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Etude ethnobotanique, biologique et chimique des plantes réputées antipaludéennes à  lubumbashi en RD Congo


par valentin Bashige Chiribagula
Lubumbashi - Pharmacien 2013
  

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I.1.1. PRESENTATION DU PALUDISME

Le paludisme est une maladie parasitaire due à l'infestation par des hématozoaires (organismes unicellulaires, type particulier de protozoaire) du genre plasmodium (Pelloux et coll., 2005). Le mot Paludisme vient du latin « paludis » qui signifie marais et son synonyme « malaria » de l'italien, voulant dire mauvais air car, on croyait que cette pathologie provenait des mauvais airs du marais (Gentilini, 1993).

I.1.1.1. Mode d'infestation

Les parasites se transmettent à l'homme par les piqures d'un moustique du genre anophèle femelle infesté (Fattorusso et Ritter . ,2004) lors de son repas sanguin pour besoin des protéines, indispensables à la maturation de ses oeufs (Marc et Coll., 1995).Ceci se fait de préférence à la tombée de la nuit ou dans des endroits obscurs (Fattorusso et Ritter ,2004).

Outre le moustique, vecteur principal, la transfusion sanguine ou les seringues contaminés peuvent exceptionnellement transmettre la pathologie (Marc et Coll., 1995).

Le passage possible des globules rouges parasités de la mère au nouveau-né ne revêt pas une importance considérable car, le terrain de nourrisson n'est pas propice au développement normal de l'infection puisque l'hémoglobine foetale et les anticorps maternels s'y opposent (Marc et Coll., 1995)

I.1.1.2. L'anophèle

Les anophèles constituent un genre des arthropodes de l'ordre des diptères, du sous ordre de nématocère, de la famille des culicidé et la sous-famille des culicins (Larvier, 1987).

Il y a environ 400 espèces de moustiques Anophèles dont une quarantaine est capables de transmettre le paludisme (Pelloux et coll., 2005).

En R.D .Congo, Anophèle funestus mais surtout A.gambiae sont des vecteurs de première importance (Van Der et coll., 2005 ; Marc et coll., 1995 ; Duren, 1937).

I.1.1.3. Le plasmodium

Les Plasmodiums sont des protozoaires appartenant à l'embranchement des Sporozoaires et à l'ordre des Haemosporideae.

Il existe de très nombreuses espèces de Plasmodium (plus de 140) (Domonique, 2010). Trois espèces sont exclusivement humaines : P. falciparum, P. vivax et P. ovale. Les espèces P. malariae et P. knowlesi sont humaines et simiennes (Djomang, 2008).

Répartition du parasite

Les Espèces Plasmodiales à travers le monde se répartissent comme représenté dans le tableau I.

Tableau I : Répartition géographique des 5 espèces plasmodiales humaines

Espèces plasmodiales

Plasmodium falciparum

Plasmodium vivax

Plasmodium malariae, Plasmodium ovale

Plasmodium knowlesi Zones géographiques concernées

Afrique sub-saharienne, Asie - Océanie Amérique Centrale et Sud

Afrique (peu représenté), Asie Amériques du Sud et Centrale

Afrique, Sporadique en Amazonie, en Océanie et en Asie

Asie du Sud-Est

Source :(Dominique et coll., 2007, Njomang, 2008. Jeslyn et Coll., 2010, Singh et Coll., 2004)

Cycle biologique du parasite

Figure 1. Cycle biologique du Plasmodium spp. Chez l'homme et le moustique (Cdc, 2010 .Oms, 2008, Lise, 2006)

Le cycle biologique du Plasmodium se divise en trois phases. Une se déroule chez le moustique (cycle sporogonique) et deux chez l'hôte humain : cycle érythrocytaire (dans les cellules sanguines) et cycle exo-érythrocytaire (hors des cellules sanguines). La phase hépatique ou pré-érythrocytaire (= exo-érythrocytaire) correspond à la phase d'incubation, cliniquement asymptomatique et la phase sanguine ou érythrocytaire correspond à la phase clinique de la maladie (Dominique et coll., 2007).

Si les parasites au stade adéquat (gamétocytes) sont ingérés par le moustique lors du repas sanguin(8), ils forment des gamètes dans l'estomac de l'anophèle. Les gamètes mâle et femelle, issus des gamétocytes mâle et femelle, s'unissent(9) pour former un zygote mobile appelé ookinète(10). L'ookinète pénètre la paroi de l'estomac et devient un oocyste sphérique(11). À l'intérieur de l'oocyste, le noyau se divise à répétition, un grand nombre de

sporozoïtes est formé et l'oocyste grossit(12). Quand les sporozoïtes sont complètement développés, l'oocyste se rompt, les libérant dans la cavité générale du corps du moustique. Ils migrent alors vers les glandes salivaires. Le délai nécessaire pour la maturation des sporozoïtes varie avec la température et dans une moindre mesure, avec l'espèce de Plasmodium et avec l'humidité. Il est généralement de 15 à 18 jours.

Les sporozoïtes (stade infectant pour l'homme) sont injectés dans le sang avec la salive du moustique lorsque celui-ci pique. Par voie sanguine, ils atteignent le foie où ils se multiplient. Pendant une période de 7 à 12 jours, ils s'y multiplient jusqu'à ce que la cellule hépatique infectée éclate. Alors les parasites (mérozoïtes) sont libérés dans la circulation sanguine et envahissent les globules rouges à l'intérieur desquels ils se multiplient à nouveau. Les globules rouges infectés sont détruits et les parasites libérés envahissent de nouveaux globules rouges et y recommencent leur multiplication (Oms, 2008 ; Dominique et coll., 2007).

Cibles des antis paludéens

Le parasite Plasmodium dispose pour son développement intra érythrocytaire d'un métabolisme et de moyens de défenses spécifiques qui constituent autant des cibles aux antipaludiques. Parmi ces cibles on peut citer :

La vacuole digestive du parasite qui est le siège de la digestion de l'hémoglobine, de la cristallisation de l'hème et où des moyens de défense spécifiques contre le stress oxydatif sont retrouvés.

Un cytoplasme comportant le cytosol et deux organites essentiels, les mitochondries et l'apicoplaste. Ils sont nécessaires à la biosynthèse des acides nucléiques.

Une membrane plasmique, constituée de phospholipides, des canaux calciques et parasitophores, siège du trafic nutritionnel (Njomang, 2008).

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