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Agoraphobie et tcc

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par Parvaneh MAJD
renné Descarte Paris5  - spécialiste Thérqpie Comportement cognitive  2014
  

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2.3.3. LE MODELE DE SHEEHAN

Le modèle bio-comportemental des attaques de panique, proposé par Sheehan (1982), rend compte de mécanismes de conditionnement répondant et opérant.

Ce modèle se déroule selon la séquence suivante :

1- Le sujet paniqueur aurait une vulnérabilité biologique pour l'attaque de panique, il fait une première crise spontanée sans liaison avec un stimulus déclencheur externe.

2- L'attaque de panique représente un stimulus inconditionnel qui va s'associer fortuitement à la première situation où elle a eu lieu : celle - ci deviendra alors une situation phobogène.

3- La répétition des attaques de panique dans des lieux variées va entraîner une généralisation des situations phobogènes.

4- Des phénomènes de conditionnement intéroceptifs vont se surajouter : les symptômes physiques de l'attaque de panique, même s'ils sont isolés et en contexte banal, vont être interprétés comme le début d'une nouvelle crise et cette interprétation déclenchera une nouvelle crise (Fontaine et Cottraux, 1989).

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2-3-4. LE MODELE INTEGRATIF DE BARLOW

Barlow (1988) présente un modèle qui postule qu'il existe plusieurs niveaux de causalité du Trouble Panique.

Pour lui, quand des personnes vulnérables (biologiquement) font face à des stresseurs environnementaux, elles vont expérimenter une réaction de stress qui peut aller jusqu'à une réaction d'alarme (attaque de panique).

À la suite, des personnes vulnérables psychologiquement, vont vivre dans l'appréhension d'une nouvelle crise et les sensations physiologiques intéroceptives peuvent par la suite provoquer elles-mêmes une nouvelle attaque de panique (réaction d'alarme apprise). L'individu souffrant de trouble panique développe alors une hypervigilance à ses sensations physiques. Le trouble panique serait donc causé par l'existence d'une réaction d'alarme apprise. (Barlow et Craske, 2007).

2.3.5. LE MODELE COGNITIF

Ce modèle postule que notre cerveau, à l'image d'un ordinateur fonctionne comme un système de traitement des informations, qui procède à une lecture très personnelle de l'environnement sélectionnant les données et leur attribuant des significations particulières.

Aaron Beck (Beck et Emery, 1985) postule que le sujet paniqueur présente des schémas de danger qui sélectionnent les stimuli uniquement dans leur virtualité de danger. Il fonctionne par assimilation du monde extérieur à ses schémas de danger, stockés dans la mémoire à long terme. Le traitement de l'information serait erroné, le sujet valorisant ce qui a trait au danger.

À partir de l'hypothèse de Beck, David Clark va proposer le modèle cognitif du trouble panique, certainement le plus abouti (Clark, 1996; Clark et coll., 1997) d'après de Klosko, Barlow, Tassinari (1990), comprennant les notions de :

Stimulus déclenchant, (Externe ou interne). Interprétations des sensations comme catastrophiques, perception physique du danger, Sensations physiques alcalose sanguine et hypocapnie.

Pour cet auteur, des stimuli externes (se retrouver dans la foule ou un magasin) ou internes (pensée, images, sensations physiques) sont interprétés du fait des schémas cognitifs comme une menace. Cette perception d'une menace entraîne une hyperventilation, qui induit une alcalose et une hypocapnie qui se traduisent par des sensations corporelles déplaisantes interprétées à leur à leur tour sur un mode catastrophique (mort, perte de contrôle), ceci va augmenter l'appréhension et va aboutir à une attaque de panique.

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De plus, le patient devient hypervigilant et surveille en permanence la moindre sensation physique. Ceci le conduit à prendre en considération des sensations que d'autres personnes ne remarqueraient pas, qui confortent l'idée d'un problème sérieux, physique ou mental. Et le sujet va développer des comportements de sécurité qui ont tendance à maintenir les interprétations négatives du patient.

Dans de-Vries ( 2002), on voit que la compréhension de l'origine d'un trouble et son maintien dans le modèle TCC des phobies est toujours basée sur la théorie de Mowrer des `deux temps' : (1) un temps d'installation des phobies par une forme de conditionnement classique pavlovien (exemple : une expérience traumatisante comme d'être mordu par un chien), puis (2) un temps de maintien de la réaction anxieuse par un évitement systématique et donc un `renforcement négatif' qui renvoit au paradigme du conditionnement opérant skinnerien (exemple : en évitant tout contact après un choc, la réaction anxieuse acquise ne peut `s'éteindre' et la tendance à l'évitement est renforcée).

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"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre"   Paul Eluard