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Le fédéralisme communal en Principauté d'Andorre

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par Pierre LAFFONT
Institut d'Etudes Politiques de Toulouse - Diplôme de l'IEP de Toulouse 2006
  

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Conclusion générale

Pour conclure, nous allons tenter de répondre à une question: comment peut-on, aujourd'hui, caractériser l'Etat andorran?

L'Andorre, comme nous avons pu l'étudier tout au long de ce mémoire, a toujours su constituer une particularité. Particularité politique, mais aussi juridique. A la fois petite géographiquement, mais avec une structure insitutionnelle digne d'Etats beaucoup plus grands. Nous avons donc pu démontrer que la taille de l'Etat ne constitue pas un argument solide quant à la justification de la structure politique fédérale.

Pour définir l'Andorre d'aujourd'hui, nous emploierons le mote de « Co-Principauté fédérative ». En effet, le « pays des Pyrénées » recèle de trésors institutionnels, induits par sa pratique politique et son droit coutûmier. Disons, d'un point général, qu'elle constitue un Etat fédéral au sens du droit coutûmier et central au titre de son droit écrit.

En effet, le droit écrit (Constitution, Lois, Règlements, Décrets), définit l'Andorre comme un Etat qui, par la Loi, affirme la suprématie de l'institution central et dévolue par cette même Loi des compétences aux institutions locales.

De l'autre coté, la coutûme et la tradition, les us et coutumes, donnent des prérogatives à ces mêmes niveaux « fédérés ». Ces compétences sont traditionnellement dévolues aux paroisses et aux divisions infra-paroissiales qui subsistent.

Ainsi, nous faisons face, en Andorre a un environnement juridique, complété par une pratique politique, d'imbrications de principes fédéraux, confédéraux et centralistes. Nous parlons de principes. Comme l'énonce à juste titre une expression courante de la langue française: « il y a une marge entre la théorie et la pratique ». L'Andorre en est l'exemple parfait.

L'Etat andorran moderne n'est que le r »sultat empirique d'un ensemble de réformes et de mutations institutionelles, qui, chacune, encore possède des particularités encore en vigueur aujourd'hui.

L'Andorre est aujourd'hui un pays souverain, doté d'une Constitution et indépendant des volontés extérieures. Cependant, elle constitue aussi une particularité juridique. Cette peculiaritat historique est malheureusement méconnue. L'Andorre, comme nous avons pu le voir en introduction, est un pays considéré plus pour son attrait commercial que pour ses particuliarités.

Elle mérite plus qu'une simple étude juridique d'un Etat comme les autres. Le pays des Pyrénées est réellement une beauté de l'histoire. Elle n'est pas qu'un « supermarché » à l'air libre. L'Andorre est réellement un pays digne de ce nom, qui possède une particularité hisorique de neutralité et de double protection qui ont permis au peuple andorran, même durant les pires crises qu'a connu l'Europe, de garder ses privilèges historiques.

Alors pourquoi une telle organisation politique dans un monde occidental qui a expérimenté la centralisation et l'Etat-Nation? Nous pensons que la réponse se trouve dans particularité historique (neutralité), qui lui a permis de s'organiser en interne en fonction de sa géogrpahie. Au même titre que la Suisse.

Un point intéressant à développer dans cette partie: la comparaison entre l'Andorre et la Suisse. Ces deux pays ne font pas partie de l'Union européenne mais ont pourtant des rapports privilégiés. De plus, on les dénomme encore, pour l'Andorre, « fédération de paroisses », et pour la Suisse, « Confédération Helvétique ». Cependant, ces deux Etats ont déjà subi une réforme institutionnelle de leur organisation politico-instituionnelle interne qui ne permette plus d'usiter de ces termes de manière réaliste. Néanmoins, la tradition a supplanté la réalité.

De manière schématique, la Suisse possède un découpage interne en Cantons, qui peuvent posséder, comme pour l'Andorre les Quarts, des découpages infra-cantonnaux appelés « semi-canton ».

La construction de l'Etat suisse s'est fait empiriquement, par la nécessité de certains découpages historiques de s'unir pour mieux se défendre. Que dire de l'Andorre et de sa devise « L'Union fait la Force »?

Il faut aussi reconnaître que ces deux pays possèdent chacun une géographie inhospitalière qui peut venir justifier leur formation institutionnelle.

Les points communs que l'on peut dégager de ces deux types « fédéraux » d'organisation institutionnelle ne s'arrête pas là. Ces Etats confirment donc la thèse d'un fédéralisme communal ou de micro-entités possible et probable, dans un environnement juridique qui n'en permet pas l'émergence.

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"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci