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Contribution à l'histoire économique du Soudan Français, le commerce colonial de 1870 à 1960

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par Djibril Issa Niaré
Université de Bamako Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH) - Maitr??se 2003
  

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2- Echange entre les régions :

Le commerce colonial était l'appareil intégrateur des différentes régions du Soudan. Si le réseau paraissait comme la circulation sanguine, les différents acteurs (Européens, Syro-Libanais et les `'Dyula'') seraient le sang qui circule dans le sang.

Kayes et Médine recevaient les produits vivriers du sud (mil, riz, niébé, maïs). De Kayes et de Médine partaient les produits européens (vin, friandises, tissus, bijoux, farine, pétrole, etc.) pour Bamako d'abord, pour le Sahel (Nioro et Bafoulabe) puis pour le Sahara de l'actuel Mali. Le Sahel produisait la gomme, le bétail sur pieds et le sel gemme en partance pour la côte sénégalaise et l'intérieur du Soudan Français. Quant au Sahara, il produisait presque les mêmes articles que le Sahel : surtout le sel et le bétail pour les différents centres importants, même jusqu'au Nigeria et le Ghana actuels ainsi que le Sénégal. Il faut noter que la cité de Tombouctou perdit son éclat dans le commerce colonial, elle ne constituait plus le centre du circuit commercial mais l'aboutissement. Désormais l'essentiel des produits commerciaux arrive de vers la côte atlantique. Sikasso recevait l'important de ses produits de la Côte d'Ivoire. Le pays mandingue aussi recevait ses produis comme la Guinée des colonies voisines anglaises : Sierra-Léone, Gambie, et Liberia. Le sud était le principal producteur du coton, Bougouni et le Baya (actuelle sous-préfecture de la commune Kangaré) en était très actifs. Bamako et Kayes étaient des villes incontournables pour le commerce colonial. Le niveau d'évolution de leurs habitants indigènes était très avancé. Le Haut-Sénégal ou le Haut-Fleuve a été la première zone de contact entre les Européens et les habitants du Soudan, ces contacts interviennent avant 1850.

3-Mode d'action des maisons de commerce

Les différentes opérations du commerce colonial étaient constituées par les importations et les exportations. Les commerçants avec leur réseau constitué, procédaient à la distribution de leurs produits jusque dans les campagnes, achetaient les produits africains dont une grande partie est destinée à l'exportation vers l'Europe et une partie vendue sur les marchés locaux.

Les ramifications étaient la cheville ouvrière des maisons de commerce. Leur rôle constituait d'abord à faire la vente et à côté de cette vente elles collectaient les produits africains devant être envoyés hors d'Afrique. Ces produits (africains) étaient essentiellement issus de l'agriculture, de l'élevage et de la cueillette. Faute d'industrie de transformation les produits stratégiques étaient exportés. Chaque région avait son produit de spécificité. Il arrivait que plusieurs régions se spécialisent dans un même produit. Tel est le cas des arachides, elles étaient la spécialité de la zone couverte par l'actuelle première région du Mali, mais aussi de Bougouni et de Dioïla

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