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De la nécessité de la renaissance de la RDC face à  l'impératif de la recomposition stratégique africaine et globale post-blocs

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par Rossy MUKENDI TSHIMANGA
Université pédagogique nationale (RDC) - Licence en relations internationales 2008
  

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4.2. Cadre théorique

A. Pertinence du cadre théorique

Toute recherche qui ambitionne de se hisser à un niveau scientifique doit être menée dans un cadre théorique explicite. Ce cadre théorique permet en effet de préciser le sens donné aux concepts manipulés. Il assure une lisibilité du texte tout en permettant une articulation entre les différentes parties, de manière à faire du travail un ensemble cohérent, permettant ainsi une interprétation pertinente des données recueillies. C'est, à notre avis, une des conditions à remplir pour partager les résultats avec la communauté scientifique.

Le pôle théorique est, selon Mashauri Kule, « le lieu de la formulation systématique des objets scientifiques. Il propose en outre des règles d'interprétation des faits, de spécification et de définition des solutions provisoirement données aux problématiques. Ainsi, le pôle théorique est le lieu d'élaboration des langages scientifiques et détermine le mouvement de la conceptualisation ».

La théorie, ajoute ce même professeur, n'est pas un luxe en sciences sociales, mais bien plutôt une nécessité : affirmer pouvoir s'en passer est un leurre qu'on doit refuser sous peine de se priver du fondement même de toute science. Le progrès de la recherche et celui de l'élaboration théorique sont non seulement parallèles, mais bien indissociables. Ce progrès ne consiste pas seulement en une accumulation de faits, mais en un changement qualitatif dans la structure des systèmes théoriques. En conclusion « Pas de théorie, pas de science »3(*).

Pour nous conformer à cette exigence scientifique, nous avons dans la panoplie de théories des relations internationales, opté pour la théorie néo réaliste.

B. Fondements de la théorie néoréaliste

Le néo réalisme ou réalisme structurale est l'une des nombreuses théories qui fondent la discipline scientifique des relations internationales. Représentée principalement par Kenneth Waltz à travers son oeuvre Théory of international politics 1979 (TIP), oeuvre écrite à contre-courant des thèses néolibérales en vogue - La théorie réaliste se construit autour de la dialectique agent/structure dans l'explication des relations internationales.

De la bouche même de Kenneth Waltz, « le nouveau réalisme, différemment à l'ancien, commence par proposer une solution au problème de la dissociation entre les facteurs internes et les facteurs externes du système politique international [on se rappelle que la théorie classique établit une démarcation entre le domestique et l'international, ce qui lui a été reproché par les libéraux]. En dépeignant le système international comme un tout, avec deux niveaux, celui de la structure et celui de l'acteur, à la fois distincts et interconnectés, le néoréalisme établit l'autonomie de la politique internationale et rend possible une théorie sur elle4(*).

En effet, Les deux niveaux sont distincts mais liés. La structure, qui détermine l'ensemble, obéit à un principe d'organisation, l'anarchie internationale, dont découle une logique dominante, la recherche de la sécurité. Ensuite, la distribution inégale des capacités des acteurs étant une caractéristique essentielle de la structure, l'interaction de ces derniers opère différents arrangements possibles. Trois principes règlent donc le système de Waltz et Un changement au niveau de l'un de ces trois principes d'ordre, de différenciation et de distribution constituerait un changement dans la structure du système, voire un changement de système.

1) Il est anarchique et décentralisé, c'est-à-dire dépourvu de toute autorité supérieure aux autres. Bien que très différentes par bien des aspects, les unités sont formellement égales entre elles.

Celle-ci est au centre de son analyse et au centre du système en raison de la primauté du politique. Celle-ci tient moins au fait que la menace de la violence et du recours à la force caractérise le milieu international qu'à la différence de structure qui sépare le domestique et l'externe. Tandis que l'intégration est la marque du premier, une interdépendance anarchique frappe le second. Dans ce principe d'ordre, qu'est paradoxalement l'anarchie internationale, réside la « structure profonde » du système, celle qui détermine le comportement des acteurs. Dans ce contexte où l'interdépendance est avant tout source de vulnérabilités, le self-help est nécessairement le principe d'action qui, compte tenu des risques encourus, accorde la priorité au politique. Si la politique nationale est le domaine de l'autorité, de l'administration et de la loi, la politique internationale est celui de la puissance, de la lutte, et des arrangements. En politique intérieure la force est le dernier recours. En politique extérieure elle est omniprésente parce qu'elle est dissuasive.

2) Les États souverains ont un caractère unique en ce sens qu'ils remplissent les mêmes objectifs, ont les mêmes missions. Les différences sont liées à leurs capacités, non à leur fonction qui est, fondamentalement, de garantir leur propre sécurité. Celle-ci constitue le paradigme de la politique internationale chez Waltz. Pour Waltz, l'équilibre de la puissance n'est qu'un mode instrumental pour atteindre la sécurité. En effet, l'État dispose de deux moyens pour atteindre celle-ci : ses propres ressources, et les alliances qu'il peut passer.

3) La distribution inégale des capacités engendre une hiérarchie des unités, et la configuration (plutôt que la structure) d'un système change quand cette distribution est modifiée. En effet, soutient Waltz, faibles ou forts les États ne se différencient pas par leurs fonctions, mais par leurs moyens. Ce qui fait réellement la différence entre un système et un autre, c'est le nombre des grandes puissances. La hiérarchie des puissances a l'avantage de résorber l'anarchie et d'éviter le déchaînement de la violence. Car ce sont les plus puissants qui définissent les règles et sont les plus sensibles à la balance avantages/inconvénients dans l'usage de la force5(*).

* 3 MASHAURI KULE, Séminaire de méthodologie de recherche en sciences sociales, cours inédit, L1 RI, SSAP, UPN, Kinshasa, 2006-2007, p13

* 4 Dussouy G, Les théories de l'interétatique Traité de Relations internationales (II). Paris, L'Harmattan, 2007, p119

* 5 Dussouy G, Op Cit, pp20-21

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