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Quel est l'impact de l'impression 3D sur la supply chain ?


par Stéphane RUFER
Université Paris Dauphine - Master II "Supply Chain International" 2014
  

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E. L'architecture&le Design

Pour les cabinets d'architecture, les bureaux d'étude ou les studios de design, l'impression 3D facilite le travail et le rend plus rapide en créant des modèles résistants et complexes, directement à partir de données CAO ou CAD issues d'un logiciel 3D d'architecture ou de design 3D (comme AUTOCAD, 3D Turbo et BIM).

Ces modèles conduisent à l'élaboration de maquettes détaillées dans une gamme de matériaux y compris les photopolymères rigides prêts pour la peinture.

L'impression 3D permet un gain de temps et une meilleure communication dans la fabrication de maquettes d'étude ou de maquettes artistiques. En imprimant des modèles plus détaillés, les clients peuvent mieux visualiser et comprendre le design et faciliter ainsi le processus décisionnel des projets.

C'est un gain considérable sur le temps passé et les dépenses liées à la production de modèles de construction, nécessitant souvent des détails très précis. Les maquettes ainsi créées sont en outre plus résistantes que les modèles traditionnels.

Série de maquettes d'études architecturales

Enfin, pour des séries répétitives, il est possible de fabriquer un moule avec l'imprimante 3D pour des articles de fonderie. On peut ainsi produire plusieurs pièces pour un prix abordable.

Des projets plus ou moins réalistes existent aussi dans le domaine des constructions de maison. Voici une vidéo sur le sujet :

http://www.youtube.com/watch?v=TyOgDlUWfFE

F. L'éducation

L'imprimante 3D va devenir, par ailleurs, un véritable outil pour la salle de classe. Plusieurs fonctionnalités peuvent d'ores et déjà être envisagées :

· Il fournit aux enseignants des aides visuelles en trois dimensions utilisables dans leur cours pour illustrer une notion difficile à saisir.

· Au lieu de montrer des images d'objets, il permet aux enseignants desusciter l'intérêt de leurs élèves en imprimant des objets réels.

· Il améliore l'apprentissage pratique et l'apprentissage par la pratique à l'aide de mini-modèles réalistes en 3D.

· Il offre plus d'espace pour les activités interactives en classe

· Il permet aux étudiantsd'acquérir de nouvelles compétences et de nouvelles opportunités de carrière, ceux-ci pouvant présenter leurs projets imprimés non seulement en coursmais aussi lors d'entretiens d'embauche. La connaissance de ces techniques d'impression va également devenir un atout pour les entreprises qui utilisent l'impression 3D en interne.

G. Les autres applications potentielles (à titre anecdotique)

Enfin, pour finir sur une note plus légère, voici deux débouchées pour le marché de l'impression 3D.

a) Le food-printing (ou la nourriture 3D)

L'idée est de pouvoir choisir dans un catalogue illimité de recette en ligne, le plat que l'on souhaite consommer. Il suffit d'appuyer sur la touche, imprimer pour obtenir la préparation du met désiré, avec en outre la possibilité de programmation anticipée.

Comme le micro-onde a révolutionné nos pratiques culinaires, le food-printing devrait conduire à des bouleversements plus grands encore, surtout quand on connaît l'intérêt de nos compatriotes pour la cuisine et le temps qu'ils passent à table.

Le principe est toujours le même : le recours à des logiciels CAO puis à des ingrédients reconditionnés ou des ingrédients de synthèse. Le food-printing génère au niveau des temps de préparation des gains de temps considérables et offre en outre la possibilité de mesurer avec la plus grande exactitude l'apport calorique des plats imprimés.

Utopie, chimère, ... pas vraiment.

Certes les limites de l'impression de nourriture en 3D sont aujourd'hui très nombreuses :

- l'absence tout d'abord d'imprimante grand public de ce type sur le marché,

- les ingrédients devant se présenter sous forme de pâte molle, un calibrage de l'imprimante extrêmement complexe,

- une perception négative des consommateurs vis-à-vis de plats perçus comme trop synthétiques et chimiques.

Bien que cette technique n'en soit qu'à ses balbutiements, elle intéresse déjà beaucoup les grands groupes de l'agro-alimentaire de par ses conséquences sur la Supply Chain. Par ailleurs, à une époque où de par le monde des millions d'êtres humains souffrent encore de malnutrition, l'impression en 3D de plats protéinés constitue à terme une perspective non négligeable qui ne peut à priori être écartée.

b) Accessoires

Il convient d'évoquer enfinles accessoires qui peuvent être produits par fabrication additive.

Le designer Ron Arad a lancé en avril 2013 une gamme de lunettes de soleil imprimées, faites d'une seule pièce. Ron explique que cette méthode de fabrication permet de s'affranchir des manipulations fastidieuses nécessaires à l'assemblage des différentes pièces qui composent une paire de lunette classique.

Dans le domaine des chaussures de sport, Nike, l'équipementier sportif a dévoilé en mars 2013 une chaussure de football dont semelle et crampons solidaires sont réalisés à partir d'imprimantes 3D. La firme New Balance va encore plus loin. En étudiant la foulée d'un coureur à l'aide de capteur et de logiciels CAO, elle est capable de générer une semelle 100% personnalisée à sa foulée. Cette personnalisation grand public est prévue à l'horizon 2018 ... soit demain.

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