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Stratégies d'attractivité et effets des investissements directs étrangers sur la croissance économique en RDC de 2002 à  2012.

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par Vincent NGONDO KIMBUENDE
Université de Kinshasa, RD Congo - Licence en économie internationale 2013
  

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1.4.2 Le code minier congolais (Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002)13

Depuis l'Etat Indépendant du Congo, les ressources naturelles, particulièrement les substances minérales précieuses, n'ont cessé d'attirer des chercheurs et des investisseurs miniers venant de différents horizons. Ce qui avait amené le Congo Belge à légiférer sur la recherche et l'exploitation des substances minérales dans le Territoire National.

En effet, par Décret du 16 décembre 1910 modifié et complété par le Décret du 16 avril 1919, le Gouvernement du Congo Belge avait réglementé la recherche et l'exploitation minières uniquement dans le Katanga. Cette législation a été plus tard abrogée et remplacée par le Décret du 24 septembre 1937 pour l'ensemble du Territoire National. Ce Décret est resté en vigueur jusqu'en 1967 année de la promulgation de la première législation minière du Congo Indépendant par l'ordonnance-loi n° 67/231 du 3/05/1967 portant législation générale sur les mines et hydrocarbures. Cette dernière a été à son tour abrogée par l'ordonnance-loi n°81-013 du 2 avril 1981 portant législation générale sur les Mines et les Hydrocarbures. L'abrogation n'avait pas apporté de grandes innovations de sorte que la dernière loi minière de 1981 ne s'était point écartée de celle de 1967 dans ses grandes lignes.

Il ressort de l'analyse objective des toutes les données bilantaires des activités minières disponibles à ce jour, que les législations promulguées après l'indépendance de la République Démocratique du Congo, c'est-à-dire depuis 1967, n'avaient pas attiré les investissements, mais qu'elles avaient plutôt eu un impact négatif sur la production minière du pays et sur les finances publiques. Et que les régimes minier, fiscal, douanier et de change qu'elles avaient organisés n'étaient pas incitatifs.

A quelques exceptions près, les études statistiques ont démontré que les volumes d'investissements et de la production minière ont été plus importants dans la période allant de 1937 à 1966 comparativement à celle allant de 1967 à 1996, période régie par la loi minière de 1981. Il se dégage de ces données que 48

13 RD. Congo, Journal Officiel, n°spécial du 15 juillet 2002

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sociétés minières ont été opérationnelles pendant la période de 1937 à 1966 contre 38 seulement entre 1967 et 1996 et 7 dans la période d'après 1997.

Pour pallier à cette insuffisance, le législateur a tenu à mettre sur pied une nouvelle législation incitative avec des procédures d'octroi des droits miniers ou de carrières objectives, rapides et transparentes dans laquelle sont organisés des régimes fiscal, douanier et de change. Ce qui constitue la raison d'être du présent Code.

1.4.3 Les institutions de promotion à l'investissement de la RDC. 1.4.3.1. Les principales institutions publiques

Deux institutions sont chargées de la promotion du climat des affaires, il s'agit de l'Agence nationale pour la promotion de l'investissement (ANAPI) et le Comité de pilotage du climat des affaires et de l'investissement (CPCAI).

1.4.3.1.1. Agence Nationale pour la Promotion des Investissements

(ANAPI)

1°) Présentation de l'ANAPI

Il s'agit d'un établissement public, doté d'une personnalité juridique et d'une autonomie de gestion.

Placée sous la tutelle du ministre chargé du Plan, l'Agence est régie par la loi du 21 février 2002 relative au Code des investissements, et par le décret du Premier ministre du 8 août 2009 déterminant les statuts, l'organisation et le fonctionnement de l'ANAPI.

L'Agence est placée sous le contrôle d'un conseil d'administration constitué de cinq membres dont deux représentants du secteur privé, l'un d'eux assurant la présidence de l'institution. Ce conseil délègue à la direction générale de l'ANAPI tous les pouvoirs nécessaires pour assurer la gestion courante de l'institution. Il fixe les orientations de cette gestion et en surveille l'exécution.

La nomination des mandataires de cette dernière n'est cependant intervenue qu'en décembre 2002 pour ainsi dire que l'ANAPI n'a débuté ses activités qu'en 2003 ; quelques mois après sa création.

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Le siège social de l'ANAPI se trouve établi à Kinshasa et il existe des bureaux de représentation dans les provinces communément appelées antennes provinciales qui ne se limitent qu'à deux pour le moment. La possibilité d'implanter une antenne à l'étranger reste envisageable, mais sous autorisation préalable du Ministère du Plan.

2°) Missions de l'ANAPI

Conformément aux textes qui la régissent, à savoir la Loi n° 004/ 2002 du 21 février 2002 portant Code des Investissements, et le Décret du Premier Ministre n° 09/33 du 08août 2009 portant statuts, organisation et fonctionnement de l'ANAPI, celle-ci a pour missions essentielles de :

? OEuvrer pour l'amélioration du climat des affaires, notamment en faisant un plaidoyer permanent en vue de l'amélioration du climat des investissements et en jouant ainsi, en cette matière, le rôle de Conseiller du Gouvernement central et des Gouvernements provinciaux.

? Travailler pour la promotion d'une image positive de la République Démocratique du Congo, comme pays idéal de destination des investissements en Afrique.

? Mettre en exergue et communiquer auprès des investisseurs internationaux et nationaux les atouts et les opportunités d'investissements en République Démocratique du Congo dans le dessein de les attirer et ou de susciter en eux le désir d'y investir.

? Assurer aux investisseurs divers services destinés à faciliter leur installation au pays et à leur procurer la compétitivité.

? Octroyer des incitations douanières et fiscales aux investisseurs qui présentent les projets d'investissements éligibles au régime du Code des Investissements.

3°) Procédure d'agrément en RDC

En ce qui concerne la procédure d'agrément l'article 4 du code des investissements stipule que : « Il est institué une Agence nationale pour la promotion des investissements, ANAPI en sigle, placée sous l'autorité des ministres ayant le plan et le portefeuille dans leurs attributions. L'ANAPI est un organisme d'accueil unique chargé d'une part, de recevoir les projets à agréer, de les instruire et de décider de l'agrément, et d'autre part, d'assurer la promotion des investissements tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger ». Ceci revêt un intérêt particulier pour la procédure.

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Les articles 5 et 6 décrivent à cet effet la procédure d'agrément des projets d'investissement, mais, il est préférable de prendre la procédure telle que décrite par le guide pratique d'investissement en RDC.

Cette préférence s'explique par les caractères simplistes et explicites donnés pour la description de cette procédure, qui se fait de la manière suivante :

· Dépôt d'un dossier de demande d'agrément en un seul exemplaire auprès de l'ANAPI ;

· Instruction du dossier avec célérité par l'ANAPI ;

· Décision d'agrément par un arrêté interministériel (Plan et Finances) dans les 30 jours ;

· Passé ce délai, l'agrément est réputé accordé ; en cas de refus, il sera notifié à l'investisseur d'une décision écrite et motivée.

Force est de constater la simplicité et la rapidité de ces facilitations afin de rendre aisé, dans leur parcours l'investisseur.

L'ANAPI peut dans le cadre de son guichet unique rendre divers services (accueil à l'aéroport, accompagnement au site d'hébergement...) et fournir diverses informations utiles souhaitables.

Signalons par ailleurs que l'arrêté interministériel doit contenir les informations suivantes :

· L'objet et le lieu d'investissement et la date prévue du démarrage des activités ;

· L'indemnisation de l'investisseur et celle de son mandataire ;

· Le programme d'investissement, la durée et le planning de réalisation de celui-ci ;

· Les objectifs de production devant normalement être atteints à l'achèvement du programme d'investissement ;

· La nature et la vie, durée des avantages accordés et leurs modalités d'application.

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4°) Avantages conférés par l'agrément.

a) Avantages douaniers.

Les investissements sont exonérés de :

> Droits et taxes à l'importation pour les machines, l'outillage et le matériel neuf, les pièces de rechange de premières dotations ne dépassant pas 10% de la valeur CIF desdits équipements, à l'exclusion de la redevance administrative due aux services de la douane fixée à 5% de la valeur CIF des équipements ;

> Droits et taxes à l'exportation de tout en partie des produits finis, ouvrés ou semi-ouvrés dans des conditions favorables pour la balance des paiements.

b) Avantages fiscaux et parafiscaux.

> Exonération totale de la contribution professionnelle sur les revenus réalisés par les investissements agréés,

> Exonération du droit fixe pour les sociétés agrées, autres que les SARL ;

> Exonération de l'impôt sur la superficie des concessions foncières bâties et non bâties liées au projet agréé ;

> Exonération du droit proportionnel à l'occasion de la constitution et de l'augmentation du capital social des SARL ou du droit fixe pour les autres types des sociétés ;

> Exonération de l'impôt sur le chiffre d'affaires à l'intérieur sur les produits locaux ou sur les prestations des services portant sur les travaux immobiliers sollicités par les entreprises agréées qui achètent auprès des producteurs locaux des biens d'équipements et intrants industriels fabriqués en République Démocratique du Congo.

c) Dispositions particulières aux PME et PMI.

> Exonération totale des droits et taxes à l'importation pour les matériels et équipements même de seconde main à l'exclusion de la redevance administrative ;

> Déduction de leur bénéfice imposable les sommes dépensées au titre de formation, de perfectionnement du chef d'entreprise ou de son personnel, de protection et conservation de la nature ;

> Possibilité de calculer leurs amortissements selon un mode dégressif ;

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? Exonération des droits sur les actes constitutifs de société ou coopérative et sur les droits d'enregistrement au nouveau registre de commerce.

5°) Le guichet Unique.

L'installation du Guichet Unique au sein de l'ANAPI s'inscrit dans le cadre de l'une des missions conférées à celle-ci, à savoir rendre divers services aux investisseurs en vue de favoriser leur implantation en République Démocratique du Congo. Le Guichet Unique répond ainsi au souci de faciliter au mieux la réalisation des investissements au pays, à travers les multiples services qu'il est appelé à offrir aux investisseurs. En cela, il contribue, dans une large mesure, à l'amélioration du climat d'investissement en se chargeant de satisfaire aux besoins exprimés par les investisseurs. Le Guichet unique est un espace appelé à évoluer au sein de l'ANAPI et regroupant en son sein les différents services étatiques qui interviennent dans le processus de création des sociétés et de réalisation des investissements.

Au Guichet unique, nous retrouvons les services ci-après :

- Greffe du commerce TGI/Gombe,

- Ministère de l'économie,

- La DGRAD ;

- La DGI ;

- La Conservation des titres immobiliers ;

- Le Ministère des PTT ;

- La DGM ;

- Le Ministère du Commerce Extérieur ;

- L'OFIDA ;

- Le Ministère des transports ;

- Le Ministère du travail ;

- L'Office National et ;

- L'ANAPI elle-même.

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Grâce à ce Guichet Unique, l'investisseur peut accomplir, en un seul et même lieu, toutes les formalités légales et administratives requises pour la création de son entreprise.

1.4.3.1.2. Comité de Pilotage du Climat des Affaires et des Investissements (CPCAI)

Le CPCAI a été mis en place en novembre2009. Il est présidé par le ministre chargé du Plan et se réunit à la demande de celui-ci autant de fois que nécessaire. Il est composé des sept ministres concernés par le climat des affaires et d'un représentant des cabinets du Président de la République et du Premier ministre. Le Comité perçoit une allocation spéciale fixée par le Premier ministre. Les missions qui lui sont confiées sont définies dans des feuilles de route, très inspirées des indicateurs du climat des affaires de la Banque Mondiale.

