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La crise financière 2008: d'un simple risque de crédit bancaire à une crise mondiale


par Amira RABOUDI Hejer MEDDEB
Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul - Maitrise en Finance 2008
  

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Risque de crédit ou de contrepartie

Risque de marché

Risque de liquidité

Risque structurels

Risque opérationnels

Les risques bancaires

Introduction générale

En juillet 2007, une crise financière d'une ampleur insoupçonnée s'est déclenchée partout dans le monde. Cette dernière est liée à la crise des marchés immobiliers américains et plus précisément à la subprime. D'où la crise financière a commencé par la mise en place de tous le système de subprime. Un subprime est un crédit à risque que les banques offrent à des emprunteurs qui ne présentent pas les garanties suffisantes. En effet, il est considéré comme l'un des principaux risques bancaire.

De ce fait, nous nous proposons, dans ce mémoire d'étudier le risque de crédit qui est à l'origine de crise des subprimes. D'après Joel Bessis (1995) dans son ouvrage « gestion de risque et gestion actif-passif des banques », le risque de crédit est : «  le risque de perte consécutive au défaut d'un emprunteur face à ces obligations ». D'où, le risque de crédit constitue le risque fondamental de toutes activités bancaires. Il est le premier risque auquel la banque peut être confrontée. Celui-ci résulte de la combinaison de trois facteurs : risque de contrepartie, risque d'exposition et risque de récupération.

Ainsi, notre problématique est la suivante : l'étude de passage d'un simple risque de crédit bancaire à une crise financière mondiale. En outre, nous nous examinons l'impact de celle-ci sur les différents secteurs bancaire, boursier et économique de l'Amérique, l'Europe, les pays asiatiques et l'Afrique en axant notre analyse sur le cas de la Tunisie.

Pour se faire, nous articulons notre mémoire comme suit ;

Premièrement, une partie théorique composée de deux chapitres. Au niveau du premier nous nous intéressons au risque de crédit comme étant le principal risque bancaire et dans une deuxième partie, nous nous présentons les réformes des accords Bâle comme une solution proposée la crise financière 2008.

Deuxièmement, la partie empirique de ce mémoire sera consacrée à faire une étude comparative de l'impact de la crise financière 2008 sur les différentes zones énoncés précédemment.

Chapitre 1

Le risque de crédit :

Principale risque bancaire

Introduction :

L'environnement bancaire est devenu très instable et très vulnérable face aux différentes fluctuations de la sphère monétaire. Face à ces différentes perturbations les banques sont de plus en plus menacées par une diversité de risques nuisant à son activité et à sa position sur le marché financier.

Nous nous proposons dans ce premier chapitre, de définir dans une première section les risques bancaires, et dans la deuxième section, le risque de crédit bancaire.

Section I : les risques bancaires 

« Le risque désigne un danger bien identifié, associé à l'occurrence à un événement ou une série d'événements, parfaitement descriptibles, dont on ne sait pas s'ils se produiront mais dont on sait qu'ils sont susceptibles de se produire dans une situation exposante »1(*).

Le risque est lié à la survenance d'un événement que l'on ne peut prévoir qui a des conséquences importantes sur le bilan de la banque. Il faut donc distinguer le caractère aléatoire et imprévisible (qui est l'origine du risque) de l'enjeu (conséquence finale).

1.1/ Les principaux risques bancaires :

On peut classer les différents risques bancaires de la façon suivante :

Figure1.1 : Les Principaux risques bancaires

1.1.1/ Le risque de crédit ou de contrepartie :

C'est le risque de perte dû à l'incapacité des clients, souverains et autres contreparties de la banque, de faire face à leurs obligations financières (incluant le risque de pays).cette sous section sera traité en détail dans la deuxième partie de ce chapitre.

1.1.2/ Le risque de marché :

C'est le risque de perte due aux changements dans les prix et taux de marché (taux d'intérêt sans risque), les corrélations entre eux et leurs niveaux de volatilité.

Les risques de marchés se mesurent à partir de l'instabilité des paramètres de marché : les taux d'intérêts, les indices boursiers, les taux de change.....Cette instabilité est mesurée par la « volatilité » qui est un indicateur très utilisé du risque.

1.1.3/ Le risque de liquidité :

C'est le risque pour le Groupe de ne pouvoir faire face à ses engagements suivant leur échéance. Autrement dit C'est un risque majeur puisque une situation d'illiquidité extrême entraîne la faillite d'un établissement.

Une banque peut souffrir d'illiquidité suite à :

ü des pertes importantes qui résultent de défaillances des contreparties ;

ü l'évolution des marchés ;

ü des retraits massifs de fonds inattendus....

1.1.4/ Les risques structurels :

C'est le risque de pertes ou de dépréciations résiduelles sur les postes du bilan en cas de mouvement des taux d'intérêt ou des taux de change. Ainsi on peut définir :

1.1.4.1/ Le risque de change :

Par définition le risque de change peut se définir comme : «Un risque associé aux opérations effectuées en devises étrangères2(*)».

1.1.4.2/ Le risque de taux d'intérêt :

Par définition le risque de taux d'intérêt est : «Le risque de perte lié à une évolution défavorable des taux d'intérêt3(*)».

1.1.5/ Le risque opérationnel :

Pour le comité de Bâle peut se définir comme : «Risque de pertes directes ou indirectes d'une inadéquation ou d'une défaillance attribuable à des procédures, personnels, systèmes internes ou événements extérieurs4(*) ».

1.2/ Les risques bancaires de nature « qualitative » :

Ces risques ne sont qu'en partie traités dans la réglementation, règlement sur le contrôle interne, et sont relatif à des aspects intangibles tels que la qualité de contrepartie, la réputation ou l'image d'un établissement de crédit et les questions juridiques.

Figure 1.2 : Les risques bancaires de nature qualitative

1.2.1/ Les risques de signature :

Ces risques, désignés aussi par les risques stratégique et commercial, peuvent être définis comme le risque que le débiteur n'honore pas tous ses engagements et sont dus au mauvais choix de partenaires ou à une inadaptation des canaux, des produits et services.

1.2.2/ Les risques d'atteinte à la réputation :

Ils consistent à donner à l'opinion publique une image assez négative, qui conduit à perdre des sources de financement ou clients essentiels.

1.2.3/ Les risques juridiques :

Les risques juridiques sont des risques qui découlent de la violation ou du non-respect des lois, règles, règlements ou pratiques prescrites, mais aussi du fait que les droits et obligations juridiques des parties à une transaction sont mal définis. Comme les banques peuvent être exposées à des risques juridiques en ce qui concerne la divulgation d'informations sur leur clientèle et la protection de la vie privée. Des clients mal informés de leurs droits et obligations peuvent engager une action en justice.

1.3/ Les autres risques bancaire:

Deux risques sont regroupés dans les autres risques bancaires :

1.3.1/Les risques d'ordre technique ou technologique :

Ces risques font l'objet de recommandations-livres blancs sur la sécurité de l'information, sur les conséquences prudentielles d'Internet : tels les risques associés aux systèmes d'information, de gestion et aux procédures.

1.3.2/Le risque pays et le risque de transfert :

Ils représentent l'éventualité pour une économie qu'apparaissent des états dans lesquels les réponses des agents aux risques qu'ils perçoivent les amènent à élever l'insécurité générale.

1.3.2.1/ Le risque de transfert :

Ce sont les mesures d'un gouvernement ou d'une banque centrale sur le marché des changes qui empêchent l'acheteur de procéder au paiement.

1.3.2.2/ Le risque pays :

Au sens strict c'est la probabilité qu'un pays assurera le service de sa dette extérieure. Certains pays peuvent présenter des vulnérabilités par rapport aux investissements internationaux.

Section II : Le risque de crédit bancaire ou de contrepartie

Face a un paysage financier en perpétuel changement profondément marqué par une multitude d'événements majeur, le risque de crédit n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Le secteur bancaire de part de ces fonctions d'intermédiation et de gestion d'actif a été l'un des premier à être toucher par ce fléau.

Dans ce contexte, nous définissons dans cette deuxième section le risque de crédit bancaire, ainsi que ses différentes composantes.

2.1/ Définition du risque de crédit bancaire:

« Le risque de crédit, ou le risque de contrepartie, ou encore de signature est le risque de défaillance d'une contrepartie, particulier, entreprises, établissement financier, aux pays, avec laquelle la banque est engagée »5(*).

Le risque de crédit constitue le risque fondamental de toute activité bancaire .Il est le premier des risques aux quels la banque peut se confronter. Il est appelé aussi « le risque de contrepartie » qui désigne le risque de défaut des clients c'est-à-dire « le risque de perte consécutive au défaut d'un emprunteur face à ses obligations »6(*).

Le banquier doit faire face au risque de non-remboursement de la part de certains emprunteurs. Lorsque la banque octroie du crédit, elle pose un acte de confiance vis-à-vis du débiteur. Faire crédit, c'est essentiellement faire confiance: la banque croit au remboursement ultérieur, mais il n'y a jamais de certitude absolue que le débiteur remboursera bien dans les délais convenus.

D'où, le risque de crédit, c'est le risque d'insolvabilité du débiteur : La banque doit donc bien examiner la solvabilité de son client. Une personne est considérée comme solvable lorsque la banque peut conclure du dossier introduit que cette personne pourra respecter ses obligations. Cela signifie que le bénéficiaire du crédit sera capable de rembourser les sommes d'argent empruntées ainsi que les intérêts, tout ceci bien sûr aux conditions reprises dans le contrat de crédit.

Une évaluation correcte du risque de crédit exige une connaissance approfondie des entreprises et des hommes qui les dirigent ainsi que de l'environnement économique.

2.2/ Les différents type de risque de crédit bancaire :

Le risque de crédit bancaire est la résultante de la combinaison de trois facteurs :

ü le risque de Contrepartie ;

ü le risque d'Exposition ;

ü le risque de Récupération.

D'où le modèle est appelé : « modèle CER »

Figure 1.3 : Les différents risques de crédit bancaires

2.2.1/ Le risque de contrepartie :

Le risque de contrepartie est caractérisé par la probabilité de défaillance du client relative principalement à deux facteurs qui sont la qualité du débiteur (classe de risque ou notation) et la maturité du crédit.

2.2.2/ Le risque d'exposition :

Le risque d'exposition est l'évaluation du montant des engagements au jour de la défaillance. Ce montant dépend du type d'engagement accordé (facilité de caisse, prêt moyen à terme, caution, opérations de marché, ...), du niveau confirmé ou non, de la durée de l'engagement et de sa forme d'amortissement (linéaire, dégressif,...).

2.2.3/ Le risque de récupération :

Le risque de récupération est, la valeur attendue de la réalisation des garanties (sûretés réelles et personnelles) et de la liquidation des actifs non gagée de la contrepartie.

La valorisation des garanties détenues vient en déduction de l'exposition. Elle est fonction de la valeur initiale du bien, du caractère nécessaire ou non pour la poursuite de l'activité, de sa durée de vie, du marché d'occasion et de la décote en cas de vente forcée.

* 1

1. Wikipédia, l'encyclopédie libre

* 2 Pierre Charles Pupion (1999) : « `Economie et gestion bancaire' » Paris : Dunod, (collection les Tops).

* 3 Pierre Charles Pupion (1999) : « `Economie et gestion bancaire' » Paris : Dunod, (collection les Tops).

* 4 Document du comité de Bâle.

* 5 Jean Kertude (2004) : « `le risque bancaire face à la globalisation' » support pédagogique conçu et diffusé auprès de ses étudiants par le centre de formation de la profession bancaire (ITB).

* 6 Joël Bessis (1995) : « `gestion des risques et gestion actif- passif des banques », Paris, page 15.

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