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Histoire de la production du coton dans les cercles de la moyenne vallée du fleuve Sénégal de 1920à  1960.


par Insa BA
Cheikh Anta DIOP - Master 2 2014
  

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PREMIERE PARTIE : LE CHOIX DE LA VALLEE, UN MIMIEU PROPICE A LA CULTURE DU COTON

Chapitre I : Physionomie générale de la vallée du fleuve

Nombreuses études significatives se sont penchées sur la vallée du fleuve Sénégal.

La plupart d'entre elles ont examiné avec force les divers aspects de la région.

Les études géographiques sont rares ou insignifiantes en ce domaine. Dans leurs récits de voyages, d'opérations et de périples, les Européens ont éprouvé le désir de faire la description du paysage, du climat, et de toutes les variétés d'écosystèmes qui s'y trouvent.

Ils amorcent ainsi une géographie avérée de la région du fleuve, en particulier et de la Sénégambie, en général. Ils menèrent en effet de grandes études géographiques qui permettent de connaitre la configuration des cours d'eau, (les fleuves, les marigots, les lacs) comme voies de pénétration vers le Soudan. En plus, ils complétèrent la carte du tracé des fleuves, répertorièrent les potentiels du continent. De plus, ils rédigèrent des rapports pour encourager les impérialistes à se lancer dans la conquête .Tous émus par les gammes de richesses dont regorgent le sol africain et des marchés d'esclaves ,ils souhaitèrent que les grandes nations interviennent ,non seulement pour piller toutes les ressources , mais aussi et surtout pour faire cesser les abominations.

La vallée du fleuve fut très tôt avant l'implantation française, le carrefour de nombreux groupes et d' « Etats » organisés où se sont succédé des pouvoirs dynastiques, tour à tour peuls, arabo-berbères, soninkés, malinkés et toucouleurs.

Le fleuve Sénégal, située à mi-chemin entre les pays voisins de l'Afrique noire et sa partie septentrionale, est considéré comme un entrepôt où sont réunis les produits des pays quelque fois très lointains pour être acheminés et vendus ensuite dans toutes les contrées.

L'action menée par la France dans le cadre de la colonisation agricole de l'Afrique Occidentale fit de la vallée du fleuve, une région agricole par excellence parmi les autres contrées africaines .Sa population était composée en majorité de cultivateurs. Leur entreprise avait été favorisée par la fertilité des terres.

1.1 : La création et l'administration des cercles de la moyenne vallée du Sénégal

La France occupa un immense empire dont l'étendue du territoire est entrecoupée en deux par le désert, qui constitue un obstacle majeur à son accès.

Composées de Huit colonies administrées par les lieutenant-gouverneurs sous l'autorité d'un gouvernement général qui a son quartier général à Dakar67(*)

Ses fonctions et ses compétences ont été successivement élargies ou déterminées par les décrets des 17 octobre 1899,1er octobre 1902,18octobre 1904.Ce dernier décret a doté le gouvernement général d'un budget de recettes propres, dont le plus important est constitué par les droits de douane perçus à l'entrée et à la sortie des possessions68(*).

Le Gouverneur Général est le dépositaire des pouvoirs de la République et a seul droit de correspondre avec le gouvernement métropolitain. Il est assisté d'un conseil de gouvernent dont la composition a été modifiée par le décret du 4 décembre 1920 69(*)

Ces territoires comprennent le bassin fluvial du Sénégal, la quasi-totalité du bassin du Niger Supérieur et Moyen, les bassins des petits fleuves côtiers se jetant au sud-ouest dans le golfe de Guinée.

Mais quelle était l'armature politico-administrative de la France ? La France contrôlait en Afrique de l'Ouest un territoire d'un seul tenant, qui égalait neuf fois sa propre superficie, soit cinq millions de kilomètres carrés.

Ce pays très varié s'étendait depuis les espaces désertiques du Hodh, jusqu'aux forêts obscures du pays Guerzé et du Mayombe. Peut-être, cet éparpillement même a poussé les Français à mettre sur pied un système dont la rigidité puisse maintenir la cohérence d'un ensemble si disparate70(*). Mais, il y'a aussi des raisons proprement historiques .En effet l'empire colonial Français d'Afrique Noire avait hérité, de la IIIème République, le régime autocratique de Napoléon III. Le petit territoire sénégalais qui était effectivement contrôlé par la France autour des centres comme Gorée, Saint - Louis, Rufisque, Dakar, aurait pu être facilement assimilé et a commencé de l'être effectivement.

Or, on savait que le Sénégal a été la base de départ pour la conquête de tout le reste l'Ouest africain. On comprend alors, que les Français aient été tentés d'extrapoler purement et simplement à tout le reste de leurs acquisitions le statut de leur domaine sénégalais. Contrairement au système de l'indirect rule appliqué dans les colonies britanniques, la France a instauré un système d'administration sensiblement différent dans son empire.

Par décret du 18 octobre 1904, le Sénégal a été divisé en deux territoires : les territoires d'administration directe ou territoires annexés71(*) et les territoires correspondant aux pays de protectorat tous gouvernés selon les mêmes structures administratives. Un tel mode de gestion centralisée nécessitait du personnel en grand nombre. Ce qui n'était pas le cas dans un territoire où l'éducation de type occidental démarrait à peine avec l'Ecole des fils de chef et l'enseignement mutuel introduit par Jean Dart à Saint-Louis. Pour faire face à la pénurie de cadres métropolitains, l'administration dut recourir à des structures permettant la participation des élites indigènes favorables à l'ordre colonial. Les collectivités locales sont ainsi nées au Sénégal dans la seconde moitié du XIX° siècle.

La précision mérite d'être faite, car au Sénégal l'administration reposait sur une organisation visant en partie le territoire du Sénégal proprement dit, en partie l'ensemble des territoires du groupe de l'A.O.F.

Saint-Louis a été le chef lieu du territoire et de l'A.O.F jusqu'en 1957. Durant une brève période, de 1895 à 1904, elle a été le siège du Gouvernement Général de l'A.O.F avant le transfert de celui-ci à Dakar. Les deux fonctions capitales ont été cumulativement assurées par Dakar à partir de 1957. De 1828 jusqu'en 1957, l'administration du territoire a été placée sous la responsabilité d'un Gouverneur72(*). Mais ce dernier n'agissait pas en solitaire bien que détenteur de larges pouvoirs. Outre les chefs de ses services centraux, il appuyait son action sur le Conseil Privé de la colonie73(*) qui était une assemblée consultative nommée pour donner des avis sur la gestion du territoire. A Gorée, le second pôle de l'administration de la colonie jusqu'en 1904, le Commandant de la place s'appuyait sur le Conseil d'arrondissement.

Au début de l'entreprise de la colonisation, le pouvoir dans l'intérieur du Sénégal était abrité par des postes militaires et commerciaux sous la garde d'une poignée de soldats généralement recrutés au sein de la population locale.

C'est l'arrêté du 10 mars 1859 qui a substitué à cet encadrement territorial le maillage des zones soumises en cercles. Le nombre et la répartition géographique de ces circonscriptions ont varié au fil du temps. Les suppressions ont vraisemblablement ont été dues à l'enclavement géographique, à une faiblesse démographique ou à la faible contribution financière des localités concernées pour la construction de la colonie. Il y a eu :

- 10 cercles en 1905 : notamment le long du fleuve Sénégal (Saint-Louis, Podor, Kaédi, Matam), sur le Sine (Foundiougne, Sine), sur la Casamance (Sédhiou, Karabane), Nioro du Rip et à Thiès. 13 cercles en 1908 : Dagana, Podor, Saldé, Matam sur le fleuve ont été confirmés, Bakel a été une entité nouvelle ; Sédhiou a été confirmé.

Tout compte fait, la conquête fut aussi marquée par l'organisation militaire et que des pans entiers de territoires conquis, sont restés longtemps sous l'administration militaire. Les séquelles de cette situation se reflétèrent dans l'uniforme chamarré des commandants et dans l'appareil de gardes et de saluts qui entourait le représentant de l'autorité .Il est certain que l'esprit cartésien et le sentiment jacobin, plus ou moins sous-jacents, ont aussi joué leur rôle , pour la mise en place d'un système pyramidal, dont le sommet était le ministre des colonies et la base la masse des sujets en voie plus ou moins avancée d'assimilation74(*).

Mais entre ces principes et la réalité, il y'a de nombreux accommodements. Les territoires furent d'abord regroupés en deux ensembles : l'A.O.F composée de sept puis de huit territoires quand en 1919 le Haut -Sénégal-Niger fut scindé pour constituer deux colonies, les autres étant le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée, la Cote d'Ivoire, le Niger et le Dahomey.

A la tête de l'appareil, Il y a donc le Ministre des Colonies, responsable de l'administration coloniale devant l'Assemblée Nationale .Celle-ci, en principe, pouvait légiférer pour les colonies .Néanmoins le manque d'intérêt ou la méconnaissance des dossiers, l'amenèrent à se décharger pratiquement sur le Ministre qui guidait la marche des colonies par décrets. Mais le Ministre lui-même était trop loin et trop occupé car il dirigeait en plus de Madagascar, les domaines Nord -africain, asiatique et américain de la France. Le personnage clé fut donc naturellement l'homme qui, dans chaque fédération75(*), était à la tête de l'administration : le Gouverneur Général. Représentant et détenteur des pouvoirs du gouvernement de la République, il est ordonnateur du budget général, maître des forces armées, et chef des services administratifs centraux de la Fédération .Or aucune loi, ni aucun décret venu de France n'est applicable dans son secteur s'il n'en a pas fait la promulgation. Cette disposition lui donne pratiquement une sorte de droit de véto suspensif pour les mesures qui lui déplaisent, bien qu'il doive compter avec les intérêts économiques puissamment représentés au parlement et au gouvernement.

Le gouvernement conduisait le travail pratiqué par un réseau de commandants de cercle, ultérieurement secondés par des chefs de subdivision .Dans ces nouvelles circonscriptions, le Commandant de cercle représentait le Gouverneur du Sénégal, et, dirigeait le cas échéant la commune mixte. Il délivrait les permis de déplacement et de port d'arme, veillait à la bonne administration de la justice et organisait les recensements de la population pour la fiscalité et les recrutements militaires. Enfin il pilotait la gestion de la société indigène de prévoyance - devancière de la coopérative rurale dans sa circonscription. Un conseil de notables76(*) était convoqué une fois par an pour lui donner un avis sur les affaires concernant le cercle.

Chaque cercle était découpé en un certain nombre de subdivisions, de cantons et de villages où l'autorité était incarnée respectivement par l'Administrateur de la subdivision, le Chef de canton et le Chef de village. Ces démembrements du cercle étaient dirigés par des fonctionnaires coloniaux au niveau des subdivisions et des chefs indigènes au niveau des cantons et des villages77(*). A chaque échelle territoriale, l'autorité était assistée par des conseils consultatifs, et, ainsi ce système très hiérarchisé jouait le rôle d'une courroie de transmission entre le colonisateur et les populations à la base. Mais les représentants légitimes des autochtones ne détenaient aucun pouvoir sur les décisions censées servir leurs intérêts.

La chefferie traditionnelle était réduite au silence, voire déchue et remplacée par une nouvelle notabilité plus dévouée à l'ordre colonial78(*). Par le contrôle pesant exercé sur la population, les commandants de cercles et les chefs de cantons étaient les véritables maîtres du pays profond. Ils ont détenu des pouvoirs quasiment sans limites du fait de l'infériorité juridique frappant leurs administrés qui, en milieu rural, ont vécu sous le régime de l'indigénat jusque tard vers la fin de la colonisation .Le Commandant de cercle est réellement la cheville ouvrière de tout le système. Soucieux d'y raffermir son autorité, le Gouvernement français créa le cercle au sein du Haut -Sénégal Niger.

La constitution de la nouvelle entité territoriale obéissait aux caractères économiques.

