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Politique monétaire, crédit et croissance en Inde

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par Josué BANGA
Université Grenoble Alpes - Gouvernance des organisations pour le développement international (Godi) 2015
  

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II. LES DEFIS DES AUTORITES MONETAIRES

L'inde est confrontée à des faiblesses structurelles de son économie qui constituent des freins à l'efficacité de sa politique monétaire. Même si elle connait aujourd'hui des taux de croissance les plus élevés au monde, cela ne doit pas « occulter les contradictions et les paradoxes qui accompagnent son développement actuel » (Leroy, 2011). Plusieurs facteurs ont d'une certaine manière « lier les mains de la RBI » (Pandit et Vashsisht, 2011) et empêchent la politique monétaire d'être totalement opérante. Nous aborderons seulement deux de ces facteurs à savoir : (i) l'accélération de l'ouverture économique et financière, (ii) le faible niveau d'inclusion financière.

1. L'ouverture économique et financière

Depuis l'entame de l'ouverture économique et financière, la gestion de la politique monétaire est devenue une question importante pour les autorités monétaires indiennes. Des auteurs comme Kramer et al. (2008) ont montré que malgré le faible degré d'ouverture de l'Inde, les conditions domestiques de la politique monétaire sont fortement influencées par les facteurs extérieurs tels que la volatilité du taux de change. La gestion de l'afflux des capitaux a conduit les autorités monétaires à faire face au problème de la « trinité impossible » de Mundell (1968), entre la stabilité du taux de change, la conduite d'une politique monétaire indépendante et l'ouverture financière de l'économie. D'autres auteurs comme Pandit et Vashsisht (2011) ont également montré que depuis la libéralisation de l'économie indienne, la RBI a cessé de

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financer l'économie nationale. Ils expliquent que l'ouverture financière a d'une certaine façon « lier les mains des banques centrales » des économies émergentes, réduisant de facto l'efficacité de leurs actions. C'est aussi la thèse défendue par Zane (2012) pour qui la RBI est devenue débitrice nette de l'économie nationale et créditrice net de l'étranger. La RBI aurait cessé, selon lui, de prendre part au financement de l'économie locale via des prêts au gouvernement centrale et aux banques commerciales, en concentrant davantage ses efforts à la défense de la parité extérieure de la monnaie nationale (la roupie). Les actifs extérieurs de la RBI sont ainsi passés en moyenne de 19% entre 1949 et 1991 à 83% entre 2003 et 2011. Brahmi et Etoile (2012) soutiennent que les transformations structurelles combinés avec une intégration de plus en plus forte de l'Inde dans l'économie mondiale ont affecté les mécanismes de transmission de la politique monétaire et partant, son efficacité. Toutefois, pour ses auteurs, la RBI n'a pas failli à sa mission mais celle-ci est contrariée par d'autres facteurs sur lesquels elle n'a pas ou a peu de contrôle.

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