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Impact de changement et variabilité climatique sur le régime pluviométrique de la ville province de Kinshasa. De 1961-2006(Profil et perspective à  l'horizon 2050)


par Xavier BANGABUTU DJIKAMBA
Université de Kinshasa - Ingénieur agronome (licence) 2007
  

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DEDICACE

 

A DIEU TOUT PUISSANT Créateur du ciel et de la terre pour toutes ses grâces et Source de notre vie. A Lui gloire et louange éternelles.

A mes Parents BANGABUTU BALA Dieudonné et NGAMBO NGBOWE Astrid pour nous avoir insufflé la combativité dans la sagesse et la dignité et les sacrifices consentis pour notre formation.

Ce travail est le fruit de vos peines et vos efforts. 

A mes frères et soeurs :

Dr. BANGABUTU BENDELE Valérie ;

Ir. BANGABUTU BINDO Costa ;

Dr. BANGABUTU BALA Antoine ;

BANGABUTU NDOY Mathilde ;

Me BANGABUTU NDOMBE Jean Camille ;

BANGABUTU NGAMBO Blaise ;

BANGABUTU BADONGA Idriss ;

BANGABUTU SAKOFIO Patrick ;

BANGABUTU MASUWA Dorcas.

Que ce travail soit une récompense pour votre affection et soutien.

 A mes oncles et tantes ;

A mes cousins et cousines ;

A mes neveux et nièces,

 

Ce travail est aussi le votre.

  BANGABUTU DJIKAMBA Xavier

REMERCIEMENTS

Notre profonde gratitude s'adresse à toutes les personnes qui de loin ou de près, nous ont aidés d'une manière ou d'une autre à aboutir.

Nous nous faisons un agréable devoir de remercier vivement le Professeur AUNGE MUHIYA Jean, le Directeur de ce travail. Sa grande disponibilité et ses remarques importantes ont joué un rôle essentiel dans la réalisation de ce travail malgré ses occupations multiples.

Nous exprimons notre gratitude et nos remerciements à Papa KOSOMA Boniface et à Maman TSHINYAMA Elyse pour votre hospitalité et soutien à la famille.

A Monsieur NGE OKWE Augustin qui a collaboré à l'élaboration de ce travail par votre encadrement, votre connaissance sur ce domaine. Votre aide nous a été très bénéfique.

 

Nos remerciements s'adressent également au Dr ZAMBITE Elysé, Dr GA'DO Justin, qui nous ont beaucoup aidés durant notre parcours académique.

Nous pensons spécialement à toi ma très chère, tendre et bien aimée Nora IPANGA TOAKILA pour ton affection et ton soutien.

 Nous pensons également à tous nos collègues, TSHILUMBA Augustin, MBULA Lydia, TSHITENDE Steve, MIDINGA JP, MOLOBA Yannick, BONDJEMBO José, LENGEMO Papy, MUFWAYA Patrick, MUKADI JP pour les moments passés ensemble tout au long de notre cursus universitaire.

Merci également à tous nos amis MABELE Daniel, Ir ZANDELE Georges, Ir KAMWANGA Frederick, Ir LILEKA Matcho, Ir KONGAWI Guylain, KAYEMBE Gaétan, MANDIMBO Jean Claire pour votre amitié.

LISTE DES ABREVIATIONS

BERPS : Bureau d'Etudes et de Recherche pour la Promotion de la Santé

ENSO : El Nino Southern Oscillation

 ET : Ecart-type

FAO : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

GIEC : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat

GPC : Grande Période de Croissance

METTELSAT : Agence National de météorologie et télédétection par satellite

PC : Période de Croissance

PS : Période Sèche

PPC : Petite Période de Croissance

PNUE : Programme des Nations Unies pou l'Environnement

UNFCCC : Secrétariat de la Convention sur les Changements Climatiques

INTRODUCTION

0.1 PROBLEMATIQUE

Le bilan scientifique dressé par les experts du groupe intergouvernemental d'expert sur l'évolution du climat, conclut à l'existence d'une quantité croissante d'indice témoignant d'un réchauffement de la planète et d'autre modifications:

La température moyenne de surface (de l'air au dessus des terres et à la surface de la mer) a augmenté de 0,6 degré Celsius (avec une marge d'erreur de plus ou moins 0,2 degré Celsius) au cours du 20ème siècle. Il est prévu que cette température pourrait encore augmenté entre 1,4 et 5,8 degrés Celsius entre 1990 et 2100. Le réchauffement s'est notamment produit durant deux périodes, de 1910 et 1945 et de 1976 à ce jour (KANKONDE, 2008).

Depuis 1861, la décennie 90 a très probablement été la plus chaude et l'année 1998 a été la plus chaude, la couverture neigeuse et l'extension des glaciers ont diminués depuis la fin des années 60, même sur le Ruwenzori, le niveau moyen de la mer a progressé, entre 10cm et 20cm au cours du 20ème siècle, les changements climatiques avec notamment l'augmentation de précipitations dans les zones de moyennes et hautes latitudes de l'hémisphère nord, les épisodes chauds du phénomène EL Nino plus fréquents et plus durables depuis le milieu des années 1970, des fréquentes et intenses sécheresses notamment en Afrique et en Asie (KANKONDE, 2008).

De nombreuses régions d'Afrique ressentent déjà les effets des phénomènes climatiques extrêmes et les populations y sont vulnérables aux inondations, à l'érosion des sols, à la désertification, aux sécheresses et aux mauvaises récoltes. Plusieurs facteurs concourent à augmenter la vulnérabilité des pays africains (contexte économique et social, gouvernance, gestion des ressources, etc.) des secteurs aussi essentiels pour le développement que l'agriculture, les ressources en eau et la santé est les premiers à subir les effets de ces changements.

Les coûts humains et financiers consécutifs à l'occurrence des phénomènes extrêmes seront de plus en plus élevés, menaçant à terme les efforts d'un développement durable de l'Afrique.

Les problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs sont évidents, si l'on considère l'impact du changement climatique sur le temps ou les précipitations, les températures et la lumière solaire, qui sont les principaux facteurs déterminant la production agricole. Le changement climatique peut modifier ce facteur et compromettre gravement les disponibilités d'eau, réduire la productivité agricole, propager des maladies transmises par des vecteurs dans des nouvelles régions et provoquer des inondations dues à la hausse du niveau de la mer et même à des précipitations plus importantes. La variabilité climatique est déjà la principale cause des fluctuations d'une année sur l'autre de la production agricole, tant dans les pays développés que dans les pays en développement, où elle atteindra en moyenne 10% selon une étude de la FAO (1996). La réduction projetée de 2% à 3% de la production céréalière de l'Afrique d'ici à 2020 suffirait à mettre en danger la vie de 10 millions de personnes. Ces conséquences exigeraient des efforts d'adaptation dont des populations ayant à peine accès aux ressources ou aux économies nécessaires ne seront probablement pas capables. En fait, les zones qui subiront cet impact sont celles où la production vivrière est déjà souvent marginale.

Par ailleurs, l'agriculture à Kinshasa et dans ses environs et même dans toute la République Démocratique du Congo (RDC) est principalement dépendante de la pluviosité qui reste le paramètre le plus variable au cours de l'année, ou d'une année à une autre et aussi d'un lieu à un autre. La pluviosité est donc la cause ultime de la réussite ou de l'échec des cultures (MAVINGA et KHASA, 1998).

Les relations entre le climat et l'agriculture sont une évidence. Au regard des perturbations climatiques dont fait montre la zone agro écologique de Kinshasa, nous avons senti la pertinence d'une meilleure gestion saisonnière en tenant compte de l'environnement climatique. D'où la nécessité d'une évaluation des périodes culturales pouvant permettre aux cultivateurs et éleveurs de profiter au maximum des pluies.

En dépit des divers bienfaits qu'offre toute répartition des saisons climatiques viable pour un quelconque milieu, celle de la ville province de Kinshasa est de toute évidence tombée caduque (MARGUERET ET KHASA, 2003). Ses utilisateurs sont sujets chaque année à des surprises pour ce qui est des pluies. Ces utilisateurs cherchent à connaître les dates (même probables) du début et de la fin des pluies et sont également surpris de constater la carence des pâturages, les caprices inattendus des sols qui du restent n'obéissent plus aux traitements leur soumis (BONZEKE, 2000).

Dans ces conditions les plantes présentées comme machines biologiques dont la propriété est de convertir l'énergie solaire en biomasse ne peuvent que donner des rendements faibles (Anonyme, 2002).

Or, rares sont les études sur l'impact de ces changements sur les déterminants de la sécurité alimentaire : régime pluviométrique, les dates de début et de la fin des périodes de croissance ainsi que leurs durée dans le milieu local de Kinshasa. Des recherches effectuées jusque là utilisent des données mensuelles sur des courtes périodes et sans perspective du futur.

C'est ainsi que cette étude va évaluer l'impact de la variabilité et du changement climatique sur le régime pluviométrique pendant les périodes de croissance des plantes et leurs effets sur la date de début, fin et la durée des périodes de croissance dans la ville province de Kinshasa. Une projection à l'horizon 2050 sera nécessaire pour la bonne compréhension du phénomène.

0.2. HYPOTHESE

Le régime pluviométrique (hauteur des pluies, début, fin et durée des périodes de croissance ; nombre de jours des pluies ; journées sèches ; fréquence des pluies ; bilan hydrique) sont fonctions de la variabilité climatique et du changement climatique. En effet, le changement climatique entraîne une élévation de la hauteur des pluies, du bilan hydrique, du nombre de jours des pluies et une diminution des journées sèches. Cette tendance est aggravée par la variabilité climatique.

La variabilité climatique et le changement climatique entraînent une augmentation de la durée de la grande période de croissance et la période sèche et une diminution de la petite période de croissance. Ce dynamisme se manifeste au niveau des dates du début et de la fin des différentes périodes.

Le dynamisme de modification des périodes se fait sous forme de rotation dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.

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