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Multi ethnicité et refondation des nations démocratiques en Afrique noire. Perspective d'un humanisme de la diversité.

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par Essodina BAMAZE Nà¢â‚¬â„¢GANI
Université de Lomé - Master II en Philosophie politique et du droit 2015
  

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3.2.2 La réhabilitation de l'appartenance communautaire comme premier gage du lien social : apport de Taylor et Kymlicka

À partir de l'analyse rawlsienne du libéralisme, le droit moderne sous tous ses aspects (que ce soit à l'intérieur d'un État ou entre les États) se voit confronté à une exigence : celle de garantir l'intégrité toujours vulnérable des individus singuliers, devenus désormais sujets de droits. En réalité, Rawls se situait dans la perspective libérale d'après laquelle, l'individu devenu l'unique sujet de droit, il fallait militer en faveur d'un approfondissement de ses droits individuels. Ce qui n'est pas sans rappeler l'interrogation d'Habermas : « une théorie des droits dont la structure est à ce point individualiste peut-elle rendre compte des luttes pour la reconnaissance dans lesquelles il semble s'agir d'articuler et d'affirmer des identités collectives ?146 ».

En réalité, la question des droits culturels telle qu'elle apparaît avec acuité au sein du libéralisme ne devait a priori poser de problème si l'on s'en tenait au propos de Gutmann :

La reconnaissance publique pleine et entière comme citoyens égaux peut requérir deux formes de respect : respect pour l'identité unique de chaque individu, sans considération de sexe, de race ou d'ethnie, et respect pour ces activités, pratiques et conceptions du monde particulièrement appréciées par - ou associées à - des groupes désavantagés : femmes, américains d'origine asiatique, africaine ou indienne (et une multitude d'autres groupes aux Etats-Unis)147.

Il y a à travers ce propos, deux horizons des droits humains : les droits individuels abstraits et les droits culturels collectifs. Mais, dans le débat engagé entre partisans des droits humains individuels et droits humains collectifs, toute la difficulté surgit quand on vient à s'interroger sur l'éventuel rapport entre le libéralisme 1 (favorable aux droits individuels) et le libéralisme 2 (préoccupé par le

145 J. Habermas, L'intégration républicaine, op. cit., p. 208.

146 Ibid., p. 205.

147 A. Gutmann, « Introduction », in C. Taylor, op. cit., p. 20.

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respect des droits culturels). Pour reprendre Habermas, il s'agit de savoir si le libéralisme 2 se déduit du libéralisme 1 ou si, dans certaines circonstances, ces deux types de libéralisme pouvaient entrer en conflit. Pour en déterminer le sens avec plus d'exactitude, Taylor, convaincu d'un éventuel conflit entre ces deux tendances des droits humains, plaide en faveur des droits collectifs. Il part des mouvements de reconnaissance qui sont à l'oeuvre dans les démocraties contemporaines pour articuler son raisonnement autour du « besoin » et l' « exigence » de reconnaissance :

Plusieurs courants politiques actuels tournent autour du besoin - parfois de l'exigence - de reconnaissance. Le besoin, peut-on dire, est l'une des forces à l'oeuvre derrière les mouvements politiques nationalistes. Quant à l'exigence, elle vient au premier de bien des façons, dans la politique actuelle des groupes minoritaires ou subalternes, dans certaines formes de féminisme et dans ce qu'on appelle aujourd'hui la politique du «multiculturalisme»148.

Cette formule ci-dessus mentionnée révèle l'évidence que le discours de Taylor n'engage plus l'individu isolé de tout ancrage culturel. Et c'est justement pourquoi, il reproche aux modernes d'avoir considéré les valeurs universelles de « liberté » et

d' « égalité » indépendamment de la communauté culturelle qui procède à leur reconnaissance : « [l'J individu libre qui s'affirme comme tel a déjà une obligation de parfaire, de restaurer ou de soutenir la société dans laquelle cette identité est possible149 ». C'est dans ce sens, que son apport s'inscrit dans ce qu'on appelle aujourd'hui la politique du multiculturalisme. Il est à cet égard symptomatique que son raisonnement qui préside à l'édification du multiculturalisme nous invite à nous interroger sur les fondements du vivre-ensemble dans les sociétés multiculturelles. En effet, le multiculturalisme, en brandissant les « luttes pour la reconnaissance » des différents groupes culturels comme le fondement de leurs inventions théoriques, invite aussi à reconsidérer la question de l'invention de nouvelles formes démocratiques. À ce point, tout l'apport de Taylor peut se résumer en cette phrase : « La reconnaissance n'est pas simplement une politesse que l'on fait aux gens : c'est un besoin humain vital150 ». À cet égard, deux points sont à souligner pour que la perspective ouverte par Taylor soit clairement appréhendée :

148 C. Taylor, Multiculturalisme, différence et démocratie, op. cit., p. 41.

149 C. Taylor, La liberté des modernes, Paris, PUF, 1997 [1979], p. 253.

150 C. Taylor, Multiculturalisme, différence et démocratie, op. cit., p. 42.

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D'une part, « la politique de la reconnaissance » dont une analyse approfondie déchaîne des critiques à Rousseau, que Taylor considère comme l'un des initiateurs du discours sur la reconnaissance. Pour Rousseau à travers sa théorie de la volonté générale, l'honneur, qui était dans les sociétés anciennes le privilège de certaines personnes par rapport à leur position sociale, devient l'apanage de tous les humains au nom de « la politique de l'égale dignité ». Toutefois, Rousseau finit par tomber dans une défection : d'abord, pour le fait qu'il se révèle hostile à tout processus de différenciation (la condition d'une société libre étant que tous les individus qui la composent soient tous traités à l'identique, c'est-à-dire en faisant abstraction de leurs différences) ; ensuite, parce qu'il apparaît chez lui une conception monologique de l'identité en concevant la conscience individuelle comme source de la morale. Or, contrairement à lui, Taylor souligne avec insistance le dialogisme de l'identité : « Ma propre identité, écrit Taylor, dépend vitalement de mes relations avec les autres151 ». Dans la même foulée, il adresse des critiques à la neutralité de l'État ; laquelle neutralité trouvait ses repères philosophiques dans le « libéralisme de la dignité égale » s'affirmant « aveugle aux différences ». Cette neutralité libérale ne connaît pas l'approbation de Taylor qui tente à partir de ses analyses de montrer que le libéralisme étant un terrain de rencontre de toutes les cultures ne saurait revendiquer une neutralité complète.

D'autre part, « la politique de la différence » pour le développement de laquelle il prend appui sur le modèle de société distincte revendiquée par le Québec au nom de l'appartenance à une même origine culturelle : la culture française. En effet, contre ce libéralisme neutre, hostile à toute expression des singularités culturelles, Taylor propose un nouveau modèle plus attentif à l'égard de la protection des minorités culturelles. Il envisage ainsi la possibilité d'un « pluralisme libéral » tout en condamnant sans réserve la neutralité de l'État. Dit autrement, il y a lieu pour le libéralisme de reconnaître les différences culturelles : « On pourrait avancer qu'il serait possible, après tout, d'intégrer un objectif comme la survivance dans une société libérale opératoire152 », précise Taylor. Sous le couvert de cette formule précitée, on le voit bien, Taylor cherche à créer un cadre servant de garantie à

151 C. Taylor, Multiculturalisme, différence et démocratie, op. cit., p. 52.

152 Ibid., p. 80.

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l'expression des cultures minoritaires au sein du libéralisme. C'est dans un registre similaire, que la « théorie libérale du droit des minorités » se donne à comprendre chez Kymlicka.

Kymlicka, à travers son ouvrage153 dont le sous-titre en porte d'ailleurs une mention significative, se propose de dégager des éléments constitutifs d'une pensée proprement libérale du droit des minorités. Si l'on se donne pour tâche de rechercher les causes ayant conduit Kymlicka à plaider pour une théorie libérale du droit des minorités, deux raisons peuvent être mobilisées : d'abord, il y a une sorte d'échanges inégalitaires entre culture majoritaire et culture minoritaire ; débouchant dans la plupart des cas sur une domination culturelle. La domination du peuple chinois Han (majoritaire) sur le peuple indigène du Tibet (minoritaire), en fournit l'exemple le plus pertinent. Faisant suite à ce constat désastreux, Kymlicka vise « le rétablissement de l'équité entre les minorités et la majorité154 ». Ensuite, à ses yeux, la reconnaissance du droit des minorités ne constitue pas une menace pour l'individu. En effet, contrairement au libéralisme, il démontre que la culture sociétale promeut plutôt la liberté individuelle. Il y a donc, chez lui, une interdépendance entre la liberté individuelle et la culture sociétale.

Dans le sillage de la seconde raison développée par le penseur du droit des minorités, ce dernier s'inscrit en faux contre la tendance libérale qui procédait à une mise à découvert du lien possible entre liberté individuelle et appartenance culturelle. Le libéralisme pose le primat de l'individu et l'indépendance de celui-ci en envisageant, par là-même, l'exclusion de toute forme de reconnaissance des différences culturelles. Le libéralisme prend en considération l' « antériorité »,

l' « extériorité » et l' « autonomie » de l'individu vis-à-vis de sa culture d'origine. Et c'est ce que conteste Kymlicka en proposant une nouvelle trajectoire libérale. Pour lui, la liberté individuelle conçue essentiellement comme une « construction (...) n'est possible qu'à l'intérieur d'une culture déterminée » en tant que cette culture se traduit dans « un langage, des institutions et des pratiques communs » et comme telle, elle « représente un « contexte de choix » à partir duquel

153 W. Kymlicka, La Citoyenneté multiculturelle. Une théorie libérale du droit des minorités, trad. P. Savidan, Paris, La Découverte, 2001 [1995].

154 H. Guéguen, G. Malochet, Les théories de la reconnaissance, op. cit., p. 83.

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seulement un individu est en mesure d'opérer des choix et de réviser ses propres fins155 ».

Ce lien entre liberté individuelle et culture sociétale, une fois admis, il serait aisé de se convaincre qu'en « déracinant » l'individu de toute appartenance communautaire, la tendance libérale empêche la réalisation de la liberté individuelle. Pour comprendre plus en détails cette idée de Kymlicka, il serait bienveillant de recourir à la signification du multiculturalisme telle qu'il se présente sous la plume de ce philosophe. Ainsi, d'entrée de jeu, convenons-en, le multiculturalisme tel qu'il s'impose aux démocraties contemporaines désigne moins le constat du pluralisme culturel que cette exigence de penser à une véritable articulation entre les différentes cultures. Par où l'on voit que le multiculturalisme est, chez Kymlicka, une valeur découlant de l'exigence de la réflexion visant à une élaboration théorique. De là son caractère « prescriptif » porté au sommet de la réflexion théorique par lui. Comme l'écrivent conjointement Guéguen et Malochet :

Concernant d'abord la notion de multiculturalisme, notons que la diversité à laquelle elle renvoie ne désigne pas chez W. Kymlicka l'ensemble des cultures présentes dans une société, mais le rapport et la recherche d'un équilibre entre la culture majoritaire et les cultures minoritaires156.

Ce trait particulier du multiculturalisme amène Kymlicka à opérer une distinction entre « minorités nationales » et « minorités ethniques ». Les premières minorités, à en croire ce philosophe du multiculturalisme libéral, sont constituées par des groupes géographiquement rassemblés et donc autonomes. Pour cette raison, ces groupes donnent lieu à des États multinationaux : les Bretons et les Basques en France, les Québécois et les Indiens au Canada en fournissent l'exemple le plus révélateur. Quant aux minorités dites « ethniques », celles-ci concernent les populations homogènes à la base issues de l'immigration. Elles débouchent sur des États multiethniques. Ces deux types de minorités, nul ne saurait le nier, constituent aujourd'hui un défi à l'exigence unitaire de l'État-nation démocratique. Toute la pertinence de la pensée de Kymlicka, dans le sens d'édifier l'État-nation démocratique, réside dans sa mise en place de mécanismes juridiques distincts

155 Précisent H. Guéguen, G. Malochet, op. cit., p. 84.

156 Id.

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susceptibles de rendre effectivement compte de la présence de ces groupes. Au constat de son analyse, il distingue trois sortes de droits spécifiques : « l'autonomie gouvernementale , les droits polyethniques , les droits spéciaux de représentation politique157 ».

Du moins ne peut-on guère nier qu'il éclaire d'un jour très révélateur le débat entre libéraux et communautariens à partir d'une distinction entre les mesures de « protection externe » et les mesures de « protection interne », « distinction ignorée autant, selon lui, par ceux qui défendent le multiculturalisme que par ceux qui s'y opposent158 ». Cette distinction résulte à la fois de deux logiques. Une logique de la politique multiculturelle cherchant à protéger une culture minoritaire de la domination d'une culture majoritaire (correspondant à la mesure de protection externe) ; et une pensée libérale du multiculturalisme refusant toute forme de contrainte exercée sur l'individu à l'intérieur de la culture sociétale (correspondant à la mesure de protection externe). Dans le cadre de sa théorie libérale du droit des minorités, il prend parti pour les mesures de « protection externe » des minorités culturelles. On peut, dès lors, résumer toute sa pensée par la redéfinition de la citoyenneté démocratique pensée désormais comme une « citoyenneté multiculturelle ».

