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La problématique de l'intégration de l'Afrique face à  la multiplicité des organisations sous- régionales africaines

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par Timothée MBOMBO KASANKIDI
Université de Kinshasa - Licence 2011
  

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§.2. BLOC DE CASABLANCA

2.1. CONTEXTE DIPLOMATIQUE

Par des multiples rencontres entre les dirigeants des pays membres de ce groupe, une certaine diplomatie concertée s'était dégagée bien avant la conférence de Casablanca du 03 au 07 Janvier 1961 que beaucoup d'observateurs non avertis considèrent, à tort, comme le point de départ du groupe entant que tel. Nous estimons pour notre part que l'existence de facto du groupe est antérieure à la conférence de Casablanca.

Dès la première conférence des États d'Afrique à Accra du 15 au 22 Avril 1958, le huit États participants dont trois sont membres du groupe de Casablanca, se déclaraient responsables devant l'humanité et les peuples d'Afrique, et désireux de défendre la personnalité africaine et engagés à respecter les principes de Bandoeng (le non alignement).79(*)

Après l'adhésion de la Guinée et du Mali au groupe, tous les efforts furent orientés vers l'unification du Continent par la formation, au premier stade, d'ensembles géopolitiques autres que ceux légués par les colonisateurs. L'unité qu'ils proclamaient était une sorte de rassemblement anti-impérialiste, pour la paix mondiale en vue de la libération et du progrès politique et économique africaine, sous une direction politique unique.80(*)

La conférence de Casablanca ne fut qu'une réplique à celle qui venait de se tenir à Brazzaville du 15 au 19 Décembre 1960, et au cours de laquelle les douze États venaient d'affirmer des positions identiques sur plusieurs questions intéressant l'Afrique, notamment : la crise congolaise, la guerre d'Algérie, le problème mauritanien.

Ce dernier point était l'objet de préoccupations constantes du Maroc qui faisait valoir des prétentions territoriales sur l'ensemble de ce pays. L'appui que les douze pays membres du groupe de Brazzaville venaient d'accorder à la Mauritanie, le ralliement à ses thèses et la recommandation qu'ils firent aux autres États Africains pour obtenir l'admission de la Mauritanie à l'ONU, tout cela poussa le Roi du Maroc à prendre l'initiative de convoquer une conférence à Casablanca. Tel apparait, en grandes lignes, le contexte diplomatique qui précédait la tenue des assises de Casablanca.

Au sein du groupe de Casablanca on trouvait côte à côte les Arabes du Nord et les noirs du Sud-Sahara, anglophones et francophone. Il semble essentiellement être fondé sur des aspirations d'ordre politique et idéologique.

Les déclarations et les prises de position intempestives et révolutionnaires de certaines dirigeants des États membre du groupe, déclarations souvent marquées au coin d'un anti-occidentalisme agressif et intransigeant donnèrent à ce groupe son qualificatif de révolutionnaire et on parlera longtemps de l'Afrique révolutionnaire, c'est-à-dire celle regroupant les États ayant participé à la conférence de Casablanca, et de l'Afrique modérée, celle regroupant les États ayant participé à la conférence de Brazzaville.

* 79 DIUR KATOND, G., Histoire de Relations Internationales, éd. Sirius, Kinshasa, 2009, pp.82-83

* 80 KABAMBA WA KABAMBA, G., op-cit, inédit

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