En effet, « il s'agissait de se tailler un domaine qu'il fallait exploiter, rentabilisé pour les besoins de l'industrie métropolitaine par l'importation des produits du cru et de l'écoulement des produits usinés »79(*)

En 192080(*), une décision ministérielle relative à l'organisation de la vallée du Sénégal, précisera les territoires et le divisa en trois circonscriptions à savoir le cercle de Dagana, le Cercle de Podor et le cercle de Matam -Diorbivol. La circonscription de Matam était constituée de plusieurs cantons .Sa population s'élevait à 143 850 habitants .Celles de Podor et de Dagana, formées de plusieurs cantons comptaient respectivement 87 145 et 30 855. Habitants. Richard -Toll était en outre un poste militaire .Il devait servir à dissuader les populations à se révolter.

L'administration de chaque cercle, fut confiée à un commandant dont les attributions demeuraient diverses81(*). L'exécution de ses multiples taches, l'amenait à travailler en étroite collaboration avec des cadres européens venus de la métropole et des autochtones .La mise en place de l'appareil administratif traduisait la tendance assimilationniste du système colonial français .En effet, la nomination d'un commandant de cercle, placé sous l'autorité du gouverneur de la colonie, répondait aux exigences de la centralisation voulue par la France dans le but de sauvegarder ses intérêts en Afrique .La population indigène de la vallée comprend une grande diversité d'ethnies qui se caractérise par une multitude d'idiomes . Les seules langues écrites sont l'arabe et le français.

Au nord de la vallée du fleuve, s'installèrent les maures et les touaregs, qui ne sont pas des noirs, mais des sémites souvent métissés. Partout ailleurs la population est de race noire et sédentaire, divisée en tribus et villages, sauf les peulhs au teint cuivré probablement d'origine éthiopienne, et répandus du Tchad au Sénégal

Certes le suivi de l'exécution de projets de mise en valeur du cercle fut l'oeuvre de ce dispositif administratif. Mais force est de reconnaitre que sa tâche fut facilitée par l'existence d'un milieu naturel non hostile aux activités agricoles.

La vallée du fleuve était divisée en plusieurs cantons. Cette organisation fut modifiée par l'arrêté du 4 mai 1908 qui restreint le nombre de canton pour l'ensemble de la vallée.

En principe, le canton était considéré comme « un territoire de superficie variable, aux limites tracées en tenant compte des données historiques, géographiques ou ethnologiques »82(*) de façon à permettre aux populations d'évoluer en conservant leur particularisme. Dans la vallée du fleuve, cet axiome fut déjà mis en place. A la tête de chaque province, on nomma un chef de province ou chef supérieur .Les cantons furent administrés par des chefs de canton. L'unité de base étant le village dirigé par un chef de village.

Vu l'immensité de l'espace à administrer et la modicité des effectifs français, l'autorité coloniale était obligée de faire recours aux chefs des localités pour mieux consolider sa domination. Ce recours à la chefferie traditionnelle, entrait dans la logique même du système colonial car, « il y'a pas de colonisation sans chefs indigènes ; et pas de commandement territorial sans chefs indigènes qui servent de rouages entre l'autorité coloniale et les populations »83(*)

En réalité, le choix de ces chefs devait s'effectuer en se basant sur des coutumes du pays conquis. Le gouverneur Ponty, dans une circulaire du 22 septembre 1909, rappelait qu'il y avait des avantages à choisir les titulaires des nouveaux cantons par le moyen de la coutume 84(*) Plus tard en 1917 ; le gouverneur Van Vollenhoven notait lui aussi que «  le choix doit être fait selon le double critère de l'autorité naturelle et de l'acceptation unanime de la population »85(*)En 1930, le gouverneur Cadre dans une circulaire du 21 Juillet insistait encore sur ce principe .Mais pour lui, il était nécessaire en certains cas de reformer l'armature traditionnelle.

Cependant, quel qu'en soit leur mode de nomination, ces chefs étaient « les hommes à tout faire de l'administration coloniale »86(*) Le gouverneur Ponty les qualifiait d' « auxiliaires de l'administration coloniale »87(*) Ils exécutaient les charges les plus mal vues : collecte de l'impôt, réquisition de main d'oeuvre, corvée, recrutement militaire, application des cultures forcées etc.  .En résumé, leurs fonctions étaient d'ordre administratif, policier comme agent commis, financier et sanitaire. Ils étaient tenus d'assurer l'exécution des ordres venant des autorités supérieures (Gouverneurs, Commandant de Cercle).Ils présentaient les nommés devant les commissions d'enrôlement pour le service militaire. Ils s'occupaient de l'état civil c'est-à-dire du répertoire nominatif des naissances, des âmes au repos et des alliances.