La première de ces feuilles de route, était centrée sur la simplification des démarches administratives requises pour la constitution des entreprises, le transfert des droits de propriété et le permis de construire. Les deux feuilles de route suivantes ciblaient le paiement des impôts, le commerce transfrontalier, notamment la mise en place d'un véritable guichet unique au niveau portuaire, et l'embauche des travailleurs. L'amélioration des conditions de crédit et de la sécurisation des titres de propriété constitue également un thème central et prioritaire.

En effet, les deux institutions chargées du climat des affaires, l'ANAPI et le CPCAI, sont appelées à travailler en étroite collaboration. Étant donné qu'elles sont toutes deux placées sous la responsabilité du même ministère, on peut s'interroger sur la pertinence de les maintenir séparées. Leur fusion en une seule structure permanente aurait au minimum pour avantage de réduire les coûts de fonctionnement, et de permettre un meilleur partage de l'information.

1.4.3.2. Les organismes intermédiaires

1°) La Fédération des entreprises du Congo (FEC)

La Fédération des entreprises du Congo est régie par la loi n° 004 du 20 juillet 2001 relative aux dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif, ainsi que par la loi du 16 octobre 2002 relative au Code du travail et aux statuts de la FEC.

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Celle-ci assume les fonctions de chambre de commerce, d'industrie, des métiers, des mines, de l'agriculture et d'autres secteurs productifs. Elle est également une organisation professionnelle des employeurs. La FEC comprend des organes ayant une compétence nationale, tels que l'Assemblée générale, le Conseil d'administration et le Comité de direction. Elle compte, par ailleurs, quinze commissions (ou chambres) sectorielles, ou transversales, telles que par exemple, la Commission des femmes entrepreneures. Bien que la FEC soit principalement orientée vers la stimulation de la vie économique au niveau sectoriel, elle a également une dimension géographique, avec des structures régionales composées d'assemblées ou de conseils provinciaux ainsi que de comités de district, de territoire ou de commune. Le Conseil d'administration élit, en son sein, un président pour un mandat de trois ans, renouvelable autant de fois que nécessaire. Il délègue au Comité de direction la gestion courante de la Fédération.

À la fois carrefour d'échanges et réunion de compétences multisectorielles, la FEC aide les entreprises à créer les meilleures conditions possible pour la croissance de leurs activités. La Fédération des entreprises du Congo(FEC) apparaît comme l'organe le plus représentatif de l'ensemble des intérêts du secteur privé.

2°) La Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo

(COPEMECO)

La Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo (COPEMECO) est une association sans but lucratif créée en 1991. Sa mission principale est de regrouper les PME en un syndicat patronal capable de soutenir et faire aboutir les revendications de ses membres répartis sur l'ensemble du territoire national. La COPEMECO est présente dans dix des onze provinces de la RDC. Au niveau de chaque province, un comité fédéral élu coordonne les activités de l'ensemble du groupement local. Au niveau national, la COPEMECO est représentée par son Conseil d'administration, élu pour un mandat de trois ans.

Les activités de la COPEMECO sont orientées vers la défense des intérêts de ses membres, la promotion de la femme entrepreneure, la formation, et les services aux entreprises. La réalité de ces activités est plus modeste, dans la mesure où le financement manque pour leur donner de la visibilité.

En effet, les aspirations de la COPEMECO rejoignent en partie celles de la FEC. En l'occurrence, les petites entreprises reprochent à l'État de les pousser dans l'informalité en appliquant des taxes nombreuses et redondantes ; de

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compliquer l'accès aux marchés publics avec des exigences de garantie et de bonne exécution ; de les affaiblir financièrement en leur imposant des retards considérables dans le paiement de ses factures, lorsque ce ne sont pas des arriérés de paiement.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry