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Analyse de la dynamique des types d'occupation du sol dans le terroir de Ndokayo dans la région de l'est Cameroun (1987-2011).

( Télécharger le fichier original )
par Jean Bodel Pouïra
Université de Ngaounéré - Master 2 2011
  

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Conclusion

Ce chapitre a analysé les facteurs de la dynamique accélérée des types d'occupation du sol dans le terroir. Il ressort que le changement du contexte climatique, caractérisé par la baisse des précipitations et la sècheresse de 2007 ; le changement du contexte géographique, marqué par la croissance de la population, la dynamique des acteurs et celle des types d'activité pratiquées dans le terroir ; et aussi les facteurs institutionnels ont présidé à l'accélération de la dynamique des types d'occupation du sol. De tous ces facteurs, le changement du contexte socioéconomique semble être le plus déterminant. Cela nécessite donc que l'on s'attarde sur les acteurs en présence dans le terroir.

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Chapitre 3. Caractérisation des acteurs de la

dynamique des types d'occupation du sol

Introduction

La dynamique des types d'occupation du sol dans le terroir de Ndokayo implique la responsabilité des groupes d'acteurs locaux dont les caractéristiques nécessitent d'être connues. Nous avons catégorisé ces acteurs en deux. Les acteurs indirects sont institutionnels. Ce sont les autorités traditionnelles et communales. L'autre groupe est composé d'acteurs directs. Ce sont les agriculteurs, les éleveurs, les bûcherons et les artisans qui agissent de manière tangible dans le terroir. Dans ce chapitre, nous les caractérisons et nous mettons en exergue leur implication dans l'accélération de la dynamique des types d'occupation du sol.

3.1. Les acteurs indirects de la dynamique des types d'occupation du sol

Parmi les acteurs indirects de la dynamique des types d'occupation du sol dans le terroir, figurent en bonne place les autorités traditionnelles locales, le HCR et ses partenaires.

3.1.1. Les autorités traditionnelles locales

La question de l'accès à la terre dans le milieu rural camerounais incombe aux autorités traditionnelles qui sont les détenteurs du droit coutumier. Dans le terroir de Ndokayo, cette situation pose un grand problème dans la gestion des ressources naturelles et des espaces.

Quatre modes d'accès à la terre ont été recensés dans le terroir (Tableau 6). L'accès à la terre se fait par achat, legs familial, don et par bail.

66

Tableau 6. Mode d'accès à la terre dans le terroir de Ndokayo.

Sources

Autorités
traditionnelles

autochtones

Membre de la
famille

Totaux

Effec.

Fréq.(%)

Effec.

Fréq.(%)

Effec.

Fréq.(%)

Effec.

Fréq.(%)

Mode d'accès

Achat

31

77,50

4

40,00

1

3,45

36

45,57

Legs familial

0

0,00

1

10,00

28

96,55

29

36,71

Don

9

22,50

2

20,00

0

0,00

11

13,92

Bail

0

0,00

3

30,00

0

0,00

3

3,80

Totaux

40

100,00

10

100,00

29

100,00

79

100,00

Source enquêtes de terrain, 2011.

L'analyse du Tableau 6 permet de constater que les terres sont le plus acquises par deux modes à savoir l'achat (45,57 %) et le legs familial (36,71 %). Aussi, il ressort que les terres sont principalement acquises auprès des autorités traditionnelles locales par mode d'achat (Figure 18.).

Source : relevés floristiques, 2011.

Figure 18. Répartition des sources d'accès à la terre

67

En effet, l'accès à la terre est soumis au paiement d'une modique somme auprès d'une autorité traditionnelle, soit 200 à 300 F CFA/m2. Cependant, il se fait quelquefois par don. L'accès à une portion de terre confère au nouveau propriétaire tous les droits. La facilité d'accès à la terre donne lieu à une appropriation de vastes superficies à des propriétaires soucieux de recouvrir leurs dépenses. La stratégie la plus pratiquée est le prélèvement des ligneux pour la vente.

Il apparait donc de manière évidente que les autorités traditionnelles ont une responsabilité indirecte, mais significative dans la dynamique des types d'occupation du sol du terroir.