Le maintien de l'ordre public leur advenait et ils alertaient les autorités coloniales des grands incidents qui se sont déroulés dans leur circonscription.

* 67 Villard (A), Histoire du Sénégal .préface du gouverneur général pierre Boisson, Dakar, viale, 1943, 133p.

* 68 Villard (A), op. Cit., p, 124.

* 69 Id., ib. , p98.

* 70 Faidherbe, (L.), Le Sénégal. La France dans l'Afrique occidentale française, Paris, Hachette et Cie, 189, p78.

* 71 Il s'agissait des quatre communes et de leurs banlieues ainsi que des provinces conquises.

* 72 De 1816 à 1828, le chef de la colonie a porté le titre de Commandant pour le Roi ; de 1828 à 1895 il a été désigné par le titre de Gouverneur ; après la création de l'AOF il est devenu Lieutenant-gouverneur.

* 73 En 1830, il a remplacé le Conseil de gouvernement et d'administration de la colonie créé déjà en 1819 sous le magistère du Colonel Julien Schwartz, avant de disparaître en 1957 et d'être remplacé par le Conseil de gouvernement issu de la Loi-cadre.

* 74 Boahem. (A)., « L'Afrique face au défi colonial » in Boahen, A. (dir), histoire générale de l'Afrique. L'Afrique sous domination coloniale, 1880-1935, Paris, UNESCO/NEA, T7, 1987, pp 51-75.

* 75Ici la fédération se résume par les deux grands ensembles de l'Afrique noire : A.O.F et A.E.F.

* 76 Ce conseil a été institué par décret du 21 mai 1919puis par un autre du 1er avril 1936.

* 77 Jusqu'en 1964, le découpage territorial a comporté des cercles correspondant à des sous territoires au sein des régions nouvellement instituées et dirigées comme les autres échelons de l'administration par des agents non choisis en fonction de leurs origines familiales, mais en qualité de fonctionnaires que l'Etat peut affecter dans n'importe quelle région, département ou arrondissement selon les nécessités de service, sans référence à des critères de famille, de clan ou d'ethnie .

* 78 Après des chefs traditionnels, les royaumes ont été démembrés en cantons dont la chefferie a été placée entre les mains de la famille de chefs soumis à l'autorité coloniale.

* 79 Ki-Zerbo (J), Histoire de l'Afrique d'Hier à Demain, Librairie Hatier, Paris, 1972, P .437.

* 80 L'année 1920 est une charnière de l'histoire de la domination coloniale en Afrique occidentale française .Elle marque un grand moment de l'histoire de l'administration métropolitaine .Elle inaugure la période d'installation effective de l'administration coloniale .A cet effet, l'espace de la vallée du fleuve Sénégal s'est donc profondément transformé.

* 81ANS. Moniteur. Journal Officiel de l'Afrique Occidentale Française. Jeudi, 10 septembre 1920, n°2869.

* 82 Zucarelli, (F.) « De la chefferie traditionnelle au canton : évolution du canton colonial au Sénégal (1855- 1960) »in, Cahier d'Etudes Africaines, vol. XIII, Mouton et Co., 1973, p. 213.

* 83 Delavignette, (R.,) Les vrais chefs de l'empire, Paris, Gallimard, 1939, p. 124

* 84 A.N.S. 13G75 : Politique indigène, circulaire du Gouverneur général Ponty au sujet du rôle des chefs indigènes, 22septembre 1909.

* 85 A.N.S. 13G75 : Politique indigène, circulaire du Gouverneur général Van Vollenhoven au sujet du rôle des chefs indigènes, 15aoùt 1917.

* 86 Coquery-Vidrovitch C., L'Afrique Occidentale au temps des Francais.Colonisateurs et colonisés (1860- 1960), Paris, La Découverte, 1992, p. 89.

* 87 A.N.S. 13G75, Op. Cit..

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