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Participation des populations au processus d'élaboration et de mise en œuvre du plan de développement de la commune de Dogbo

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par François ZINSOU
Université d'Abomey-Calavi ( Bénin) - Maàtrise 2007
  

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2.4- FACTEURS POLITIQUES ET ADMINISTRATIFS

Les facteurs politiques et administratifs sont relevés comme des obstacles à la participation des populations à la mise en oeuvre du PDC. Ils concernent le parti d'obédience de l'élu local, des influences des courtiers électoraux, les actes de fidélisation de l'électorat et les comportements des responsables des services déconcentrés de l'Etat.

2.4.1- Le parti politique

L'appartenance de l'élu local au parti politique dominant du milieu couplé avec la notion du fils de terroir lui confère plus une image du représentant du parti que de toute la population. Beaucoup d'interlocuteurs ont tendance à assimilé les actions du conseil communal au Parti Social Démocrate (PSD). Dans ce contexte, toute action contraire venant d'un individu de la société peut être interprétée comme une attaque au groupe politique. Cette confusion des rôles du parti politique avec ceux de l'autorité locale a été relevée comme une difficulté pour des populations de réagir et de s'opposer à l'élu local, même si l'on constate des dérives. Certaines personnes ont pu confier que c'est cette confusion qui explique la trêve de marches de protestation fréquemment constatées au temps des sous-préfets dans la commune. En effet, les populations de Dogbo ont à plusieurs reprises usé de la marche de protestation pour dénoncer les abus, exprimé leur mécontentement face à certaines décisions jugées par eux arbitraires. De 1994 à 2002, les populations ont été mobilisées autour de plus de quatre marches de protestation. Ces actions ont, selon des interviewés, été des indices de participation à la bonne gestion de la commune. Il s'en suit, du fait de la non satisfaction de mise en oeuvre du PDC, l'absence de telles actions de contre-pouvoir de l'action communale est synonyme de soutien fraternel et donc de faible participation.

Il serait important d'éviter la confusion entre les actes de contre-pouvoir et ceux de contre le pouvoir. Cet amalgame qu'entretiennent les élus locaux semble pousser de plus en plus des populations à adopter des comportements de réserve et même de méfiance au risque de se faire traiter comme des rebelles vis-à-vis des élus et surtout du parti politique dominant dont est issu le maire, organe exécutif du conseil communal.

La culture de leadership et de pression sociale n'est pas toujours une mauvaise chose en soi. Elle est la manifestation d'un mécontentement ou d'une insatisfaction de la population par rapport à des manières de gestion par les autorités. C'est un outil exploité pour obliger l'autorité à une remise en cause de ses attitudes et de ses actions. Elle vise donc à conduire à une bonne et transparente gestion du bien public communal, à une répartition plus équitable des richesses et services sociaux au niveau de la commune. Mais il semble que des courtiers électoraux et des élus locaux constituent un obstacle à la manifestation d'une telle volonté collective. Cette disposition répond à des objectifs politiciens plutôt qu'à des objectifs de développement communal. Il s'agit en clair, de fidéliser et de maintenir l'électorat au niveau de la commune.

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