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Histoire de la production du coton dans les cercles de la moyenne vallée du fleuve Sénégal de 1920à  1960.

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par Insa BA
Cheikh Anta DIOP - Master 2 2014
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Conclusion

En définitive, cette étude met en évidence le développement économique des cercles de la vallée du fleuve à travers la production du coton .L'extension des cultures avait été favorisée par la création des structures indispensables à la revalorisation des produits agricoles .Parmi elles, figuraient le service des textiles et les stations agricoles qui avaient participé activement à l'élaboration et à l'exécution des projets agricoles sous le contrôle de l'administration coloniale. En effet cette structure avait organisé la sélection et la distribution des semences et assuré la formation des moniteurs chargés de l'encadrement des paysans dans le cadre de la vulgarisation des nouvelles méthodes de culture.

Les cercles de la vallée du fleuve ont été une zone agricole par excellence .Cette remarque est fondée sur l'augmentation régulière des rendements des surfaces réservées à la production du coton. L'année 1930 fut marquée par la création des fermes familiales qui instaura l'exploitation libre d'une étendue de terre confiée à une famille. Ce mode de production, favorablement accueilli par les populations locales, permit d'accroitre les rendements de la production du coton.

La manifestation de la crise économique dans la vallée à partir de 1931, témoigna sa dépendance de la conjoncture métropolitaine. Par l'intermédiaire des puissances occidentales, l'activité économique dans les colonies obéissait aux lois du marché international.

De 1935 à 1940, on ne remarque aucune diminution de la production du coton. Cette période avait été caractérisée par la révision fréquente du taux de l'impôt en 1934.L'impôt était devenu un stimulant de la production agricole parce que les paysans devaient se servir des cultures industrielles comme génératrices de revenus permettant de faire face à la lourdeur de la fiscalité.

L'une des faiblesses de cette agriculture fut l'insuffisance des investissements en faveur de la modernisation de l'outillage. Les moyens de production rudimentaires n'avaient pas été supplantés par l'utilisation de l'énergie animale et mécanique.

La production cotonnière avait été marquée à partir de 1935 par une intervention de plus en plus directe de l'administration .Elle utilisa diverses méthodes pour amener les paysans à retrouver une pleine confiance aux cultures de rente .Le Commandant de cercle s'impliqua personnellement dans l'exécution des projets agricoles en entreprenant de longues tournées pour expliquer aux populations le bien-fondé de la culture du coton .A chaque déplacement ,il mettait en évidence les revenus qui en découlaient .

Ainsi, on essayait de faire accepter au paysan, que sa source de revenu restait la production des denrées transformées dans les usines de la métropole. On lui fit également croire qu'il pouvait échapper au paiement d'une amande ou d'une peine d'emprisonnement en fournissant à l'administration une quantité de produits.

L'exploitation de nouveaux champs, s'accompagna d'une nouvelle méthode de distribution de semences dans les cercles. Autrefois, les graines distribuées aux producteurs étaient d'origines diverses .Elles provenaient des usines d'égrenage, qui traitaient différemment le coton récolté dans les cercles de la vallée .A la fin de 1935, les communautés villageoises utilisaient seulement des semences distribuées dans les cercles, contrôlées auparavant par les services textiles .Pour obtenir des récoltes abondantes de première qualité, il fallait aussi protéger les cultures contre les insectes.

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