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Impact socio-economique de la pisciculture dans la ville de Kamina

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par Raphaël TULUMBA KINEKINDA
Université de Kamina - Ingénieur A1, gradué en sciences agronomiques 2014
  

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Enseignement Supérieur Et Universitaire

UNIVERSITE DE KAMINA

'LNIKA?tI

B.P 279
KAMINA

FACULTE DES SCIENCES AGRONOMIQUES

Département D'agronomie Générale

Par Raphaël TULUMBA KINEKINDA Promotion : Troisième GRADUAT

Travail de fin de cycle présenté et défendu en vue de l'obtention du grade d'ingénieur A1, gradué en Sciences Agronomiques.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Enseignement Supérieur Et Universitaire

UNIVERSITE DE KAMINA

'LNIKA?tI

B.P 279
KAMINA

FACULTE DES SCIENCES AGRONOMIQUES

Département D'agronomie Générale

Par Raphaël TULUMBA KINEKINDA Promotion : Troisième GRADUAT

Travail de fin de cycle présenté et défendu en vue de l'obtention du grade d'ingénieur A1, gradué en Sciences Agronomiques.

Direction : Pr. Dr. Ir Auguste CHOCHA

Page | I

EPIGRAPHE

par conséquent le plus noble

qu'il puisse exercer.

L'agriculture est le premier

métier de l'homme ; c'est le

plus honnête, le plus utile et

Jean-Jacques ROUSSEAU

Page | II

DEDICACE

A vous très chers parents, Vincent de Paul TULUMBA NGOY et Gertrude KIAFWA MANYONGA, pour m'avoir montré le chemin de la vie, après avoir gouverné mes premiers pas, par vos indéniables sages conseils ; votre inéluctable rigueur a fait de nous homme que nous sommes en nous attirant l'admiration et pleins d'éloges ;

A vous frères et soeurs : Patou TULUMBA, Guy-Alain TULUMBA et votre épouse, Angèle TSHIZYI et votre époux, Nyonyo TULUMBA, Mamy MUTOMBO et votre époux, Carine MUTOMBO et votre époux, et Bernadette TULUMBA, pour votre soutien et votre inlassable compagnie fraternelle,

Je dédie ce présent travail !

Raphaël TULUMBA KINEKINDA

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AVANT PROPOS

Puisqu'il est notoire d'entendre dire qu'à tout seigneur tout honneur, il est du devoir, d'entrer de jeu, de dire en premier, merci au précurseur de notre souffle de vie, lui, le maitre des temps et des circonstances, le Dieu de toute armée qui a bien voulu, par sa divine bonté et sa pleine grâce, nous accorder cette chance d'arriver jusqu'au terme de nos études de premier cycle en Sciences Agronomiques.

Ce travail scientifique s'est fait sous la rigueur et la vigilance du Professeur Auguste CHOCHA en acceptant d'en assurer la direction. Par ses conseils et suggestions à répétition, nous nous sommes sentis au berceau. Pour tous ses sacrifices consentis et efforts entrepris en notre faveur, nous lui disons sincèrement merci.

Sur cette même lancée, nous voudrions aussi dire merci à tous nos encadreurs ; entre autres, nous citons : les assistants Aser MUYOMBO, NTENDE MWENZE et Christian KABWIKA ; nous pensons particulièrement au docteur Axel LUKANYI et à monsieur Elastin de la Vision mondiale / Kamina, pour tous les enseignements et techniques qu'ils nous ont donné dans leur accompagnement lors de la récolte de nos données. Nous pensons aussi à tous les responsables des sites visités qui nous ont accueilli en bon parent.

Dans le même ordre d'idée nous remercions toutes les autorités académiques de l'Université de KAMINA et particulièrement nous disons merci au Professeur Emery KASONGO MUKONZO, doyen de la faculté des Sciences Agronomiques / UNIKAM, au C.T David KAZADI LUBAMBA, qui y est V.D.E, au C.T Joseph KALALA TSHISHIMBI, qui y est V.D.R, au C.T Nathan MALOBA KAZADI, secrétaire académique ainsi qu'à tout le corps décanal.

C'est avec un coeur gonflé d'amour et de gratitude que nous pensons à : Murielle MULONGO, Dan KAMWASH, Stevine MUTOMBO, Gad TULUMBA, Ariel TULUMBA, Kennedy KAYEMBE et Survel MWAMBA. De façon particulière, nous aimerions dire merci à notre soeur Sylvie MUTAMBA pour sa console financière nous apportée.

Il serait ingrat de notre part si nous passons cette série de remerciements sans en adresser quelques-uns à nos camarades de promotion avec qui, nous avons passé la pluie et le bon temps ; de façon particulière, nous pensons à : Fabrice NTAMBWE, Matthieu BONDO, Yannick KABWE et Abigaël MASENGO

Nous aimerions aussi penser à toutes ces personnes qui nous sont incontournables : Thérèse MALOBA, Ezéchiel SHAUMBA, Arsène MUILA, Gloire KONGOLO, Altesse KALAB, Cédric MUSASA et Stella KABULO, afin qu'ils se sentent,

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par ce pauvre lexique, aimés du fond de notre coeur. Spécifiquement, nous aimerions dire aussi merci à monsieur Fernand MUNDEMBO et son épouse Angèle NGADI, pour leur soutien, au souvenir indélébile, apporté à notre édifice.

