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Contribution de l'audit interne à  la maitrise des risques dans la gestion d'une entreprise.


par Augustin BATABABUDI
Institut Superieur de Commerce « ISC/GOMBE» - Licence 2015
  

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CHAPITRE DEUXIEME : CONTROLE INTERNE4(*)

2.1. Introduction

L'auditeur, avant d'émettre son opinion sur les états financiers de l'entreprise, doit être convaincu d'avoir vérifié tous les risques auxquels il est confronté. Il convient alors d'étudier ces différents risques avant d'aborder le contrôle interne proprement dit.

L'auditeur dans son approche sera confronté avec divers types de risques. Ceux-ci peuvent être divisés en plusieurs catégories:

ü Opérationnels

ü Procédures et contrôle interne

ü Directions et méthode de gestion

ü Performance et situation financière

ü Comptabilité

ü Technologie

a. Risques opérationnels

Des risques d'erreurs accrues peuvent exister du fait même de caractéristiques du secteur d'activité dans lequel opère la société auditée.

On comprend aisément qu'il est probablement moins risqué d'auditer une société qui distribue des produits alimentaires classiques que de vérifier les comptes d'une entreprise de construction qui opère des chantiers principalement en Afrique et Asie.

Chaque industrie présente donc des risques spécifiques par exemple :

Ø Industries pétrolières :

§ Valorisation des coûts de recherche de gisements

§ Risque de change

§ Problème d'environnement, de pollution (litige)

§ Politique

Ø Construction

§ Durée des chantiers et prélèvements des résultats

§ Obtention d'informations fiables

§ Change (si chantiers à l'étranger)

§ Nombreux litiges

b. Procédures et contrôle interne

Comme on peut l'affirmer, des faiblesses dans les procédures et le contrôle interne peuvent entrainer les erreurs dans les comptes. Il s'agira par exemple du fait qu'une transaction n'est pas saisie par le système comptable et donc pas enregistrer dans les comptes. Quelques exemples:

§ Mouvement de stocks non enregistrer alors que la vente est comptabilisée.

§ Absence de circulation d'informations entre les responsables de la gestion des stocks et la comptabilité. De ce fait, des stocks inutilisables (obstacles) bien que connus des magasiniers ne sont pas signalés à la comptabilité et donc les réductions de valeur nécessaires ne sont pas comptabilisées.

§ Absence de suivi des comptes clients, d'où retards dans les paiements et risques accrus des clients douteux. Il en résultera des risques plus importants quant à la comptabilisation de réductions de valeur :

§ Absence de certaines fonctions (ex : suivi de la législation fiscale)

§ Négligence entrainant entraînant des pertes d'actifs non signalées.

c. Directions et méthode de gestion

Les risques d'erreurs dans les comptes annuels peuvent être influencés par le style de direction et de gestion de l'entreprise :

· Direction peu enclin à développer des systèmes de contrôle : ``risque des ingénieurs ou vendeurs''.

· Gestion orientée sur le profit et la croissance du profit à tout prix. D'où risque de cacher des pertes, et peut-être de cacher des gains (si les objectifs de l'année sont atteints), et à l'extrême montage financier frauduleux, par exemple pour cacher des pertes.

· Gestion hasardeuse dans des domaines à hauts risques

· Direction tyrannique, donc défavorable à la circulation d'informations

· Actionnaires cherchant à maximiser les dividendes, le cours en bourse

· Direction peu favorable au recours auprès des conseillers (juristes, experts comptables, avocats, banquiers) compétents, d'où le risque accru de mauvaises décisions ou de violation de lois, règles, etc.

· Gestion conduisant à de nombreuses et fréquentes démissions. Il en résulte un manque de suivi, de cohérence, de connaissance.

d. Performance et situation financière

Les performances et résultats d'une société jouent également un rôle important dans l'appréciation des risques.

Une société en difficulté, au bord de la faillite, présente évidemment plus de risques :

· Continuité des opérations

· Valorisation d'actifs tels que stocks, actifs incorporels

· Risques d'être en défaut vis-à-vis des conditions de certains contrats (prêts par exemple)

· Comportement du personnel et de la direction : volonté de survie pouvant conduire à tromper la vérité

· Gestion devenue plus difficile du fait de la situation et pouvant conduire à des décisions hasardeuses, des fuites en avant, des fraudes.

Par contre, une société saine aura tendance à établir des comptes prudents (à vérifier s'ils ne sont pas trop prudents).

e. Comptabilité

La manière dont la comptabilité opère peut présenter divers risques :

· Utilisation des règles comptables agressives (ex. : capitalisation des frais)

· Comptabilisation orientée vers la fiscalité ( de la réalité économique)

· Nombreuses comptabilisations enfin d'année (13ème période)

· Complexité comptable (ex. : leasing, impôts latents, produits dérivés)

· Consolidation (règles, information)

· Problèmes de valorisation (spécialement en l'absence d'un marché)

f. Technique

Des risques d'erreurs peuvent survenir de problèmes au niveau du système informatique :

· Erreurs de processing

· Programmes non adaptés

· Absence de sécurité (accès non autorisé)

· Mauvaise interface des applications

· Perte de données (sauvegarde)

· Mauvaise communication.

* 4LUSENDI MATUKAMA C., support d'audit comptable et financier G3/G4 Comptabilité 2014-2015, p74

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