WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Contribution à l'histoire économique du Soudan Français, le commerce colonial de 1870 à 1960

( Télécharger le fichier original )
par Djibril Issa Niaré
Université de Bamako Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH) - Maitr??se 2003
  

précédent sommaire suivant

CONCLUSION

Le commerce colonial a beaucoup influencé l'histoire de l'Afrique sur tous les plans. Il fut l'occasion de procéder à un pillage systématique des richesses de l'Afrique. Avec les différentes pratiques qui y ont prospéré pendant son évolution (dégradation volontaire des prix, escroquerie, abus de pouvoir des administrateurs, réalisation forcée des infrastructures, etc.), les séquelles de la traite négrière prirent corps et ampleur. Ces séquelles ont continué à être aussi celles du commerce colonial. Cela voudrait dire que les deux formes de commerce ont infligé à l'Afrique les mêmes fléaux, mais à des variantes près. Ces variantes sont dues aux différentes situations résultant de l'évolution des régions peuplées de l'humanité. L'état actuel de l'Afrique traduit la misère, la dépendance, la désillusion et la perturbation des moeurs. L'imposition des cultures commerciales au détriment de celles vivrières, pèse de nos jours non seulement sur la vie sociale mais aussi sur la vie économique des différents Etats colonisés. Le déficit alimentaire entraîna un déséquilibre instaurant une situation de dépendance alimentaire à l'Occident. Ce fléau alimentaire est à la base de la dislocation des structures sociales de nos sociétés : la famille, les chefferies traditionnelles ainsi que les autres formes de collectivité. L'autorité fit une mutation. Elle fut bafouée et monétisée. Cette situation suscite des grandes préoccupations par certains milieux universitaires africains de vocation tantôt marxiste ou néo-marxiste, tantôt nationaliste.

La traite négrière qui fut l'occasion de connaître certaines inhumanités de l'Occident est au centre des travaux de certains chercheurs de nos jours. Il est possible aujourd'hui de parler d'une continuité entre celle-ci et le commerce colonial. Ils forment ensemble un processus historique qui continue de façon irréversible dans les ex-colonies, même si occasionné par des facteurs internes et externes. Ces différentes évolutions donnent des inquiétudes pour les générations à venir. Leur avenir parait hypothéqué. Les facteurs essentiels pour le développement durable sont à rechercher ou à restituer. La présence de ces facteurs essentiels est inhérente à l'épanouissement de ces générations ainsi que leur affirmation au rendez-vous des peuples ou des communautés. La pratique du commerce colonial priva l'Afrique des moyens de son indépendance notamment la détention des centres de décision (fixation des produits qui soutiennent principalement l'économie), le choix des cultures et leur compatibilité avec les réalités des différents pays (réalités sociales, politiques, culturelles et économique). L'Afrique reçut sa part dans la propagation sur la planète des effets de l'industrialisation amorcée en Occident. L'industrialisation se définit comme la mise en place des unités de transformation des produits de base occasionnant la recherche effrénée du gain déshumanisant les relations humaines. Le marxisme et le néo-marxisme en dit plus sur ces effets.

L'évolution actuelle qui est à la mondialisation nous oblige à créer entre les différentes régions du monde une plus grande intégration favorisant leur épanouissement commun. Les traces de ce passé colonial constituent avec d'autres facteurs identitaires la difficulté majeure pour cette intégration. Ce qui traduit aujourd'hui les tensions qui règnent dans le monde.

précédent sommaire suivant







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.