Pour chuter, nous tenons à exprimer nos profonds sentiments de gratitude à toutes ces personnes qui, de loin ou de près et d'une façon ou d'une autre, se sont échinées à nous permettre de passer au mieux ces trois années de graduat.

A vous tous, je dis merci !

Raphaël TULUMBA KINEKINDA

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INTRODUCTION

Au monde, l'idée d'élever des organismes aquatiques n'est pas nouvelle (KARG 2013). L'aquaculture congolaise repose essentiellement sur la pisciculture familiale de subsistance dans laquelle la culture de tilapias est prédominante malgré les potentialités d'élevage d'autres espèces aquacoles (JANSSEN 1990).

Cependant, il n'existe pas de tradition piscicole en République Démocratique du Congo. Les tilapias sont élevés par des paysans dans des étangs en terre construits dans des vallées et autres milieux humides, en systèmes extensifs et semi intensifs de pisciculture familiale en vue d'améliorer la nutrition des populations autochtones et rurales (MICHA 2005).

Et pourtant, la R.D Congo, pays riche en cours d'eau peut développer la pisciculture pour améliorer le niveau de la nutrition de la population. Egalement elle peut fournir du travail et freiner en même temps l'exode rural. L'introduction de la pisciculture dans le milieu rural peut faire acquérir aux paysans Congolais, au moyen d'un encadrement intense, les principes de base de l'élevage rationnel (MAYER 2010).

La recherche en sociologie ou économie de l'aquaculture en Afrique est quasiment inexistante. Il n'existe pas en effet de véritables programmes de recherche en la matière. Cette situation peut s'expliquer en premier lieu par l'impact négligeable de l'aquaculture sur les économies africaines d'une manière générale, par l'hésitation des chercheurs concernés à s'impliquer dans des programmes qui ne peuvent être que pluridisciplinaires, par une conscience tardive (à la suite de nombreux échecs) de la part des planificateurs ou responsables de projets aquacoles (quasi exclusivement des biologistes ou technologues aquacoles) à intégrer la dimension sociale ou économique très sous-estimée (LAZARD 1991).

Depuis le départ des assistances techniques belge, française et américaine, actives au cours de la période 1980-1990, le rendement moyen des étangs ne dépasse guère 3 000 kg/ha/an en milieu périurbain et 1 500 à 1 800 kg/ha/an en milieu rural (COCHE et FALTER 2005)

Cependant, la pisciculture s'avère un moyen efficace pour accroitre le revenu et le capital mais le grand obstacle à une croissance durable de la production reste la concurrence des importations bon marché de poisson congelé (chinchard). Il est très peu probable que la production intérieure soit capable de devenir compétitive par rapport à ces importations de mauvaise qualité venant des flottes de pêche industrielles océaniques. Toute stratégie de développement du secteur de la pêche nécessitera donc une protection raisonnable contre les importations de produits de basse qualité. Cela nécessitera un arbitrage difficile entre les intérêts de deux groupes sociaux majeurs : les consommateurs et les producteurs ruraux pauvres (CHAUSSE, KEMBOLA et NGONDE 2012).

Se passant de l'introduction, la conclusion ainsi que les suggestions, ce présent travail comprend 3 chapitres scindés en 2 grandes parties :

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Ebahi par toutes ces déclarations lues dans différents documents, nous nous sommes attachés le grelot d'étudier la question sous diverses formes afin d'affirmer ou infirmer toutes ces allégations.

Pour se faire, notre curiosité et inquiétude nous ont poussées à savoir :

Pourquoi la pisciculture n'est encore pas une activité de prédilection à Kamina ? Quel serait alors son impact dans le quotidien de la population de Kamina?

De prime abord, nous pensons que la pisciculture serait une pratique de choix dans le cas où les marchés se débarrasseraient des poissons congelés de mauvaise qualité protéique importés d'autres pays. En ce moment-là, pendant que la demande en poisson de pisciculture s'accroîtrait, l'impact serait trop visible car non seulement ça réduirait tant soit peu le chômage, l'insécurité alimentaire serait aussi combattue par la même occasion et même les plus démunis trouveraient une source de production.

Notre intérêt sur la question est d'arriver à évaluer l'impact socio-économique de la pisciculture à Kamina partant des différents paramètres ; entre autres : le coût et les recettes, les espèces des poissons élevés, la compétitivité commerciale des poissons sur le marché de Kamina, etc.

Spécifiquement, afin d'avoir d'éclaircissements sur ce sujet, nos objectifs seront d'étudier et d'analyser :

- Les responsables de sites piscicoles par sexe et catégorie de gestion

- L'état d'étangs dans différents sites piscicoles

- Les espèces de poissons élevés, leur provenance et leur type de culture

- Le gain moyen quotidien des poissons en rapport avec l'alimentation

- L'évaluation de l'activité piscicole

- La compétitivité commerciale entre différents espèces

- L'impact socio-économique de la pisciculture

Quant à la méthode, nous avons jugé plus adéquate et apte, celle portant sur l'enquête, dans sa technique d'interview. Afin d'élaborer notre partie théorique, nous avons fait recours à la technique d'analyse documentaire.

En somme, ce travail se réalise à Kamina, ville de la province du Katanga en République Démocratique du Congo et va de Janvier à Août 2014.

