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Impact de l'arrimage du Franc CFA à l'Euro sur la balance commerciale : le cas du Cameroun

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par Francis Yannick ZAMBO ZAMBO
Institut sous-régional de statistique et d'économie appliquée de Yaoundé - Ingénieur statisticien 2006
  

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CHAPITRE II : PRESENTATION DES THEORIES ET MODELES ECONOMIQUES

Ce chapitre a une double importance. Il présente les théories et modèles économiques en rapport avec les échanges commerciaux d'un pays. Ces théories nous permettront également de nous rendre compte non seulement de l'intensité d'influence que chacune des variables des modèles pourrait exercer sur le commerce extérieur, mais aussi des effets que l'arrimage d'une monnaie sur une autre entraînerait sur ces mêmes variables.

Aussi, la plupart des raisonnements et résultats expérimentaux des chapitres ultérieurs seront la mise en pratique des concepts ici présentés. On les appliquera tels que conçus par leurs auteurs ou alors après reformulation pour les rendre plus adaptés au cas spécifique qui est le notre.

Cinq approches théoriques sur le solde commercial auront retenu notre attention. Il s'agit notamment de :

- l'approche revenu du commerce extérieur à travers la théorie du multiplicateur du commerce extérieur ;

- l'approche prix au travers du taux de change, c'est-à-dire la théorie des élasticités de Johan Robinson ;

- la théorie de l'absorption qui est une synthèse des approches prix et revenu ;

- le modèle de Mundell-Fleming ;

Les modèles économiques présentés par la suite émanent du livre « Economie internationale » de Mucchielli (pp 116 à 136) dont les références sont en bibliographie.

I - La théorie du multiplicateur du commerce extérieur

C'est la théorie keynésienne du commerce extérieur ou approche revenu. Elle a fait son apparition pendant la période 1938-1941. Cette période a coïncidé avec la prise en compte nouvelle du commerce extérieur et donc des conséquences qu'il allait entraîner sur le multiplicateur jusque là habituel (1/s). « En effet, si les importations sont fonction du revenu national, il s'en suit que la propension marginale à importer doit apparaître dans le multiplicateur, qui devient, de ce fait, différent de celui d'une économie fermée » (Mucchielli, 1990).

Avant de présenter le multiplicateur proprement dit, examinons d'abord les relations du modèle de base ayant conduit à sa détermination.

I.1 Relations du modèle :

Les variables et relations du modèle sont les suivantes :

Ø La consommation : C = cY + C0 avec c = propension marginale à consommer et 0<c<1 ; C0 = consommation incompressible.

Ø L'investissement : I = I est une variable exogène ;

Ø Les importations : M = mY + M0 avec m = propension marginale à importer avec 0<m<1 et M0 = importation autonome ;

Ø Les exportations : X = X qui sont une variable exogène ;

Ø La balance commerciale : B = X - M ;

Ø Le revenu national Y ;

Ø L'épargne : S = Y - C ;

Ø La relation de l'équilibre global (ressources et emplois) du modèle s'écrit :

Y + M = C + I + X (1)

Ou Y - C - I = X - M (2)

D'où S - I = X - M = B. (3)

L'équation (3) montre qu'en économie ouverte, le solde commercial s'assimile à l'écart entre l'épargne domestique et l'investissement. Par conséquent, selon cette théorie, si l'on est dans un pays donné, pour que la balance commerciale soit excédentaire, il faut et il suffit que l'épargne soit plus élevée que l'investissement. Si ce n'est pas le cas, le solde commercial sera déficitaire.

I.2 Le multiplicateur du commerce extérieur

Supposons que l'investissement (qui est autonome ici) s'accroisse. Cet accroissement, au vu de l'équation (2), va induire, toute chose étant égale par ailleurs, une augmentation du

revenu plus ou moins proportionnel à l'accroissement ?I de l'investissement. C'est cette proportion qui équivaut au multiplicateur en économie ouverte.

Cela se traduit dans les équations par :

(2) Y - C - I = X - M.

En remplaçant chaque variable qui peut l'être par sa valeur, la relation (2) devient :

Y - (cY + C0) - I = X - (mY + M0)

Y(1- c + m) = X + I + C0 - M0.

On en déduit :

Or, (1- c) = s = propension marginale à épargner.

D'où

Pour trouver la variation du revenu induite par la variation de l'investissement, différencions ainsi qu'il suit :

Le multiplicateur en économie ouverte est donc :

La variation de la balance commerciale qu'implique la variation du revenu est :

Comme X et M0 sont autonomes, alors .

Ainsi,

Donc :

 . Or

On conclut qu'en économie ouverte, une augmentation du revenu consécutive à un accroissement de l'investissement entraîne une détérioration de la balance commerciale d'une proportion de de la variation de cet investissement.

Il serait insuffisant que, dans des analyses relatives aux variations du solde commercial, nous omettions le facteur prix à travers le taux de change. C'est l'intérêt de la théorie des élasticités dont le développement est subséquent.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.