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La nécropole mérovingienne "la chapelle" de Jau-Dignac et Loirac (Garonne): Détermination de liens de parenté par approche paléogénétique


par Diane Thibon
Université de Bordeaux 1 - Master 2 2009
  

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2. Matériel

2.1. Présentation du matériel

Le matériel osseux utilisé pour cette étude est constitué des 9 mandibules d'individus retrouvés dans les sarcophages 169, 170 et 171 de la nécropole. Ceux-ci ont été prélevés lors de la campagne de fouille menée par D. Castex et I. Cartron en 2005. Le choix du matériel se justifie essentiellement par le fait qu'il a été montré que les dents en place et intactes présentent un taux de conservation de l'ADN plus important que les os (Shultes 1999). Des dents ont donc été prélevées chez 8 individus sur 9. Aucun type de dent n'a été privilégié, le choix privilégiant surtout les dents non endommagées et non cariées. Le tableau n° 2 présente le type de dent utilisé pour l'extraction de l'ADN. Concernant le périnatal, il n'a bien sur pas été possible d'utiliser de dent, une hémi mandibule a donc été utilisée à la place.

N°Sépulture

169

170

171

1er inhumé

M3

P1

C

2ème inhumé

M2

M2

M3

3ème inhumé

M3

X

P1

Tableau 2 : Détail des dents utilisées lors de l'extraction.

Les conditions de prélèvement des échantillons sur le site ont été assez variables.

Les prélèvements des individus du sarcophage 169 ont fait l'objet de précautions tout à fait rigoureuses, tel que le port de masque, de gants, nettoyage systématique des outils à la javel puis mis en congélation immédiate des échantillons. Pour plusieurs auteurs (Poinar et al. 2003 ; Gilbert 2005), toutes ces précautions prises lors des prélèvements sont essentielles et permettent de limiter sérieusement les contaminations exogènes.

Les individus des sarcophages 170 et 171 n'ont pas fait l'objet de si grands soins. En effet, les prélèvements ont été effectués sans gant. Néanmoins, les échantillons ont été mis en sachet immédiatement après avoir été prélevés, n'ont pas été lavés et ont été conservés à -20°C jusqu'aux analyses. Bien que ce dernier aspect soit regrettable, il sera néanmoins intéressant, d'un point de vue méthodologique, de comparer les résultats d'analyse ADN issus de prélèvements avec et sans port de gant.

2.2. Choix des régions étudiées

Pour tous les arguments énoncés précédemment, notre analyse s'est portée en premier lieu sur l'ADN mitochondrial. Nous avons décidé de nous concentrer uniquement sur la région de contrôle (D-Loop) même si la région codante est parfois indispensable pour la confirmation de certains haplogroupes. Cette région hypervariable, comme nous l'avons dit, est partagée en 2 segments de taille réduite : HVRI (421pb) et HVRII (383pb). Seul la région HVRI a été analysée car c'est la région pour laquelle les bases de données sont les plus riches. L'ADN ancien étant très souvent dégradé, cette région sera fractionnée lors de l'amplification. Nous obtiendrons donc, lors des résultats, quatre fragments chevauchants et courts A, B, C et CC reconstituant la région HVR1.

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