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La première partie vouée aux considérations théoriques avec :

? Au chapitre I, la revue de la littérature qui nous explique les différents concepts clés et nous fait aussi survoler de façon laconique sur la pisciculture, partant de l'origine et diffusion de la pisciculture, sortes de pisciculture, conditions et exigences écologiques de la pisciculture jusqu'à la systématique des poissons. Puis, elle nous fait voir l'impact socio-économique de la pisciculture mais aussi son évaluation.

La deuxième partie, consacrée elle, aux considérations pratiques avec :

? Au chapitre II, la connaissance du milieu, matériels et méthodes de recherche.

? Au chapitre III, la présentation, interprétation et discussion des résultats obtenus au terme de nos investigations.

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PREMIERE PARTIE : CONSIDERATIONS THEORIQUES Chap. I. REVUE DE LA LITTERATURE

Nous référant aux différents manuels et aussi en accédant à quelques sites internet, nous allons, dans ce chapitre, donner les condensés de nos lectures sur :

- La définition des concepts clés

- Les généralités sur la pisciculture

- L'impact socio-économique de la pisciculture

I. 1. Définitions des concepts clés

Nous tenterons de définir quelques concepts clés pour notre sujet de recherche, tels que :

a. Impact

Ensemble de répercussions (de quelque chose sur autre chose) (LITTRE 2013) ou effet produit par quelque chose et l'influence qui en résulte (CARON, et al. 2012).

b. Sociologique

Qui porte sur le comportement social ou au sein de la collectivité en rapport avec les relations sociales humaines (AÏT SI-AHMED, et al. 2009).

c. Economique

Qui se rapporte à l'ensemble des activités de production et de consommation des biens matériels d'une collectivité humaine (AÏT SI-AHMED, et al. 2009).

d. Socio-économique (socioéconomique)

Défini par le groupe d'appartenance au sein de la société et par le niveau de ressources à ce groupe (LITTRE 2013) ou relatifs aux problèmes sociaux dans leur relation avec les problèmes économiques (CARON, et al. 2012).

e. Pisciculture

Elevage des poissons destinés à la consommation alimentaire (AÏT SI-AHMED, et al. 2009) ou production de poissons par l'élevage (CARON, et al. 2012). La pisciculture est une des branches de l'aquaculture qui désigne l'élevage des poissons en eaux douces, saumâtres ou salées (KESTEMONT 1980).

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f. Ville

Agglomération de grande ou moyenne importance dont les habitants exercent, en général des activités tertiaires (LITTRE 2013) ou agglomération relativement importante dont les habitants ont des activités professionnelles diversifiées (CARON, et al. 2012).

I. 2. Généralités sur la Pisciculture

a. Origine et diffusion

L'idée d'élever des organismes aquatiques n'est pas nouvelle. C'est en Chine et en Inde qu'une pisciculture d'eau douce très simple s'est développée 1 500 ans avant notre ère. Le premier traité de pisciculture connu a été écrit par Fan-Li en 475 avant J.-C.

En Europe centrale, la pisciculture d'eau douce de la carpe commune Cyprinus carpio prend naissance au Moyen Âge et la maîtrise complète du cycle biologique conduit rapidement à une véritable domestication de cette espèce (KARG 2013).

L'aquaculture congolaise repose essentiellement sur la pisciculture familiale de subsistance dans laquelle la culture de tilapias est prédominante malgré les potentialités d'élevage d'autres espèces aquacoles.

Les premiers essais de pisciculture se situent entre 1937 et 1945, en un premier temps dans les Provinces du Katanga (à Lubumbashi) et du Kasaï Oriental (à Ngandajika), ensuite dans le Bandundu (Kwango et Kwilu) et enfin dans les Provinces Orientale et du Kivu.

En 1959, 120 000 étangs avaient été construits couvrant une superficie totale de 4 000 ha et produisant plus de 6 000 tonnes de poisson par an, soit environ 4 pour cent de la production halieutique nationale. Cette production aquacole vaudrait aujourd'hui 12 millions de dollars des Etats-Unis (JANSSEN 1990).

Il n'existe pas de tradition piscicole dans le pays. Les tilapias sont élevés par des paysans dans des étangs en terre construits dans des vallées et autres milieux humides, en systèmes extensifs et semi intensifs de pisciculture familiale en vue d'améliorer la nutrition des populations autochtones et rurales (MICHA 2005).

De 1945 à 1960, les stratégies déployées pour atteindre les résultats énoncés ci-dessus ont consisté à:

? Installer à travers le pays des infrastructures d'appui, de démonstration, de recherche et de formation composées de plus de 25 centres d'alevinage principaux et secondaires dont la superficie totale atteignait 33,92 ha.

? Installer des étangs de relais dans certains territoires et secteurs.

? Encadrer les pisciculteurs par les techniciens des CAP, tandis que la vulgarisation était de la responsabilité de l'administration territoriale.

? Promouvoir la recherche piscicole en station, exécutée par l'Institut national pour l'étude agronomique du Congo (INEAC-Belgique).

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Le rendement piscicole moyen oscillait alors entre 180 et 450 kg/ha/an en milieu paysan tandis que dans les centres d'alevinage, il était de 900 à 3 600 kg/ha/an.

Depuis le départ des assistances techniques belge, française et américaine, actives au cours de la période 1980-1990, le rendement moyen des étangs ne dépasse guère 3 000 kg/ha/an en milieu périurbain et 1 500 à 1 800 kg/ha/an en milieu rural (COCHE et FALTER 2005).

b. Sortes de pisciculture

Les différents systèmes de production piscicole sont généralement caractérisés par leur degré d'intensification, lui-même défini selon les pratiques d'alimentation ; l'aliment exogène représente en effet en général plus de 50 % du coût total de production dans les systèmes intensifs. Cependant l'intensification concerne de nombreux autres facteurs de production, comme l'eau, le foncier, le capital et le travail.

Une première classification peut être établie de la manière suivante (Collectif 2009) :

> Les systèmes de production piscicole extensifs, basés sur la productivité naturelle de l'environnement ou de la structure d'élevage des poissons, sans ou avec très peu d'apports d'intrants.

Les systèmes d'intégration entre riziculture et pisciculture (rizipisciculture) appartiennent à cette catégorie extensive, puisque le poisson bénéficie des intrants apportés pour la culture du riz ;

> Les systèmes de production piscicole semi-intensifs reposant sur l'utilisation d'une fertilisation ou sur l'emploi d'une alimentation complémentaire, sachant qu'une part importante de l'alimentation du poisson est fournie in situ par l'aliment naturel. Les élevages associés du type volaille-poisson ou porc-poisson appartiennent typiquement à ce type de pisciculture, ainsi que tous les systèmes piscicoles recyclant différents types de déchets, notamment les systèmes de recyclage direct (étangs à latrines du Vietnam par exemple) ou indirect. Ces différents systèmes permettent d'obtenir des rendements piscicoles élevés ;

> Les systèmes intensifs et super intensifs, dans lesquels tous les besoins nutritionnels des poissons sont satisfaits par l'apport exogène d'aliments complets, avec pas ou très peu d'apports nutritionnels issus de la productivité naturelle du bassin ou du plan d'eau dans lequel le poisson est élevé (lac, rivière). L'aliment utilisé dans ces systèmes d'élevage est généralement riche en protéines (25 à 40 %) ; il est par conséquent coûteux. Les principales infrastructures d'élevage de ce type de pisciculture sont les enclos, les cages ou les raceways, avec des taux de renouvellement de l'eau très élevés.

c. Conduite et exigences écologiques de la pisciculture

Nous tenterons sur ce point, de résumer les quelques conditions de pisciculture et s'enquérir également de ses exigences en rapport avec le milieu (terrain, sol, eau, etc.)

? Choix du terrain et construction des étangs

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Le choix d'un bon site est primordial en pisciculture. De ce choix dépendront non seulement la réussite de l'exploitation mais aussi les coûts d'aménagement, la dimension de l'exploitation, les facilités d'entretien, etc.

Il existe deux conditions de base (CHOCHA 2014) :

? Disposer d'un approvisionnement en eau convenable ? Disposer d'un terrain approprié

Le terrain intervient de deux manières dans la construction des étangs de pisciculture :

1) En raison de ses caractéristiques chimiques, c'est-à-dire de sa composition :

La composition chimique de l'eau de l'étang dépend beaucoup des caractères chimiques du terrain et de la végétation qui le couvre.

Plus les terrains traversés sont riches en sels minéraux et plus l'eau est alors dotée d'une forte productivité naturelle, grâce à la prolifération du phytoplancton et de certains végétaux supérieurs.

2) En raison de ses caractéristiques physiques, de sa nature et de sa forme.

Le sol doit être aussi imperméable et facile à creuser que possible. Pour cette raison, les sols argileux sont les meilleurs. Les sols sableux et rocailleux ne conviennent pas pour la pisciculture.

C'est la topographie, c'est-à-dire du relief du terrain que dépendent principalement la possibilité de construire des étangs, leur type (étangs de barrage ou étangs de dérivation), leur surface, leur forme, leur profondeur et leur nombre.

Une pente douce de 2 à 3 % convient le mieux. On aura moins de terre à enlever pendant la construction et on pourra facilement mettre l'étang à sec. S'il n'y a pas de pente on aura des difficultés pour remplir ou pour vidanger l'étang.

Il faut éviter les terrains dont la pente est trop forte et les terrains dont la pente est presque nulle. Avec des pentes trop fortes, le coût des travaux est très élevé et les étangs sont petits.

Au contraire, sur les terrains plats, les risques d'inondation sont très importants et la maîtrise de l'eau très difficile.

Un étang est une pièce d'eau que l'on peut facilement remplir et vider suivant les nécessités de la pisciculture. Il doit constituer un milieu favorable au développement du poisson (CHOCHA 2014).

La construction de l'étang dépend de la forme du terrain et surtout de la source d'eau.

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- Alimentation en eau des étangs

Les étangs de barrage sont alimentés directement par une source ou un

ruisseau.

Pour les étangs en dérivation, il n'en est pas de même et le système d'alimentation comporte (CHOCHA 2014) :

? Une prise d'eau à l'amont du canal de dérivation.

? Le canal.

? Des prises d'eau dans le canal qui amène l'eau dans les étangs.

- Ensemencement des étangs

La mise en charge de l'étang est directement proportionnelle à la richesse naturelle de l'étang et aux possibilités d'alimentation artificielle mais aussi de différentes espèces de poissons élevées (MARQUET 2009).

