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La pollution de la lagune Ebrie: la berge lagunaire d'Abobo Doume

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par AGREY BARTHELEMY NOGBOU
CERAP ET UNIVERSITE DE BOUAKE - DEESS EN ETHIQUE ECONOMIQUE ET DEVELEPPEMENT DURABLE 2012
  

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III-Les questions de recherche

Les questions de recherche sont composées de deux volets, à savoir, la question centrale ou principale et les questions spécifiques.

1- La question centrale

La pollution de la berge lagunaire d'Abobo Doumé affecte-t-elle la population riveraine ?

2- Les questions spécifiques

Quelles sont les sources de pollution de la berge lagunaire d'Abobo Doumé ?

La population d'Abobo Doumé vit-elle des produits halieutiques de son plan d'eau?

La population riveraine souffre t-elle des maladies liées à l'eau ?

Est-elle prête à payer pour la dépollution de la lagune ?

Pour une bonne compréhension des questions de recherche, nous allons faire la recension des écrits théoriques et empiriques en relation avec l'objet.

IV-La revue de la littérature

La plupart des écrits porte sur la pollution microbienne, chimique et organiques.

En ce qui concerne la pollution microbienne, la première évaluation a été faite par PAGET en 1975 et a pour prédominance, la pollution fécale. Cette pollution fécale a pour principaux germes, E. Coli, Entérocoques et C. Perfringens, qui évoluerait selon le type de saison.

Il en est de même pour AKPO et ses collaborateurs, qui font une corrélation entre la prolifération des bactériennes fécales étudiées avec la température, la salinité, le PH et l'oxygène dissous. Pour eux les baies du Banco, de Cocody et de M'Badon sont fortement polluées par les Coliformes fécaux (CF), les Streptocoques fécaux (SF) et Clostridium perfringens (C. perfringens) avec les concentrations dépassant la valeur seuil de 1000 CFU/100 ml indiquée par l'OMS concernant les eaux destinées aux activités balnéaires.

Cependant, ces analyses ne prend pas en compte les proliférations organique et chimique.

Pour la pollution organique, l'enquête de NEDECO (1981), estime les rejets organiques à 40 tonnes par jour avec 63 tonnes de DCO et 28 tonne de DBO. Selon toujours l'auteur, cette matière organique, essentiellement des résidus d'industries agro-alimentaires (malt, levure, huiles végétales), constituait alors 47 % de la pollution organique totale issue de l'agglomération.

De même, selon BROCHE et PESCHET (1983), les entreprises de l'agglomération abidjanaise rejetaient quotidiennement 12 000 m3 d'eaux résiduaires industrielles en 1980, apportant ainsi en lagune 23 tonnes de M.O, soit 39 t de DCO et 15 t de DBO.

Concernant la pollution chimique, BROCHE et PESCHET (1983), ont inventorié que les cultures agroindustrielles localisées sur le bassin versant de la lagune Ébrié, influencent la qualité des eaux lagunaires par lessivage des produits phytosanitaires et fertilisants. Ils affirment que, parallèlement à cette pollution chimique d'origine agricole, les industries ivoiriennes rejettent en lagune des substances toxiques (soude, acides, huiles minérales, pigments des industries textiles, métaux lourds des ateliers métallurgiques, glycérine des savonneries, arsenic des ateliers de tannage de peaux...).

Cependant, c'est en janvier 1983, qu'un premier inventaire de la pollution chimique en lagune (hydrocarbures, organochlorés et métaux) a été dressé, à partir de l'analyse des sédiments sur l'ensemble du bassin lagunaire selon MARCHAND et MARTIN (1985).

Après la description des différentes pollutions nous allons voir leur répercussion sur la santé.

Selon KOUAME et al. (1979) , la pollution microbienne est responsable chez les enfants en début des saisons pluvieuses, de la fièvre typhoïde. Mais avant cela, WUJI (1976), évoquait la prédominance des salmonelloses en zone lagunaire, de mars à juin.

En 1984, DOSSO et al. , ont constaté que les vibrionaceae sont principalement mis en cause dans les épidémies de cholera dans la population riveraine de la lagune ébrié.

Selon LANUSSE (1987), la lagune ébrié, en dehors des vibrionaceae, contient des pseudomonas aeruginosa.

La revue de la littérature des écrits bien qu'évoquant les différentes types de pollutions ne nous donnes pas une étude englobant l'imbrication entre ces pollutions et leurs effets sur la santé et sur la vie socioéconomique des riverains.

Cependant, pour résoudre les différents problèmes posés, nous allons déterminer quelques objectifs de notre recherche.

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