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Les conséquences négatives de l'adhésion de la Chine à  l'Organisation Mondiale du Commerce, sur le secteur textile au Maroc


par Alexandra Smadja et Badr Laboizi
ESG Paris - Marketing & Commerce international 2006
  

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ESGCI

Paris Graduate School of Management

242, RUE DU FAUBOURG

ST ANTOINE

75012 PARIS 4ème année (MC2)

Tél. : 01 43 48 63 36 LABOIZI Badr

Fax : 01 43 70 65 36 SMADJA Alexandra

MEMOIRE DE FIN D'ETUDES

« Les conséquences négatives de l'adhésion de la Chine à l'Organisation Mondiale du Commerce, sur le secteur textile au Maroc. »

Maître de Mémoire : M. François Lafargue

Année : 2005 - 2006

SOMMAIRE

INTRODUCTION

I. Présentation générale

A. Le Maroc : Etat des lieux

1. Présentation de l'environnement.

2. Le secteur textile Marocain : Première ressource du pays

3. Les points fort et les points faible.

B. La Chine : Premier producteur et exportateur mondial de textile

1. Malgré quelques points faibles, la Chine conserve des atouts de premier plan

2. les Accords Multifibres

3. Une croissance accélérée par l'adhésion à l'OMC et Les Accords sur les textiles et les Vêtements (ATV)

II. Reconfiguration totale du secteur textile dans le Monde

A. L'attitude de la Chine face à ce changement majeur

1. Les principaux impacts en Asie

2. La restructuration du secteur textile Chinois

B. Les conséquences directes au Maroc

1. La chute des investissements dans le secteur textile

2. Une crise prévisible :

C. Perspectives et recommandations

1. Les solutions apportées par l'OMC

2. La reconversion du Maroc est-elle possible ?

CONCLUSION

INTRODUCTION

D'une manière générale, le secteur du textile et des vêtements est entré depuis le 1er janvier 2005 dans une nouvelle ère. C'est en effet à cette date, que le système des quotas a été aboli.

Celui-ci avait pour objectif principal de contenir les exportations de vêtements et de textiles d'un nombre important de pays producteurs vers les plus grands marchés du Monde, notamment les Etats-Unis et l'Union Européenne. Suite à une décision prise il y a dix ans dans le cadre de l'Uruguay Round (cycle de négociations commerciales mondiales menées de 1986 à 1994), plus aucun quotas n'existe entre les pays membres de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Le secteur textile génère un commerce de plus de 395 milliards de dollars par an (plus de 7% du commerce mondial) et emploie plus de 40 millions de personnes dans le Monde, principalement dans les pays du Sud. Selon la grande majorité des études réalisées sur ce sujet, « il faut s'attendre à une restructuration importante dès la levée des quotas ».

Les grandes multinationales, qui jusqu'alors avaient pour habitude de s'approvisionner dans plusieurs dizaines de pays (situés pour la plupart dans des régions en développement), vont s'adapter, au fur et à mesure à cette nouvelle configuration. L'Association Américaine des Importateurs affirme que « de manière à rationaliser leur réseau de fournisseurs, la plupart des grands acheteurs ne prendront pas le risque de placer toutes leurs commandes dans un seul pays, mais entendent plutôt réduire ce nombre. » Celui-ci devrait donc passer de 50 à cinq ou six pays d'ici 2007.

Alors que ce changement brutal de stratégie va de toute évidence nuire à des pays comme le Bangladesh, la Turquie, l'Indonésie, le Maroc, le Mexique et d'autres, dont il faut signaler qu'une large part de leurs exportations dépend très fortement de ce secteur, il va toutefois très certainement profiter à la Chine.

En effet, devenue membre de l'OMC en 2001, la Chine est déjà dotée de nombreux atouts comme sa main d'oeuvre bon marché et ses faibles coûts de production, dus principalement à une absence totale de syndicats facilitant ainsi l'exploitation des travailleurs. De plus, ses économies d'échelles, ainsi que ses investissement récents dans le secteur textile n'ont eu de cesse de rendre ce pays très compétitif. La Banque Mondiale estime que 50% des exportations mondiales de vêtements viendront de Chine en 2010, alors que cette part n'est aujourd'hui que d'un quart.

A cela s'ajoute le fait que certaines questions primordiales restent à ce jour sans réponse : En effet, la Chine est-elle en train de s'octroyer un quasi-monopole mondial au détriment des pays les plus pauvres ? Faut-il réellement craindre de voir les productions chinoises supplanter ou même éliminer toutes les autres dans les magasins de vêtements du monde entier ? Enfin, existe-t-il des moyens fiables, pour les pays dépendants de ce secteur, de contourner la concurrence chinoise ?

Autant d'interrogations auxquelles nous essaierons de répondre à travers cette étude, en prenant pour exemple le Maroc, qui tire sa principale recette du secteur textile et habillement.

Nous aurions tout aussi bien pu parler d'autres pays où l'inquiétude quant à la fin du système des quotas, est de niveau similaire, comme le Mexique, le Honduras, le Népal, les Philippines, le Bangladesh, l'Indonésie ou encore le Vietnam. Celui-ci ne faisant toujours pas partie de l'OMC, il continue d'être limité par le système des quotas, et à, du fait de ses deux millions de travailleurs dans le secteur textile et confection, de nombreuses raisons de s'inquiéter.

Toujours est -il que du fait de ses importantes relations avec l'Europe et la France, notamment dans le secteur textile, le Maroc nous apparaît comme étant un sujet d'analyse significatif et représentatif de la situation de l'après 1er janvier 2005 pour bon nombre de pays dans le Monde. Le Maroc sera d'ici peu l'une des principales victimes de l'ouverture des quotas et de l'expansion terrifiante du secteur textile chinois.

Nous tenterons donc, tout au long de ce rapport, et après avoir dressé un état des lieux des secteurs textiles Marocains et Chinois, d'appréhender la métamorphose du secteur textile Chinois et ses conséquences directes sur ce pays en développement qu'est le Maroc. Enfin nous examinerons les différentes perspectives qui s'offrent à ce pays tant du point de vue du contournement de cette nouvelle concurrence chinoise mais aussi concernant ses possibilités de modernisation ou encore de reconversion.

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