Par exemple, pour le Tilapia, la densité pour les alevins doit être de 0,2 poissons /m2, on peut aller jusqu'à 0,7 poissons /m2 soit de 20 à 70 mâles et 60 à 210 femelles. Le sex-ratio ou rapport entre les sexes mâles/femelles doit être absolument de 1/3, soit un mâle pour 3 femelles (LACROIX 2004).

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Pour un élevage mixte, la mise en charge sera de 100 à 500 kg de poissons de toutes tailles pour un hectare soit 1 à 5 kg / are.

En effet, la plus part des auteurs corrobore à l'idée qu'il faudra 2 poissons d'environ 15 grammes, en moyenne, par m2.

- Nourriture des poissons

Tout étang contient deux types de nourriture que le poisson peut manger : la nourriture produire naturellement dans l'étang et la nourriture complémentaire apportée de l'extérieur. La nourriture naturellement produite dans l'étang comprend les algues (phytoplancton) et les animaux microscopiques (zooplancton); elle est susceptible d'être augmentée par la fertilisation de l'étang. La nourriture complémentaire est produite hors de l'étang et est apportée régulièrement aux poissons pour augmenter la quantité de nourriture disponible (ASSIAH, TON et ALDIN 2004).

Nourriture naturelle

La nourriture naturelle dans l'étang est constituée en majeure partie par les algues. L'oxygène est un gaz que produisent toutes les plantes dans l'étang (y compris les algues) à l'aide de la lumière solaire. Plus la lumière solaire qui tombe sur l'étang est forte et plus la quantité d'algues est grande, plus la production d'oxygène dans l'étang sera élevée. L'oxygène produit se dissout partiellement dans l'eau et le reste s'échappe dans l'air. Le niveau d'oxygène de l'eau varie au cours de la journée car la production et l'absorption d'oxygène par les plantes changent avec la lumière et l'obscurité (présence ou absence de lumière solaire dans l'étang). Les algues produisent seulement de l'oxygène quand il fait jour. La nuit, elles ont besoin d'oxygène tout comme les autres plantes et animaux de l'étang alors que la production d'oxygène s'arrête par manque de lumière. Par conséquent, la quantité d'oxygène dissous dans l'eau diminue après le coucher du soleil. Normalement, le niveau d'oxygène est le plus élevé à la fin de l'après-midi (l'oxygène a été produit toute la journée) et le plus bas au petit matin (l'oxygène a été épuisé pendant la nuit). Le manque d'oxygène est la principale cause de mort des poissons dans les systèmes où l'étang a été

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trop fertilisé ou trop nourri. Un niveau d'oxygène suffisamment élevé est important pour une bonne production de poissons (ASSIAH, TON et ALDIN 2004).

Nourriture complémentaire

La majeure partie de la nourriture complémentaire donnée est immédiatement mangée par les poissons. Le reste sert d'engrais pour l'étang. Cependant, même dans les étangs qui reçoivent une grande quantité de nourriture complémentaire, la nourriture naturelle continue à jouer un rôle très important pour la croissance du poisson. Les déchets agricoles locaux sont généralement utilisés comme nourriture complémentaire. Le type de nourriture à utiliser dépend de la disponibilité locale, des coûts et de l'espèce de poisson. Des exemples typiques de nourriture complémentaires pour poissons sont le son de riz, le riz concassé, la mie de pain, les céréales, les résidus de céréales, la farine de maïs, l'herbe de Guinée, le napier, les fruits et les légumes, les tourteaux d'arachide et de soja et les drêches de brasserie (ASSIAH, TON et ALDIN 2004).

- Maladies des poissons

Les maladies peuvent être classées en plusieurs catégories : les maladies infectieuses et les maladies nutritionnelles. Les maladies infectieuses sont transmises d'un étang à l'autre par l'introduction de nouveaux poissons ou par le paysan et son équipement. Les maladies nutritionnelles sont causées par des carences en composants indispensables du régime alimentaire (ASSIAH, TON et ALDIN 2004).

Certaines autres maladies sont causées par les polluants et une mauvaise qualité de l'eau. Il semble que la mort des poissons est due la plupart du temps à ces types de problèmes.

Le pisciculteur doit concentrer son attention sur la prévention des maladies car leur traitement est souvent difficile et exige beaucoup de temps et d'argent.

- Récolte des poissons

Pour récolter les poissons, il faut des pêcheries.

On distingue deux sortes de pêcheries : la pêcherie fixe et la pêcherie mobile (LACROIX 2004).

- Pêcherie fixe : c'est un bassin à fond bétonné ou cimenté à la base. On prévoit des rainures dans lesquelles on glisse les grillages qui laissent passer l'eau et retiennent les poissons.

- Pêcherie mobile : c'est une caisse de capture constituée d'un fond de deux parois latérales en grillages et de petits côtés. Le côté arrière est muni de grillages ; le côté avant est fait d'une planche dans laquelle est réalisé un trou de même diamètre que les buses de vidange.

La caisse de capture est plus efficace que la pêcherie fixe car elle a l'avantage de faire sortir l'eau sur plusieurs faces, alors que dans la pêcherie fixe, l'eau ne peut sortir que par le grillage aval. Toutefois la caisse de capture ne peut s'employer pour des étangs de grandes surfaces. Pour les petits étangs qui se vidangent par un tuyau, on peut

Poissons, animaux vertébrés aquatiques possédant des nageoires et respirant par des branchies (AÏT SI-AHMED, et al. 2009).

