WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Impacts de la préssion du cout de ma vie sur les principaux indicateurs de la production nationale : Cas d'Haiti 1975@2005

( Télécharger le fichier original )
par Yverno Henry
Faculté de Droit et des Sciences Economiques - Licencié 2009
  

sommaire suivant

Avant-propos

De nos jours, les mécanismes ne sont plus appropriés aux résultats satisfaisants auxquels témoignait le comportement de l'économie haïtienne du temps jadis plus précisément la décennie des années soixante dix (70). Les réponses apportées jusqu'ici à travers la mise en oeuvre de différentes stratégies, programmes et projets de développement n'ont pas permis d'améliorer les conditions de vie de la population, constituée en partie de paysans. L'expérience haïtienne révèle donc que les programmes de développement réalisés grâce à l'aide internationale n'ont jamais profité à la majorité de la population. Nombreuses que puissent être les causes explicatives, elles apparaissent, d'un coté, à la fois partielles et insuffisantes et, d'un autre coté, semblent se compléter. Le marasme est tel que chaque secteur pris séparément représente une priorité en soi, qui, justement, rend difficile l'adoption de choix cohérents résultant des contraintes observées.

L'handicap majeur des branches d'activités du secteur réel, conduisant au net ralentissement du système des finances publiques, est entretenu par la valeur grandissante du déficit budgétaire et commercial, le faible contrôle des prix, le développement sans précédent du secteur informel, le manque de contrôle des structures tarifaires, alimentant ainsi la contrebande et renforçant le manque à gagner des recettes fiscales. S'ajoutent, à tous ceux là, les difficultés découlant de l'instabilité politique chronique, durant plus de deux décennies, qui assombrissent encore davantage les tableaux économiques tout en encourageant les bailleurs de fonds et investisseurs étrangers et locaux à tourner le dos au pays.

Dans un tel contexte, la problématique de la montée du coût de la vie a atteint des proportions inégalées et continue à créer beaucoup de remous dans la société. Classée régulièrement parmi les priorités des décideurs étatiques, cette problématique révèle un contraste où il semblerait n'exister, dans le cas d'Haïti, aucun mécanisme de contrôle des prix de la part des décideurs étatiques. En témoigne directement la faiblesse figurante de la production nationale.

Pour citer l'Economiste Fritz DESHOMMES, introduisant son livre « Vie Chère et Politique Economique en Haïti », « le hic est que dans tous les cas, ou presque, les résultats obtenus se sont révélés si maigres et/ou si éphémères que l'on se croirait en présence d'un problème insurmontable, d'un véritable casse-tête, pour lequel n'existe aucune solution viable et qu'il faut se résigner à subir avec courage et abnégation ». Un constat qu'une enquête sur les conditions de vie en Haïti (ECVH), réalisée en 2001 par l'IHSI, allait confirmer quand elle a révélé que 73.8% des ménages s'en remettent à Dieu en ce qui a trait à l'évolution future de la situation économique du ménage.

Ce mémoire s'attelle, par rapport au cas haïtien, à soulever quelques interrogations, à identifier quelques éléments de blocage interne* et à proposer, le cas échéant, quelques pistes opérationnels, parmi tant d'autres, dans le cadre de l'élaboration d'une politique alternative de développement.

Telles sont les diverses raisons traduisant l'intérêt personnel porté à l'égard de ce choix de sujet.

sommaire suivant