de jute aux producteurs

De dynamiser leurs structures faîtières en instaurant un code d'appartenance

 

Aux autorités politiques et aux collectivités locales

De réduire le nombre d'acteurs commerçants (11 exportateurs, 150 acheteurs et 5000 collecteurs selon PADSE) en mettant en place un dispositif efficace des acheteurs

De dynamiser la commission nationale de concertation chargée du suivi de la filière anacarde au Bénin et renforcer l'autorité du comité interministériel de fixation des prix des produits agricoles et intrants dans le processus de commercialisation et

De dynamiser le mécanisme de prix plancher et assurer son contrôle et

De renforcer les structures de conseil agricole et de recherche en moyens et personnel et De mettre en place un fonds de garantie pour le financement de la filière et approuver les plans de développement pour son financement et

De réviser les lois et textes réglementaires en matière de commerce de produits agricoles et de normes et

De mettre en place et coordonner une interprofession légère mais efficace dont les charges fonctionnelles ne dépasseraient pas 5% du prix payé aux producteurs et soldées par un mécanisme de partage de coûts entre les divers acteurs et

De financer le mécanisme d'incitation à la promotion de la qualité des noix et des producteurs et

De garantir la mise en place des crédits sociaux et la sécurité foncière et

D'associer les producteurs aux commissions d'élaboration des normes.

 

Aux structures de financement

De mettre en place un système approprié (taux d'intérêts bonifié, différé d'investissement, mécanisme souple et moins tracassant d'accès au crédit) de financement des opérations d'entretien et de commercialisation

De mettre en place des crédits sociaux au profit des producteurs

De financer la transformation locale

A la recherche fondamentale

De poursuivre la recherche sur les variétés améliorées

A la recherche socio-économique

D'estimer le dimensionnement optimal des plantations pour une rentabilité au regard du respect des normes et

D'estimer le coût des mesures adaptatives à l'hyper dynamique des normes de qualité.

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