WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La valorisation des parcs nationaux

( Télécharger le fichier original )
par Stéphane ANGO
Ecole Nationale d'Administration - Conseiller des Affaires Etrangères 2009
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Section 2 : La promotion des parcs nationaux

La promotion des parcs nationaux au niveau national passe par l'intéressement des populations locales à la politique de vulgarisation des parcs et par la recherche des investisseurs privés.

A- L'écotourisme communautaire

Les parcs nationaux constituent un espoir pour le développement du tourisme au Gabon. Les potentialités naturelles et culturelles permettent de l'espérer et assurent que les populations locales devront être les bénéficiaires de ce développement. D'où la nécessité de développer une forme de tourisme qui allie conservation et développement durable. L'écotourisme communautaire est une démarche dans laquelle le tourisme durable est réalisé avec une implication directe des populations locales.

L'écotourisme communautaire permet une revalorisation des patrimoines culturels, il correspond à une stratégie de mise en oeuvre à partir de laquelle le patrimoine de chaque communauté peut être mis en circulation. (Christian Johnson Ogoula, 2006, p.148). L'appropriation de l'écotourisme communautaire suppose au préalable une bonne connaissance des populations locales de leur patrimoine culturel afin que ces dernières puissent faire profiter aux touristes leurs savoirs et savoir-faire.

Son but est d'aboutir à une intégration de la connaissance des communautés locales dans la gestion des parcs nationaux. Patrimoine matériel et immatériel constitueraient des ressources non négligeables pour le développement d'activités touristiques et des éléments permettant aux communautés locales de participer à la gestion des parcs.

Une autre alternative s'offre également aux populations locales. Mais au préalable, il faudrait qu'une loi soit instituée pour permettre de transférer aux populations locales la gestion suivant leur tradition de préservation de ressources comprises dans la limite de leurs terroirs. « La motivation des populations pour la gestion et la conservation des ressources naturelles devrait faire baisser le coût de la protection environnementale, notamment la lutte anti-braconnage, et les populations mieux formées, à même de s'organiser, de prendre des décisions, d'occuper des emplois, de consommer sur base de leurs propres revenus, en meilleur santé et pouvant assurer à leurs enfants un niveau de scolarité plus élevé, devraient passer de l'état de charge pour l'Etat à celui de contribuer à l'économie nationale.» (J.P Vande Weghe, 2007, p.68)

Enfin, les populations locales peuvent également tirer profit d'un partenariat avec les opérateurs privés. « Ces derniers pourraient appuyer les communautés par des formations, le développement de produits de tourisme communautaire et la promotion. Ces partenariats sont à formaliser sous la forme de contrats (mise en place d'une charte, de code de bonne conduite pour les parties et d'un système de labellisation. » (Christian Johnson Ogoula, 2006, p.150)

Les populations locales pourraient se voir employer comme des guides, elles pourraient aussi participer à l'hébergement des visiteurs des parcs nationaux.

Si le développement de l'écotourisme communautaire n'est pas bien avancé dans notre pays, il existe tout de même des projets pilotes dont on pourrait s'inspirer pour vulgariser leur développement autour des parcs nationaux. Il a été développé un programme d'appui à la mise en oeuvre d'une expérience de tourisme communautaire à Setté Cama dans le cadre d'un programme plus large dénommé PSVAP (Programme Sectoriel de Valorisation des Aires Protégées). « La forme choisie pour l'entreprise Setté Cama est une coopérative appartenant à toute la communauté, d'où son nom : Abietu bi Setté Cama_ c'est le bien de Setté Cama. En plus de sa caisse de fonctionnement, la coopérative place une part des retombées du tourisme dans une caisse qui constitue l'épargne du village. (...) Dès sa première année, Abietu bi Setté Cama, a prouvé à la fois sa capacité à attirer et à satisfaire des clients et sa capacité à motiver et à rassembler des populations. Ouverte en janvier 2004, l'initiative a accueilli 465 nuitées en 2004 et 724 nuitées en 2005. En cette année, les rentrées ont été de 17,1 millions de francs CFA, soit environ 26 000 euros. En tout 90% des ménages de Setté Cama ont bénéficié du projet. Avec la caisse d'épargne du village, le premier financement voté par la population a été la construction

d'une épicerie car le village, dépourvu de tout magasin, est à 2 heures de la ville de Gamba en pirogue. » (J.P Vande Weghe, 2007, p.68)

A travers cet exemple d'écotourisme communautaire, on voit bien que les populations locales peuvent bénéficier de retombées de l'écotourisme engendré par les parcs nationaux.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy