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L'Afrique face à la mondialisation des échanges

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par Awa GUEYE
Université Cheikh ANta DIOP de Dakar - Maîtrise 2005
  

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INTRODUCTION

La période d'après seconde guerre mondiale, particulièrement celle faisant suite à la dislocation du glacis socialiste, à la chute du mur de Berlin à la réunification de l'Allemagne a permis la mise en pace d'un troisième système international : « l'espace monde ».

En effet, sous la houlette des nouvelles technologies (révolution des transports, des télécommunications, l'avènement de l'informatique etc.), l'économie mondiale en général et le commerce international en particulier enregistrent des bonds formidables.

La production, la distribution sont animées par des firmes oligopolistiques qui ont délibérément choisi le marché mondial comme échelle.

La mondialisation consacre ainsi l'avènement de produits universels qui sont consommés partout de la même manière. Elle opère en même temps une mutation profonde qui se manifeste dans tous les secteurs. Désormais tout est marchandisé, cela tant au niveau de la production que de la circulation et de la distribution des biens et services.

La mondialisation peut donc être définie comme l'échange généralisé entre les différentes parties de la planète, l'espace mondial étant alors l'espace de transactions de l'humanité.

Les pays africains à l'instar des autres pays développés ou non ont intérêt à participer aux échanges internationaux. Mais cette insertion nécessite une participation active à l'élaboration des politiques et aux négociations au sein des institutions.

Malheureusement, la plupart pour ne pas dire la totalité des pays africains jouent un rôle encore trop marginal dans ces institutions, même lorsque des aspects déterminants de leur développement sont en jeu.

Cette marginalisation des pays africains au niveau de ces institutions reflète la faiblesse de leur poids économique au niveau international.

En effet, malgré les nombreux efforts des dirigeants africains au lendemain des indépendances et les opportunités offertes par la globalisation, l'Afrique n'a pas su tirer son épingle du jeu.

La fin du colonialisme avait libéré de nouvelles énergies et les dirigeants étaient résolus à ce que leurs pays rattrapent le monde développé.

La formule « il nous faut courir pendant qu'ils marchent » résume bien l'état d'esprit qui régnait au niveau de cette ère nouvelle. Nombreux étaient ceux qui encourageaient les Africains à faire preuve d'audace, affirmant que le continent pourrait trouver des raccourcis vers le développement.

C'est ainsi que tous les secteurs de l'économie ont connu une révolution.

Cependant, en dépit des progrès réalisés, l'Afrique aborde le 21eme siècle dans la catégorie des pays les moins avancés. Elle est le seul continent où la pauvreté est en hausse, 200 millions de pauvres. Et, quoi qu'elle représente 10 % de la population mondiale, l'Afrique ne génère que 1,5 % des échanges commerciaux mondiaux.

Ce retard profond des pays africains pose des questions capitales. L'Afrique se heurte - t-elle à des problèmes structurels particuliers qui n'ont pas été bien compris ? À t-on négligé la dimension institutionnelle ? Les réformes entreprises ont-ils été trop limitées ou superficielles ? À t-on correctement évalué l'impact des facteurs externes ? L'assistance externe et les mesures d'allégement de la dette sont-elles inappropriées et insuffisantes ?

Cette présente étude se propose de répondre à ces questions en étudiant la part que détient l'Afrique dans les échanges internationaux d'abord, puis les obstacles rencontrés par cette dernière dans le cadre de son développement et enfin nous ne manquerons pas de proposer des solutions.

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