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à‰valuation des risques sanitaires des ookystes de Cryptosporidium dans l'eau destinée à  la consommation humaine distribuée dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, Haà¯ti.

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par Anie Bras
Université de Quisqueya - Ingénieur Civil 2005
  

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II.3. Identification du danger

Environ 20 espèces de Cryptosporidium ont été décrites chez plus de 117 espèces de mammifères dans le monde (DUMOULIN et al., 2000). La principale d'entre elle est Cryptosporidium parvum avec, à ce jour, 10 génotypes identifiés chez de nombreux mammifères domestiques et sauvages (PERZ et Le BLANCQ, 2001) dont au moins 4 sont infectants pour l'Homme (génotypes I et II principalement, et génotypes du porc et du chien).

II.3.1. Description du pathogène : Cryptosporidium parvum

Il s'agit d'un parasite unicellulaire (protozoaire) appartenant à l'ordre des coccidies, phylum Apicomplexa. Cet organisme a été observé pour la première fois en 1907 au niveau de la muqueuse gastrique de souris (TYZZER, 1907). Ces coccidies, cosmopolites, appartiennent à la famille des Cryptosporiidés. Cryptosporidium occasionnent chez l'homme des entérites diarrhéiques subfébriles. Les malades rejettent dans leurs selles des ookystes sporulés (EUZEBY, 1984). Le cycle de multiplication comprend des stades asexués et sexués et se déroule dans la cellule parasitée en localisation extra-cytoplasmique. De plus, ce cycle est caractérisé par des phénomènes d'auto-infection et par des rétro-infections (reproduction sexuée avec production d'ookystes se recyclant directement dans l'intestin sans passer par le milieu extérieur) induisant une prolificité importante du parasite (AFSSA, 2002). Les différents stades intracellulaires présentés dans la figure 1 se développent dans la bordure en brosse des cellules épithéliales intestinales, dans des vacuoles parasitophores. Le parasite peut parfois se développer aux dépens des épithéliums des voies biliaires ou respiratoires.

Figure 1 : Illustration du cycle de développement des Cryptosporidies

La multiplication sexuée conduit à la formation d'ookystes matures de petites dimensions mesurant de 4,8 à 5 micromètres, sporulés dès leur émission et renfermant 4 sporozoïtes nus, non renfermés dans des sporocystes. Le rejet d'ookystes sporulés, immédiatement infectants, permet l'infection directe de l'homme au contact d'animaux parasités (EUZEBY, 1984).

II.3.2. Méthodes de détection

Chez l'hôte infecté, les ookystes de Cryptosporidium sp. peuvent être identifiés par l'examen microscopique dans des frottis fécaux, liquide biliaire ou duodénal après coloration par le Ziehl Nielsen modifié (ZNM), par la carbofuschine (méthode de Heim) ou par un marquage avec un anticorps monoclonal fluorescent (AFSSA, 2002)

Appliquées à l'eau, les techniques microscopiques sont peu performantes et une concentration préalable des oocystes est nécessaire (AFSSA, 2002)

Pour les eaux, la méthode comporte quatre étapes :

- Concentration sur site par filtration sur une cartouche placée dans un dispositif de prélèvement qui enregistre la quantité d'eau filtrée (plusieurs dizaines à plusieurs centaines de litres d'eau) ;

- Au stade de l'analyse au laboratoire, il est procédé à une élution du matériel retenu par la cartouche puis à une centrifugation de l'éluat. La recherche d'ookystes est effectuée sur le culot ;

- Pour concentrer les ookystes dans le culot, la technique par flottation sur couche de saccharose est d'un faible rendement. Elle est maintenant remplacée par une immunocapture sur des billes magnétiques recouvertes d'un anticorps monoclonal anti-Cryptosporidium sp. ;

- la révélation de la capture des ookystes s'effectue par immunofluorescence directe utilisant un anticorps monoclonal anti-Cryptosporidium sp. marqué à la fluorescéine. La lecture s'effectue avec un microscope à fluorescence.

Le couplage de l'immunocapture sur bille et la révélation par immunofluorescence est à la base de la technique normalisée par l'AFNOR (norme NF T 90-455, juillet 2001) pour la recherche de Cryptosporidium sp. dans l'eau.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore