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Problématique de l'accès du personnel de l'ICCN aux nouvelles technologies de l'information pour la gestion des aires protégées. Cas du PNVI de 2003 à  2005

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par Bonny MASUDI MUSEZE
Université de Goma - Gradué en gestion et administration 2005
  

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0. INTRODUCTION GENERALE

0.1. Problématique

Toute personne, où qu'elle se trouve au monde, a le droit à l'information et nul ne devrait être privé des avantages qu'elle offre.

La gestion des aires protégées provient de la connaissance et de la compréhension qu'un homme a sur le fonctionnement des divers écosystèmes à protéger avec un bon degré d'efficacité et de sécurité.

Les nouvelles technologies de la communication donnent des opportunités nouvelles permettant d'améliorer l'efficience du personnel d'une institution de conservation en accédant à l'information des aires protégées, en particulier à celles qui sont désavantagées.

Pour prendre des décisions sensées, réalistes et efficaces, il est indispensable de les fonder sur l'information1(*).

Ainsi, le personnel de l'ICCN joue un rôle très important sur la conservation des aires protégées mais seulement, il est démuni des moyens appropriés lui permettant d'accéder facilement à l'information des ces mêmes aires qu'il protège.

Dans le présent travail, nos préoccupations se résument en une série de questions sur la problématique de l'accès du personnel de l'ICCN en général et du PNVi en particulier aux nouvelles technologies de l'information. Ceci étant, les questions que nous nous posons sont celles de savoir :

- Quels sont les moyens que l'ICCN utilise pour accéder à l'information ?

- Le personnel de l'ICCN est-il assez outillé pour accéder facilement aux données pour la bonne gestion du parc ?

- Si oui, quelles en sont les conséquences sur le plan de la gestion et de la protection du parc ?

Voilà autant d'interrogations qui nous guideront pendant toute notre recherche.

0.2. Hypothèse de recherche

Il ne suffit pas seulement de poser le problème, faut-il encore lui trouver des ébauches de réponse. Celles-ci constituent des hypothèses du travail.

L'hypothèse de travail est une idée directrice ou une tentative d'explication de faits formulée au début de la recherche et destinée à guider l'investigation et à être abandonnée ou maintenue d'après le résultat de l'observation. Elle est généralement considérée comme « un énoncé formel des relations attendues entre au moins une variable indépendante et une variable dépendante2(*) ».

Notre étude porte essentiellement sur la problématique de l'accès du personnel de l'ICCN/PNVi aux nouvelles technologies de l'information pour la gestion des aires protégées. Notre hypothèse s'articule donc autour des réflexions suivantes :

- Les machines (mécaniques) à écrire, les radios phoniques VHF, les pieds, les pirogues non motorisées...sont les moyens que le personnel du PNVi utilise pour accéder aux informations sur la gestion des aires protégées ;

- Le manque des équipements nécessaires et efficaces ainsi que la méconnaissance des technologies développées pour leur utilisation par les gardes sont à la base de la non accession du personnel du PNVi aux informations pour la bonne gestion des aires protégées ;

- Le personnel du PNVi aurait des difficultés à accéder aux nouvelles technologies de l'information par suite de son vieillissement, de son effectif qui est insuffisant au regard de vastes étendues à protéger. En conséquence, il ne maîtrise pas la gestion et la protection des aires qu'il protège sur la faune, la flore, le sol et les eaux surtout par le temps qui court où tout est informatisé.

Le personnel de l'ICCN doit être équipé des moyens de communication adéquats pour faciliter la réponse nationale et internationale à des besoins urgents de protection des sites du patrimoine mondial et plus largement, des besoins pour la conservation de la biodiversité en RDC.

Le personnel de la conservation doit disposer de l'équipement nécessaire à la réalisation de ses activités (Ordinateurs, transports, Fournitures de sécurité, uniformes, Radios de communication).

0.3. Choix et Intérêt du travail

D'aucun s'interroge sans doute sur le choix que nous avons porté sur la problématique de l'accès du personnel de l'ICCN aux nouvelles technologies de l'information parmi tant d'autres problèmes.

A vrai dire, ce choix n'est pas un fait du hasard. Bien au contraire, notre travail consiste à déterminer la manière dont le personnel du PNVi accède aux informations des aires protégées dans différents domaines et les utiliser efficacement pour la gestion et la conservation.

Il précise ensuite, la qualité du matériel technique utilisé par le personnel du PNVi pour collecter et analyser les informations sur la conservation des aires protégées.

Il permettra enfin, au personnel du PNVi de connaître les moyens d'accéder aux informations des aires protégées en se familiarisant avec les nouvelles technologies de l'information qui lui faciliteront d'être plus efficace pour la protection et la gestion du parc.

0.4. Méthodes et techniques utilisées

Tout travail scientifique doit en principe recourir à un certain nombre de méthodes et techniques qui sont des voies et moyens à suivre pour atteindre son objectif.

Pour mieux appréhender ce travail, nous avons recouru aux méthodes et techniques suivantes :

a. Méthode descriptive : c'est une méthode qui se définit comme étant la description de la réalité des faits, des relations existantes entre les phénomènes de façon précise et quantitative3(*).

Elle nous a permis de décrire le milieu d'étude en donnant son historique, ses objectifs, sa situation géographique et son organisation fonctionnelle.

b. Méthode fonctionnelle : c'est celle qui explique le phénomène étudié par le rôle, la fonction qu'il assume dans le système social auquel il appartient4(*). Ainsi donc, cette méthode nous a permis de déceler un état d'harmonie coopérative entre tous les éléments de la structure (ICCN) qui sont gages de la prospérité.

c. Méthode historique : c'est grâce à cette méthode que nous avions pu constituer les données sur l'historique du PNVi. Ces données dépouillées par cette méthode ont facilité la compréhension des changements survenus au sein du PNVi au fil de temps.

La technique est définie comme « un procédé opératoire rigoureux, bien défini, transmissible d'être appliqué à nouveau dans les mêmes conditions adapté au genre de problème et de phénomène en cause (étude)5(*) ».

Ainsi, les techniques sont les outils mis à la disposition de la recherche et organisées par la méthode dans ce but. Nous avons fait recours aux techniques de documentation, de l'interview libre et de l'observation.

a. Observation documentaire : celle-ci consiste à analyser les documents pour arriver à déterminer les faits ou les phénomènes dont ces documents sont ou portent les traces. Cette observation documentaire nous a aidé à recueillir des informations se rapportant à notre étude de recherche dans des ouvrages, mémoires, revues ou autres documents écrits notamment les archives de l'ICCN.

b. Questionnaire : « c'est une série des questions standardisées en vue d'une enquête6(*) ». Nous avons utilisé un questionnaire standard, c'est-à-dire composé de mêmes questions pour tous nos enquêtés.

c. Observation participante : c'est une technique où l'enquêteur s'intègre dans le groupe des enquêtés en participant à toutes les activités quotidiennes de l'entreprise7(*). Cette entreprise étant notre lieu de travail professionnel où nous avons pleinement fonctionné un an durant ; elle nous a servi pour quantifier la technologie utilisée par les gardes d'accéder aux informations pour la bonne gestion du parc

0.5. Délimitation du sujet

Compte tenu de nos moyens et compétences limités, il nous a semblé perplexe d'étudier tous les problèmes liés à l'accès du personnel du PNVi aux nouvelles technologies de l'information.

En effet, en tant qu'agent partenaire de l'ICCN, nous avons pensé orienter nos investigations sur les problèmes que pose le personnel quant à l'information issue des nouvelles technologies.

C'est pourquoi, nous nous sommes vu dans l'obligation de nous limiter à quelques problèmes précis et à une période bien déterminée.

Dans le temps, nos investigations ont porté sur la période allant de 2003 à 2005 soit une période de 3 ans.

Cette délimitation temporelle nous a été dictée par l'état de la documentation en notre possession.

0.6. Subdivision du travail

Notre travail comprend deux chapitres :

- Le premier chapitre sera consacré aux considérations théoriques relatives à l'ICCN ;

- Le second chapitre aura trait sur la présentation et analyse des données (l'accès du personnel du PNVi aux nouvelles technologies de l'information) suivis d'une conclusion générale.

0.7. Difficultés rencontrées

L'élaboration de ce travail n'a pas été facile. Nous nous sommes butés à des difficultés d'ordre culturel, temporaire et sécuritaire.

v Sur le plan culturel : On a observé une rareté des ouvrages sur la technique appliquée à la gestion des aires protégées de l'ICCN/PNVi ;

v Sur le plan temporaire : le temps n'était pas suffisant pour la recherche. Pendant que nous menions nos recherches, nous suivions en même temps le cours et on était au même moment obligé de chercher le pain quotidien de la famille à notre charge ;

v Sur le plan sécuritaire : nos recherches se sont limitées à certains endroits craignant la recrudescence de l'insécurité que connaît la Province du Nord-Kivu en général et le PNVi en particulier. Cette situation nous a empêché de palper toutes les réalités du PNVi.

Pour contourner ces difficultés, nous nous sommes mis dans un régime de privation sociale pour financer nos études et surtout cette recherche.

Pour des données que nous ne pouvions pas accéder, nous avons utilisé des personnes interposées.

Chapitre 1er

CONSIDERATIONS THEORIQUES

Section 1. Approche Lexicologique

Dans le premier chapitre, la saisie de certains concepts s'avère indispensable afin de permettre une meilleure compréhension de termes techniques relatifs à notre sujet.

Ainsi, les termes tels que Aire protégée, Gestion, Personnel et Technologie exigent une définition préalable pour que soit évité tout équivoque.

1.1. Aire protégée

L'Aire Protégée se définit sur le Web comme : « un territoire, en milieu terrestre ou aquatiquement délimité, dont l'encadrement juridique et administratif visent spécialement à assurer la protection et le maintien de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles. Il y a deux sortes d'Aires Protégées : des Aires Protégées publiques, situées sur des terres appartenant à l'Etat et des Aires Protégées privées, qui appartiennent à un particulier8(*) ».

La définition d'une aire protégée adoptée par l'UICN est la suivante : « Une portion de terre ou de milieu marin, vouée spécialement à la protection et au maintien de la diversité biologique, aux ressources naturelles et culturelles associées ; pour ces fins, et administré par des moyens ».

L'UICN a défini une série de catégories de gestion des aires protégées en fonction des objectifs de gestion. La définition de ces catégories et des exemples pour chaque catégorie sont présentés dans Guidelines for Protected Area Management Categories (UICN, 1994). Des commentaires sur le mode de définition des catégories sont disponibles.

Tableau N°1 : Les six catégories de gestion des APs

Catégorie

Nom

Définition

Ia

Réserve naturelle intégrale:
Aire protégée, administrée principalement aux fins d'étude scientifique

Espace terrestre ou marin, comportant des écosystèmes, des éléments géologiques ou physiographiques ou encore des espèces remarquables ou représentatives, administré principalement à des fins de recherche scientifique et de surveillance continue de l'environnement

Ib

Zone de nature sauvage: Aire protégée, administrée principalement aux fins de protection des ressources sauvages.

Vaste espace terrestre ou marin, intact ou peu modifié, ayant conservé son caractère naturel, dépourvu d'habitation permanente ou importante, protégé et géré dans le but de préserver son état naturel.

II

Parc national
Aire protégée, administrée principalement dans le but de préserver les écosystèmes et aux fins de récréation

Zone naturelle, terrestre ou marine, désignée a) pour protéger l'intégrité écologique dans un ou plusieurs écosystèmes pour le bien des générations actuelles et futures; b) pour exclure toute exploitation ou occupation incompatible avec les objectifs de la désignation; c)
pour offrir des possibilités de visite, à des fins scientifiques, éducatives, spirituelles, récréatives ou touristiques, tout en respectant le milieu naturel et la culture des communautés locales.

III

Monument naturel:
Aire protégée, administrée principalement dans le but de préserver des éléments naturels spécifiques.

Aire contenant un ou plusieurs éléments naturels et culturels particuliers d'importance exceptionnelle ou unique, méritant d'être protégée du fait de 0sa rareté, de sa représentativité, de ses qualités esthétiques ou de son importance culturelle intrinsèque.

IV

Aire gérée pour l'habitat et les espèces
Aire protégée, administrée principalement aux fins de conservation, avec intervention en ce qui concerne la gestion.

Aire terrestre ou marine faisant l'objet d'une intervention active quant à sa gestion, de façon à garantir le maintien des habitats ou à satisfaire aux exigences d'espèces particulières.

V

Paysage terrestre ou marin protégé
Aire protégée, administrée principalement dans le but d'assurer la conservation de paysages terrestres ou marins et aux fins récréatives.

Zone terrestre englobant parfois la côte et la mer, dont le paysage possède des qualités esthétiques, écologiques ou culturelles particulières, résultant de l'interaction ancienne de l'homme et de la nature, et présentant souvent une grande diversité biologique. Le maintien de l'intégrité de cette interaction traditionnelle est essentielle à la protection, au maintien et à l'évolution d'une telle aire.

VI

Aire protégée de ressources naturelles gérées:
Aire protégée, administrée principalement aux fins d'utilisation durable des écosystèmes naturels.

Aire contenant des systèmes naturels, en grande partie non modifiés, gérée de façon à assurer la protection et le maintien à long terme de la diversité biologique, tout en garantissant la durabilité des fonctions et des produits naturels nécessaires au bien-être de la communauté.

