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La fiscalité du commerce électronique

( Télécharger le fichier original )
par Maurice Didier MOTTO
Université Gaston Berger - Master II (pro) Droit du cyberespace africain 2009
  

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Paragraphe 1 : La qualification des revenus

Avec l'avènement du E-Commerce, les concepts fiscaux définis bien avant, perdent de leur pertinence. En clair, on note une inadéquation entre les normes fiscales préexistantes et le caractère dématérialisé du E-Commerce.

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Somme toute, il se pose un problème de classification des revenus (A), auquel des réponses ont été apportées (B).

A) Le problème de qualification

D'emblée, on peut se poser la question de savoir, lorsqu'une information ou un produit digitalisé est transmis en « ligne » contre paiement, s'il s'agit d'une vente de biens, d'une location de biens immatériels ou d'une prestation de services ?

D'un point de vue fiscal, la question est essentielle. En effet, si l'opération est une vente ou une prestation de service, les revenus seront taxés dans les pays de résidence (ou de l'établissement stable) du vendeur ou du prestataire de services13.

Ainsi, les revenus générés pour la vente d'un CD ou par la constitution payante d'une base de données depuis un site géré par une société résidente des Etats-Unis seront soumis à l'impôt américain (ou éventuellement à l'impôt de « résidence » du serveur, si celui-ci est assimilé à un établissement stable).

Si l'opération est une location de biens immatériels (cession d'un droit d'usage), la convention modèle de l'OCDE propose de taxer les redevances (royalties) exclusivement dans l'Etat de résidence du bénéficiaire, l'opérateur du site Web en l'occurrence14.

B) Les solutions

Nous allons nous inspirer ici encore des orientations définies en 2001 par un groupe technique consultatif15 (GTC) de l'OCDE qui a publié un rapport proposant une classification des différents types de revenus liés au commerce électronique.

L'approche suivie semble appréhender de façon plutôt restrictive la notion de redevance. Il est en effet recommandé dans ce rapport que les paiements effectués pour obtenir le droit de télécharger et d'utiliser les produits numériques soient assimilés à des revenus d'entreprise, pour autant que le paiement soit relatif à ce seul téléchargement et non principalement relatif à l'usage d'un droit d'auteur. En réalité, la technologie offre de facto au

13 Verbiest, Thibault : « Fiscalité directe du commerce électronique : les nouvelles règles » (in droit et technologies, 04/10/2001).

14 Verbiest, Thibault, ibidem.

15 Composé des représentants du secteur public et du secteur privé.

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client des possibilités d'usage détourné du droit d'auteur relatif au bien numérique, ce qui aurait pu justifier un classement en redevances.

Listant une typologie de 28 prestations du E-Commerce en précisant le type de classement préconisé, le rapport reconnait « n'avoir pas cherché à couvrir toutes les catégories de transactions de commerce électronique actuelles et futures. Il s'est plutôt efforcé de définir les principes requis pour analyser les diverses questions de classification au regard des conventions, de façon qu'ils puissent être appliqués en tant que de besoin aux transactions existantes et nouvelles ».

Il en découle que l'on ne doit pas s'attendre à ce que soient définis rapidement des principes globaux et cohérents, prêts à être incorporés dans les législations nationales, compte tenue de la multitude des types de transactions de commerce électronique donnant lieu à des problèmes de caractérisation. La même difficulté semble prévaloir en matière de taxation.

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"Un démenti, si pauvre qu'il soit, rassure les sots et déroute les incrédules"   Talleyrand