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Efficacité de la politique monétaire sur la stabilité de taux de change en République démocratique du Congo de 1998 à  2014.

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par Héritier Jean Claude WANICAN UWIRA
KISANGANI - Licence 2016
  

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0. INTRODUCTION

0.1 ETAT DE LA QUESTION

Depuis la fin des années 1980, l'attention primordiale des gouvernements des pays en développement est restée braquée sur la lutte contre la pauvreté. Pour ce faire, les dirigeants fournissent beaucoup d'efforts pour réduire l'inflation et stimuler l'activité économique. Ceci se manifeste à travers l'application des instruments de la politique économique, notamment la politique monétaire, la politique budgétaire et fiscale, la politique agricole, etc.

Le développement d'une économie moderne ne peut se vouloir possible que s'il passe par l'utilisation d'un bien faisant office de monnaie, comme disait Paul GRAUWE.1(*)

La politique économique a pour objectifs finals « le carré magique de Nicolas KALDOR à savoir : la croissance économique, la stabilité des prix, le plein emploi et l'équilibre extérieur2(*).

La recherche des objectifs finals de toute politique économique quel qu'il soit, passe par la manipulation des instruments appropriés de celle-ci et cela dépend de son fondement théorique et du contexte dans lequel ces instruments sont utilisés. Cette théorie macroéconomique élaborée après la seconde guerre mondiale, a sous-estimé le rôle des facteurs monétaires dans la vie économique.

La politique monétaire étant considérée comme un instrument de la politique conjoncturelle, est d'un grand apport dans la régulation de la crise financière qui peut être illustrée par le rôle joué par la politique monétaire dans la stérilisation de la crise financière des pays asiatiques des années 1990.3(*)

Pour Milton FRIEDMAM, la politique monétaire est un puissant moyen d'action sur la demande globale parce qu'il existe un lien direct entre l'offre de la monnaie et la demande des biens.4(*)

Cette importance de la politique monétaire se trouve encore attestée par l'ancien président Américain Ronald REAGEN et l'ancienne première ministre britannique Margaret THATCHER qui, vers les années 1980, ont renforcé cette thèse en démontrant la mixture des politiques monétaire et budgétaire appelée la Policy-mix.5(*)

La politique monétaire et la politique de change sont parmi les instruments de la politique économique de l'Etat. La première vise à stabiliser les prix alors que la politique de change vise à stabiliser le taux de change pour garantir les échanges commerciaux. Toutes les deux ontun point commun : la stabilité de la valeur de la monnaie nationale afin d'assurer, d'une part, le pouvoir d'achat interne, et d'autre part, le pouvoir d'achat externe au niveau international.

Ainsi, comme il n'y a pas de monnaie internationale, la participation aux échanges internationaux oblige les pays à convertir leur monnaie nationale contre une autre, cette conversion se réalise sur le marché de change en fonction du taux de change. Le taux de change est considéré comme l'indicateur principal de tension sur le marché de change en vue de défendre contre les concurrences extérieures, il met aussi une pression automatique sur les autorités monétaires pour maitriser certains agrégats économiques.

Pendant plusieurs années, la monnaie congolaise s'est dépréciée suite à l'adoption du régime de change fixe. Cette dépréciation a été simultanément liée au déficit persistant de la balance des paiements

Les études menées ont tenté de dégager les causes de la détérioration de la balance des paiements. En considérant uniquement la balance commerciale, on attribuait théoriquement le déficit de la balance des paiements à une dépréciation du taux de change.6(*)

Le présent thème fait suite à plusieurs publications sur la politique monétaire et la politique de change.

KOSOANYA KAMONI a fait le lien entre la politique monétaire et le niveau d'emploi en République Démocratique du Congo de 2003 à 2011.

Après analyse sur une chronique de huit ans, il a abouti aux résultats selon lesquels :

· le taux d'intérêt et le taux de réserve obligatoire impactent positivement le taux de chômage pendant que les billets de trésorerie le sont négativement ;

· parmi les instruments de la politique monétaire, celui qui a plus contribué dans la réduction du chômage était le taux d'intérêt7(*).

Léon-Déhon BASANGO MAKENDJO a mené une étude sur l'analyse économique des taux de change du Franc Congolais de 1998 à 2005. Il a abouti au résultat selon lequel l'application du régime des changes flottants conjointement avec la fluctuation des prix était à la base de la dévaluation de la monnaie nationale (Franc Congolais).8(*)

Erick PARIDRI AVO, dans son étude portant sur la politique de change et ses effets sur la Balance des Paiements en République Démocratique du Congo de 1998 à 2006, s'est proposé de déterminer une relation entre la Balance des Paiements et la politique de change tout en décelant la réglementation de change appliquée en République Démocratique du Congo. Il a abouti à la conclusion selon laquelle la politique de change de type dirigiste mise en oeuvre exerce une influence négative sur la Balance des Paiements en RD Congo.9(*)

AMULI BAHATI, dans son étude portant sur le régime de change congolais et son impact sur la Balance des Paiements en République Démocratique du Congo de 1998 à 2008 a abouti aux résultats selon lesquels les facteurs économiques tels que la suprématie de la circulation hors-banque de la monnaie scripturale et l'inadéquation des taux de croissance de la masse monétaire ne laissent pas indifférents le comportement de taux de change.10(*)

En se démarquant de ces travaux antérieurs, le présent travail porte sur l'efficacité de la politique monétaire sur la stabilité de taux de change en République Démocratique du Congo de 1998 à 2014.

* 1 P.DE GRAUWE, monnaie internationale, théories et perspectives, traduction de la deuxième édition anglaise par Marc-Alexandre Sengas. Post face de P de P. DE GRAUWE cité par BEAKA A. l'impact du taux de change sur la croissance économique en RD Congo de 2006 à 2012, mémoire inédit, FSEG, UNIKIS, 2013-2014.

* 2 B.NKOO MABANTULA M., la politique économique, cours inédit, deuxième licence, FSEG, UNIKIS, 2013-2014.

* 3 www.google.com, consulté le 15 février 2016.

* 4 Milton FRIEDMAM, théories monétaires, DUNOD, Paris, 1971, PP 69-70.

* 5 www.google.com, op.cit.

* 6 B. ENCKOTO, Analyse de Stabilité de taux de change et son impact sur la croissance économique en République Démocratique du Congo de 1998 à 2012, Mémoire inédit, FSEG, UNIKIS, 2014-2015.

* 7K. KOSOANYA, politique monétaire et le niveau d'emploi en République Démocratique du Congo de 2003 à 2011, mémoire inédit, FSEG, UNIKIS, 2013-2014.

* 8 L. BASANGO, L'analyse économique des taux de change de Franc Congolais de 1998 à 2005, mémoire inédit, FSEG, UNIKIS, 2006-2007.

* 9 E. PARIDRI, la politique des changes et ses effets sur la Balance des Paiements en République Démocratique du Congo de 1998 à 2006, mémoire inédit, FSEG, UNIKIS, 2007-2008.

* 10 B. AMULI, Le régime de change congolais et son impact sur la Balance des Paiements en République Démocratique du Congo de 1998 à 2008, Mémoire inédit, FSEG, UNIKIS, 2008-2009.

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