Une aire protégée vise d'abord l'atteinte d'objectifs de conservation des espèces et de leur variabilité génétique et du maintien des processus naturels et des écosystèmes qui entretiennent la vie et ses diverses expressions. Toute activité ayant cours sur le territoire ou sur une portion de territoire d'une aire protégée ne doit pas altérer le caractère biologique essentiel de l'aire protégée.

Nous pouvons enfin définir les aires protégées comme des territoires terrestres ou marins établis par la loi, qui sont réglementés et gérés à des fins de conservation. Elles comprennent les parcs, les réserves fauniques et forestières et les autres aires désignées par des lois fédérales, provinciales et territoriales.

1.2. La gestion

Selon Larousse, le mot gestion est défini comme étant « une action de gérer ; d'administrer9(*) ».

L'Assistant René BITANGI note dans son cours de Dynamique de Groupe que «  la gestion est un processus spécifique consistant en une activité de planification, d'organisation et de contrôle par l'intermédiaire du personnel. Elle est une activité qui transforme les ressources humaine et physique inorganisées en réalisation utile et efficace. En outre, elle améliore l'efficacité des efforts humains et permet à l'entreprise de disposer des relations humaines les meilleures. Ces relations humaines permettent à leur tour de résoudre des problèmes socioprofessionnels et atteindre ainsi les objectifs assignés10(*) ».

Le Professeur MURHEGA définit la gestion dans son cours de la Gestion du personnel que « c'est un acte d'une personne qui intervient sans pouvoir légal dans les affaires d'une personne dans l'intérêt et sans l'opposition de celui-ci. En outre, il définit la gestion du personnel comme étant l'adaptation permanente des affectations individuelles au besoin de l'entreprise et au besoin de ceux qui oeuvrent11(*) ».

Selon certains auteurs de conservation de la nature, ils définissent la gestion comme étant « l'ensemble des techniques de contrôle de l'activité des organisations (entreprises, administrations ou associations)12(*) ».

Pour notre part, nous définissons la gestion comme une action par laquelle le personnel d'une entreprise tant publique que privée intervient pour planifier, organiser et administrer toutes les activités liées au bon fonctionnement de l'entreprise.

1.3. Le Personnel

Larousse définit le personnel comme un ensemble des personnes employées dans un service, une entreprise13(*).

Loïc Cadin définit le personnel comme étant constitué de non-cadres (ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise) ; il fait l'objet d'une gestion collective, largement réglée par des accords collectifs, qu'ils soient signés dans l'entreprise ou à un niveau supérieur (branche ou région)14(*).

Nous pouvons de notre part définir le personnel comme étant le moyen humain nécessaire mis à la disposition de l'entreprise dont l'objectif principal est de faciliter un fonctionnement harmonieux et efficace de l'ensemble humain dans ladite entreprise.

1.4. La Technologie

Abordant sur ce point, nous essayerons de donner quelques définitions traitées dans les notes de cours du Professeur KISANGANI E. de la Politique et Stratégie d'entreprise, dans lesquelles il définit la technologie comme « la capacité d'inventer un moyen reproductible qui peut générer des produits, des processus ou des services nouveaux ou rénovés. Il continue en disant selon HORWITCH que la technologie est un ensemble complexe des connaissances, des moyens et de savoir faire organisé pour une production15(*) ». Conformément aux nombreuses classifications des technologies il va la présenter deux seulement :

1. Selon MORAN, il y a technologie des produits, c'est-à-dire incorporée dans le produit final remis aux clients, la technologie de procédé, c'est-à-dire incorporée dans le processus de fabrication, la technologie de gestion, c'est-à-dire incorporée dans un processus de gestion (exemple : l'organigramme structurelle).

2. Une deuxième classification distingue : la technologie clé (celle qui touche un facteur-clé du succès), la technologie de base (c'est-à-dire qui permet de maintenir), la technologie de pointe (c'est-à-dire qui est entrain de commencer mais qui promet et qui montre que l'avenir en dépendra.

Il s'agit en fait de savoir à quel moment il est bon d'abandonner une technologie qui sera dépassée au profit d'une technologie plus prometteuse ou moderne.

Selon MORAN : la gestion d'un patrimoine technologique devrait traverser six phases :

1. L'inventaire : quelle technologie aujourd'hui ?

2. L'évaluation en fonction du potentiel recelé ou identifié ;

3. L'optimisation en cherchant la meilleure combinaison possible ;

4. L'enrichissement consistant à renouveler, à acquérir ;

5. La surveillance pour connaître l'environnement : la veille ;

6. la sauvegarde pour se protéger des tiers.

La technologie se définit sur web comme : « l'élaboration et le perfectionnement des méthodes permettant l'utilisation efficace des techniques diverses prises isolément, en groupe ou dans leur ensemble qu'il s'agisse de techniques ou mécaniques, physiques ou intellectuelles en vue d'assurer le fonctionnement des mécanismes de la production, de la consommation, de l'information, de la communication, des loisirs, de la construction et de la destruction, ainsi que des activités de la recherche artistique et scientifique16(*) ».

Nous distinguerons trois technologies :

· Une technologie instrumentale qui se développe depuis 3 millions d'années. Elle va des outils les plus simples jusqu'aux microprocesseurs.

· Une technologie sociale qui se manifeste par l'insertion d'idées ou d'objets dans le circuit social, sur les plans financiers, industriels et politiques, par l'intermédiaire de ceux qui représentent les différents secteurs et les différents groupes de pression.

· Une technologie économique qui concerne les principes et les techniques de rentabilisation des investissements, ainsi que les études théoriques et leur mise au point pratique par des techniciens à la disposition des décideurs.

De tout ce qui précède, nous pouvons définir la technologie comme étant une capacité qu'un individu peut avoir pour élaborer et perfectionner les moyens techniques en vue d'assurer le fonctionnement des mécanismes de toutes les activités artistiques et scientifiques.

Section 2. Présentation de l'ICCN

2.1. Aperçu historique17(*)

En 1919, lors d'une visite aux Etats-Unis d'Amérique, le roi Albert 1er de Belgique avait visité et admiré le Parc National de Yellowstone, premier Parc National au monde, créé en 1872.

Le naturaliste Américain Carl AKELEY avait pu rencontrer le roi à cette occasion et avait attiré son attention sur l'urgence d'une protection des gorilles de montagnes qui peuplent les volcans éteints des Virunga.

Après un voyage d'exploration en 1921, les savants belges ont été frappés par la richesse très variée de la faune et de la flore du Congo belge et l'idée leur est venue de créer des réserves destinées à protéger les animaux et les plantes qui présentent un intérêts spécial au point de vue scientifique.

C'est ainsi que l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN en sigle, tire ses origines le 21 avril 1925 avec la création par un décret royal du Parc National Albert, l'actuel Parc National des Virunga. Il est le premier Parc africain qui avait pour but de protéger plus particulièrement le gorille de montagnes. Par la suite, on y découvrit le gorille de plaine de l'Est.

L'Institut qui fut chargé de la gestion de ce premier parc africain, en 1934, avait dans sa prévision la création future des autres parcs nationaux, ce qui a fait qu'il prenne le nom de l'Institut des Parcs Nationaux du Congo Belge (IPNB). Cette dénomination se concrétisa 13 ans plus tard avec l'établissement des parcs nationaux de la Garamba et de l'Upemba respectivement en 1938 et 1939. L'IPNB allait, dorénavant s'occuper de trois parcs au lieu d'un seul. Durant toute la période coloniale qui se termina en 1960, l'IPNB était géré par un Comité de Direction qui avait son siège à Bruxelles et dont les membres étaient nommés par Bruxelles.

La gestion de l'IPNB à l'indépendance, passa des mains des autorités Belges à celles Congolaises de l'époque qui, en dépit de l'impréparation de manque de formation adéquate, assumèrent avec compétence cette lourde responsabilité et maintinrent le personnel subalterne en place et en activités. C'est alors le ministre de l'agriculture qui se chargea de la gestion des parcs nationaux de 1960 à 1969, en remplacement justement du défunt Comité de Direction de Bruxelles.

Durant cette période, les Parcs Nationaux de l'Est ont connu bien des événements : troubles relatifs à l'accession du pays à l'indépendance, rébellion de 1964, guerres perpétrées par les mercenaires. Malgré cette dangereuse situation, le personnel resta en service. 23 Conservateurs et gardes tombèrent d'ailleurs, armes à la main, en défendant, héroïquement les Parcs Nationaux.

Aujourd'hui en dépit de la guerre, le personnel est en place et, des gardes ont aussi péri. Cette Institution a plusieurs fois changé de noms : IPNB en 1934, il devint Institut des Parcs Nationaux (IPNC) en 1967 et Institut National de la Conservation de la Nature (INCNC) en 1967. Depuis, sa dénomination a varié en fonction de celle du pays. En 1975, Institut Zaïrois pour la Conservation de la Nature (IZCN), quand le pays devint République du Zaïre.

Le Zaïre redevenu République Démocratique du Congo en 1997, l'Institut a changé de nouveau le nom pour porter celui de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

2.2. Statut juridique18(*)

L'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN en sigle) est une Entreprise Publique à caractère Technique et Scientifique, d'où sa « neutralité politique ». Il est doté de la personnalité juridique et régi par des lois de base dont :

· Ordonnance-loi n°69-041 du 22 août 1969 relative à la Conservation de la Nature ;

· Loi n° 75-023 du 22 juillet 1975 portant statut de l'ICCN tel que modifié et complété par l'Ordonnance-loi n°78-190 du 05 mai 1978 portant statut de l'ICCN ;

Loi n° 78-002 du 06 janvier 1978 portant dispositions générales applicables aux Entreprises Publiques. En tant que tel, il jouit d'une personnalité juridique propre et une autonomie financière.

2.3. Objectifs et activités de l'ICCN

Conformément à l'Ordonnance-loi n° 75-023 du 22 juillet 1975 telle que modifiée et complétée par l'Ordonnance-loi n° 78-190 du 5 mai 1978, l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature a pour mandat :

· La Conservation de la Nature, c'est-à-dire d'assurer la protection de la faune et de la flore dans les Réserves Naturelles intégrales ou quasi intégrales ;

· De favoriser en ces milieux la recherche scientifique et le tourisme dans le respect des principes fondamentaux de la Conservation de la Nature ;

· De gérer les stations de capture établies dans ou en dehors des Réserves.

Eu regard aux objectifs ci-dessus, l'ICCN réalise des activités ci-après :

· Le renforcement de la loi par le développement des activités d'anti-braconnage par le monitoring de surveillance ;

· Le renforcement de la recherche et de la coopération internationale ;

· La dynamique des populations ;

· Amélioration des infrastructures immobilières, routières, touristiques, etc. ;

· Développement de l'Education mésologique et de la gestion participative ;

· Amélioration des conditions sociales de son personnel ;

· Renforcement de la capacité des ressources humaines par la formation.

2.4. Organisation et fonctionnement de l'ICCN

En ce qui concerne le cadre organique, l'ICCN est doté d'une Direction Générale chargée de coordonner l'ensemble des activités dans les Parcs Nationaux et Réserves réparties dans presque toutes les régions du Congo et dont le siège social se trouve à Kinshasa. Avenue des Cliniques n° 13, Commune de la Gombe.

v Au niveau Central on compte 4 Directions :
une Direction Administrative et Financière
une Direction Technique
une Direction des Domaines et Réserves
une Direction Scientifique

v Au niveau provincial il y a :
une Direction Provinciale Nord-Kivu à Bukavu
un Bureau de Liaison au Katanga à Lubumbashi

Ci-après, l'évolution de l'entreprise dans le temps :

· Décret Royal du 21 avril 1925, créant la première Réserve Naturelle Intégrale de la faune et de la flore comprenant les Volcans Mikeno, Visoke et Karisimbi et dénommé Parc National Albert avec une superficie de 20.000 ha ;

· Décret Royal du 09 juillet 1929 portant cette étendue à 350.000 ha ;

· De 1925 jusqu'en 1959, c'était l'Institut des Parcs Nationaux du Congo-Belge dirigé par un Président et un Comité de direction dont le siège était à Bruxelles ;

· De 1960 à 1969, les Parcs Nationaux sont pris en charge par le Ministère de l'Agriculture, Direction des Eaux et Forêts ;

· De 1969 à 1975 : création de l'Institut National pour la Conservation de la Nature (INCN) relevant du Bureau du Président de la République ;

· De 1975 : l'INCN devient IZCN (Institut Zaïrois pour la Conservation de la Nature) relevant du Département de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme ;

· De 1997, l'IZCN devient ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) sous AFDL sans texte légal.

2.5. Les Aires protégées par l'ICCN19(*)

Les Aires Protégées de la République Démocratique du Congo (RDC) sous la gestion de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN en sigle, comprennent les Parcs Nationaux ainsi que les Domaines et Réserves de chasse avec une superficie de 200.000 km². Elles représentent environ 8% de la superficie totale du Pays (2.345.000 km²) dont la politique en matière de la conservation est d'ériger 15% de territoire national en Aires Protégées.

v Les Parcs Nationaux

· des Virunga,

· de la Garamba ,

· de Kahuzi-Biega,

· de la Salonga,

· de l'Upemba,

· de Kundelungu,

· de la Maiko,

· de Marin des Mangroves

v La Réserve

· Réserve à Okapi

Les parcs de Virunga, Garamba, Kahuzi-Biega, Salonga et la Réserve à Okapi sont des Sites du Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

La RDC possède beaucoup de Domaines de Chasse. La plupart d'entre eux doivent être réévalués. Actuellement, les plus viables sont : les Domaines de chasse :

· de Bili-Uéré,

· des Azande,

· de Lubudi Sampwe

1. Le Parc National de KAHUZI-BIEGA(PNKB)

Il a été créé en 1970 avec une superficie de 600.000 ha et reconnu comme Site du Patrimoine mondial en 1980.

La majeure partie de ce parc est située dans la cuvette centrale de la R.D.C (province du Sud-Kivu). C'est une zone qui est constituée par un relief des montagnes escarpées (monts Kahuzi et monts Biega) entrecoupées de vallées profondes.

2. Le Parc National de Virunga (PNVi)

Créé en 1925 avec une superficie de 800.000 ha. Ce Parc est reconnu comme Site du Patrimoine Mondial en 1979 ; il a été subdivisé en 1960 entre le Rwanda, où il porte le nom de Parc National des Volcans, en Ouganda sous le nom de Queen Elizabeth National Park et la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) au nom du Parc National des Virunga. Il est situé dans la province du Nord-Kivu.

3. Le Parc National de la Garamba

Ce parc a été créé en 1938, avec une superficie de 500.000 ha. Il est reconnu comme Site du Patrimoine Mondial en 1980. Il est situé au Nord-Est de la Province Orientale, aux confins de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) et du Soudan ; le Parc National de la Garamba est principalement constitué par une vaste pénéplaine ondulée, accidentée par quelques inselbergs granitiques et entillée par des dépressions marécageuses ; les principaux cours d'eau sont la Dungu, l'Aka et la Garamba.

4. Le Parc National de l'Upemba

Ce parc est créé en 1939, avec une superficie de 1.000.000 ha. Il est situé dans la province du Katanga à plus de 1.800 m d'altitude englobe une partie importante de la dépression du lac Upemba. Il se caractérise par une très grande diversité des milieux biogéographiques composés d'immenses horizons entrecoupés de vallées profondes, de vastes plateaux (monts Kibara), de fossés d'effondrement (Kamalondo), de nombreux cours d'eau (Lufua, Lualaba,...), de chutes et de rapides.

5. Le Parc National de la Salonga

Ce parc est créé en 1970 sur une superficie de 3.600.000 ha. Il est reconnu comme Site du patrimoine mondial en 1984. C'est incontestablement l'un des plus grands parcs d'Afrique (son territoire est plus étendu que celui de la Belgique). Il est constitué de deux blocs : le bloc Nord et le bloc Sud. Il est situé entre le Bandundu, l'Equateur et les deux Kasaï.

6. Le Parc National de Maïko

Ce parc est créé en 1970, sur une superficie de 1.000.000 ha. Il est situé dans la province du Nord-Kivu, la province du Maniema et la province Orientale. Il se caractérise par la présence de trois espèces peu communes : le Gorille de montagne, l'Okapi, et le Paon Congolais. Les autres espèces présentes sont l'éléphant et le buffle de forêt, de très nombreuses espèces d'antilopes parmi lesquelles plusieurs Céphalophes.

7. Le Parc National de Kundelungu

Il est situé au Katanga avec ses 210.000 ha de superficie totalement protégée. Le guépard y trouve un de ses tous derniers refuges dans le territoire de la RDC à côté d'autres spécialités caractéristiques de la faune comme le zèbre, l'antilope rouane, l'hippotrague noir et le grand koudou.

8. La Réserve Naturelle des Mangroves

C'est une réserve qui a été créée en 1992 avec une superficie de 100.000 ha. Cette réserve est destinée à protéger un secteur de forêt tropicale humide caractérisée en particulier par une population de lamantins. Elle se situe au niveau du débouché du fleuve Congo, sur le littoral de l'océan Atlantique.

Sa création récente n'a pas encore permis d'obtenir d'informations précises sur les richesses biologiques.

Section 3. Le Parc National des Virunga20(*)

3.1. Historique

La RDC est cosignataire de toutes les Conventions internationales en matière de la Conservation de la Nature. Sur le plan mondial, elle est classée champion pour la richesse de sa biodiversité. C'est à ce titre que le PNVi a reçu la dignité d'être classé sur la liste des « Sites du Patrimoine Mondial » depuis 1979. Mais, malheureusement, depuis l'afflux de plus de 700.000 réfugiés rwandais qui ont commis des dégâts écologiques énormes, notre sanctuaire de la nature a été classé sur la liste de « Site du Patrimoine Mondial en péril » à l'occasion de l'Assemblée Générale de l'UICN tenue à Kinshasa/N'sele en 1995, laquelle fut adoptée le 28 octobre 1982.

Tous les textes légaux sont restés inchangés et demeures d'application.

Il convient d'y ajouter le nouvel arrêté portant n°016/RCD/DP-AGR-DR/2003 conférant un statut spécial à la Réserve des Gorilles de Sarambwe dans le Domaine de Chasse de Rutshuru.

3.2. Localisation

Le PNVi est situé au Nord -Est de la RDC, il partage la frontière commune avec l'Uganda et le Rwanda. 95% sont situés dans la province du Nord - Kivu et 5% sont situés dans la province Orientale. Le PNVi d'une superficie d'environ 8.000 Km2 s'étend du Sud au Nord sur une longueur de près de 300 Km à vol d'oiseau en plein coeur du Rift Albertin.

Il se situe depuis les rives septentrionales du lac Kivu par 1°35' de latitude Sud jusqu'à la rivière Puemba par 0°35' de latitude Nord. Sa largeur moyenne dépasse rarement 50 Km à vol d'oiseau, soit 29°1' à 30°1' de latitude Est. Le PNVi comprend une partie du Lac Edward, la vallée de la SEMLIKI, des parties des vallées de la Rwindi, d'Ishasha et de la Rutshuru au sud du lac, la portion des Virungas se trouvant au Congo et une partie du Ruwenzori.

Les lacs Edward et Albert appartiennent au système fluvial du Nil, tandis que le lac Kivu à celui du Congo. Le Parc présente un certain nombre de particularités dont : les eaux thermales de la plaine de la Rwindi, le massif volcanique des Virungas abritants des volcans éteints et actifs comme Nyamulagira et Nyiragongo. Ce parc enregistre à certains endroits la plus faible pluviométrie et, à d'autres, la plus haute pluviomètrie qui soit en RDC : 500 mm des pluies près du lac Edward et plus de 3.000 mm sur le flanc Ouest du Ruwenzori. Il étonne par sa diversité de reliefs et d'habitats : lacs à de différentes altitudes, marécages, savanes et plaines de lave, forêt dense équatoriale de basse altitude, glaciers et neige en permanence au pic de Ruwenzori, tout ceci se trouve au PNVi.

3.3. Statut juridique

Le Parc National des Virunga est érigé en Réserve Naturelle Intégrante depuis sa création par le décret royal du 21 avril 1925, sous l'appellation du Parc National Albert, il a une superficie de 8.000 km2. Ses limites ont ensuite été modifiées par le décret du 12/12/1935. Ce parc est situé à l'Est de la R.D.C (entre les latitudes OE55' Nord et 1E35' Sud, et les longitudes 24E10' Est et 30E00' Ouest), à la frontière avec l'Ouganda et le Rwanda. Le « Sanctuaire des Gorilles » (2.900 hectares) en Ouganda et le Parc National des Volcans (23.000 hectares) au Rwanda lui sont contigus.

3.4. Objectifs du PNVi

« Les objectifs sont SMART c'est-à-dire ils sont Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalisables et inscrit dans le Temps21(*) ».

En fait, toute action s'assigne un ou des objectifs. Ces derniers sont fixés soit par les individus qui les poursuivent, soit avec la participation d'autres personnes ou encore exclusivement par les autres.

Ainsi, les objectifs du PNVi sont les suivants :

- Assurer sous l'autorité du Ministère de l'environnement ; conservation de la nature et Tourisme ; la protection de la Faune et de la Flore dans les réserves naturelles intégrale ou quasi intégrale ;

- Favoriser la recherche scientifique et le tourisme dans le respect des principes fondamentaux de la conservation de nature ;

- Gérer les stations dites « de capture » établies dans ou en dehors des réserves ;

- Gérer les domaines et réserves de chasse de son entités.

3.5. Climat 

Il est très varié, conséquence de variation altitudinal considérable.

3.6. Flore

De part son étendue, sa position géographique à cheval sur l'équateur et en zone de transition entre deux grandes régions biogéographiques (Guinéenne et Soudano - Zambézienne) et à son relief accidenté, ce parc possède une végétation extrêmement variée comprenant la forêt ombrophile au Nord, la savane à Capparis, Euphorbia pennisetum et Hypparhenia dans la partie centrale, les forêts de bambous et Hagenia sur les volcans actifs et éteints de la chaîne des Virunga au sud. Elle a une végétation étagée allant des Hypericum, Hagenia, Dendrosenecio et Lobella aux neiges éternelles des sommets du Ruwenzori en passant par les mousses et les lichens.

3.7. Faune

La grande variété de biotopes se traduit au niveau de la faune, par une très grande diversité d'espèces. En effet, on y rencontre l'éléphant (Loxodonta africana), l'hippopotame (Hippopotamus amphibius), le buffle (Syncerus caffer), la variété d'antilopes (Kob, Waterbuck, Topi), les phacochères, les lions, les différents types de singes dans la plaine centrale de la Rwindi, colonies de pélicans dont celle de la Rutshuru, gorilles de montagne (Gorilla beringei) et les chimpanzés de l'Est (Gorilla gorilla graueri), Okapis (okapia johnstoni), espèce endémique au Congo, Bongo (Tragelaphus euryceros) et l'Hylochère (Hylochoerus meinertzhagui) dans la forêt ombrophile de l'extrême Nord et, enfin, nombreux oiseaux dont plusieurs sont des espèces migratrices. C'est qui a été à la base de la création d'un centre de Baguage et de recherche ornithologique de Lulimbi.

3.8. Infrastructures

Du point de vue de la conservation, le PNVi comprenait trois secteurs de gestion : Rwindi au Centre, Rumangabo au Sud et Mutsora au Nord. En raison de la complexité de sa gestion suite à sa forme géographique et autres problèmes auxquels il est soumis, le PNVi est subdivisé en quatre secteurs : Nord, Centre, Est et Sud dirigés respectivement à partir des stations de MUTSORA, RWINDI, LULIMBI et RUMANGABO. Le Domaine de Chasse de Rutshuru est une réserve apparentée au PNVi et constitue sa principale zone tampon. Une unité spéciale d'intervention, très forte et constituée d'une trentaine d'hommes bien formés, est installée à la Station de Kabaraza et peut intervenir à tout moment requis partout dans le parc pour soutenir l'action des autres gardes.

Toutes ces composantes constituent le Site du PNVi et sont gérées comme une unité écologique à partir de la Direction du Site basée à Goma, Chef lieu de la Province du Nord-Kivu. Le Directeur de Site est assisté de deux Chefs de Section : l'un chargé des questions Techniques et Scientifiques et l'autre de l'Administration et des Finances.

1. La Station de Rumangabo

Cette station a une superficie de 225.000 ha ; elle est subdivisée en deux secteurs (Nyamulagira et Mikeno). Ces secteurs sont essentiellement dominés par les volcans :

- A l'Est : la chaîne de 4 volcans relativement éteints : Mikeno (4.437 m), Karisimbi (4.506 m), Visoke (3.711 m) et Sabinyo (3.534 m).

- A l'Ouest : la chaîne de 2 volcans toujours en activités : Nyiragongo (3.470 m) et Nyamulagira (3.056 m).

2. Station de la Rwindi

Elle a une superficie d'environ 115.000 ha ; c'est une station qui est constituée par la plaine alluviale des rivières Rwindi et Rutshuru ; Elle est bordé à l'Ouest par la chaîne de Mitumba, dite aussi « Crête Congo-Nil » ou « Partage des eaux du Congo et du Nil » et à l'Est par la rivière Rutshuru. Elle est voisine du Queen Elizabeth National Park. La station de la Rwindi se partage avec la station de Mutsora l'immense nappe d'eau du lac Albert (225.000 ha et 916 m d'altitude).

3. Station de Lulimbi

Elle est d'une superficie d'environ 115.000 ha ; la station est caractérisée essentiellement par la plaine alluviale de la rivière Ishasha constituant une frontière naturelle entre la RDC et l'Uganda. Le Queen Elisabeth National Park lui est contigu. Il y a échanges. Pour ce, il y a restauration des espèces animales : troupeaux des antilopes, buffles et hardes d'éléphants.

4. Station de Mutsora

Elle a une superficie de 330.000 ha. Elle est essentiellement constituée par la plaine alluviale de la Semliki, rivière à partir de laquelle les eaux du lac Edouard se déversent dans le lac Albert.

Au Sud, c'est la savane jusqu'au pont Beni. Au Nord, c'est la grande forêt ombrophile équatoriale. Cette plaine est bordée à l'Ouest par la chaîne de Mitumba et à l'Est par le versant congolais du Massif du Ruwenzori culminant vers 5.119 m par le Pic Marguerite.

5. Station de Kabaraza

Le Site du PNVi compte en outre une unité spéciale d'intervention rapide basée à Kabaraza près du Pont de la Rutshuru à Mabenga.

6. Le Domaine de Chasse de Rutshuru (DCR)

Il s'adjoint au Site du PNVi. Le DCR dont une partie (#177;95%) est occupée par des populations des groupements de Binza et Bukoma. Par ailleurs, la réserve des gorilles de Sarambwe a reçu un statut spécial édicté par l'Arrêté départemental n° 016/RCD/DP-AGR-DR/2003.

3.9. Organigramme et Fonctionnement

3.9.1. Organisation

Le personnel du PNVI est subdivisé en trois catégories :

· le personnel administratif : Constitué par les cadres administratifs et le personnel de maintenance ;

· le personnel technique : Constitué par les Conservateurs et les gardes de surveillance

· le personnel scientifique qui comprennent notamment les chercheurs.

Pour se faire une idée exacte de la structure fonctionnelle du PNVi, nous présentons ci-après l'organigramme de ce parc.

.

9.5.2. Organigramme du Pnvi

Direction Provinciale

Partenariat/ONGs de conserv.

Avocat Conseil

Secrétariat

S/Section :

- Trésorerie

- Caisse

- Représentant personnel

S/Section :

- Banque

- SYGIAP

- LEM

Section Adm. et Finan.

Section Technique et Scient.

Chef de service chargé de:

- Aménagement et gestion des Aires Protégées

- Monitoring et surveillance des écosystèmes

- Monitoring de santé du potentiel faunique, formation, conservation communautaire, banque des données

- Service planification

- Domaine de chasse

Chef de service chargé de:

- Comptabilité

- Finances : analyse et consolidation

- Inventaires extra-comptables

- Tourisme

- Relation publique, protocole et services généraux

- Administration et gestion des ressources humaines

Source : Direction Provinciale de l'ICCN/Nord-Kivu

1 ou 2 chargés du monitoring :

Suivi, Recherche, Monitoring, planification, Banque de données

1 C.A. chargé de : Surveillance, Aménagement, poursuites judiciaires investissements : équipements et infrastructures immobilières et routières : Matériel d'ordonnancement

Adjoint au Conservateur

Secrétariat

Comptabilité

Conservateur Chef de Station

1 représentant du personnel :

Administration, gestion ressources humaines, relations extérieures

1 CA chargé de : Conservation communautaire : gestion participative, Partenariat

5.9.3. Fonctionnement

Beaucoup d'entreprises ne connaissent pas, à quelques unités près, leur effectif à un moment donné.

Le PNVi fonctionne avec trois catégories d'agents :

1. le cadre de commandement ;

2. le cadre de collaboration ;

3. l'agent d'exécution.

Chapitre 2ème

PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES D'ENQUETE

Section 1. Aspect méthodologique

1.1. Description de l'enquête

Nous avons structuré notre population en deux catégories du personnel de l'ICCN/PNVi notamment les gardes de surveillance et le personnel administratif. Dans chaque catégorie, nous avons tiré un échantillon représentatif sur lequel a porté notre enquête. L'enquête a commencé le 10/11/2005 et s'est terminée le 20/03/2006. Elle s'est déroulée surtout au Centre de formation de gardes à Ishango (à Beni) et à la Direction provinciale de l'ICCN/Nord-Kivu à Goma. Certains enquêtés ont accepté de collaborer mais d'autres qui ont refusé de répondre, nous avons respecté leur attitude.

Notons cependant qu'à l'ICCN, tout personnel est appelé « Garde parc » quelque soit la position occupée ; la différence est au niveau de fonction et grade de chacun. Donc, tout le personnel administratif y compris le Directeur provinciale est appelé « garde parc ».

1.1.1 Instrument de l'enquête

Le questionnaire d'enquête a été soumis individuellement aux gardes de surveillance (agent technique) et au personnel administratif de l'ICCN/PNVi. Il leur a été distribué en leur milieu de travail, à domicile, en formation et ailleurs.

Pour avoir plus de données, et approcher plus de réalité, nous avons travaillé dans un Organisme Non Gouvernemental, partenaire de l'ICCN/PNVi (Société Zoologique de Londres, ZSL en sigle) pendant un an ; nous avons aussi passé notre stage d'un mois au sein même de l'ICCN/PNVi (Direction provinciale) ; ce qui nous a permis d'entrer en contact avec tous les services organisés. En plus donc de la documentation et du questionnaire, l'observation participante a été un outil indispensable pour récolter des données.

1.1.2 Echantillon d'étude

« Un échantillon est une fraction représentative d'une population ou d'un univers statistique22(*) ». Pour accéder aux données, nous avons soumis 170 questionnaires écrits à toutes les deux catégories confondues (gardes de surveillance et agent administratif) de l'ICCN/PNVi, mais 150 seulement ont été récupérées, d'où une mortalité expérimentale de 20.

Nous estimons que notre échantillon est représentatif pour chaque catégorie.

Tableau N° 2 : Répartition de l'échantillon d'enquête

Catégorie

Effectif

Pourcentage

1

Gardes de surveillance

103

68,67

2

Agent administratif

47

31,33

Total

150

100

Source : Nos enquêtes

De la population totale, l'ICCN/PNVi compte au total 570 agents dont 86 agents administratifs et 484 agents techniques (scientifique et de surveillance). C'est sur cette population que nous avons extrait un échantillon de 150 enquêtés.

1.1.3 Traitement des données

Pour analyser les résultats de notre enquête, nous avons, comme signalé ci-haut, groupé notre population en deux catégories notamment les gardes de surveillance (agent technique) et agent administratif de l'ICCN/PNVi, ceci nous a permis d'analyser les opinions des uns et des autres.

Tableau N° 3 : Répartition des enquêtés par âge et par sexe

Age

Sexe

Effectif

Pourcentage

M

F

[14-20[

3

0

3

2

[20-26[

14

1

15

10

[26-32[

27

3

30

20

[32-38[

13

0

13

8,67

[38-44[

11

0

11

7,33

[44-50[

39

1

40

26,67

[50-56[

26

0

26

17,33

Plus de 56

12

0

12

8

Total

145

5

150

100

Source : Nos enquêtes

Le tableau ci-dessus montre que l'ICCN/PNVi utilise plus un personnel masculin que féminin, c'est-à-dire 145 hommes soit 96,67% contre 5 femmes soit 3,33% ;

Nous remarquons en plus que la majorité du personnel de l'ICCN/PNVi varie entre l'intervalle d'âge de 44-50 ans soit 26,67%. Ensuite viennent les intervalles 26-32 ans soit 20% ; 50-56 ans soit 17,33% ; 20-26 ans soit 10% ; 32-38 ans soit 8,67% ; plus de 50 ans soit 8% et 14-20 ans soit 2%.

Nous pouvons dire en définitif que l'ICCN/PNVi a un personnel qui tend à la vieillesse car, sur l'ensemble du personnel enquêté, 78 enquêtés soit 52% se trouvent dans les intervalles d'âge 44-50 ans ; 50-56 ans et plus de 56 ans.

Les gardes de surveillance doivent être en principe des hommes forts physiquement, capables de circuler à pieds, en pleine forêt avec leurs Kits de ration et médicament, armes, matériels de communication, ...Comment alors un vieux de plus de 50 ans peut-il marcher à pieds, dans les épines et comment va-t-il assurer un bon travail de surveillance car 52% des gardes ont plus de 44 ans alors que les textes (convention collective) stipulent qu'ils ne doivent pas dépasser 40 ans.

Tableau N° 4 : Répartition des enquêtés selon les secteurs

Secteur

Sexe

Effectif

Pourcentage

M

F

DP

3

2

5

3,33

MA

39

1

40

26,67

RW

34

1

25

23,33

KB

11

0

11

7,33

DCR

9

0

9

6

LU

19

0

19

12, 67

PV

30

1

31

20,67

Total

145

5

150

100

Source : Nos enquêtes

Commentaire : Nous avons constaté que sur 150 agents enquêtés, la majorité des agents enquêtés sont de la station de Mustora avec un effectif de 40 agents soit 26,6% suivis de la Rwindi : 35 agents soit 23,33% ; Rumangabo : 31 agents soit 20,67% ; Lulimbi : 19 agents soit 12,67% ; Kabaraza : 11 agents soit 7,33% ; Domaine de Chasse de Rutshuru : 9 agents soit 6% et la DP : 5 agents soit 3,33%. Les 5 agents de sexe féminin sont retrouvés à la DP (avec 2 agents) ; Mustora (1 agent) ; Rwindi (1 agent) et Rumangabo (1 agent).

Sans entrer dans une étude approfondie et certainement philosophique des rapports entre l'homme et la nature, on peut noter l'évolution qui passe d'une totale dépendance de l'homme à la nature, par les fruits et la crainte des aléas climatiques par les tribus de chasseur-cueilleur, à l'apparente indépendance de l'homme moderne. Ce dernier a longtemps cru pouvoir s'affranchir de son milieu en le transformant et en le domestiquant, voire en l'asservissant grâce à la technique ou à la technologie23(*). Dans les paragraphes qui vont suivre, nous allons décrire la manière dont les Ressources humaines du PNVi sont gérées et leur accès aux Nouvelles technologies de l'information.

Le niveau d'étude du personnel de l'ICCN/PNVi

L'étude est considérée aujourd'hui par certains comme un atout dans l'occupation professionnelle, il sied de remarquer qu'elle est un facteur très important dans l'épanouissement de l'homme car, l'occupation de certains postes nécessite un niveau d'étude exigé.

Les données dans le tableau ci-après nous montrent le niveau d'études des agents de l'ICCN/PNVi.

Tableau N° 5 : Répartition des enquêtés par niveau d'étude

Catégorie

Niveau d'étude

Effectif

Pourcentage

Agents administratifs

Gardes de surveillance

Agents administratifs

Gardes de surveillance

Licence

3

0

6,38

0

Graduat

5

0

10,64

0

Diplôme d'Etat

19

6

40,43

5,82

Humanités incomplètes

13

31

27,66

30,10

Etude primaire

7

37

14,89

35,92

Sans étude

0

29

0

28,16

Total général

47

103

100

100

Source : Nos enquêtés

Commentaire : Nous constatons pour les agents administratifs que sur 47 enquêtés, 19 agents soit 40,43% ont des diplômes d'Etat ; 13 agents soit 27,66% n'ont pas de diplômes d'Etat mais ils ont fréquenté l'école secondaire ; 7 agents soit 14,89% sont de niveau primaire ; 5 agents soit 10,64% ont des diplômes de graduat et 3 agents soit 6,38% ont des diplômes de licences. Tandis que pour les gardes de surveillance, sur 103 agents enquêtés, 37 agents soit 35,92% sont du niveau primaire, 31 gardes soit 30,10% n'ont pas de diplômes d'Etat mais ils ont fréquenté l'école, 29 gardes soit 28,16% n'ont pas étudié et 6 gardes soit 5,82% ont des diplômes d'Etat. Aucun garde de surveillance n'a de diplôme universitaire. Un personnel pareil ne sera pas apte pour accéder aux nouvelles technologies de l'information telles que l'ordinateur, GPS, ...

Section.2. Du Personnel du PNVi

Chaque entreprise quelque soit sa taille est appelée à utiliser un personnel ; car la réussite ou l'échec de celle-ci en dépend. Le PNVi emploi pour exécuter ses activités un personnel réparti dans les services : Administratif, technique et scientifique.

Au fil des années, les effectifs ont soit diminué soit augmenté. La diminution est due soit à l'insécurité dans le parc par des inciviques ; causant ainsi la mort de certains agents notamment les gardes du parc soit la révocation d'autres agents pour s'être impliqué dans la destruction des écosystèmes du parc (braconnage, coupe de bois,...)

L'augmentation est due aux besoins de sécuriser le parc en effectuant des patrouilles. Dans ce cas, on recrute surtout les gardes parcs ou agent de surveillance et autres travailleurs.

Le tableau suivant nous renseigne sur les effectifs du personnel pour les années 2003 à 2005 au PNVI.

Tableau N°6. Répartition des effectifs du personnel au PNVi par secteur de 2003 à 2005

Intitulé

Direction Provinciale

Station de Mutsora

Station de la Rwindi

Station de Kabaraza

DCR

Station de Lulimbi

Station de Rumangabo

Total

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

Cadres techniques

3

3

2

11

11

11

8

8

8

4

4

4

4

4

4

4

4

2

12

12

12

46

46

43

Cadres Scientifique

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

1

1

1

-

-

-

1

1

1

Cadres Administratifs

3

3

5

3

3

3

4

4

3

-

-

-

1

1

1

2

2

2

5

5

4

18

18

18

Agents Administratifs

4

4

5

7

7

7

15

15

12

-

-

-

-

-

-

8

8

8

31

31

36

65

65

68

Agents de surveillance

-

-

-

94

94

97

112

112

113

44

44

45

21

21

23

76

76

76

85

85

86

432

432

440

Total

10

10

12

115

115

118

139

139

136

48

48

49

26

26

28

91

91

89

133

133

138

562

562

570

Source : Direction provinciale de l'ICCN / PNVi

Tableau N°6. Répartition des effectifs du personnel au PNVi par secteur de 2003 à 2005 (Suite)

Intitulé

Total Général/3 ans

Moyenne/an

Pourcentage

Cadres techniques

135

45

7,97

Cadres Scientifique

3

1

0,18

Cadres Administratifs

54

18

3,69

Agents Administratifs

198

66

11,69

Agents de surveillance

1.304

434,66

76,97

Total

1.694

564,66

100

Source : Direction provinciale de l'ICCN / PNVi

Commentaire : Nous remarquons que pendant cette période l'ICCN/PNVi ne fonctionne qu'avec un seul cadre scientifique qui est basé à la station de Lulimbi mais dans tout le Site, il n'y a pas d'agents scientifiques. Ce qui montre que le service de la recherche scientifique est en veilleuse. On remarque aussi que le PNVi compte un nombre insuffisant de cadres alors que les activités qu'il organise nécessitent des cadres et agents bien formés et qualifiés.

Les agents de surveillance seuls, représentent 76,97% contre 7,97% des cadres techniques ; 0,18 % des cadres scientifiques ; 3,69% des cadres administratifs et 11,69% des Agents administratifs.

Pour avoir accès aux informations fiables sur la protection du parc ; il est nécessaire d'avoir un personnel scientifique bien formé qui permettra de faire des récoltes et analyses des données sur le terrain en vue d'adapter la nouvelle technologie de l'information par tous les agents du PNVi sur la conservation du parc.

2.1. Des critères de recrutement du personnel du PNVi

La qualité d'un recrutement est le résultat de l'adéquation existant entre la personne recrutée et le poste à pourvoir. Elle repose sur une bonne définition et une description réaliste du poste à pourvoir, sur l'identification du profil correspondant, sur la recherche fructueuse du candidat compétent et enfin, sur son intégration réussie dans l'entreprise.

Au PNVi, l'engagement a pour objet de pourvoir à la

vacance d'un emploi permanent. L'engagement peut également avoir lieu dans le but d'occuper un poste nouvellement créé et budgétairement prévu.

Faute de recrutement, le personnel de l'ICCN/PNVi se tarit et la survie de l'entreprise est menacée24(*).

Pour être engagé au PNVi, il faut satisfaire aux conditions

suivantes 25(*):

1. Etre de nationalité congolaise

2. Etre âgé de 16 ans au moins et de 40 ans au plus

3. Etre porteur d'un diplôme ou titre requis pour l'exercice des fonctions considérées et avoir subi avec succès l'épreuve de recrutement par voie de concours d'examen ;

4. Etre reconnu physiquement apte par un médecin agréé par l'Etat et désigné par l'ICCN ;

5. Etre de bonne moralité et ne pas avoir d'antécédents judiciaires.

Il ne peut être dérogé à la limite d'âge fixée à l'alinéa précédent, les candidats porteurs de diplômes et titres équivalents du niveau supérieur ou universitaire.

« Si les tests peuvent remplir un rôle efficace en sélectionnant les individus possédant les talents requis pour un poste donné, cela ne signifie pas qu'il faut leur accorder une confiance aveugle et refuser d'en faire la critique afin de déceler les inconvénients et dangers que leur application peut éventuellement provoquer dans la pratique26(*) ». Ainsi, à l'ICCN, les épreuves de recrutement sont assurées par un jury désigné par l'Administrateur Délégué Général qui comprendra à son sein un Président, un Délégué Syndical, le Directeur de la Direction concernée ou son Délégué, le chef de service gestion des ressources humaines et le conseiller juridique.

Seuls les candidats ayant obtenu le maximum de points exigés ou s'étant classés en ordre utile peuvent être engagés à l'issu du concours.

Toutefois, à qualification et côtes égales, priorité d'engagement sera donnée parmi les candidats :

1. Aux agents licenciés par suite de suppression d'emploi dictée par des raisons d'ordre économique, dans la mesure où ils disposent des aptitudes professionnelles requises par l'occupation de l'exercice de la fonction ;

2. Aux enfants et/ou conjoints des agents en services, retraités, invalides ou décédés

L'Institut se réserve cependant, le droit de vérifier à tout moment l'authenticité de diplôme et titres présentés à l'engagement ou déposés dans le dossier de l'agent.

La période probatoire

Au sens de la convention collective de l'ICCN, l'engagement

a pour objet de pourvoir à la vacance d'un emploi permanent, comme nous l'avons dit dans le paragraphe précédent.

Tout candidat ayant satisfait aux conditions de recrutement et dont le contrat a été signé est soumis à un essai dont la durée ne peut être supérieur au délai nécessaire pour mettre à l'épreuve la personne engagée, compte tenu de la technique et des usages de la profession.

La durée de la période d'essai est fixée à :

· 2 mois pour les agents d'exécution ;

· 3 mois pour les agents de collaboration

· 6 mois pour les agents de commandement et de direction

· 6 mois pour les agents de corps techniques et scientifiques

La période probatoire permet au chef technique de se rendre

compte des aptitudes morales, professionnelles et intellectuelles du candidat.

Sauf notification préalable d'un essai non concluant, l'expiration de la période probatoire entraîne l'engagement définitif du candidat à son grade de recrutement.

a) De la connaissance des critères de recrutements par les agents du PNVi

« Les critères de recrutement du personnel d'une entreprise sont reconnus par celui-ci et les candidats qui seront recrutés27(*) ». Le tableau suivant retrace cet état de chose.

Tableau n° 7 : De la connaissance des critères de recrutement par les enquêtés

Avez-vous de connaissance sur les critères de recrutement ?

Effectif

Pourcentage

1

Oui

108

72

2

Non

23

15,33

3

Pas de réponse

19

12,67

TOTAL

150

100

Source : Nos enquêtes

Commentaire : Conformément au tableau ci-haut dressé, on remarque que 108 agents enquêtés soit 72% confirment connaître les critères de recrutement contre 23 agents soit 15,33% qui n'ont aucune connaissance sur les critères de recrutement. Notre estimation montre que 15,33% de gardes qui ne connaissent pas les critères de recrutement n'est pas un nombre à négliger. C'est une anomalie dans une grande entreprise comme l'ICCN, d'engager environ 23 personnes qui ignorent les critères de recrutement. Au fait, les critères de recrutement doivent être connus par tout le personnel de l'entreprise.

b) De la qualité des critères de recrutement au PNVi

Il est souhaitable que les critères de recrutement soient d'une bonne qualité. Nous remarquerons les appréciations des agents du PNVi sur la qualité des critères du recrutement dans le tableau ci-dessous.

Tableau n°8 Les appréciations de la qualité des critères de recrutement par les enquêtés

Comment appréciez-vous la qualité de critère de recrutement ?

Effectif

Pourcentage

1

Très bonne

96

64

2

Bonne

23

15,33

3

Un peu bonne

05

3,33

4

Mauvaise

07

4,67

5

Pas de réponse

19

12,67

TOTAL

150

100

Source : Nos enquêtes

Commentaire : Nous remarquons sur ce tableau que sur 96 agents enquêtés, soit 64%, ont déclaré que les critères de recrutement appliqués à l'ICCN sont de très bonne qualité, 23 agents soit 15,33% disent qu'ils sont de bonne qualité et 05 agents soit 3,33% déclarent qu'ils sont un peu de bonne qualité. Par contre 7 agents soit 4,67%, estiment que ces critères sont de mauvaise qualité, alors que 19 agents soit 12,67% n'ont pas d'opinion.

c) Du respect des critères de recrutement

Lorsque dans une entreprise il y a des critères de recrutement, c'est pour qu'ils soient respectés dans leur application. Cela est vérifié dans le tableau ci-dessous.

Tableau N°9 : Appréciation des enquêtés sur le respect de critères de recrutement

Les critères de recrutement sont-ils respectés ?

Effectif

Pourcentage

1

Oui

19

12,67

2

Non

122

81,33

3

Pas de réponse

09

6,00

Source : Nos enquêtes

TOTAL

 

150

100

Commentaire : Nous constatons que 19 agents seulement soit 12,67% ont confirmé que l'ICCN/PNVi respecte les critères de recrutement. Par contre, la majorité des agents : 122 enquêtés soit 81,33% ont répondu négativement alors que 9 agents soit 6% n'ont rien répondu. Une telle pratique développe la haine, l'incohérence et l'incompétence au sein du personnel et cela constitue par conséquent un obstacle à la réalisation des objectifs de l'entreprise.

2.2. De la formation en cours d'emploi

« La formation du personnel est parmi les moyens qu'une entreprise peut utiliser pour s'adapter aux changements prévus ou actuellement ressentis à l'efficacité et à la rentabilité de l'entreprise28(*) ». Pour savoir la manière dont l'ICCN/PNVi procède à la formation en cours d'emploi ; nous avons recueillis les réponses de certains gardes interviewés dans le tableau ci-dessous :

Tableau N°10 Appréciation des agents sur la formation organisée

La formation est-elle bien organisée ?

Effectif

Pourcentage

01

Oui

43

28,67

02

Non

87

58

03

Sans réponse

20

13,33

Total

150

100

Source : Nos enquêtes

Commentaire : Pendant cette période d'enquête, on constate que la formation en cours d'emploi n'était pas accordée à tout le personnel ; certains agents ont été ciblés par la hiérarchie pour suivre la formation dans le pays ou en dehors du pays. Ceci étant, 87 gardes soit 58% déclarent que la formation n'était pas organisée à tous les agents, mais seulement à une certaines catégories. Par contre 43 gardes soit 28,67% confirment que la formation était souvent organisée par les partenaires de l'ICCN et non par l'ICCN lui-même et 20 agents soit 13,33% se sont abstenus. Nous pouvons en plus dire que l'ICCN a des difficultés d'organiser des formations en cours d'emploi car, il court les mêmes problèmes que toutes les autres entreprises de l'Etat qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour organiser certaine formation des agents malgré l'encaissement des recettes internes qui sont toujours détournées par sa hiérarchie.

2.3. De la rémunération du personnel de l'ICCN/PNVi

« Si le salaire en tant que tel ne peut constituer à lui seul un facteur de motivation, il a un pouvoir multiplicateur en tant que signe de reconnaissance de l'accomplissement29(*) ».

Par ailleurs, en interrogeant certains agents de l'ICCN/PNVi, nous apprenons que depuis plusieurs années, ils ne sont plus rémunérés, ils se contentent seulement de la prime payée par les partenaires. Ainsi, l'ICCN/PNVi accorde à ses agents les primes ci-après, dont l'énumération n'est pas limitative : prime de diplôme, de responsabilité, de risque, de fidélité, de mérite spécial, de vie chère, de représentation, de prestations supplémentaires, de caisse ou d'argent, de collaboration, d'intérim, d'audit,...

La gestion de la rémunération suscite beaucoup de définition, nous en tiendrons une : « la Rémunération est l'ensemble des avantages psychologiques et matériels qui découlent de la relation d'emploi. En d'autres termes, elle est un échange entre les employés qui apportent chacun sa contribution30(*) ». Pour en savoir plus sur la rémunération des agents de l'ICCN/PNVi, nous avons enquêté un certain nombre de gardes dont leurs opinions sont partagées dans le tableau ci-dessous :

Tableau N°11. La Rémunération (prime) du personnel.

Comment se présente la prime des gardes ?

Effectif

Pourcentage

01

Régulière et suffisante

13

8,7

02

Régulière et insuffisante

16

10,7

03

Irrégulière et suffisante

27

18

04

Irrégulière et insuffisante

70

46,6

05

Abstention

24

16

Total

150

100

Source : Nos enquêtes

Commentaire : Sur un total de 150 agents enquêtés, une grande majorité, 70 agents soit 46,6% déclarent que la prime est irrégulière et insuffisante ; par contre 13 gardes soit 8,7% disent que la prime est régulière et suffisante. Et 27 gardes, soit 18% déclarent que la prime est irrégulière et suffisante ; tandis que 16 gardes, soit 10,7% disent que la prime est régulière et insuffisante et 24 agents soit 16% se sont abstenus. C'est grâce à l'intervention des certains partenaires que le personnel de l'ICCN/PNVi parvient à fournir quelque efforts par suite de paiement de 30$ appelée « Prime UNESCO » à tous les gardes et qui n'est d'ailleurs pas suffisante. La question que nous nous posons est de savoir comment un garde parc parvient à nourrir toute la famille à charge avec une prime de 30$ le mois pendant qu'on attend de lui

Section 2. Moyens utilisés pour accéder aux informations du PNVi

Dans ce point, ce que nous voulons savoir, c'est la qualité et quantité des moyens utilisés par les gardes pour accéder aux informations sur la conservation du parc. Dans la logique de conservation de la nature, il ne suffit pas seulement de programmer des patrouilles et d'expédier les gardes en brousse ; il faut souvent les accompagner et diriger les opérations anti-braconnage avec un outil très performant car, les braconniers, les pêcheurs, les coupeurs des bois et autres inciviques se munissent des outils suffisants qui peuvent les aides à contrecarrer toutes les actions menées par les gardes. Il ne suffit pas non plus d'aller en brousse mais il faut savoir également ce qu'il faut y faire : dépistage des braconniers et relever des situations de toute nature.

2.1. Moyen technique

A titre de rappel, nous citerons quelques matériels de la nouvelle technologie utilisés actuellement pour la bonne gestion des APs. :

1. Le Système de Positionnement Global, GPS en sigle31(*) : c'est un appareil du réseau de satellites pour permettre le positionnement dans le monde entier. En connaissant le temps de trajet du signal, un GPS mobile peut calculer la distance qui le sépare de chaque satellite dont il reçoit le signal. Grâce à ces informations, il peut calculer une position fiable.

Avantages

Inconvénients

· Les GPS portables sont maintenant relativement moins chers (des GPS fiables existent pour 1.200 à 1.500FF) et sont d'une grande aide pour la navigation et la collecte des données dans les grandes zones de forêt non cartographiées.

· Tout chercheur ou gestionnaire devrait en avoir un à sa disposition.

· La position donnée par un GPS est en coordonnées géographiques (altitude, longitude, latitude, ...) et peut être reportées sur une carte, ce qui vous permet de savoir où vous vous trouvez.

· Nous devons savoir cependant que les instruments électroniques tombent facilement en panne quand ils sont utilisés dans un environnement de forêt humide.