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recueillir les poissons à l'aide d'une épuisette. La récolte des poissons peut se faire en une ou plusieurs prises (LACROIX 2004).

Récolte en une prise

Elle se fait plusieurs mois après la mise en charge et au maximum un an pour les étangs de barrage. On vide l'étang lentement, en ouvrant le moine de la façon suivante :

- Déplacer la grille de la rangée des planchettes amont à la rangée des planchettes aval ;

- Enlever toutes les planchettes amont ainsi que la terre qui se trouve entre les deux rangées de planchettes ;

- Vidanger ensuite en enlevant une à une, les planchettes aval, et

- Récolter les poissons dans une pêcherie fixe ou mobile située au bout du tuyau de vidange.

Généralement, les producteurs ne disposent pas de pêcheries ; ils diminuent considérablement l'eau de l'étang puis ramassent les poissons à l'épuisette ou à la senne, devant ou derrière le moine. Cette méthode de récolte implique que l'on dispose sur place un marché capable d'absorber tout le poisson le jour de la vidange.

Récolte en plusieurs prises

Lorsque le marché existant ne peut pas consommer toute la production de l'étang, le pisciculteur peut échelonner ses récoltes en faisant plusieurs pêches sans vider complètement l'étang. Les pêches commencent lorsque les poissons ont atteint la taille désirée, par exemple 4 à 6 mois pour 200 g à 250 g chez le tilapia. A chaque pêche, soit on retire seulement la quantité de poissons que le marché peut consommer, soit on stocke les poissons non vendus dans un autre étang. Les pêches intermédiaires s'effectuent à la senne à petites mailles (14 mm) ou parfois à l'épervier (filet conique plombé sur le pourtour et qui se lance dans un mouvement circulaire). Avant de faire la pêche intermédiaire, on diminue le niveau de l'eau.

La pêche totale s'effectue en vidant l'étang, ce qui permet de récolter tout ce qui reste à la fin de la vidange. Après la récolte, il faut parfois transporter les poissons en utilisant les caisses. Attention au manque d'oxygène qui se traduit par le fait que les poissons viennent « piper » l'air.

d. Systématique des poissons

La systématique, quant à elle, est l'étude de la diversité des organismes et des relations entre ces organismes. Elle a pour objectif de classer les espèces et de rechercher quelles sont les phylogénies, ce qui est différent dans son essence des objectifs de la taxinomie (CHOCHA 2014).

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Exemple :

Règne : Animalia

Embranchement : Chordata

Sous-embrachement : Vertebrata

CLASSE : Osteichthyes

Sous-classe : Actinopterygiens

Ordre : Perciformes

Sous-ordre : Percoidei

Famille : Cichlidae

Genre : Oreochromis (Tilapia)

Espèce : Oreochromis niloticus (Tilapia

nilotica)

Source : (COUDRE 1993), (MBEGA 2013), (SHUMWAY, et al. 2002), (DAGUET et DURANT 1970).

I. 3. IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE DE LA PISCICULTURE

Le développement de la pisciculture permettra de réduire l'impact des activités sur les ressources halieutiques des cours d'eau qui sont difficile de capture tout en générant des revenus aux producteurs (MBAYE 2012).

La R.D Congo, pays riche en cours d'eau peut développer la pisciculture pour améliorer le niveau de la nutrition de la population. Egalement elle peut fournir du travail et freiner en même temps l'exode rural. L'introduction de la pisciculture dans le milieu rural peut faire acquérir aux paysans Congolais, au moyen d'un encadrement intense, les principes de base de l'élevage rationnel (MAYER 2010).

De façon laconique, nous retiendrons, pour l'impact sociologique positif, les paramètres qui suivent :

- Lutte contre la pauvreté

- Contribution à la sécurité alimentaire surtout pour la population rurale où le déficit en protéines animales est inquiétant

- Valorisation des potentialités halieutiques

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Ainsi, comme dit op.cit. et comme dans plusieurs pays africains, la pêche en RDC est une source importante d'emplois. On estime qu'environ 600 000 personnes travaillent dans la pêche continentale qui est le secteur le plus important. Ces personnes sont impliquées dans la capture, la transformation et la commercialisation, l'approvisionnement en intrants, le transport, la construction d'engins et des embarcations et la réparation de moteurs (JUNCA 2009).

La pisciculture peut à côté des poissons pêchés de nos rivières améliorer la consommation des poissons qui, à l'heure actuelle, varie de 3 à 6 kg/personne/an.

Compte tenu de ces chiffres qui peuvent être doublés dans les années futures, cette activité mérite toutes les aides possibles pour se développer. Non seulement la pisciculture contribue à l'amélioration de l'alimentation, elle peut aider à l'épanouissement d'autres activités agricoles. Les étangs constituent un «garde-manger» pour le paysan qui pendant la campagne agricole l'alimentent régulièrement et l'empêchent d'aller à des dizaines de kilomètres afin de chercher sa nourriture (MBANGASSI 1978).

En revanche, les activités de développement de la pisciculture (la réalisation d'étangs piscicoles) peuvent entraîner : une perturbation des zones humides; la réduction des points de pâturages ; une compétition dans l'utilisation de l'eau ; le changement dans l'écoulement des eaux; le développement de maladie hydriques ; etc.

