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Etude ethnobotanique, biologique et chimique des plantes réputées antipaludéennes à  lubumbashi en RD Congo


par valentin Bashige Chiribagula
Lubumbashi - Pharmacien 2013
  

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I.2.2. QUELQUES GROUPES CHIMIQUES BIOACTIFS DES PLANTES

Les différentes propriétés thérapeutiques mais aussi toxiques des plantes médicinales sont dues à la présence, de composés chimiques repartis dans plusieurs groupes et qui sont appelés principes actifs (Bakari, 2011). Certains groupes de substances comme les alcaloïdes, les flavonoïdes, leucoanthocyanes, les quinones, les saponines, les stéroïdes, les tanins et les terpénoïdes, font l'objet d'une recherche approfondie à cause de leur valeur médicinale éprouvée (Kahumba, 2000). Leur connaissance est une contribution significative dans l'étude des plantes médicinales.

I.2.2.1. Les alcaloïdes

Le terme d'alcaloïde a été introduit par W. Meisner au début du XIXème siècle pour désigner des substances naturelles réagissant comme des bases. Il n'existe pas de définition simple et précise des alcaloïdes et il est parfois difficile de situer les frontières qui séparent les alcaloïdes des autres métabolites azotés naturels (Bruneton, 2009).

Certaines familles, notamment les Anonaceae, les Apocynaceae, les Colchicaceae, les Loganiaceae, les Papaveraceae, les Rutaceae, les Solanaceae etc., ont une tendance marquée à élaborer les alcaloides (Bruneton, 2009).

Ces substances sont particulièrement intéressantes pour leurs activités pharmacologiques qui s'exercent dans les domaines les plus variés. (Bruneton, 2009).

Certains alcaloïdes ont présentés des activités anti paludéennes intéressantes notamment :

> Le genre cinchona où plusieurs alcaloïdes sont actifs in vitro sur les souches à Plasmodium falciparum. Les quatre alcaloïdes les plus connus sont : la quinine, la quinidine, la cinchonine et la cinchonidine. La combinaison des alcaloïdes (quinine, quinidine, cinchonine) est 2 à 10 fois plus efficace sur des souches quininorésistantes que chaque alcaloïde testé séparément (Njomang, 2008).

La quinidine n'est pas recommandée pour le traitement de routine du paludisme simple mais, elle est utilisée plutôt pour des cas du paludisme compliqué. Ses doses sont apparentées à celles de la quinine (Togola, 2002).

H

HO N

H

O

N

CH2

H

N

CH2

OH

H

N

O

24

Quinine

 

: 8S - 9R (Lévogyre) (1)

Quinidine: 8R - 9S (Dextrogyre) (2)

> Alcaloïdes in doliques : Alors que La-4-méthoxy-1-vinyl ß carboline et la 6-hydroxy-4-méthoxy-1-vinyl ß carboline ont montré une activité antiplasmodique in vitro sur certaines souches résistantes de Plasmodium falciparum (Nkunya, 2008), la strychnopentamine et la 3' 4'-dihydrousambarensine isolées chez Strychnos usambarensis ont une activité élevée sur Plasmodium berghei (Makan, 2003).

>

(3)

R=H : 4-méthoxy-1-vinyl- 13-carboline

Strychnopentamine

(5)

0

CH3

H

CH2

R

N

N

R=OH:6-hydroxy-4-méthoxy-1-vinyl-13-carboline

CH2

N

N

N

HO

N

H

H3C

N

H3C

(4)

Fébrifugine : Isolé en 1948 de Dichroea febrifuga (Saxifragaceae) sa toxicité a limité son emploi et son développement (Makan, 2003).

> Bibenzylisoquinoléines : Parmi les Bibenzylisoquinoléines actifs sur les souches plasmodiales on trouve :

> La tetrandine : isolée de Stephania tetrandra S. Moore. Elle a une structure similaire à celle des amino-4 et des amino-8-quinoléines. (Van Duke et Ye ,1989).

> La phaeanthine : C'est un énantiomère de la tétrandrine. Elle a été isolée chez Triclisa patence (Menispermaceae). Elle présente à peu près les mêmes effets que cette dernière. Cette substance avait montré une activité in vitro sur Plasmodium falciparum lors des expérimentations faites par Ekong et al en 1991(Makan, 2003).

25

O

O

OMe

N

OMe

N

CH3O

H3C

OMe

OMe

Me=

CH3

Phaeanthine (6)

> 7-O-diméthyltetrandrine et la limacine : Elles ont été respectivement isolées chez Strychnopsis thouarsu et Spirospermun Penduliflorum Thou. Elles ont montré toutes les deux une activité antiplasmodique in vitro (Makan, 2003).

> Berberine : Elle est présente chez les Annonaceae, les Berberidaceae et les Menispermaceae. Son activité antiplasmodique a été démontrée in vitro mais pas in vivo par Phillipson et Wright en 1991(Makan ,2003).

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