· Ne comptez jamais sur un GPS pour vous positionner : ayez toujours une boussole et une carte pour connaître votre positionnement approximative.

· La position n'est pas complètement exacte, mais généralement fiable à 100 m près ;

· Elle peut être beaucoup améliorée si vous avez un 2ème GPS enregistrant des points à un endroit de position connue, mais cela augmente le coût.

2. La Boussole32(*) : c'est un instrument qui donne une direction. Elle comprend une aiguille magnétique flottant librement (souvent dans un liquide). L'aiguille s'oriente toujours vers le Nord ; elle est au Centre d'un cadran mobile sur lequel les 4 points cardinaux sont indiqués (Nord, Sud, Est et Ouest). Le cadran est divisé en 360 secteurs égaux, ou degrés, qui est l'unité de mesure habituelle des directions et des angles. Pour utiliser une boussole, maintenez-la horizontalement, pour que l'aiguille puisse tourner librement. Quand elle se stabilise, alignez-le « N » du cadran avec le côté rouge ou sombre de l'aiguille. Quand le Nord « N » est en place, vous pouvez lire librement les autres directions (Sud, Est et Ouest) sur le cadran.

3. Le Véhicule et le bateau33(*) : Une bonne source des données, souvent négligée, est fournie par les observations faites pendant des déplacements en véhicule ou en bateau. Beaucoup de chercheurs et de gestionnaires d'APs passent une bonne partie de leur temps dans des véhicules et dans le bateau. Pendant ces trajets on voit des animaux ainsi que des cadavres écrasés par des véhicules ou des animaux et poissons tués pour vendre par des inciviques. La fréquence de ces rencontres est souvent corrélée aux densités d'animaux ou de poissons. Rappelez-vous que lorsque les données sont prises de façon systématique, même depuis un véhicule ; elle peuvent permettre de détecter des tendances ou des changements au cours du temps.

Avantages

Inconvénients

· Certaines personnes se trouvant dans le véhicule ou dans le bateau font des meilleures observations que d'autres ;

· L'efficacité des observateurs varie avec la vitesse du véhicule ;

· Le nombre d'observations varie avec l'heure da la journée.

· S'il y a plusieurs personnes dans un véhicule (plus d'observateurs), davantage d'observation seraient faites, car ceux qui ne conduisent pas n'ont pas l'attention fixée sur la route.

4. La Photographie aérienne34(*) : A partir de la photographie, on peut bien illustrer un très bon moyen d'augmenter l'utilité des échantillons. Des photographies des plantes, des animaux et des poissons dans leur habitat peuvent apporter autant d'informations que de longues descriptions.

5. L'ordinateur35(*) : c'est un outil très important pour le traitement automatique de l'information.

Avantages

Inconvénients

· Il facilite le traitement automatique de l'information ;

· Il est très rapide par rapport à la machine à écrire ;

· Il facilite pour faire de contact à distance par réseau local ou international informatisé

· Il n'est pas facile à manipuler ;

· Pour l'analyse de certaines données,

il faut faire toujours recours à des

différents programmes ou logiciels ;

· Facile à être contaminé par des virus ;

6. Talkie-walkie :

Talkie Walkie est un produit dont l'atout principal n'est autre que d'offrir des communications gratuites, illimitées et libres de droits. Il est utilisable partout, aussi bien à la maison, en plain air, vélo... L'utilisation de ce Talkie Walkie est simple et intuitive, il vous suffit de presser le bouton "push to talk" pour entrer en communication avec votre interlocuteur.

7. Panneau solaire : Pour fournir de l'énergie solaire et permet la charge de batterie pour talkie-walkie et autres.

8. Groupe électrogène : Permet de produire de l'énergie électrique pour l'éclairage et charge de certains appareils de communication, l'utilisation des ordinateurs

9. Jumelle : c'est un appareil qui facilite une bonne vision lointaine.

Le PNVi a un patrimoine de ressources matérielles qui lui permet de réaliser ses activités. Parmi les matériels qui les composent, nous citons notamment :

- Les matériels roulants : véhicule, moto, vélo, hors-bord et pirogue ;

- Les matériels produisant du courant : groupe électrogène et panneaux solaires ;

- L'équipement de bureau et autres : fournitures de bureau et matériel de communication (phonies fixes, talkie-walkie, ordinateur, etc.)

Nous allons à partir du tableau ci-dessous relever quelques matériels permettant au personnel de l'ICCN/PNVi d'accéder aux nouvelles technologies de l'information.

Tableau N°12 : Répartition des matériels roulants du PNVi

 

Véhicule

Moto

Vélo

Moteur hors-bord

Pirogue

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

DP

1

1

1

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

MA

-

1

1

-

-

-

-

-

-

-

-

1

1

1

1

RW

-

-

1

-

-

-

-

-

-

-

1

1

-

-

-

KZ

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

DCR

-

-

-

-

1

1

-

-

-

-

-

-

-

-

-

LU

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

1

1

-

-

-

PV

1

2

1

1

2

3

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Total

2

4

4

1

3

3

-

-

-

-

2

3

1

-

1

Source : Direction provinciale de l'ICCN/Nord-Kivu

Commentaire : Nous constatons, à partir des informations du tableau ci-dessus que l'ICCN/PNVi n'a pas de moyens suffisants pour permettre à son personnel d'accéder aux informations sur la gestion des APs.

La Direction provinciale : ne compte qu'un seul véhicule (don de la SZF) au moment où elle est composée d'un personnel qui est appelé à veiller à la gestion totale du parc. Si par exemple, le Directeur provincial ou l'un de ses collaborateurs (Chef de Section administratif et financier et le Chef de Section technique et scientifique) utilise le véhicule pour la mission de service à l'intérieur comme à l'extérieur du Site, que feraient les autres restant au bureau qui n'ont ni moto, ni vélo pour les courses de service ? Est-il normal qu'une entreprise comme l'ICCN utilise un seul véhicule pour tout le personnel de la direction provinciale ?

La station de Mutsora : c'est la station la plus étendue de toutes les stations du PNVi avec une superficie de 330.00 ha. Elle ne compte qu'un véhicule : Pick-up TOYOTA Hilux (don de la SZL), un moteur hors bord (don de la ZSF) et une pirogue. La question que nous nous posons est de savoir si avec un seul véhicule, on peut atteindre tous les postes de patrouilles sous son contrôle et faire des patrouilles coordonnées et mixtes sur le lac et sur la rivière SEMLIKI avec un moteur hors bord et une pirogue.

La station de Rumangabo : cette station occupe la deuxième position sur l'étendue après Mutsora avec une superficie de 225.000 ha ; elle a deux motos et deux Pick-up TOYOTA Hilux dont l'une tend à l'amortissement maximal, sont une donation du PICG. L'une des trois motos est un don de la SZF.

Le Domaine de Chasse de Rutshuru a reçu une moto YAMAHA 125 de la SZF.

La station de la Rwindi a reçu une Land-cruiser TOYOTA Wagon, une donation du PEVi Kacheche.

La station de Lulimbi considérée comme centre de recherche scientifique n'a ni moto, ni véhicule, mais elle n'a qu'un moteur hors-bord qui ne servira que sur le Lac Edward.

La station de Kabaraza : qui est la station d'intervention rapide où reste l'équipe d'urgence de tout le parc n'a aucun matériel roulant. La question est de savoir lorsqu'il y a à intervenir dans une des stations du parc, cette équipe d'intervention peut-elle atteindre cet endroit dans moins d'une heure au maximum ?

Tableau N°13 : Répartition des matériels de communication du PNVi de 2003-2005

 

Phonie

Talkie-walkie

GPS

Téléphone portable

Boussole

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

DP

1

1

1

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

MA

-

2

3

-

-

5

-

-

2

-

-

-

-

-

-

RW

-

2

2

-

-

3

-

-

-

-

-

-

-

-

-

KZ

-

1

1

-

-

1

-

-

-

-

-

-

-

-

-

DCR

-

-

-

-

-

3

-

-

5

-

-

-

-

-

2

LU

-

1

1

-

-

2

-

-

3

-

-

-

-

-

3

PV

-

2

2

-

-

4

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Total

1

9

10

-

-

18

-

-

10

-

-

-

-

-

5

Source : Direction provinciale de l'ICCN/Nord-Kivu

Commentaire : Le matériel de communication que nous avons trouvé sur le terrain ne permet pas à accomplir la tâche suite à des pannes intempestives qui sont observées dans presque toutes les stations du PNVi ; le nombre de Talkie-walkie utilisés par les gardes par rapport à l'étendue du parc et du travail à réaliser est insuffisant. C'est surtout la station de Mutsora qui a plus de talkies-walkies par rapport à d'autres stations qui n'en ont que plus ou moins 4. L'entreprise ne dispose pas de téléphone portable ; chaque agent s'achète son téléphone qui lui sert même pour des communications de service. Ces matériels sont donc insuffisant.

Tableau N° 14 : Répartition des autres matériels du PNVi de 2003-2005

 

Ordinateur

Machine à écrire

Panneau solaire

Groupe électrogène

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

2003

2004

2005

DP

2

1

5

-

-

-

-

-

-

-

-

-

MA

-

-

-

2

2

2

-

2

3

1

1

1

RW

-

-

-

1

1

1

-

-

-

-

-

-

KZ

-

-

-

1

1

1

-

-

-

-

-

-

DCR

-

-

-

1

1

1

-

-

-

-

-

-

LU

-

1

1

1

1

1

-

-

-

1

1

1

PV

-

1

1

1

1

1

-

-

-

-

-

-

Total

2

3

7

7

7

7

-

2

3

2

2

2

Source : Direction provinciale de l'ICCN/Nord-Kivu

Commentaire : Les informations enregistrées dans le tableau ci-haut nous renseignent que l'ICCN/PNVi n'a pas de matériel important pour la gestion des APs dont il protège. La direction provinciale a plus d'ordinateurs que dans les stations. Les stations de Lulimbi et de Rumangabo compte chacune un ordinateur (celui de Lulimbi a été pillé par les inciviques qui ont attaqué la station vers la fin de l'année 2005 ; actuellement la station de Lulimbi n'a plus d'ordinateur au moment où elle est considérée comme un centre de recherche scientifique du Site. Comment peut-on mener une recherche (étude) et faire les analyses sans ordinateurs). Les autres n'en ont pas. Pendant cette période, seule la station de Mustora avait 2 panneaux solaires en 2003 et 3 panneaux solaires en 2005. Nous avons aussi observé que le personnel des autres stations avaient des difficultés pour charger leurs talkies-walkies par manque de panneaux solaires qui les aideraient d'accumuler de l'énergie pour afin de charger leurs talkies-walkies et batteries pour les phonies. Ce manque de matériel fait que le personnel de l'ICCN n'ait pas d'accès à la nouvelle technologie telle l'ordinateur, le panneau solaire et groupe électrogène (pour chargement de batteries, lumière, ...) et autres. Il est inconcevable pour une grande entreprise comme l'ICCN de garder toujours son ancien matériel qui ne répond plus à la mondialisation. Quid des armes à feu qu'utilisent les gardes.

2.2. Moyen financier

Le PNVi a deux sortes de ressources de financement :

a) Financement interne

Depuis 1994, année de l'arrivée des réfugiés rwandais en RDC et en particulier dans la province du Nord-Kivu, les recettes touristiques, la taxe de passage, la taxe sur la conservation de la nature, l'amende transactionnelle et autres produits sont parmi les moyens qui financent le PNVi pour la réalisation de ses activités. Nous allons à partir du tableau ci-dessous voir comment l'ICCN/PNVi obtient son financement interne.

Tableau N° 15 : Recettes réalisées en FC par l'ICCN/PNVi en 2003

 

Taxe de passage 74400

Taxe sur la conservation 74420

Amendes transactionnelles 74510

Autres produits 74610

Total

%

DP

-

-

-

2.400.000

2.400.000

34,8

PV

3.150

-

92.100

-

95.250

1,4

RW

79.920

1.607.300

111.500

63.800

1.862.520

27

LU

-

600.090

332.800

-

932.890

13,5

MA

1.558.140

-

-

-

1.558.140

22,6

DCR

-

-

8.430

-

8.430

0,1

KZ

-

-

37.900

-

37.990

0,6

Tot.

1.641.210

2.207.390

582.730

2.463.800

6.895.130

100

Source : Rapport annuel 2003 DP/Nord-Kivu

Tableau N° 16 : Recettes réalisées en FC par l'ICCN/PNVi en 2004

 

Taxe de passage 74400

Taxe sur la conservation 74420

Amendes transactionnelles 74510

Autres produits 74610

Total

%

DP

-

-

-

2.400.000

2.400.000

34,8

PV

3.150

-

92.100

-

95.250

1,4

RW

79.920

1.607.300

111.500

63.800

1.862.520

27

LU

-

600.090

332.800

-

932.890

13,5

MA

1.558.140

-

-

-

1.558.140

22,6

DCR

-

-

8.430

-

8.430

0,1

KZ

-

-

37.900

-

37.990

0,6

Tot.

1.641.210

2.207.390

582.730

2.463.800

6.895.130

100

Source : Rapport annuel 2004 ICCN-DP/Nord-Kivu

Commentaire : Nous remarquons à partir des informations qui sont dans le tableau ci-haut que la station de la Direction Provinciale a fait entrer beaucoup de recettes plus que toutes les autres stations soit 34,8% de l'ensemble de recettes de tout le parc ; suivi de la Rwindi et Mutsora qui ont réalisé respectivement 27% et 22,6% ; par contre Lulimbi, Rumangabo, Kabaraza et DCR ont réalisé respectivement 13,5% ; 1,4% ; 0,6% et 0,1%. Nous avons remarqué une anomalie que dans les informations fournies sur les recettes de l'ICCN/PNVi enregistrées en 2003 et 2004 sont les mêmes. Les informations sur les recettes réalisées en 2005 n'ont pas été disponibles. La question que nous nous posons est de savoir comment les chiffres des recettes réalisées pendant deux ans différents peuvent être les mêmes ? Et en plus, comment ne parviennent-elles pas à faciliter aux différentes stations de s'acquérir certains matériels de la nouvelle technologie pour la bonne gestion du parc mais, la destination de cet argent est inconnu ; ceci est un handicap pour accéder à la nouvelle technologie de l'information par manque de matériels suffisant.

Tableau N° 17. Les dépenses engagées en 2004

Imput

 

Libellé de comptes

DP

RW

LU

MA

PV

DCR

Tot

%

61010

Carburant et lubrifiant

356.000

45.800

8.100

578.150

2.300

 

990.350

14,52

61210

Fournitures de bureau

144.000

45.900

28.004

70.500

1.500

715

290.619

4,26

61410

Diverses consommations

25.000

16.450

11.120

 
 
 

52.570

0,78

62110

Courses service et voyage

475.000

21.365

19500

420.000

 
 

935.865

13,72

63010

Loyer et charge locative

 
 
 
 
 
 

0

0

63100

Entretiens mobiliers

200.000

 
 
 

4.500

 

204.500

2,99

63110

Entretien, réparation bâtiment

 

17.150

 
 
 
 

17.150

0,25

63220

Hôtel et logement

280.000

10.560

 
 
 
 

290.560

4,26

63250

Frais de cont et dév. Films

20.000

 
 
 

3.000

 

23.000

0,34

63260

Frais photocopie

5.220

18.920

 

35.000

1.200

550

60.890

0,89

64110

Frais de mission

120.000

 
 

240.000

 
 

360.000

5,29

64210

Dons et cotisation

 

48.000

 
 
 
 

48.000

0,70

64410

Frais de patrouille

 
 
 

211.000

 
 

211.000

3,09

65110

Prime et heures supplémentaires

160.000

 
 
 
 
 

160.000

2,36

65410

Frais de séjour

280.000

9.845

 
 
 
 

289.845

4,25

65610

Soins médicaux et hospit.

80.000

7.400

 

3.490

 
 

90.890

1,33

65240

Transport agents

480.000

 
 
 
 
 

480.000

7,03

65710

Frais funéraire

110.000

 
 
 

35.650

 

145.650

2,14

19119

Appui à la coordination

1.823.500

 
 
 
 
 

1.823.500

26,74

 

Trésor public

344.755

 
 
 
 
 

344.755

5,06

TOTAUX

4.903.475

241.390

66.724

1.558140

48.150

1.265

6.819.144

100

Pourcentage

71,9

3,54

0,98

22,85

0,7

0,01

100

 

Source : Rapport annuel 2004, ICCN-PNVi / Nord-Kivu

Commentaire : Nous remarquons qu'au cours de cette année que les dépenses engagées dans l'entreprise sont légèrement inférieures aux recettes réalisées. Sur l'ensemble de ces dépenses, nous constatons que la DP engage plus de dépenses que les stations soit 71.9% suivie de Mutsora soit 22,85% ; Rwindi soit 3,54% ; Lulimbi soit 0,98% ; Rumangabo soit 0,7% et Domaine de Chasse de Rutshuru soit 0,01%.

La rubrique « Appui à la Coordination » engage plus de dépenses que d'autres soit 26,74% suivie de rubriques carburant et lubrifiant, soit 14,52% et de diverses consommations, soit 7,03% ; les autres rubriques ne dépassent pas 5%.

Les anomalies suivantes sur ce rapport ont été constatées :

- les dépenses engagées par la station de Kabaraza ne figurent pas dans ce rapport ; la question est de savoir si la station de Kabaraza qui a réalisé plus de recettes que le Domaine de Chasse de Rutshuru n'ait pas engagé de dépenses.

- les valeurs (chiffres) des recettes réalisées et dépenses engagées au cours de l'année 2003 sont les mêmes pour l'année 2004 (système de copier coller).

b) Financement externe

Certaines activités du PNVi sont financées par ses partenaires que lui-même appelle partenaires traditionnels. Ses partenaires sont : la ZSL, le WCS, le PEVi Kacheche, la SZF, DFGF-E, DFGF-I, UNESCO, etc.

Nous nous abstenons de donner les appuis de chaque partenaire car, nous n'avons pas de données suffisantes relatives à cette rubrique.

Cependant pour la période allant de 2003 à 2005, l'ICCN qui gère le PNVi dit avoir été appuyé par ses partenaires traditionnels et salue par ailleurs, les interventions multiples de la SZF en matériels roulants, appareils de communication, des équipements et les fonds supplémentaires pour le fonctionnement de la direction du Site, de la coordination nationale et de la Station de Rumangabo.

Il sied de signaler que la direction du Site ne saura pas déterminer avec précision la hauteur d'intervention de chaque partenaire car les appuis sont octroyés directement aux stations. Les gestionnaires à leur tour transmettent directement les rapports financiers (les justifications) aux partenaires donateurs.

Cette situation exige une coordination pour bien gérer tous ces appuis externes.

Section 4. De l'impact des guerres pour accéder aux N.T.I

« Une entreprise est d'autant plus performante qu'elle comprend le monde qui l'environne et s'y adapter. L'environnement rassemble tous les acteurs et forces externes à l'entreprise. En ce sens, le macro environnement est formé par les grands courants d'évolution de la société. A savoir les facteurs démographiques, économiques, physiques ou naturels, technologiques, politico-légaux et sociologiques36(*) ».

Nous nous sommes investis dans la période que le PNVi était sous menace de sa potentialité par la rébellion du RCD qui avait investi son pouvoir dans toute la partie de l'Est du pays et qui n'a pas pu maîtriser toutes les autres forces rebelles qui se trouvent presque dans tous les coins du parc.

C'est ainsi que nous nous sommes entretenus avec certains agents de l'ICCN/PNVi qui, à partir de leurs réponses, nous ont permis d'avoir les informations sur la contribution (positive et négative) de la rébellion pour l'accès du personnel de l'ICCN/PNVi à l'information sur la gestion du parc par la nouvelle technologie.

Dans le tableau ci-dessous, nous avons obtenu les réponses de certains agents enquêtés.

Tableau N° 18 : Contribution du RCD aux NTI pour la gestion des APs du PNVi

Comment était la contribution du RCD aux NTI du PNVi ?

Effectif

Pourcentage

01

Contribution positive

15

10

02

Contribution négative

115

76,67

03

Sans opinions

20

13,33

TOTAL

150

100

Source : Nos enquêtes

Commentaire : Conformément aux informations obtenues dans le tableau ci-dessus, nous avons constaté que 115 agents soit 76,67% enquêtés disent que la contribution du RCD est négative, tandis que 15 agents soit 10% témoignent que sa contribution est positive et 20 agents soit 13,33% se sont abstenus. Donc, le RCD a beaucoup contribué à la destruction totale du parc et cela a fait que ce parc soit classé parmi les Sites mondiaux en péril. Pour plus d'éclaircissement sur l'impact de la guerre, vous trouverez ci-dessous d'autres guerriers occupant toujours le parc dans la période de 2003 à 2004 le PNVi

Tableau N° 19 : Zones du PNVi assiégées par les forces négatives de 2003-2004

Secteurs du PNVi

Zone assiégée

Type d'inciviques

Nombre estimé

Activité principale menée dans la zone

Centre

Kasali

Interahamwe

150

Braconnage et déforestation

Katanga

Maï-maï, Interahamwe

+2000 hommes

Braconnage

Rwehe

Interahamwe

+300 homme

Braconnage

Linga

Interahamwe

Indéterminé

Braconnage

DCR

Busesa

Maï-maï, Interahamwe

360

Braconnage

Nyamitwitwi

-

451

Braconnage

EST

Kabale

Maï-maï, Interahamwe

200

Pêche illicite

SUD

Kirolirwe

Réfugiés Rwandais.

600

Déforestation

Burungu

Réfugiés Rwandais.

2000

Déforestation

Gatovu

Hema

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

NORD

Kamauma

Nalu

Indéterminé

Activités pastorales

Nzumbiya

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Viambalo/Vikingi

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Kyandoline

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Mukakati/Museya

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Djuma

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Lume

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Mont HOYO

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Boga/Manza

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Taliya

Hema et Nalu

Indéterminé

Déstabilisation des activités de surveillance

Muko/Mavivi

Hema et Nalu

Indéterminé

Déforestation et autres

Source : Rapport annuel 2003-2004 ICCN-DP/Nord-Kivu

Commentaire : Au Nord, le Parc est dominé par les dissidents NALU et les pasteurs HEMA, au Centre, DCR, EST et au SUD dominés par la coalition maï maï et Interahamwe. Ils pillent, abattent les animaux et les paisibles citoyens et déstabilisent les activités de conservation.

Ces inciviques étant fortement armés plus que les gardes de surveillance, font un obstacle qui fait que ces derniers n'accèdent pas facilement aux nouvelles du parc par manque de moyens nécessaires et efficaces pour le contrôle total de celui-ci.

CONCLUSION

Notre travail intitulé « Problématique de l'accès du personnel de l'ICCN aux nouvelles technologies de l'information pour la gestion des aires protégées. Cas du PNVi de 2003-2005 » s'est fixé trois objectifs principaux : théorique, pratique et promotionnel.

Sur le plan théorique, notre travail fournit des informations sur la situation de l'ICCN en général et du PNVi en particulier.

Sur le plan pratique, il est un guide de référence qui pourrait aider au renforcement de capacité du personnel de l'ICCN pour son accès aux nouvelles technologies de l'information.

Sur le plan promotionnel, il vise à mobiliser ou sensibiliser tous les acteurs et aux décideurs de la conservation de la nature d'entreprendre des stratégies de renforcement pour redynamiser la capacité du personnel de l'ICCN.

Pour atteindre ces objectifs, nous sommes parti des hypothèses que le matériel utilisé par le personnel de l'ICCN/PNVi serait insignifiant et que son personnel serait vieilli, insuffisant et non formé pour accéder aux nouvelles technologies de l'information.

Les explications de nos hypothèses étaient faites en recourant aux méthodes descriptive, fonctionnelle et historique. La collecte des données était faite grâce aux techniques fondées sur la documentation, le questionnaire et l'observation participative qui ont permis de vérifier les hypothèses.

Hormis l'introduction et la conclusion, ce travail s'est réalisé en deux chapitres à savoir :

Le premier chapitre a traité de considération théorique en abordant l'approche conceptuelle dans laquelle quelques concepts ont été définis en raison de leurs caractères clés pour qu'ils soient compris dans le contexte de notre travail. Nous avons ensuite fait un survol sur l'ICCN en décrivant certains parcs nationaux de la RDC. Nous avons enfin décrit le PNVi en présentant son historique, sa situation géographique, ses objectifs, la faune et la flore et dégager son organisation ainsi que son fonctionnement.

Enfin, le deuxième chapitre a concerné la présentation et analyse des données d'enquêtes en dégageant les opinions des uns et des autres (des enquêtés) sur l'accès du personnel de l'ICCN/PNVi aux nouvelles technologies pour la gestion des aires protégées.

Nous référant aux données recueillies, nous avons eu les résultats ci-après :

- l'effectif du personnel de l'ICCN/PNVi n'est pas suffisant quand on tient compte de l'étendue qu'il gère. Cela fait que l'accès de son personnel aux nouvelles technologies de l'information ne soit évident ;

- l'âge de son personnel recommandé par son ministère de tutelle a dépassé de 16 à 40 ans, donc, c'est un personnel qui a vieilli dont l'âge varie entre 15 à plus de 56 ans 

- une absence du personnel scientifique a été remarquée. A ceci, l'accès du personnel aux nouvelles technologies de l'information n'est pas effectif car, un personnel scientifique devrait analyser toutes les données récoltées sur terrain par le personnel technique et que cette analyse lui permettrait d'orienter l'ensemble du personnel à l'utilisation de la nouvelle technologie appropriée pour une bonne gestion des aires protégées ;

- les critères de recrutement ne sont pas du tout respectés, ce qui est à la base de l'injustice, le népotisme, le tribalisme, la médiocrité (surtout pour le personnel non instruit) sur l'utilisation des nouvelles technologies de l'information ;

- les illettrés et les primairiens représentent 44% de gardes de surveillance, ce niveau d'étude très bas, les empêche à accéder aux NTI ;

- la formation en cours d'emploi n'est pas du tout assurée. Il y a souvent discrimination en cette matière. Il faut un personnel bien formé qui va s'adapter aux nouvelles technologies pour la gestion des aires protégées ;

- la rémunération n'est pas assurée si ce n'est qu'une prime dérisoire de 30$ octroyée par l'UNF/UNESCO ;

- le moyen technique utilisé par l'ICCN/PNVi est dépassé, surtout que nous sommes dans la mondialisation où tout est maintenant informatisé. Il utilise toujours un matériel de l'époque antérieure. La nouvelle technologie utilisée n'est pas suffisante et efficace ; il obtient au travers ses partenaires traditionnels (PEVi/Kacheche, PICG, ZSL, SZF, WCS, ...) ;

- le moyen financier interne est là mais il est mal géré. Avec les taxes que l'ICCN met en place, il est à mesure de s'autofinancer mais, tout l'argent perçu n'entre que dans les poches des chefs et tend toujours les mains aux partenaires qui lui apportent d'appui financier et technique. Ceci handicape sérieusement le bon fonctionnement de l'entreprise. Les informations récoltées sur terrain subissent un biaisement par suite de manque du financement interne et d'une technologie appropriée ;

- le RCD n'a pas apporté une contribution positive au bon fonctionnement de l'entreprise, car il s'est même impliqué sur un recrutement pléthorique du personnel qui reste jusqu'à ce jour l'un des maux sans remèdes.

De tout ce qui précède, il s'avère que nos hypothèses ont été seulement confirmées mais aussi complétées. Par conséquent, les suggestions suivantes sont formulées pour la bonne gestion des aires protégées par l'accès du personnel de l'ICCN/PNVi aux nouvelles technologies de l'information :

- qu'un effectif suffisant du personnel de l'ICCN/PNVi soit recruté pour la couverture de tout le parc ;

- que les critères de recrutement, de l'âge pour les gardes de surveillance varie entre 16 à 40 ans et de la formation en cours d'emploi soient respectés ;

- qu'un recrutement des agents universitaires soit prioritaire d'un personnel fort, compétent et bien formé pour la bonne utilisation des nouvelles technologies de l'information ;

- qu'un salaire suffisant soit accordé à tout le personnel et cela équitablement selon les grades et postes occupés ;

- que l'entreprise soit dotée d'un moyen matériel suffisant et adaptée à la mondialisation afin d'obtenir des informations bien collectées afin de les analyser pour la bonne orientation de la gestion des aires protégées ;

- que le moyen financier interne de l'entreprise soit encouragé et contrôlé pour l'indépendance de l'entreprise.

Sans nous prétendre épuiser tous les aspects relatifs de notre sujet, nous lançons un appel aux autres chercheurs de pouvoir nous compléter.

8

31

32

33

35

37

42

43

43

44

46

50

52

53

54

55

56

59

59

LISTE DES TABLEAUX

Tableau N° 1 : Les six catégories de gestion des Aires Protégées.................

Tableau N° 2 : Répartition de l'échantillon d'enquête.............................

Tableau N° 3 : Répartition des enquêtés par âge et par sexe.....................

Tableau N° 4 : Répartition des enquêtés selon les secteurs........................

Tableau N° 5 : Répartition des enquêtés par niveau d'étude......................

Tableau N° 6 : Répartition des effectifs du personnel du PNVi....................

Tableau N° 7 : De la connaissance des critères de recrutement

par les enquêtés........................................................

Tableau N° 8 : Appréciations de la qualité des critères de

Recrutement............................................................

Tableau N° 9 : Appréciations des enquêtés sur le respect de critères

de recrutement.........................................................

Tableau N°10 : Appréciation des enquêtés sur la formation organisée...........

Tableau N°11 : Rémunération (prime) du personnel de l'ICCN/PNVi..........

Tableau N°12 : Répartition des matériels roulants du PNVi 2003-2005........

Tableau N°13 : Répartition des matériels de communication du PNVi

2003-2005..............................................................

Tableau N°14 : Répartition des autres matériels du PNVi 2003-2005...........

Tableau N°15 : Recettes réalisées en FC par l'ICCN/PNVi en 2003............

Tableau N°16 : Recettes réalisées en FC par l'ICCN/PNVi en 2004............

Tableau N°17 : Les dépenses engagées en 2003 et 2004...........................

Tableau N°18 : Contribution du RCD aux NTI pour la gestion des

APs du PNVi.........................................................

Tableau N°19 : Zone du PNVi assiégées par les forces négatives de

2003-2005...............................................................

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES, REVUES ET DICTIONNAIRE

1. André Pierre CONTANDRIOPOULOS et alii, Savoir préparer une

recherche. La définir, la

structurer, la financer.

Presses de l'Université de

Montréal, 1990

2. Brilman, J., Les meilleures pratiques du management, éd. D'organisation,

3ème éd., Paris, 2001

3. Loïc C. et alii, Gestion des Ressources Humaines, Pratique et éléments de

Théorie, 2ème éd., Dunod, Paris, 2002

4. Lee WHITE et ANN EDWARDS, Conservation en forêt pluviale

africaine : Méthodes de recherche,

Wildlife Conservation Society, eds.

(2000), New York

5. MASSON Haire, Utilisation des tests dans la sélection du personnel,

Harvard Business Review, vol.28, N° 1

6. Madeleine GRAWITZ, Lexiques de Sciences Sociales, éd. Dalloz, 10ème éd., 2000

7. MULUMBATI N., Introduction à la Science politique, éd. Africa, 1977

8. Petit Larousse, Dictionnaire encyclopédique pour tous, Librairie Larousse

17, rue du Mont Parnasse et boulevard Raspail, 114, Paris

VIème, 1980

9. Petit Larousse, Hachette Encyclopédique de Poche, HACHETTE LIVRE

1999, 43 quai renelle, 75905 PARIS CEDEX 15

II. WEBOGRAPHIE (SITE INTERNET)

1. www.congoline.net. Parc National des Virunga

2. www.iccnrdc.cd/virunga.htm, Statut Juridique de l'ICCN

3. www.mddep.guv.qc.ca/jeunesse/chronique/glossaire.htm, Définition d'Aire Protégée

4. www.olats.org/schoffer/deftech.htm, Définition de la Technologie

5. www.wikipedia.org., L'homme, la nature et la technologie

6. www.wikipedia.org/wiki/Gestion

III. COURS, RAPPORT ET TEXTES OFFICIELS

1. Adrien BAKUNZI, Management, Cours inédit, G2 SCA, ISP-Rutshuru,

2005-2006

2. Adrien BAKUNZI, Organisation des Entreprises, Cours inédit, G2 GEA,

CIDEP/Nord-Kivu, 2004-2005

3. Convention collective de l'ICCN, 2003

4. Justin NDIKUMWAMI, Informatique I, Cours inédit, G2 GEA,

CIDEP/Nord-Kivu, Goma, 2004-2005

5. KISANGANI ENDANDA, Politique et stratégie d'entreprise, Notes de

Cours, inédit, L2 Gestion et

Administration/ULPGL, Goma, avril 2004

6. MUTONDO KIKUNDA, Gestion de Ressources Humaines, Cours inédit,

G2 GEA, CIDEP/Nord-Kivu, Goma, 2004-2005

7. MURHEGA MASHANDA, Gestion du personnel, G2

GEA/ULPGL,Goma, 2004-2005

8. MUSOMO AMUNDALA, Méthode de Recherche Scientifique, Cours

inédit, G2 GEA, CIDEP/Nord-Kivu, 2004-2005

9. Rapports annuels ICCN / PNVi 2003, 2004

I

II

III

V

1

1

2

3

4

5

6

6

7

7

7

10

11

12

14

14

15

16

17

18

22

22

22

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE..........................................................................

DEDICACE............................................................................

REMERCIEMENTS......................................................................

SIGLES ET ABREVIATIONS....................................................

0. INTRODUCTION GENERALE................................................

0.1. Problématique................................................................

0.2. Hypothèse de recherche....................................................

0.3. Choix et Intérêt du travail.....................................................

0.4. Méthode et techniques utilisées............................................

0.5. Délimitation du sujet.............................................................

0.6. Subdivision du travail........................................................

0.7. Difficultés rencontrées.........................................................

Chapitre I. CONSIDERATIONS THEORIQUES................................

Section 1. Approche Lexicologique...................................................

1.1. Aire Protégée..................................................................

1.2. Le Gestion........................................................................

1.3. Le Personnel....................................................................

1.4. La Technologie................................................................

Section 2. Présentation de l'ICCN.....................................................

2.1. Aperçu historique.............................................................

2.2. Statut Juridique................................................................

2.3. Objectifs et activités de l'ICCN............................................

2.4. Organisation et fonctionnement de l'ICCN..............................

2.5. Les Aires Protégées de l'ICCN.............................................

Section 3. Le Parc National des Virunga.........................................

3.1. Historique.....................................................................

3.2. Localisation.....................................................................

3.3. 23

23

24

24

24

25

27

27

28

29

30

30

30

30

31

32

35

39

44

45

46

47

54

58

61

65

66

Statut Juridique..................................................................

3.4. Objectifs du PNVi..............................................................

3.5. Climat...........................................................................

3.6. Flore............................................................................

3.7. Faune..............................................................................

3.8. Infrastructures....................................................................

3.9. Organigramme et Fonctionnement..............................................

3.9.1. Organisation..................................................................

3.9.2. Organigramme............................................................

3.9.3. Fonctionnement.............................................................

Chapitre 2. PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES

D'ENQUETES...........................................................

Section 1. Aspect méthodologique...................................................

1.1. Description d'enquête...........................................................

1.1.1. Instrument de l'enquête.....................................................

1.1.2. Echantillon d'étude..........................................................

1.1.3. Traitement des données......................................................

Section 2. Du Personnel du PNVi .....................................................

2.1. Des critères de recrutement du personnel du PNVi..........................

2.2. De la formation en cours d'emploi..............................................

2.3. De la rémunération du personnel de l'ICCN/PNVi..........................

Section 3. Moyens utilisés pour accéder aux Informations du PNVi..........

3.1. Moyen Technique.............................................................

3.2. Moyen Financier............................................................

Section 4. De l'Impact des guerres pour accéder aux NTI........................

CONCLUSION...........................................................................

LISTE DES TABLEAUX..............................................................

BIBLIOGRAPHIE......................................................................

* 1 Lee WHITE et ANN EDWARDS, Conservation en forêt pluviale africaine : Méthodes de recherche,

Wildlife Conservation Society, eds. (2000), New York, p.XV.

* 2 André-Pierre CONTANDRIOPOULOS et al, Savoir préparer une recherche. La définir, la structurer, la

financer, Presses de l'Université de Montréal, 1990, p.18.

* 3 MUSOMO AMUNDALA, Méthode de Recherche Scientifique, Cours inédit, G2 GEA, CIDEP/Nord-

Kivu, 2004-2005

* 4 MULUMBATI N., Introduction à la Science Politique, Ed. Africa, 1977, p.26

* 5 Madeleine GRAWITZ, Lexiques de Sciences Sociales, éd. Dalloz, 10ème éd, 2000, p.318.

* 6 MUSOMO AMUNDALA, Cours déjà cité

* 7 Idem

* 8 www.mddep.guv.qc.ca/jeunesse/chronique/glossaire.htm, Définition d'Aire Protégée

* 9 Petit Larousse, Dictionnaire encyclopédique pour tous, Librairie Larousse 17, rue du Mont Parnasse et

boulevard Raspail, 114, Paris VIème , 1980, p.484.

* 10 René BITANGI, Dynamique des Groupes, Cours inédit, G3 GEA/CIDEP, Goma, 2005-2006

* 11 MURHEGA MASHANDA, Cours de Gestion du personnel, G2 GEA/ULPGL, 2004-2005

* 12 fr.wikipedia.org/wiki/Gestion

* 13 Petit Larousse, Hachette Encyclopédique Poche, HACHETTE LIVRE 1999, 43 quai de renelle, 75905 PARIS

CEDEX 15

* 14 Loïc C. et alii, Gestion des Ressources Humaines, Pratique et éléments de Théorie, 2ème éd. Dunod, Paris,

2002, p.6

* 15 KISANGANI ENDANDA, Politique et Stratégie d'entreprise, Notes de Cours, inédit, L2 Gestion et

Administration/ULPGL, Goma, avril 2004

* 16 www.olats.org/schoffer/deftech.htm, Définition de la technologie

* 17 www.congonline.net Parc National des Virunga

* 18 www.iccnrdc.cd/virunga.htm

* 19 www.congoline.net Parc Op. Cit.

* 20 www.congoline.net Op.Cit.

* 21 Adrien BAKUNZI, Managemenet, Cours inédit, G2 SCA, ISP-Rutshuru, 2005-2006

* 22 Petit Larousse, Op.Cit, p314.

* 23 www.wikipedia.org, L'homme, la nature et la technique

* 24 Convention collective de l'ICCN, 2003

* 25 Rapport annuel de l'ICCN, 2003

* 26 MASSON Haire, Utilisation des tests dans la sélection du personnel, Harvard Business Review, vol.28, N°1

* 27 MUTONDO KIKUNDA, Gestion des Ressources Humaines, Cours inédit, G2 GEA, CIDEP/Nord-Kivu,

Goma, 2004-2005

* 28 MUTONDO KIKUNDA, Cours déjà cité

* 29 Brilman, J., Les meilleures pratiques du management, éd. D'organisation, 3ème éd, Paris, 2001, p.337

* 30 MUTONDO KIKUNDA, Cours déjà cité.

* 31 Lee WHITE et ANN EDWARDS, Op. Cit. p.81

* 32 Lee WHITE et ANN EDWARDS, Op. Cit. p.63

* 33 Idem, p.60

* 34 Lee WHITE et alii, Op. Cit, p.88

* 35 Justin NDIKUMWAMI, Informatique I, Cours inédit, G2 GEA, CIDEP/Nord-Kivu, 2004-2005

* 36 Adrien BAKUNZI, Organisation des entreprises, Cours inédit, G2 GEA, CIDEP/Nord-KIVU Goma, 2004- 2005






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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld