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La problématique de l'intégration de l'Afrique face à  la multiplicité des organisations sous- régionales africaines

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par Timothée MBOMBO KASANKIDI
Université de Kinshasa - Licence 2011
  

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2.1.4. Des économies désarticulées ou désintégrées

Une économie est dite désarticulée, c'est lorsque dans cette économie, les secteurs économiques juxtaposées sont soit non ou faiblement intégrés et n'effectuant entre eux, que des échanges marginaux, l'essentiel de leurs échanges s'opérant avec l'extérieur.

Dans ce type d'économie, il n'existe pas entre ces différents secteurs, une liaison organisationnelle. Il s'agit d'une économie où les effets d'entraînement sont longuement limités et généralement transférés à l'extérieur.

Comme le note François PERROUX, dans ce type d'économie, la caractéristique principale est notamment l'absence de cohésion interne, c'est-à-dire, les mutations d'un secteur donné ne gagne pas le reste du Système économique car il n'ya pas assez de liaison entre éléments composants.57(*)

En d'autres termes, le développement d'un secteur ou d'un sous-secteur quelconque n'entraîne pas forcement à des effets d'entraînement sur les autres. Ainsi donc, les secteurs économiques se développent du secteur industriel ne rencontre pas celui du secteur agricole.

Or, le développement agricole est une condition indispensable au développement économique global et surtout de l'industrialisation.

- Le développement de l'agriculture permet d'accroitre la production alimentaire et par-là accroitre le niveau de vie ;

- La commercialisation de la production agricole permet de créer des revenus monétaires qui soutiendront la croissance industrielle ;

- L'accroissement de la production alimentaire permet de satisfaire l'accroissement de la demande des biens de consommation suscité par l création d'un secteur industriel et fournit une contrepartie aux salaires et profits qui sont distribués dans ce secteur.58(*)

De surcroît, le progrès dans l'agriculture renforce la croissance industrielle :

- D'une part, ces progrès tendent à économiser le travail et à dégager une main-d'oeuvre nécessaire à l'extension du secteur des matières premières agricoles et d'utilisation des procédés qui accroissent la production agricole stimulant d'un secteur industriel.

En effet, la restriction des économies africaines est renforcée en partie par la pénurie d'infrastructures de transport qui compromet non seulement le commerce au niveau national mais aussi au plan sous régional.

Dans le même ordre d'idées, Philippe HUGON affirme que par manque d'infrastructure et de transport, les économies africaines demeurent peu communicantes au niveau de flux, des prix et des informations.59(*)

En définitive, les économies ne sont pas interdépendantes. Ces économies ne sont pas complémentaires des unes des autres. Ce sont donc des économies qui ne forment pas un tout cohérent et son alors dépourvues d'effets intégrateurs.

2.2. La crise économique

Dès leurs accessions aux indépendances jusqu'aux années 1970, les Etats africains ont connu une réelle croissance économique.

Cependant, depuis le premier choc pétrolier de 1973, les indicateurs économiques des pays africains à quelques exceptions près ont connu une tendance linéaire à la dégradation.

Face à cette situation, l'OUA ne reste pas les mains croisée. Elle décida d'organiser en février - mars 1979 à Monrovia une conférence qui s'était penchée sur les voies de sortie de crise. Le PAL s'inscrit dans cette logique, il a été donc élaboré à la suite de la conférence organisée par l'OUA en 1979.

Ainsi donc, à partir de 1980 jusqu'à ce jour, l'évolution économique de l'Afrique y est préoccupante. Les secteurs économiques importants stagnent ou régressent. Pour s'en convaincre de la gravité de cette crise, l'analyse relative aux termes de l'échange nous permettra de s'en convaincre.

* 57 PERROUX, F., cité ALBERTINI, J.M., les mécanismes du sous-développement, PUF, Paris, 1976, p.322.

* 58 BARRE R., Elément d'analyse économique, Faculté de Droit et des sciences de CAEN, Université de Paris 1960-1961, p.354, inédit.

* 59 HUGON, p., op-cit, p.42

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