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Les AVC au Maroc: etude des maladies à  risque et analyse des déterminants du degré d'handicap


par Rajae TOUZANI
CERDI / LASAARE - Master 2 économie de la santé et développement international  2013
  

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CONCLUSION CHAPITRE I

En conclusion de ce chapitre, on peut tirer plusieurs enseignements : tout d'abord que le niveau d'éducation est la meilleure variable de mesure du statut socio-économique dans nos modèles. Elle constitue le proxy du statut socio-économique qui impact sur la probabilité de survenance des maladies à risque d'AVC au Maroc mais influençable par exemple chez les hommes par le revenu. Ensuite la présence d'au moins une maladie à risque influence sur la probabilité d'avoir les autres. Surtout l'HTA et les MC qui sont liées biologiquement. Nous l'avons démontré par le calcul des OR. Comme exemple, le rapport de côte de l'HTA est très important ce qui explique l'impact fort de cette maladie chronique sur la probabilité de survenance des MC. Nous soulignons aussi l'impact des comportements à risque (sédentarité et tabagisme) mais aussi l'effet des risques non évitables (sexe et l'âge) sur la probabilité d'avoir une ou plusieurs maladies à risque. En effet, les maladies que nous avons étudiées sont fortement liées à l'âge, chose qui est inévitable mais le risque peut être minime par une meilleure prévention.

Les taux de prévalence des maladies à risque au Maroc sont certes en forte augmentation mais sont moins importants que ceux des pays développés. Et ceci est du, d'une partie, de la caractéristique de la population (pourcentage des jeunes au Maroc). Or les jeunes marocains commencent à avoir un mode de vie risqué qui pourrait changer la tendance. C'est la raison pour laquelle, le Maroc doit mener des campagnes de sensibilisation touchant cette tranche de population. Des actions de prévention sont aussi souhaitables, parmi elles:

- Une augmentation dans les prix de paquet de tabac réduirait, significativement, sa consommation par les jeunes

- Mettre en oeuvre les recommandations de l'OMS concernant l'interdiction de fumer dans les lieux publics aurait un impact sur les fumeurs passifs.

- Donner plus d'importance à la pratique du sport au sein des établissements scolaires (les lycées et les universités)

Nous avons démontré que toutes ces maladies à risque qu'on a analysé sont liées entre elles du moment qu'elles surviennent par les même facteurs de risque. Donc, toutes actions menées pour limiter les facteurs à risque au sein de la population, représentent une lutte contre les maladies à risque mais aussi une lutte indirecte contre les AVC.

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CHAPITRE II : L'IMPACT DES FACTEURS A RISQUE SUR LA GRAVITE DES SEQUELLES DE L'AVC

SECTION I : ASPECTS THEORIQUES ET METHODES D'EVALUATION

I.1 REVUE DES ECRITS SUR LES SEQUELLES INHERENTES AUX AVC

La prévalence de l'invalidité après accident vasculaire cérébral est similaire en Afrique du Sud que dans les pays plus riches, malgré que la prévalence de l'AVC étant, elle-même, deux ou trois fois plus faible que dans les pays à revenu élevé. Cette différence dans les résultats entre les pays développés et ceux en développement est déterminée par la prise en charge en moins bonne santé dans les pays à faible revenu (Feigin, 2004).

L'AVC représente la cause la plus fréquente d'invalidité, chose très répandue dans le monde entier. La « Stroke Association » en Angleterre et au Royaume-Uni l'affirme en précisant que l'AVC est la première cause d'handicap sévère avec près de 350.000 personnes affectées à un moment donné. Adamson J. et al. (2004) confirme les propos de l'association. Il a souligné que l'AVC représente aux Etat Unis et en Australie une des causes principales d'invalidité à long terme chez les adultes. Les personnes ayant subi un AVC augmentent la probabilité de déclarer un handicap locomoteur, atteignant et d'étirements, de la dextérité, de la vue, l'ouïe, l'incontinence, la communication et le handicap comportemental.

L'AVC a donc été identifié comme causant un plus grand degré d'handicap que toutes les autres maladies. Rothwell (2001) a déclaré que par contraste avec les maladies cardiaques et le cancer, le lourd fardeau de l'AVC est l'incapacité chronique plutôt que la mort.

L'OMS a aussi souligné (1980) qu'avoir un accident vasculaire cérébral augmente les risques de handicap plus nettement que toute autres maladies chroniques. Ainsi que l'AVC provoque une plus grande gamme de handicaps que toute autre condition.

Suite a une étude que la fondation Stroke a effectuée sur 8863 personnes, il a été conclu que l'incapacité suite à un AVC est très fréquente et augmente avec l'âge ainsi que la capacité de récupération des patients est très faible en présence d'antécédents médicaux (Adamson J. 2004).

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