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Etude comparée des stratégies de lutte anti-braconnage dans le parc national et la réserve nationale. Cas du PNKB et de la RNT

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par Muzalami Kakule Dalmon
Université de Kasuo -  2007
  

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II.1.3 Situation du PNKB de 1996 à 2003

Comme signalé ci haut, avant les guerres dites de libération ; le PNKB était un des parcs nationaux les mieux surveillés d'Afrique grâce à l'appui de la Coopération allemande (GTZ). Aujourd'hui, il est parmi les parcs les plus menacés de la RD Congo. La grande partie de son étendue est hors contrôle de ses agents. La basse altitude n'est pas surveillée depuis le déclenchement de ces hostilités. Les agents qui étaient basés dans les Sous-stations et Postes de Patrouilles ont été désarmés et carrément obligés d'abandonner leurs lieux d'affectation et à se réfugier au siège du parc à Tshivanga.

 En 1997, juste après la première guerre de 1996, les activités de conservation de ce site ont été relancées notamment le recensement des grands mammifères dans la partie de haute altitude par la WCS qui a dénombré 130 Gorilles et 2 traces d'éléphants. La surveillance, la délimitation du Parc et les activités de développement en faveur des populations vivants autour du Parc ont été relancés. Malheureusement ces efforts seront rapidement anéantis par une seconde guerre en 1998 avec toutes ses conséquences. Depuis cette période, on a observé une destruction méchante du PNKB. La forêt du Parc surtout le couloir  a été détruit à un rythme sans précédent : 3500 ha, vendus par certains services étatiques à des particuliers, l'exploitation du colombo-tantalite (coltan) dans le Parc avait pris d'ampleur incosidérable. Plus de 12000 creuseurs autochtones et étrangers y étaient installés avec comme conséquence une forte demande des produits de la faune et de la flore. La prolifération des animaux sauvages en ville de Bukavuet  et ses environs était devenue surprenante.  Les tentatives de délimiter le couloir écologique du PNKB se sont soldées par la  mort de 10 personnes parmi les membres de la commission provinciale de délimitation du Parc dans les blocs Mulume- munene, Lushandja et Kalubwe  en septembre 2000, nonobstant une grande partie de ces limites est délimitée et entretenue régulièrement par la population. Le PNKB est poursuivi pour dédommagement jusqu'à ce jour par les familles des victimes.

Pour le moment, la partie de la haute altitude est sous contrôle des agents du PNKB : de 8 postes de patrouilles, 4 seulement sont déjà opérationnelles et les agents de surveillance couvrent en grande partie leurs secteurs.

 Quelques courageux résidants visitent à compte goûte les deux touristiques : Mugaruka (3 individus) et Chimanuka(14 individus). A coté de celles-ci, il y a encore les familles Birindwa (9 individus), Mufanzala (14 individus), Ganywamulume (14 individus) y compris 2 familles sauvages localisées à Langa (4 individus) et à Mpungwe (6 individus).

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.