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Impact de la dette publique extérieure de la RDC sur le développement du secteur agricole congolais, casde la dette allant de 1970 à  2006

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par René NDUENGISA MUMPASI
Université de Kinshasa RDC - graduat en économie agricole 2008
  

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Appel aux couturier(e)s volontaires

0. INTRODUCTION

0. I. PROBLEMATIQUE

Le développement est une question des ressources financières. Telle est l'idée commune, du moins celle que les économistes ont contribué à forger depuis près d'un demi-siècle en ce qui concerne les pays du tiers monde et depuis des lustres si l'on se réfère aux doctrines les plus anciennes (ADDA et ASSIDON, 1990).

L'objectif principal de toute politique économique d'un pays est d'améliorer le niveau de bien être de la population, pour ne pas citer le développement, en tant que « fruit » d'une distribution équitable des produits de la croissance économique à travers toutes les couches de la population.

Bien que le développement d'un pays, pour être durable, s'enracine sur ses propres ressources, il n'y a rien d'aberrant que ce développement soit financé à partir des ressources extérieures lorsqu' il est nécessaire, surtout durant la période de la mondialisation où « la convergence des conjonctures » justifie les prêts et les emprunts mutuels.

Selon Gaudet MBUMBA(1997), les capitaux extérieurs jouent un rôle important dans le processus de croissance économique d'un pays et surtout des pays du tiers monde. En d'autres termes, les capitaux extérieurs apparaissent comme « un levier de progrès ». Son utilisation appropriée permet de lever les difficultés auxquelles sont confrontés les pays en développement.

Cependant, une des conditions sine qua none à ces résultats est que ces apports extérieurs soient judicieusement affectés de façon qu' ils ne servent pas seulement à des fins de consommation simple mais également à générer d' autres ressources qui contribueraient à rembourser les services dus aux apports extérieurs de façon à éviter l'enlisement du système qui conduirait à la noyade collective aussi bien du prêteur que de l'emprunteur.

En effet, la convergence des conjonctures dans la mondialisation constitue cette proximité des pays développés ou en développement qui fera que par des mécanismes des échanges mutuels, les pays concernés s'influencent leurs destins mutuellement. Lorsqu'un pays appelé `' locomotive `' connait une croissance économique, il tire les autres appelés « wagons » vers cette croissance économique positive, de même, lorsqu' un pays `'locomotive'' connait une récession, il plonge les autres appelés « wagons » dans la récession. Ainsi, les pays ont intérêt à s'observer et s'entraider mutuellement. L'exemple de la crise économique courante(2008) et la recherche des voies et moyens pour en sortir, en dit long.

La République Démocratique du Congo est un pays en développement avec des potentialités énormes non seulement dans le secteur minier mais aussi dans le secteur agricole, pouvant être à même d'amener le pays vers le développement. Malheureusement, ce pays est classé parmi les pays les plus pauvres de la planète, selon les estimations de Central Intelligence Agency (2007), près de 80% de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 2 dollars dépensés par jour. Près de 44% de femmes et environs 22% d'hommes n'ont aucun revenu, les disparités régionales sont très fortes, avec un taux de chômage très élevé avoisinant les 40 %, des salaires et des prestations sociales dérisoires dans le pays. Au même moment, plus de 70% de la population vivent dans l'insécurité alimentaire et meurent de faim.

Ces quelques indicateurs économiques ci-haut identifiés traduisent la vulnérabilité de l'économie congolaise sur tous les plans. Il est à noter que cette réalité économique traduit une vérité contradictoire au regard de ce que possède le pays en termes de potentialités tant agricoles qu'humaines dont la mise en valeur pourrait faire du Congo un pays développé de la planète.

Le développement est une notion aussi bien quantitative que qualitative, mais apparemment plus qualitative ayant pour finalité de relever le niveau de vie de la population.

Cependant, les théories soutiennent que ne peuvent se développer que les pays qui possèdent des ressources naturelles abondantes et variées, des ressources humaines de qualité ainsi que des capitaux.

Par ailleurs, cette théorie est battue en brèche en République Démocratique du Congo si bien qu'en ce qui concerne les ressources naturelles, la République Démocratique du Congo est un scandale agricole et géologique au regard de ces innombrables ressources du sol, du sous sol et de la qualité de ses terres capable d'accueillir toute sorte de culture agricole. S'agissant de la main d'oeuvre, le pays compte plus de 60 millions d'habitants à majorité jeune. Néanmoins, le stock de la dette extérieure publique s'élevait, entre 1965 et 1990 à 10.274 millions de dollars, les encours de la dette extérieure entre 1990 à 2004 s'élevaient à 10.943,3millions de dollars. En 2005, le stock de la dette publique extérieure s'élevait à 12millards de dollars et de l'aide publique au développement était évaluée de 2.2 milliards en 2006. La République démocratique Congo a sollicité la bienveillance de la communauté internationale pour son effacement (CADTM, 2007).

Pour pallier à cette situation précaire, il faut une vision globale de la part du gouvernement pour instaurer une autosuffisance alimentaire, mais également une capacité d'exporter les surplus. Une telle politique bien planifiée permettra aux congolais de réaliser des recettes. Et le gouvernement, qui a comme objectif global d'accélérer la croissance et de réduire la pauvreté, pourrait disposer de moyens conséquents pour maximiser ses chances de réussite.

Pour ce faire, le secteur agricole ne doit pas faire figure de parent pauvre dans les prévisions budgétaires. Ainsi, tant qu'il ne sera pas mis en place une politique et un budget conséquent au secteur agricole, l'homme congolais restera toujours `'un mendiant'' et, c'est son développement qui en pâtirait.

Cependant, nonobstant son endettement extérieur excessif au regard de son PIB, évalué à 155% en 1991,208% en 1993,307% en 2000 et 322% en 2001, La République Démocratique du Congo fait face à une agriculture à un état embryonnaire de production qui bloque les possibilités de son développement. Cette baisse de production est due notamment à :

- L'utilisation de semences dégénérées ;

- La faiblesse de la recherche agronomique et l'insuffisance de la vulgarisation ;

- L'énergie utilisée demeure principalement musculaire ;

- L'usage des vieux outils de production et des méthodes de productions traditionnelles ;

- Le manque de traitement des cultures ;

- L'investissement est très faible voire nul (MOKONDA BONZA, 2006).

C'est ainsi que tout au long de cette dissertation, la recherche de la réponse à l'interrogation ci-après sera de rigueur :

§ Quel est l'impact de la dette extérieure de la République Démocratique du Congo sur le développement du secteur agricole ?

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