Eu égard à l'ampleur des revendications identitaires, dont le mûrissement

intellectuel engendre la notion de « droits collectifs », il s'agit désormais
d'introduire ces « droits collectifs » dans le type de libéralisme rawlsien. Il s'ensuit alors que la notion de « droits collectifs » éclate la compréhension traditionnelle du libéralisme, ouvrant ainsi la voie à un autre horizon libéral. Ce nouvel horizon du libéralisme a trouvé son heure de gloire dans l'idéal incarné par Kymlicka à travers sa notion de « justice ethnoculturelle » visant essentiellement à introduire le « droit des minorités » dans ce premier type de libéralisme. Son rapprochement à Taylor caractérise cette seconde forme de libéralisme qui, en s'attaquant au noyau constitutif du libéralisme traditionnel ne vise qu'à corriger la compréhension du libéralisme traditionnel. À l'analyse toutefois, ce nouveau modèle n'est pas épargné de critiques. L'attachement manifeste de l'individu à sa communauté culturelle, pour le moins,

157 Rappellent H. Guéguen, G. Malochet, op. cit., p. 85.

158 Ibid., p. 86.

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pourrait conduire à un différentialisme susceptible de fragiliser « la référence à des principes ou à des valeurs comme les droits de l'homme159 ». Nous n'en voulons pour preuve que le rapprochement fait au Canada entre le droit et certains comportements culturels. Ainsi, en novembre 2003, l'avocat Boutellier dont le client d'origine haïtienne était accusé de proxénétisme à l'égard des mineurs n'hésita pas à déclarer, pour sauver son client, que « la prostitution fait partie de la culture haïtienne tout comme fumer fait partie de la culture jamaïcaine160 ». Pareille démarche, oeuvre d'une transposition au plan juridique du multiculturalisme canadien, contribue à enfermer de manière irrémédiable chaque membre d'une communauté dans des systèmes culturels singuliers sans possibilité d'une référence à des valeurs universelles censées régir la coexistence de différentes cultures.

Dans cette optique par exemple, un droit spécifique comme l'autonomie gouvernementale peut porter préjudice au modèle innovant de Kymlicka. Comprise en effet comme droit spécifique accordé à une minorité essentiellement nationale, l'autonomie gouvernementale renvoie à la gestion (par une minorité nationale) des langues ou de l'éducation. À cet égard, l'exemple le plus instructif est celui du modèle d'autonomie gouvernementale du Québec à travers la loi 101 dont les dispositions prévoyaient : l'exigence pour les entreprises de plus de cinquante employés d'être administrées en français, l'interdiction de toute signature commerciale dans une autre langue que le français et enfin l'interdiction aux francophones d'envoyer leurs enfants dans les écoles anglophones. En étant dans la posture des dispositions de cette loi, il devient du coup aisé d'entrevoir la difficulté que charrie avec elle, ce droit spécifique relatif à l'autonomie gouvernementale. Ainsi, en prétendant redonner plus d'autonomie à une langue par rapport à une autre qui a longtemps assuré une domination, ce droit à l'autonomie porte à nouveau des atteintes à l'endroit d'autres langues perçues en retour comme minoritaires. Si bien que, la même difficulté d'intégration que l'on rencontre à l'échelle du Canada fédéral pourrait bien réapparaître dans le contexte plus restreint du Québec. Comme le rappelle d'ailleurs Habermas : « Le Québec devenu culturellement autonome se

159 A. Renaut, Un humanisme de la diversité, op. cit., p. 278.

160 Y. Assogba, « Les effets pervers de l'hyperrelativisme culturel », Le Devoir, Montréal, le 7 janvier 2OO4, p. 1-2.

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trouverait lui aussi dans la même situation et n'aurait fait que remplacer une culture majoritaire anglaise par une culture majoritaire française161 ».

Il s'ensuit alors que le multiculturalisme en tant qu'une approche philosophique porte en son sein des déficits à combler. Pour en vérifier l'exactitude de cette affirmation, il suffit de se référer au débat autour du multiculturalisme dans le contexte anglo-saxon. En effet dans le modèle nord-américain, on l'a vu notamment au Canada, la défense très poussée des « droits collectifs » a finalement contribué à asseoir un « hyperrelativisme culturel » que le sociologue Assogba considère à juste titre comme pouvant « induire à des idées, des croyances ou des pratiques susceptibles de briser la cohésion sociale et même constituer une menace à la démocratie162 ». Ceci ne suffit pas encore pour étayer les limites inhérentes à ce second type de libéralisme inauguré par Kymlicka et Taylor : le cas bien connu de l'intégration des différentes cultures dans les juridictions canadiennes et le rapprochement entre le droit et des prétendus comportements culturels de citoyens reconnus coupables d'actes de barbarie illustre davantage ces critiques. Raison pour laquelle Mesure et Renaut, en s'inscrivant contre le particularisme multiculturel, récusent aussi de « Conclure pour autant de ces mutations de l'identité démocratique que la meilleure façon de les prendre en compte consisterait à différencier la citoyenneté elle-même en attribuant aux citoyens des droits spécifiques en vertu de leurs appartenances collectives163 ». Par conséquent, quand bien même Taylor et Kymlicka souhaitent préserver l'héritage culturel, ils ne pourraient plus éviter de répondre aux interrogations légitimes découlant d'une gestion politique fondée sur le « droit à la différence ».

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"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon