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à‰valuation des risques sanitaires des ookystes de Cryptosporidium dans l'eau destinée à  la consommation humaine distribuée dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, Haà¯ti.

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par Anie Bras
Université de Quisqueya - Ingénieur Civil 2005
  

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II.3.3. Méthodes de mesure de la viabilité des ookystes de Cryptosporidium parvum

La mise en évidence d'ookystes de Cryptosporidium sp. dans l'eau ne permet pas de préjuger de leur viabilité ni de leur infectiosité. Certains de ces ookystes peuvent être non viables, c'est-à-dire incapables de libérer les 4 sporozoïtes qu'ils contiennent ou bien les sporozoïtes libérés peuvent aussi être incapables de pénétrer dans les entérocytes intestinaux et avoir perdu leur caractère infectant.

On peut évaluer leur viabilité à partir des méthodes permettant la mise en évidence du dékystement des ookystes. La plus classique consiste à traiter les ookystes séparés par un double gradient de saccharose pendant 1 h à 37° C et placés ensuite dans un bain d'eau à 4° C. Le pourcentage d'ookystes dékystés est déterminé par la différence du nombre d'ookystes intacts comptés avant et après dékystement, divisé par le nombre d'ookystes comptés avant dékystement, multiplié par 100 (BRASSEUR et al., 2002). Ce contrôle est possible après marquage par un anticorps monoclonal fluorescent et examen au microscope à épifluorescence.

II.3.4. Méthode de mesure de l'infectiosité des ookystes de Cryptosporidium parvum

L'infectiosité des ookystes peut être déterminée avec le modèle souriceau BALB/c-NMRI nouveau-né (LI et BRASSEUR, 2000). Les souriceaux de 4 jours exempts d'organisme pathogène spécifique, sont inoculés par voie orale (sonde) par des doses comprises entre 100 et 1000 ookystes. Sept jours plus tard, les souriceaux sont sacrifiés et leur tube digestif, prélevé en totalité du pylore à l'anus, est homogénéisé par broyage au Potter dans 3 ml d'eau distillée stérile. Pour chaque échantillon, 3 étalements de la suspension sont colorés par la carbofuschine et examinés en microscopie à contraste de phase. Un souriceau est considéré comme positif lorsque au moins un ookyste est mis en évidence dans l'une des 3 lames examinées. Pour chaque groupe, l'infectiosité des ookystes est exprimée en pourcentage d'animaux trouvés infectés : (nombre d'animaux infectés)/(nombre d'animaux inoculés) x 100. Les pourcentages d'animaux excréteurs 7 jours après l'ingestion des ookystes montrent qu'à partir d'une dose de 1000-1500 ookystes, 100% des animaux sont infectés. Pour des doses inférieures, on observe que le nombre d'animaux infectés est proportionnel à la dose ingérée.

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