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Les facteurs de succès et causes d'échec des entreprises en zone enclavée

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par Oumar Liman
Université de Ngaoundéré - DEA en Sciences de Gestion 2002
  

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Nos remerciements vont en tout premier lieu à Allah qui nous a permis d'achever ce travail par sa miséricorde.

Ensuite, nous adressons nos sincères remerciements au Professeur Lucien Kombou, Doyen de la Faculté des Sciences Économique et de Gestion de l'Université de Ngaoundéré. D'abord, pour avoir dirigé ce travail. Ensuite, pour avoir encouragé dans la quête du savoir.

Nous tenons à remercier à cet effet tout les enseignants de la Faculté des Sciences Économique et de Gestion de l'Université de Ngaoundéré, sans oublier tous les enseignants qui sont venus de l'extérieur du Cameroun et des autres Universités camerounaises.

Nous sommes également redevable à la famille Barounga pour nous avoir assisté moralement tout au long de cette année.

Nous adressons aussi nos remerciements à tous nos amis qui ont accepté de lire ce travail sous sa forme manuscrite.

Tout les chefs d'entreprises qui nous ont réservé un peu de leur temps, reçoivent l'expression des notre profonde gratitude.

Nous ne pouvons finir ce volet sans adresser nos remerciements à nos camarades et amis de niveau dont nous tenons à citer nommément : Biya A ; Bouba H ; Bouba I ; Boukar H ; Chi C ; Dantse S ; Dayim, S.E ; Dempouo Mireille ; Djilo G ; Kemkeng B ; Ndonfack R ; Oumarou I ; Yadang A ; Zoumara L.

I.INTRODUCTION

Dans une économie, le tissu industriel notamment sa pleine vigueur, est en relation avec son développement socio-économique. Ainsi, le développement d'un pays, d'une région, d'une ville est corrélé avec son éclosion.

A un tissu solide correspond une région prospère en opposition avec cette première idée et par analogie avec la médecine, on peut retenir que l'économie d'une zone sous industrialisée est dans un état pathologique profond.

En effet, sur le plan historique les États africains ont hérité à leur indépendance des entreprises jeunes. « Cette jeunesse, pour Mouillexeaux, se lit dans la dualité du paysage économique avec, très schématiquement, des entreprises gérées de manière traditionnelle et quelques grosses sociétés fonctionnant selon le modèle importé. »1(*)

Depuis ce temps, plus d'un tiers de siècle a passé. Et en un tiers de siècle, le monde est entré dans un processus de globalisation où les barrières protectionnistes n'existent pratiquement plus. A cette nouvelle donne, nous nous interrogeons sur le devenir des entreprises africaines et camerounaises en particulier.

Dans le contexte camerounais, on constate une disparité dans le paysage des entreprises. Des régions comme le littoral ou l'ouest du Cameroun connaissent un développement de leur voie de communication, notamment la proximité du principal port (celui de Douala). Elles disposent de grandes industries et d'un tissu particulièrement étoffé. Mais certaines régions, restent enclavées, à l'instar du Grand - Nord ou de l'Est, et fortement sous industrialisées

. A titre d'illustration, en prenant l'exemple du Nord, selon une étude statistique, on retrouve huit (8) véritables entreprises employant plus de vingt (20) salariés dans la province du Nord, cinq (5) dans l'Adamaoua, moins de cinq dans l'Extrême Nord, soit un total de dix-huit (18) entreprises véritables pour une population d'environ cinq (5) million d'habitants.

Cette disparité peut- elle s'expliquer seulement par l'enclavement de ces régions ? En d'autres termes, est - ce - que l'insuffisance des infrastructures et des voies de communication participent à elle seule au manque d'égalité ? N'y a t - il pas d'autres facteurs qui contribuent à ce manque d'égalité ? Pour trouver une réponse à ce questionnement, il paraît utile d'axer notre réflexion sur l'aspect managérial essentiellement.

La maîtrise d'un certain nombre de facteurs liés aux résultats est une nécessité absolue. Notre recherche vise à étudier un ensemble des éléments contribuant aux résultats du succès et d'échec des entreprises dans les zones enclavées. Nous dépasserons le cadre du succès évoqué par Camilleri. Ce dernier affirme : « en Afrique, la réussite ne dépend pas seulement du travail mais aussi du destin de Dieu, des fétiches, de la chance bref d'un environnement fort peu maîtrisable »2(*) En d'autres termes, pour que le succès d'une entreprise en Afrique se réalise, il faut qu'elle soit soutenue par le magicien.

I.1 CONTEXTE DE L'ETUDE

Le contexte de l'étude est la zone enclavée. A la question de savoir qu'est-ce qu'une zone enclavée ? Le Grand dictionnaire encyclopédique la définit comme étant une zone ne disposant pas de relations faciles, de liaisons, de moyens de transport avec l'extérieur.

A cet effet, le Grand Nord Cameroun nous sert de cadre d'étude spécifique. Selon Roupsard, « le retard économique du Nord Cameroun par rapport aux régions du sud et aussi par rapport aux pays voisins est généralement attribué à un facteur déterminant, l'isolement géographique (ou enclavement) »3(*) il poursuit en ces termes : « ...l'enclavement du Nord Cameroun peut être présenté sous plusieurs aspects. Il correspond à un problème de relation intérieur avec la partie méridionale du Pays en même temps que de liaisons avec le principal port national »4(*). Nous désignerons tout au long de cette étude sous le terme de zone enclavée, le Grand Nord Cameroun.

* 1 C. Mouillexeaux ,Economie d'entreprise, Paris, éd. Foucher, 1997.

* 2 J.-L.Camilleri, La petite entreprise africaine : mort ou résurrection, éd. L'Harmattan, 1996.

* 3 M. Roupsard, Nord- Cameroun, Ouverture et développement, Coutances (Manche), PIIF de Claude Bellé, 1987.

* 4 Ibid.

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