3.1.2. Le HCR et ses partenaires

Le HCR est l'organisme de l'ONU en charge de la protection des réfugiés à travers le monde. Cet organisme comme partout dans la région de l'Est-Cameroun intervient dans le terroir de Ndokayo. Elle oeuvre au quotidien en faveur du bien-être des réfugiés centrafricains installés dans le terroir, en synergie avec ses partenaires internationaux et nationaux à l'instar du PAM, de l'UNICEF l'A-CR/CSR et l'IRDb. La collaboration entre le HCR et un autre organisme ou une ONG est axée sur un objectif bien précis. Ainsi, le domaine de l'agriculture et de l'élevage a été concédé par le HCR à l' l'IRDb. L'l'IRDb a pour objectif de faciliter l'accès à la terre des populations réfugiées installées dans le terroir et d'assurer la formation des populations réfugiées et hôtes dans les domaines de production agricole, pastorale et artisanale. Parallèlement à cela, aucun module de cette formation ne prend en compte l'aspect conservation et protection de l'environnement.

3.2. Les acteurs directs de la dynamique des types d'occupation du sol

Les acteurs directs de la dynamique des types d'occupations du sol sont les agriculteurs, les éleveurs sédentaires et les bucherons.

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3.2.1. Des agriculteurs reconvertis

La pratique de l'agriculture dans le terroir de Ndokayo n'est pas un fait nouveau. Seulement, cette activité a pris de l'ampleur dans le terroir durant la dernière décennie. Avant cela, les cultures occupaient de petites superficies de moins d'une vingtaine de mètres carrés. Cette activité est la principale source de revenus de, 49,9 % des ménages du terroir. Au moins 81 % de la population la pratique il y a moins de 10 ans5.

Une pratique agricole responsable et qui intègre la notion de durabilité nécessite des connaissances particulières. Elle met à contribution des techniques agronomiques et des techniques de conservation des ressources en eau, sol et végétation dans un contexte de fragilité des terres qui perdent rapidement leur fertilité. Celle-ci est encore très peu connue par la majorité des agriculteurs exerçant dans le terroir de Ndokayo. Cette situation serait due à leur récente reconversion.

Les principales plantes cultivées à savoir Manihot esculata et Zea maïs nécessitent des apports importants en énergie solaire et en humus pour une bonne croissance des plantes. Pour ce faire, les agriculteurs procèdent au dessouchage des ligneux et à l'élaguassions des plus grands en réduisant leur appareil aérien, dans les champs qu'ils mettent nouvellement en valeur. Le bois ainsi coupé sert généralement à l'approvisionnement des ménages en bois de chauffe, mais est quelquefois vendu.

A cela s'ajoute la nécessité des sols fertiles. Ces plantes grandes consommatrices d'humus entrainent un épuisement rapide des sols. Dans la plupart des cas, les sols s'épuisent après deux à trois années de culture. Pour remédier à cette difficulté qui est en partie à l'origine des mauvais rendements, les agriculteurs locaux mettent en jachères les champs dont le sol s'est appauvri en élément fertilisant. Cette entreprise est louable, mais le problème réside dans le fait que ces jachères nécessitent une longue période soit plus de 5 ans pour que le sol se reconstitue. Pour les agriculteurs locaux, le seul indice de fertilité d'une jachère est son envahissement par

5 Enquêtes de terrain, 2011

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Chromolaena odorata. Cette longue durée de mise en jachère est parfois prolongée lorsque Chromolaena odorata n'a pas envahi la parcelle. Entre temps, la parcelle qui avait été mise en valeur, pendant ce temps de jachère de la première, connait le même problème de la baisse de la fertilité, les agriculteurs mettent en valeurs de nouvelles terres qui n'ont jamais été cultivées auparavant. Dans certains cas, les jachères les plus anciennes sont tout simplement abandonnées ou occupées par le bâti.

S'il est vrai que les agriculteurs ne disposent pas de gros moyens de production, les méthodes de culture sont encore archaïques. Aussi ils manquent de connaissances nécessaires pour parvenir à une forte production agricole. L'utilisation des engrais reste faible. Même l'engrais organique n'est pas encore utilisé en dépit de la pratique de l'élevage dans le terroir. La technique de fertilisation des sols préconisée par les agriculteurs est le feu de brousse qui selon eux permet aussi le désherbage des champs. A ce sujet, signalons que les cendres issues de cette pratique ont des apports fertilisants, mais ceux-ci sont rapidement lessivés par les eaux de ruissèlement pendant seulement quelques jours après le retour des pluies. Ce phénomène est plus important sur les versants à pente forte. Aussi, l'utilisation des semences sélectionnées est un fait nouveau et est l'apanage de quelques réfugiés centrafricains appuyés par le HCR et son partenaire L'IRDb.

La non-maitrise de techniques de culture moderne, associée aux faibles moyens de production des agriculteurs est la principale cause de mauvais rendements. Cependant, signalons que les mauvais rendements pour plus de la moitié des agriculteurs interrogés sont surtout liés, ces dernières années, à la destruction des cultures par le bétail en période de gestation des plantes et quelque temps avant les récoltes.

Face à cela, nombre d'agriculteurs ont délocalisé leurs champs dans les secteurs à chromolaena odorata. Deux raisons sont avancées par ces agriculteurs. Ces secteurs sont peu fréquentés par les bergers et leurs troupeaux, les bêtes ne consommant pas Chromolaena odorata. La deuxième raison est la fertilité des sols qui s'identifie et s'explique par l'envahissement de cette espèce.

Les agriculteurs du terroir sont aussi caractérisés par l'ignorance des techniques de conservation des ressources en eau, sol et végétation, ce qui porte préjudice au couvert végétal. En effet, à l'ouverture d'un champ de culture, les ligneux sont généralement dessouchés (Photo 9). Selon les agriculteurs locaux, cette pratique vise à permettre une bonne exposition des plantes à la lumière du soleil. Les plantes cultivées en ont besoin pour proliférer.

Photo 9. Création d'un champ de culture.

Cette photo présente une portion de la savane arbustive dense nettement dégradée. Il s'agit d'un champ de culture en création. La mise en valeur d'un espace est subordonnée à la suppression quasi totale des ligneux.

70

Cliché et commentaire : Pouïra Jean Bodel

71

Par ailleurs, relevons que face à la croissance de la population du terroir qui implique une augmentation de la demande, les agriculteurs ont adopté des stratégies pour améliorer leur production afin de se faire plus de revenus. La stratégie mise en place par la majorité de ces agriculteurs (87,3 %), est l'agrandissement des parcelles ou la création de nouvelles parcelles, ceci aux dépens de la savane arbustive dense. Une minorité d'agriculteurs (3,8 %) a opté pour une intensification agricole se limitant à l'utilisation inadaptée des engrais chimiques et de quelques semences sélectionnées6.

3.2.2. La sédentarisation des éleveurs dans le terroir et la question de la gestion des pâturages

Les éleveurs représentent 21,9 % dans le terroir. Dans cette population d'éleveurs, 78,4 % pratiquent l'élevage aux bovins et d'autres types représentent 21,6 %7.

Intégrant le fait que l'enquête auprès des éleveurs a été menée en période de non-transhumance, 83,8 % des éleveurs bovin sont des sédentaires. La majorité de ces éleveurs sédentaires sont des réfugiés centrafricains. En effet, le souci de sécurité et des leurs est avancé comme raison de la sédentarisation par plus de la moitié des éleveurs, soit 82,8 %.

La sédentarisation des éleveurs soulève la question de la disponibilité et de la gestion des pâturages dans le terroir. La source d'alimentation du bétail, dans le terroir, est essentiellement les pâturages. Eu égard de tout cela, il est évident que le terroir ne puisse échapper au phénomène de surpâturage. Le surpâturage affecte grandement la savane arbustive dense (Photo 10).

6 Enquête de terrain, 2011.

7 Idem.

72

Photo 10. Impact du surpâturage sur les sols et la végétation.

