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L'EVOLUTION DES RAPPORTS PARENTS-ENFANTS A TRAVERS L'HISTOIRE DU DROIT CONGOLAIS DE LA FAMILLE Article scientifique

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par Fils ANGELESI BAYENGA
Université de Kinshasa - DEA 2015
  

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V. Conclusion : l'avenir de l'autorité parentale en droit congolais entre le

statu quo et l'égalité parentale ou la parité père-mère

En définitive, les relations et les rôles au sein de la famille en général et dans les rapports parents-enfants en particulier, se modifient au gré des mutations socioculturelles à la base des changements des mentalités.

L'histoire du droit congolais de la famille corrobore cette affirmation de principe. Cette histoire a connu trois temps forts: la période antérieure à la colonisation régie par les droits autochtones ou traditionnels, la période coloniale régie par le code civil, livre 1er et enfin la période allant du 1er août 1987 à ce jour régie par le code de la famille.

L'évolution des moeurs et des normes qui se dessine à travers ce parcours historique peut se résumer en ce que le droit congolais est passé de l'idée de puissance paternelle prédominante dans les droits traditionnels à l'institution actuelle de l'autorité parentale, en transitant par l'autorité paternelle inspirée par le code napoléon de 1804.

A l'heure actuelle, le code de la famille n'est pas le seul texte en vigueur auquel il convient d'avoir égard pour étudier le régime juridique de l'autorité parentale en droit positif ; encore faudrait-il, avons-nous pensé, y intégrer quelques instruments juridiques qui lui sont postérieurs, en ce qu'ils apportent un plus à l'aménagement normatif des droits et obligations liés à la parentalité.

52 Voy. articles 2, 13, 23, 26, 28, 30, 31, 46, 50, 103, 110, 113 et 176.

53 Voy. articles 158, 173, 182, 184 et 189

54 Voy. article 57, alinéa 2.

16

Il s'agit précisément de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, de la charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, de la loi du 20 juillet 2006 relative aux violences sexuelles et enfin, de la loi du 10 janvier 2009 portant protection des droits de l'enfant.

Reste à indiquer qu'un regard attentif sur la montée en puissance des mouvements féministes pousse à croire qu'il se profile à l'horizon un droit des rapports parents-enfants acquis à la cause de la parité et partant, plus favorable à l'idée de l'égalité pure et dure des parents dans leurs relations avec leurs enfants.

Cette perspective d'avenir, qui du reste n'emporte pas notre entière adhésion par souci encore d'actualité de recours - et non pas du retour - à l'authenticité, revient à supprimer toutes formes de discriminations faites à la femme (mère) dans la règlementation des relations au sein de la famille ou du ménage.

C'est autant dire, pour essayer de prédire l'avenir du droit positif de la famille, qu'entre le statu quo de l'institution actuelle de l'autorité parentale et le penchant vers l'égalité parentale, c'est ce dernier scénario qui nous parait à la fois plus probable et moins recommandable.

Cela n'est pas surprenant dans une économie nationale en grande partie informelle, où la survie des ménages est de plus en plus tributaire à la débrouillardise des femmes.

Quoi donc de plus prévisible que cette arrivée sur le devant de la scène de la femme (mère) congolaise ne puisse se faire qu'en mordant sur le champ des prérogatives juridiques et institutionnelles de l'homme !

Le changement futur du droit de la famille sera inévitablement un réajustement de la législation en vigueur aux nouveaux modes de vie du ménage et aux nouvelles pratiques familiales qui se développent.

Qu'est-ce qui en restera alors de l'authenticité culturelle des populations congolaises destinataires du nouveau droit qui se profile à l'horizon, au temps des travaux parlementaires en cours de réforme du code de la famille ? N'y a-t-il pas risque d'heurter de front les leçons les plus élémentaires de l'anthropologie juridique en renvoyant dos-à-dos le « droit étatique de la famille » et le « droit réel de la famille »?

Qui vivra, en rira à coup sûr...

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