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La soutenabilité de la dette

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par noure eddine Lemdarsaoui
Mohamed V rabat agdal - DESA 2005
  

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Appel aux couturier(e)s volontaires

SECTION II : LE CADRE THEORIQUE DE LA SOUTENABILITE

L'intuition de la soutenabilité est relativement claire, mais sa définition économique est plus complexe. Nous proposons d'examiner dans cette section les modèles les plus utiliser pour tester la soutenabilité de la dette.

1 : Domar (1944) : la condition de la soutenabilité

Le premier concept d'une politique budgétaire soutenable est dû au travail de Domar (1944) et de Harrod (1948). Domar mentionne une condition nécessaire de la Soutenabilité de la dette : « elle sera maintenu si le taux de croissance réel du PIB est plus grand que le taux d'intérêt réel ». La raison est que le rapport dette/PIB ne diverge pas à l'avenir si la condition est tenue.

En l'absence du financement monétaire, soit la contrainte budgétaire2(*) à laquelle le gouvernement fait face à chaque période, exprimée en valeur réelle et comme rapport au revenu:

?Bt =B t - Bt-1 = (Gt - Rt) + ñt Bt-1 (1)

Avec B est la valeur du stock de la dette ; R recettes totales ; G des dépenses primaires et ñ exprime la différence entre le taux d'intérêt et le taux de croissance de l'économie (ñ= i - g).

Selon la contrainte budgétaire exprimée ci-dessus, l'évolution du ratio d'endettement, c'est-à-dire de la dette de l'État rapportée au PIB (dette/PIB) dépend de deux facteurs: le déficit primaire (Gt - Rt) et le produit du rapport accumulé de dette/PIB :(Bt-1) et de la différence entre le taux d'intérêt réel et le taux de croissance de revenu (ñt = it - gt). Si la différence est positive, un surplus primaire est nécessaire pour maintenir un rapport constant de dette/PIB. Si la différence est négative, il est possible de courir un certain niveau de déficit primaire et de maintenir un rapport constant de dette/PIB. C'est-à-dire, quand le taux d'intérêt réel est plus grand que le taux de croissance de l'économie, un déficit positif induira une augmentation du stock de la dette du gouvernement et en conséquence, de paiements des intérêts croissants.

Dans le contexte de comparer le taux d'intérêt réel au taux de croissance de revenu, un déficit primaire est considéré soutenable si le rapport résultant de dette/PIB est constant, ce qui implique de donné un taux spécifique de croissance de revenu et un taux constant d'intérêt. Selon la contrainte de budget exprimée ci-dessus, le rapport de dette/PIB sera constant quand Bt = Bt-1, ce qui implique -(Gt - Rt)= (it - gt) Bt-1.

Ainsi, quand le taux d'intérêt réel excède le taux de croissance de l'économie, le gouvernement devra courir un surplus primaire afin de garder avec le temps un ratio de dette/PIB constant.

Le concept de Harrod et de Domar de financement de la dette publique se repose sur la supposition que le gouvernement pourra toujours financer ses engagements productifs d'intérêts aussi longs que le taux d'intérêt réel payé sur ses titres ne dépasse pas le taux de croissance de l'économie.

Cependant la condition du Domar a des défauts. Un d'eux est que l'implication de la politique obtenue par la condition est ambiguë. En effet d'après la condition, le gouvernement devrait prendre une politique afin de réaliser une telle situation; le taux de croissance en PIB est plus grand que le taux d'intérêt réel. Néanmoins, le gouvernement ne peut pas contrôler directement le taux de croissance réel du PIB et le rythme de l'inflation. Par conséquent le gouvernement peut essayer de mettre en application une telle politique, mais ne peut pas promettre que la condition du Domar a une priorité.

* 2 Pour plus de détail voir annexe1

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