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Quel est l'impact de l'impression 3D sur la supply chain ?


par Stéphane RUFER
Université Paris Dauphine - Master II "Supply Chain International" 2014
  

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D. La vitesse et la qualité d'impression

L'impression 3D est encore un procédé très lent comparé aux méthodes de fabrication traditionnelle. Même pour de petits objets, le procédé peut prendre plusieurs heures. Sans compter que l'impression n'est pas toujours de qualité et requiert une phase de finition : polissage, nettoyage, etc ...

De plus, les objets imprimés en 3D sont par ailleurs parfois instables et se déforment avec le temps, particulièrement les objets fins et allongés.

Enfin, la reproductibilité des objets 3D imprimés n'est pas évidente. D'une impression à l'autre, les matériaux peuvent réagir différemment en fonction des conditions d'impression et présenter de légères différences de formes. Cela pose un problème particulièrement dans le milieu industriel où la précision dans la finition des pièces désirées est un des premiers critères de qualité.Pour la vitesse d'exécution, aucune norme n'existe. Tout dépend de la technologie utilisée (FDM, SLS, ou SLA), des matériaux utilisés et bien sûr du volume de l'impression.

E. La consommation en énergie

« Les imprimantes 3D sont très énergivores ». C'est le reproche quileur est fait régulièrement. Pourtant une étude sur la consommation de l'imprimante 3D pour la création d'une boîte de 40x60x20 mm sur une durée de 20 mn) a montré qu'en veille, en préchauffage et en impression, la consommation énergétique n'était de 105 Watt en moyenne soit moins que deux lampes allumées !!! Et un constat : plus longue est l'impression, plus faible est la consommation moyenne.

Imprimer en continu permet donc de faire baisser sensiblement cette consommation moyenne.

F. L'obstacle éthique : un contrôle nécessaire

L'industrie des imprimantes 3D et des services associés reste encore trop embryonnaire pour attirer l'attention du législateur.

Si les imprimantes 3D permettent de tout produire, qu'en est-il des objets dangereux, nocifs ou mortels ?

Un contrôle des supports imprimés est absolument nécessaire. Mauvaise publicité pour l'impression 3D : il y a quelques mois aux Etats-Unis, un américain a « imprimé » une arme à feu qui fonctionnait, à partir du site communautaire Thingiverse qui regroupe de nombreux fichiers 3D téléchargeables gratuitement. Une arme, de plus, très difficile à détecter au rayon X dans les portails d'aéroports. Aujourd'hui, il suffit simplement d'appuyer sur un bouton et de lancer l'impression.

Même réflexion pour les médicaments. Médicaments ou drogues ? Ce n'est qu'une question de vocabulaire. Les dérives sont possibles avec la capacité de produire des drogues chimiques et de les distribuer ...

Enfin pour protéger les consommateurs, il est impératif que des normes garantissant les produits soient mises en place. Avec une batterie de tests (résistance, toxicité, etc ...) effectués avant leur distribution par des instituts indépendants avant leur distribution.

Un encadrement législatif très restrictif est nécessaire pour empêcher toutes ces dérives potentielles.

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