Pour l'impact sociologique négatif, nous retiendrons ce qui suit (MBANGASSI 1978):

- Développement d'insectes et autres vecteurs de maladies liées à l'eau (paludisme,

bilharziose)

- Accroissement de la compétition sur l'utilisation des ressources

- Risques de conflits sociaux avec les populations riveraines

- Problème de l'utilisation de l'eau en aval

- Destruction de végétation.

- Pollution des eaux

En outre, nous dirons aussi que les sites piscicoles mal aménagés peuvent provoquer des érosions, des glissements de terrains et voire même conduire à des pertes en vie humaine surtout sur des sites imbus d'enfants.

Cependant, la pisciculture s'avère un moyen efficace pour accroitre le revenu et le capital mais le grand obstacle à une croissance durable de la production reste la concurrence des importations bon marché de poisson congelé (chinchard). Il est très peu probable que la production intérieure soit capable de devenir compétitive par rapport à ces importations de mauvaise qualité venant des flottes de pêche industrielles océaniques. Toute stratégie de développement du secteur de la pêche nécessitera donc une protection raisonnable contre les importations de produits de basse qualité. Cela nécessitera un arbitrage difficile entre les intérêts de deux groupes sociaux majeurs : les consommateurs et les producteurs ruraux pauvres (CHAUSSE, KEMBOLA et NGONDE 2012).

Notons qu'en dépit des aspects dégagés ci-haut, la pisciculture, comparée aux autres activités d'agriculture, est réalisable même avec une rémunération modeste, du moins pour la pisciculture de subsistance car les poissons se débrouilleront dans l'étang pour leur

b. La marge brute à l'are = production brute en CDF ou USD - coût des activités d'exploitation. La pisciculture familiale est une activité de subsistance et les

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survie et leur alimentation sur base des planctons ou seulement des résidus de cuisine ; la récolte servira aussi pour assouvir certains besoins de bord.

Dans le cas où on y engage un fond considérable (plus pour les particuliers), la pisciculture s'avère aussi très rentable surtout pour les espèces comme le Clarias gariepinus, C. gamensis, Oreochromis (Coptodon) niloticus, O. rendali, etc. car dans des conditions écologiques favorables, ils se reproduisent rapidement et en grande quantité et au cours de quelques années seulement, il est notoire d'entendre dire qu'il est possible de couvrir les dépenses de départ. Néanmoins, le climat se présente aussi favorable au Katanga.

I. 3. 1. Evaluation de l'impact économique

Dans cette sous-section, nous tenterons de présenter les valeurs prises en compte pour l'évaluation de l'impact économique de la pisciculture. Dorénavant, retenons que dans le milieu rural ou encore semi-rural, il est assez difficile de faire une étude économique vu le niveau d'instruction des paysans et la non valorisation du temps du paysan (MBANGASSI 1978).

a) Détermination du coût de production

Pour appuyer cette étude de la vulgarisation piscicole, il est nécessaire de démêler les différents facteurs qui permettent de faire apparaître les profits ou les pertes de l'activité piscicole. Dans cette étude la pisciculture est définie comme un élément d'une exploitation agricole où l'on distingue les points suivants (MBANGASSI 1978) :

1. Les activités d'investissement

a. Coût de création de l'étang (CDF ou USD)

b. Coût des matériaux utilisés (CDF ou USD)

2. Les activités d'exploitation

a. Achat des alevins (CDF ou USD)

b. Coût d'entretien en hommes jours x (CDF ou USD)/J

c. Coût des aliments (CDF ou USD)

d. Coût de la vidange hommes jours

3. Taux de productivité du capital investi et marge brute à l'are

a. Le taux de productivité du capital investi est le rapport entre la valeur de production brute en CDF ou USD et le coût des facteurs de production en CDF ou USD cité dans la formule suivante (MBANGASSI 1978) :

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investissements sont faibles. Dans le calcul de la marge on ne tient compte que du produit brut et des coûts d'exploitation (MBANGASSI 1978).

b) Détermination du revenu après-vente

Si l'exploitant a suivi de près les recommandations en matière d'empoissonnement et d'alimentation des bassins exploités pendant 6 mois en élevage mixte (sexes mélangés) mono spécifique (une seule espèce élevée) de Tilapia nilotica, les résultats de production qu'il est en droit d'attendre (en basse et moyenne altitude) sont figurés ci-dessous (MARQUET 2009) :

c) Calcul du bénéfice

Le bénéfice annuel équivaut à la différence entre le total des recettes annuelles et le total des dépenses annuelles (MARQUET 2009).

II. 3. 4. Appréciation de l'impact

Eu égard aux théories ci-haut écrites, l'appréciation de l'impact économique de la pisciculture se conclura de la manière suivante :

- Si T.R.A ? T.D.A, il y a eu bénéfice donc l'impact est positif.

- Si T.R.A ? T.D.A, il y a eu perte donc l'impact est négatif.

- Si T.R.A = T.D.A, il n'y a eu ni perte, ni bénéfice donc il n'y a pas d'impact.

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DEUXIEME PARTIE : CONSIDERATIONS PRATIQUES

Chap. II. MILIEU, MATERIELS ET METHODES

II. 1. Milieu d'étude

II. 1. 1. Situation géographique

Le territoire de Kamina est situé au Sud-Est de la RD Congo, dans la Province du Katanga, entre les altitudes 8°43' et 8°46' Sud et les longitudes 25°58' et 25°0,2' Est. Kamina se trouve à 600 Km de Lubumbashi (axe Sud) et environ 450 Km de Mbuji-mayi, au Kasaï Oriental (axe Nord) (A.T 2013).

II. 1. 2. Sol

Les sols de Kamina sont de nature argileuse et sableuse. Ces sols ont fertilité fugace. D'après les prospections qui ont été faites, le sous-sol héberge le cuivre, le manganèse, le cobalt à faible teneur surtout dans le secteur de Kinda (A.T 2013).

II. 1. 3. Végétation

Le territoire de Kamina est couvert par une végétation constituée principalement d'arbustes dissimulés et des hautes herbes. Concernant son relief, il est dominé surtout par le plateau couvert des savanes et roches de galeries forestières (A.T 2013).

II. 1. 4. Hydrographie

Le plateau marque le passage des eaux entre le bassin versant affluant de la rivière Lulelwe au Nord-Ouest et au Nord, tandis que la rivière Lovoï s'écoule d'Ouest en Est et la rivière Lulelwe s'écoule d'Est en Ouest avant de voir son cours s'infléchir vers le nord (A.T 2013).

Le principaux cours d'eaux sont :

- Les rivières Lujima, Lovoï, Lomami, Lwembe, Kilubi, Lulelwe et Lukulwe.

II. 1. 5. Population

Plusieurs sources statistiques fournissant des données différentes sur la démographie du territoire et la ville de Kamina. Le tableau ci-dessous donne les statistiques des populations du territoire de Kamina reparties par sexe, cité, chefferie, secteur et territoire en 2013.

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Tableau N°1 : Population du territoire de Kamina repartie par sexe, cité, chefferie, secteur
et territoire en 2013

Subdivision administrative

Population par sexe

 

Homme

Femme

Garçon

Fille

Total

Cité de Kamina

54 886

62 758

53

477

63

842

234 963

Chefferie de Kasongo Nyembo

48 430

607 557

67

449

69

028

245 664

Secteur Kinda

10 229

11 095

24

121

25

546

70 991

Total

58 659

71 852

91

570

94

574

551 618

Source : (A.T 2013)

II. 1. 6. Activités principales

La ville de Kamina, comme d'ailleurs tout le territoire, est une contrée agropastorale mais quasiment piscicole car la pisciculture n'est vraiment pas l'habitude du coin ; c'est à peine qu'elle commence à faire parler d'elle.

Voyons voir dans le tableau suivant, la répartition de la population selon les

activités.

Tableau N°2 : Répartition de la population par activité

Activités

Pourcentage de la population

Agriculture

62

%

Elevage

23

%

Pisciculture

11

%

Pèche

4

%

Répartition de la population de Kamina selon les activités

Agriculture Elevage Pisciculture Pèche

Source : (TWITE 2013)

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II. 2. Matériels

De la population d'étude, pour notre recherche, nous dirons qu'elle est constituée des différents sites piscicoles et marchés de la ville de Kamina.

Pour mieux aiguiser notre recherche, nous avons fait le tour de 10 sites piscicoles (sur divers axes) pris à la loterie et 2 grands marchés de la ville.

Nous nous sommes ainsi servi des rapports annuels de l'inspection de l'Agriculture, pèche et élevage (AGRIPEL) pour un aperçu général sur la pisciculture à Kamina, d'un questionnaire pour faciliter l'interview sur terrain, d'un GPS pour avoir les coordonnées géographiques exactes des différents sites, d'un appareil photo numérique pour la prise d'images, d'un disque de Secchi pour l'état de fertilité d'étangs et enfin, d'un décamètre pour mesurer les superficies d'étangs.

II. 3. Méthodes

Pour la collecte des données nous concernant, nous avons fait usage de la méthode d'enquête, dans sa technique d'interview. La technique d'analyse documentaire nous a permis de constituer notre partie théorique.

Certes, le parcours de recherche a été tordu des difficultés, comme par

exemple :

- Les longues distances à parcourir entre différents sites piscicoles

- Le problème criant de moyen de transport vu l'état routier sur certains axes

- Manques des donnés sur certains sites paysans

- La compréhension quasiment difficile des propriétaires des sites surtout en ce qui concerne les données du point de vue économique.

Pour contourner ces différentes difficultés, nous nous sommes échinés à trouver des motos de terrain, de se faire crédibiliser auprès de propriétaires des sites en sollicitant l'accompagnement de la Vision Mondiale, via son inspection d'AGRIPEL et faire aussi des petites motivations pour se rassurer de la fiabilité des données.

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Chap. III. PRESENTATION, INTERPRETATION ET DISCUSSION DES

RESULTATS

Après un long tour d'horizon, nos investigations ont accosté sur des résultats qui porteront sur :

- Les responsables de sites piscicoles par sexe et catégorie de gestion

- L'état d'étangs dans différents sites piscicoles

- Les espèces de poissons élevés, leur provenance et leur type de culture

- Le gain moyen quotidien des poissons en rapport avec l'alimentation

- L'évaluation de l'activité piscicole

- La compétitivité commerciale entre différents espèces

- L'impact socio-économique de la pisciculture

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