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Etude de la chimie et de l'activité anti-mycosique des extraits de Biophytum petersianum KLOTZSCH (Oxalidaceae)

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par Karim KOUDOUGOU
Université de Ouagadougou - DEA 2000
  

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II-2-2-3- Diagnostic mycologique

II-2-2-3-1- Prélèvement

C'est une étape essentielle qui conditionne par sa qualité la valeur des résultats. Il faut toujours avoir à l'esprit que les espèces du genre Candida sont très sensibles à la dessiccation.

Le prélèvement se fait toujours avec un matériel stérile.

II-2-2-3-2- Examen direct

Il doit être réalisé immédiatement après le prélèvement. Il permet d'affirmer précocement le caractère pathogène de la levure observée.

Il peut se faire sur des prélèvements solides ou des frottis colorés.

Les levures sont GRAM+. La coloration de May-Grunwald Giemsa (M.G.G.) permettant d'étudier la cytologie associée au champignon, aide au diagnostic. En effet, la présence de nombreux polynucléaires dans un liquide biologique à côté de levures et de filaments est un bon argument en faveur de pathogénicité.

II-2-2-3-3- La culture

L'Ensemencement est réalisé sur deux tubes (qu'il ne faut pas boucher à fond)

- Un milieu de SABOURAUD additionné d'un antibiotique bactérien (chloramphénicol ou gentamycine).

- Un milieu de SABOURAUD additionné d'un antibiotique bactérien et de cycloheximide qui inhibe les moisissures.

Les prélèvements d'origine superficielle sont placés à l'étuve à 26° C et ceux des muqueuses ou des organes profonds à 37° C.

Après 24 à 48 heures, on observe des colonies levuriformes; c'est-à dire crèmeuses, blanchâtres, luisantes, sauf pour Candida krusei dont les colonies sont mates.

* Identification de Candida albicans: le test de BLASTESE (test de TASCHDJIAN ou test de filamentation).

Microscopiquement il est impossible d'identifier les levures en bourgeonnement. Pour l'identification de Candida albicans on procède de la manière suivante:

Une suspension homogène d'une colonie de levures obtenues sur milieu de SABOURAUD est réalisée dans 0,5 ml de sérum humain ou animal. Après 3 heures d'incubation à 37° C, une goutte de cette suspension est examinée au microscope. Le test est positif si environ 50% des levures présentent un "tube de germination" (et non un bourgeonnement) flexueux dont la longueur atteint au moins trois fois celle du diamètre de la levure.

- On peut aussi rechercher des chlamydospores sur milieu pauvre RAT (riz, agar, Tween) ou milieu PCB (pomme de terre, carotte, bile) en 24 à 48 heures.

Levures

Candida Candida albicans

filamentant sur RAT ou PCB sur RAT ou PCB

Figure 2: Morphologie des levures du genre Candida

* Identification des autres espèces de Candida

Dans ce cas on utilise des critères nutritionnels et biochimiques, en particulier l'assimilation des sucres (auxanogramme) et leur fermentation (zymogramme).

On utilise également la sensibilité de la souche à l'actidione et la réduction des sels de tétrazolium.

* Antifongigramme

Ce test consiste à déposer à la surface de la gélose d'une boîte de pétri des disques de papier buvard imprégnés des différents antifongiques à évaluer. Chacun diffuse au sein de la gélose à partir du disque et y détermine des concentrations inversement proportionnelles à la distance du disque.

Pour chaque antifongique on mesure le diamètre de la zone d'inhibition avec un pied à coulisse, une règle graduée ou un compas.

Notion de concentration minimale inhibitrice (CMI)

La CMI permet de définir la sensibilité ou la résistance des souches de champignons vis à vis des différents antifongiques. C'est la plus faible concentration d'antifongique capable d'inhiber dans un milieu toute culture de la souche étudiée.

En fonction de la valeur brute de la CMI, ou de la valeur du diamètre de la zone d'inhibition, les souches peuvent être classées en:

- sensibles,

- résistantes

- ou intermédiaires.

Tableau 1: Interprétation des mesures

Antifongiques

Diamètre de la zone d'inhibition en mm

CMI

en ug/ml

Interprétation (a,b) pour les levures

5-Fluorocytosine *

(1ug)

20

20- 10

10

1,56

1, 56- 25

25

Sensible

Intermédiaire

Résistant

Amphotéricine B

10

10

1

1

Sensible

Intermédiaire ou

résistant

Nystatine

10

10

 

Sensible

Résistant

Imidazoles**

(Econazole, Clotrimazole, Miconazole, Kétoconazole)

20

20-10

10

1,56

1,56- 6,4

6,4

Sensible

Intermédiaire

Résistant

5-Fluorocytosine

1ug

10

10

 

Pour A. fumigatus

Sensible

Intermédiaire ou résistant

5-fluorocytosine

10ug

10

10

 

Sensible ou intermédiaire

Résistant

Légende:

*: les colonies retrouvées dans la zone d'inhibition de la 5-Fluorocytosine appartiennent à des souches résistantes.

**: pour les dérivés d'imidazole, l'évaluation est parfois difficile. Certaines souches présentent deux zones d'inhibition:

- une grande zone,

- une zone plus réduite avec de petites colonies qui n'apparaissent pas résistantes lorsqu'on évalue à nouveau leur sensibilité; la croissance de ces petites colonies est observée également lors de la détermination des CMI.

a) Résultats obtenus avec Candida albicans et autres champignons levuriformes.

b) Souches sensibles, intermédiaires ou résistantes par rapport aux taux sériques obtenus avec les posologies usuelles par voie orale ou intraveineuse.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus