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Gestion des risques de change

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par Madihou NIAKASSO
Institut Privé de Gestion de Dakar - Master 2007
  

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TROISIEME PARTIE : LES TECHNIQUES DE COUVERTURE DU RISQUE DE CHANGE

CHAPITRE I : LES TECHNIQUES INTERNES A L'ENTREPRISE

Les entreprises importatrices et exportatrices voient leur rentabilité très influencée par les variations de la valeur des devises.

Ces influences amènent les entreprises à prendre en considérations des techniques pour la gestion de leur risque de change.

Les principales influences sont la mondialisation de l'économie et l'interdépendance des marchés.

La première ne surprendra personne puisque auparavant, peu d'entreprises avaient l'opportunité d'ouvrir leurs frontières au reste du monde.

De nos jours beaucoup d'entre elles font des affaires à l'échelle internationale.

En effet, ces entreprises voient leur développement s'accélérer grâce à la vente des biens et services à l'étranger ou encore à l'importation des matières premières moins coûteuses et de composants de meilleure qualité.

C'est ainsi que depuis le début des années 1990, ces phénomènes ont poussé les entreprises à s'intéresser davantage à la négociation des devises internationales.

La deuxième, l'interdépendance des marchés, réside dans le fait que les marchés de change peuvent générer des réactions en chaîne qui agissent sur la valeur des devises. L'exemple patent est la hausse des cours du pétrole et des matières premières qui est provoquée par un accès généralisé d'incertitude et de spéculation.

Au demeurant, les entreprises sont amenées à prendre en charge le risque de change.

Section 1 : Le choix de la monnaie de facturation 

Toute transaction entre un exportateur et un acheteur étranger a pour conséquence de mettre automatiquement l'une des deux parties en position de change. Celle-ci devra effectuer une opération de change au moment du règlement.

· la facturation en euros : c'est à l'évidence la solution de facilité pour une entreprise française. Le risque de change est alors supporté par l'autre partie contractante. Toutefois, vous devrez être attentif au fait que les conditions de votre compétitivité par rapport à l'offre d'un concurrent peuvent être modifiées si son offre est présentée dans une devise autre que l'Euro.

· La facturation en devises : la facturation dans la devise de l'acheteur présente un avantage commercial essentiel, mais elle nécessite toutefois, pour nous de nous couvrir du risque de change.

Quel que soit notre choix, il devra s'appuyer sur une bonne connaissance de notre prix en euro.

En choisissant sa monnaie plutôt qu'une devise, une entreprise peut croire que le risque de change est inexistant.

C'est le cas en effet pour elle mais en fait ce risque est reporté sur la contrepartie commerciale.

A moins d'être le leader incontesté dans un domaine, ce transfert de risque peut rendre les négociations commerciales plus difficiles.

Inversement, en acceptant des transactions en devises, l'entreprise donne une image de professionnalisme et se retrouve en position de force pour négocier sur d'autres points.

L'entreprise doit par contre, mettre en place une gestion du risque de change.

A noter que dans certains cas, une entreprise ne maîtrise pas le choix de la devise. En effet, ce choix peut lui être imposé par la législation des changes en vigueur dans le pays en question, par le fait que la devise en question n'est pas négociable (on ne peut se procurer la devise) ou encore par habitude (la Livre Sterling est très utilisée par les pays du Commonwealth).

L'opérateur international doit tenir de divers éléments. Les uns lui sont imposés par l'environnement, les autres sont internes à son entreprises.

Parmi les critères exogènes pouvant influencer la décision de facturer en devises, trois (3) sont particulièrement importants :

Ø La législation des changes : il peut arriver que des pays imposent leur monnaie nationale dans les opérations commerciales avec l'étranger tant à l'achat qu'à la vente ;

Ø La zone géographique : certains pays, soit pour des raisons de proximité, soit par le fait de relations historiques et/ou financières, ont pour habitude de commercer dans une devise tierce. Celle-ci est en général, le dollar américain (USD) dans de nombreux pays d'Amérique Latine, du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est, La Livre Sterling (GBP) dans les pays Commonwealth et l'Euro dans la zone Euro ;

Ø Le marché des changes du pays acheteur : quelquefois, il n'existe pas dans le pays de l'acheteur, un marché des changes de la monnaie du vendeur.

Dans ce cas, l'importateur a des difficultés à se procurer la devise du paiement auprès des banques locales et peut être amené à refuser la transaction commerciale.

Parmi les critères internes que l'entreprise doit prendre en compte lorsqu'elle a le choix de la devise de facturation, l'entreprise peut opter pour celle qui :

- compense une position de sens contraire pour le devise envisagée, elle annule ainsi son risque de change ;

- lui permet un financement à faible taux d'intérêt ou bien un cours à terme favorable ;

- augmente ses capacités de négociation auprès de son banquier qui préfère nombre de transactions avec d'importants volumes unitaires libellés en une ou deux devises.

Dans tous les cas, le trésorier a intérêt à :

· facturer et/ou payer eu une « grande » monnaie transférable et servant aux paiement internationaux. C'est le cas du Dollar américain, de la Livre Sterling, du Yen et de l'Euro ;

· faciliter la gestion en utilisant peu de devises car suivre leur évolution n'est pas aisé et nécessite de nombreuses informations et du temps pour les traiter.

La tentation d'utiliser l'Euro est grande puisque, dans ce cas, toutes les difficultés précitées disparaissent. En fait, celles-ci ne sont pas supprimées mais sont transférées à la société étrangère qui en tiendra compte en dernier ressort. Ainsi, il n'est pas toujours souhaitable d'opter pour la politique qui semble, à priori la plus simple à mettre en oeuvre, c'est-à-dire la facturation systématique en Euro.

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