Cette photo relève l'importance de l'élevage bovin dans le terroir de Ndokayo. Prise en plein milieu de la grande saison des pluies, elle présente un sol durci et parsemé du tapis herbacé. Ce durcissement du sol a pour origine le piétinement des bêtes. Cette situation illustre l'impact du surpâturage sur le couvert végétal et les sols locaux.

Cliché et commentaire : Pouïra Jean Bodel

A tout ceci reste fortement lié le problème de la gestion des pâturages. Les pâturages du terroir souffrent d'une pratique désordonnée des feux de brousse il n'existe pas de calendriers règlementant cette activité. La majorité des éleveurs interrogés mettent le feu à la savane à la fin de la saison sèche. Les feux de brousse à cette période de l'année déciment les jeunes plants d'arbres.

L'action des éleveurs se combine à celle des bucherons qui sont principalement indexés au sujet de la régression du couvert ligneux.

3.2.3. Les bûcherons

La vente du bois de chauffe est source de revenu de 16,9 % de ménages dans le terroir de Ndokayo et 92,6 % pratiquent cette activité il y a moins d'une décennie8. Nous associons aux bucherons les exploitants des bambous et du raphia en vue d'une commercialisation directe. Ce sont pour la plupart des réfugiés centrafricains. Il est donc évident que la pratique de cette activité s'est accentuée entre 2000 et 2011. La contribution des bucherons dans la dynamique de la végétation du terroir est bien évidente. Il n'existe pas de site de coupe précis.

Avant la croissance de la population enclenchée en 2000, l'action des commerçants de bois de chauffe se limitait au ramassage du bois mort et quelques rares fois à la coupe des piquets. L'augmentation des besoins, due à la croissance de la population du terroir, a donné naissance à plusieurs techniques d'exploitation des ligneux. Ainsi à l'aide d'outils traditionnels, les ligneux sont dessouchés, les plus gros sont élagués (Photos 11 et 12). Une autre technique a été mise en oeuvre par les bucherons pour déjouer la vigilance des agents forestiers et fauniques. Elle consiste à incendier des brindilles au pied des grands arbres (Photo 13). L'assèchement des ligneux survient après deux ou trois semaines. Les ligneux sont ensuite abattus et débités en morceau d'une taille moyenne de 70 cm pour être vendu aux bords des axes routiers et au marché local en fagot de 100 francs CFA (Photo 14) .

73

8 Idem

74

Photo 11. Elaguassions d'un arbuste.

Cliché: Pouïra Jean Bodel

Photo 12. Souche d'un arbre

Cliché: Pouïra Jean Bodel

75

Photo 13. Incendie du tronc pour
la production du bois de chauffe.

Les photos 6,7 et 8 présentent les différentes techniques d'exploitation des ligneux destinés au bois de chauffe. L'élaguassions est le plus pratiquée par les ménagères pour satisfaire au besoin de leur ménage en bois de chauffe. La photo 7 présente la technique de dessouchage. Sur la photo 8, la technique consiste à allumer un feu au pied de l'arbre. Ainsi, la plante meurt et sèche plus rapidement.

Clichés et commentaire : Pouïra Jean Bodel

Photo 14. Tas de bois

Cliché : Pouïra Jean Bodel

76

La dynamique régressive du couvert ligneux dans le terroir de Ndokayo ne résulte pas seulement de l'action des bucherons, l'action des artisans est non négligeable et nécessite d'être élucidée.

3.2.4. L'action des artisans

Les ménages vivant de la pratique artisanale représentent 9,6 % de la population du terroir. Les artisans exercent dans les domaines variés tels que la vannerie, la sculpture, la menuiserie et bien d'autres. La plupart, d'entre eux, utilise les végétaux comme principale matière première. Pour d'aucuns le bois est la principale source d'énergie. Le bambou et les feuilles de Raphia sp. sont exploités par les vanniers pour la fabrication des nattes de raphia Photo 15).

Photo 15. Fabrication artisanale des nattes de raphia.

La photo 15 présente un artisan dans sa cour. La natte de raphia est

d'une grande importance au niveau local. Elle sert de clôture pour les concessions.

Cliché et commentaire : Pouïra Jean Bodel

77

Le nombre des sculpteurs a augmenté avec l'installation des réfugiés centrafricains. Ceci s'explique par le fait que la plupart de ceux-ci pratiquent la religion musulmane. Ainsi la fabrication des ardoises coraniques occupe depuis l'installation des réfugiés centrafricains une place de choix dans l'artisanat local.

Photo 16. Fabrication d'ardoises coraniques.

Cette photo met en exergue l'atelier d'un sculpteur spécialisé dans la fabrication d'ardoises coranique. La fabrication d'ardoises coraniques nécessite des ligneux d'un certain diamètre, au minimum de 20 cm.

Cliché et commentaire : Pouïra Jean Bodel

78

La menuiserie est aussi pratiquée dans le terroir, mais elle reste aussi artisanale. Une bonne partie de la matière première est produite localement par les menuisiers qui exploitent des arbres et les transforment en planche afin de fabriquer des meubles (Photo 17).

Photo 17. Fabrication artisanale des meubles.

La fabrication des meubles en bois dans le terroir de Ndokayo relève de l'artisanat. Du début à la fin du processus de fabrication des meubles, les « menuisiers » font usage des moyens et de matériel artisanaux. Ils exploitent le bois et le traitent localement par des techniques artisanales.

Cliché et commentaire : Pouïra Jean Bodel

Les forgerons sont aussi présents dans le terroir, mais du fait de leurs faibles effectifs, nous ne nous sommes pas attardés sur leurs cas.

79

3.2.5. La responsabilité des ménages

Le nombre de ménages dans le terroir de Ndokayo a pratiquement doublé depuis 2003. On y dénombre plus 1600 ménages soit 811 ménages de réfugiés et 789 de la population hôte (HCR, 2010). Les ménages sont caractérisés par des variables donc les plus importantes sont le type d'habitation, les principales sources d'énergie utilisée et leurs modes d'appropriation. La contribution des ménages à la dynamique des types d'occupation du sol, notamment la savane arbustive dense, est tributaire de ces variables.

Les ménages des réfugiés centrafricains sont les plus nombreux dans le terroir. Ce sont des ménages caractérisés par un type d'habitations particulier. Les habitations des réfugiés sont des huttes faites piquets et de natte de raphia. Les clôtures des concessions sont aussi faites de natte de raphia.

Photo 18. Habitation de réfugiés centrafricains

Cette photo met en évidence le type d'habitation des réfugiés. Les habitations sont faites essentiellement en matériaux provisoires. Il s'agit du raphia et des piquets. S'épuisant très vite, ce type de matériau nécessite d'être remplacé après de courtes durées comprises entre 6-12 mois.

Cliché et commentaire : Pouïra Jean Bodel

80

Seulement une minorité des réfugiés ont des habitations modernes. Le type d'habitation traditionnel des réfugiés centrafricains nécessite d'être rénové après une période comprise entre 6 mois et 12 mois. Ce type de matériau constitue aussi la toiture des habitations d'une partie majoritaire de la population locale dont le mur est fait de briques de terre.

Le bois est la principale source d'énergie utilisée au sein des ménages pour la cuisson des aliments. Environ 96,2 % des ménages utilisent cette source d'énergie. Le mode d'approvisionnement varie d'un ménage à un autre. L'approvisionnement en bois de chauffe peut être : journalier, hebdomadaire, mensuel ou alors selon le besoin. Il convient par ailleurs de constater que les ménages des réfugiés s'approvisionnent en bois de chauffe essentiellement pour de longues durées, notamment mensuelle, et quelque rare fois nebdomadaire. Du côté de la population hôte, l'approvisionnement en bois de chauffe se fait selon le besoin ou de manière journalière.

Photo 19. Stockage du bois de chauffe dans un ménage de réfugiés centrafricains.

Le mode d'approvisionnement à long terme implique le stockage. Les ligneux coupés sont débités en morceau et sont rangés dans un coin du ménage.

Cliché et commentaire : Pouïra Jean Bodel

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La consommation du charbon de bois dans les ménages a aussi été quantifiée. Cette source d'énergie n'est pas trop utilisée, car 76,2 % en consomment moins d'un sac par mois.

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius