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les limites des voies d'exécution eu égard à la protection des données personnelles

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par Cécile BARRA
Faculté de Droit et Science politique Aix Marseille III - Master II 2008
  

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TITRE III

Une réforme nécessaire

Lorsque la loi du 9 juillet 1991 puis le décret du 31 juillet 1992 ont été publiés, les huissiers de justice ont vu le panel important de mesures leur étant proposé. La loi de 2003 a réformé les professions judiciaires et notamment celles des Officiers Publics et Ministériels. Cependant il ne faudrait pas que le législateur en reste là, d'autres réformes sont nécessaires (Chapitre II). Certains Etats européens comme l'Italie, l'Allemagne ou encore la Suède peuvent servir d'exemples (Chapitre I)

Chapitre I : La recherche d'informations dans d'autres

Etats européens

Les Etats européens comme l'Italie (Section I), l'Allemagne (II) ou la Suède (III) peuvent être source d'innovation pour le législateur français. Ce dernier doit en effet prendre en compte la nécessité de faire une nouvelle réforme générale (Section II)

Section I Le cas de l'Italie

Même si la France n'a pas beaucoup à envier à ses voisins italiens en matière d'exécution forcée et de collecte de renseignements, à part certains de leurs registres publics, il est nécessaire d'étudier le cas italien en matière d'identification du débiteur (I) et de transparence du patrimoine (II) afin de le démontrer.

I Identification du débiteur

L'identification d'une personne physique par le registre public de l'état civil ou « anagrafe » en droit italien, est possible seulement si l'on connaît la ville où la personne a sa résidence. En effet, le registre public de l'état civil est organisé en Italie sur une base locale autrement dit sur base municipale. Le service de « l'anagrafe » local peut être organisé de façon conjointe par plusieurs mairies mais cette solution reste à leur initiative propre. Toute personne peut, sans conditions, accéder au registre de l'état civil local et vérifier les informations qui y sont contenues. Il existe un registre organisé sur une base nationale pour les personnes physiques, c'est celui de l'état fiscal, disponible uniquement dans le cadre de buts privés.

En dehors de ces hypothèses, si un créancier connaît le code fiscal de son débiteur, c'est-à-dire le numéro qui identifie fiscalement toutes les personnes physiques, il lui est possible de découvrir le lieu de naissance du débiteur. Avec ce dernier élément, un créancier peut espérer que son débiteur réside toujours dans sa ville natale.

En ce qui concerne les personnes physiques exerçant en tant qu'entrepreneur, artisan ou profession libérale, sur les pièces fiscales ou lettres à en-tête est indiqué un numéro « partita IVA », identifiant fiscalement l'individu. Avec ce numéro, un créancier peut s'adresser au bureau IVA et demander à obtenir des informations sur le sujet et sur son domicile fiscal.

En matière de personnes morales, le siège social est le lieu dans lequel la société pose formellement le centre de ses affaires et de ses intérêts autrement dit le lieu depuis lequel l'activité est dirigée et les services administratifs accomplis.

En Italie, il n'y a pas un seul et même registre valide pour toutes les personnes morales. Pour chaque sorte de société ou association, les formalités sont différentes. Dans le cas d'une association qui s'occupe en matière de compétence régionale, on doit faire l'inscription sur le registre qu'il y a dans la même région. En revanche si une association n'a pas de personnalité juridique, elle ne doit s'inscrire sur aucun registre. En ce qui concerne les sociétés : SNC, SA, SARL... elles doivent être inscrites sur le registre des entreprises même si elles n'exercent aucune activité de commerce.

Tous ces différents registres énoncés précédemment sont dits publics et en conséquence peuvent être consultés par tous, créanciers, tiers, avocats...Il n'y a aucune condition particulière d'accès à ces registres. Les informations sont données par voie écrite.

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams