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Contribution à  l'étude de la salubrité en milieu carcéral: cas de la prison centrale de Ngozi pour hommes

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par Evode HARIYONGABO
Institut Universitaire des Sciences de la Santé d' Ngozi - Licence en sciences infirmières 2010
  

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INTRODUCTION

L'insuffisance d'hygiène et d'assainissement constitue un problème de santé publique dans les pays en voie de développement.

Beaucoup de populations se rendent compte qu'une défaillance en matière d'hygiène et d'assainissement est une source de nombreuses maladies mais elles ne comprennent pas le mode de transmission.

En effet, le problème de la santé peut être influencé par plusieurs facteurs à travers le monde, parmi lesquels nous pourrions citer : une mauvaise condition d'hygiène du milieu, de l'environnement, de l'habitat, l'insécurité alimentaire, la survenue de nouvelles pathologies épidémiques, les catastrophes naturelles, les guerres et les conflits armés sans oublier le problème de la salubrité qui est un facteur favorisant la contamination et la transmission de plusieurs pathologies.

La situation s'aggrave lorsqu'on parle de prisons. Toutefois, l'impact de la salubrité sur la santé des détenus n'est pas une préoccupation récente, déjà en 1999, les représentants des nations parties à l'assemblée de Kampala sur le thème : «  santé dans les prisons en Afrique » étaient conscients que ce problème ne pouvait être invoqué pour justifier des situations souvent catastrophiques. Certaines mesures simples et peu coûteuses telles que l'information et la sensibilisation sont susceptibles de contribuer à une amélioration [1].

De même, la société civile et la communauté doivent être activement impliquées dans le processus conduisant à une meilleure prise en charge en matière d'hygiène et sanitaire des prisonniers

Les personnes emprisonnées sont appelées à sortir un jour de derrière les murs ; ceux qui travaillent en prison retrouvent chaque jour leurs familles et leurs amis. Autant de vecteurs de transmission des maladies qui peuvent avoir des conséquences graves sur les communautés.

Les bouleversements des croyances religieuses ou des idées philosophiques, les mutations politiques ont eu une grande part dans la connaissance de l'hygiène.

Dans l'antiquité, l'hygiène se manifeste dans les règles de vie :

Moise, législateur d'Israël a inclus des directives d'hygiène dans le thora.

Dans la Grèce antique, Hygie était considérée comme la déesse de la santé. Elle devrait chasser les maux pour les éloigner des humains. C'est de là que vient le mot « hygiène ». Elle était donc chargée de la prévention des maladies.

Hippocrate a apporté à l'hygiène ses premières bases scientifiques. Ses écrits sont le fruit non seulement des disciplines philosophiques mais également d'une somme d'observations et d'expériences. Il comprend la réalité épidémique des maladies infectieuses, mais il lui manque trop de renseignements sur l'élément essentiel : « l'agent infectieux »

Néanmoins, il comprend le rôle de l'environnement et l'influence de l'atmosphère sur les maladies infectieuses. Il écrit et donne des éléments permettant de définir les bases scientifiques de l'hygiène individuelle et apporte des balbutiements de l'hygiène publique et des populations.

L'hygiène du milieu débute avec la civilisation romaine. C'est à cette période que sont construits les aqueducs, que sont installés les égouts, que surgissent les fameux thermes dont certains ont été conservés jusqu'à ce jour. L'hygiène publique et l'hygiène du milieu vont faire naître une nouvelle science « l'urbanisme ».

A la fin du XIX ème siècle, Pasteur comprend les mécanismes de la transmission des maladies infectieuses. En 1865, il ouvre l'ère de la microbiologie en découvrant l'existence d'éléments vivants microscopiques : les microbes [2].

Pendant la guerre de Crimée, en 1854, Florence Nightingale, aidée par une petite escorte d'infirmières, va oeuvrer sans relâche pour améliorer la convalescence des soldats, en apportant des changements radicaux et parfois très mal vus.

En effet la jeune femme a introduit des concepts inconnus : elle parlait d'hygiène, de repas équilibré, d'accompagnement lorsque la dernière heure des hommes arrive.

Elle refusait qu'on utilise les mêmes instruments d'un blessé à l'autre, sans qu'ils ne soient nettoyés. Elle insistait pour que les hommes soient lavés tous les jours, pour que leurs douleurs soient considérées à leurs justes valeurs. Elle a apporté de l'humanité dans un lieu où on sciait des jambes à la vue de tous, ne réalisant pas une seconde que le spectacle pouvait choquer les hommes qui occupaient les lits à proximité [3].

Au niveau international, l'OMS est devenue le centre d'initiative dans la médecine sociale. Ainsi , la nutrition, le logement et l'hygiène en milieu rural sont devenus une question majeure suivie des débats politiques sur le sport [4].

Intérêt du sujet

Intérêt personnel

Vu l'impact d'une hygiène précaire sur la santé, nous avons choisi ce sujet pour nous rendre compte de ce qui se passe en milieu carcéral en matière d'hygiène où la surpopulation, la proximité, l'exigüité des espaces de détention, l'insuffisance des repas, de lumière, de lits, le manque d'hygiène et des produits d'hygiène sont une réalité.

Intérêt scientifique

Les germes ne viennent pas de façon spontanée, il existe des moyens pour lutter contre l'infection.

Mais les détenus sont-ils bien préparés pour cette lutte ? S'appuyant sur des mauvaises conditions de vie rencontrées dans les prisons, les prisonniers semblent délaisser les règles élémentaires et de la sorte se privent des jouissances d'une hygiène formelle. Le message que nous voulons faire passer est « Pas d'hygiène pas de bonne santé »

Aussi, nous espérons que les résultats de ce travail pourraient servir de documents de référence pour des études de ce genre qui seront menées dans les jours à venir.

Problématique

Les conditions de détention dans les prisons du monde représentent une menace pour la vie et la santé de la population carcérale et de la société dans son ensemble.

Les taux de mortalité et de morbidité sont élevés ; l'état sanitaire des prisons est sans commune mesure avec celui prévalent à l'extérieur.

Ces conditions s'expliquent par : la surpopulation.

Au monde, les Etats ayant un nombre plus élevé des détenus sont les Etats-Unis d'Amérique, suivi de la Chine et de la Russie [5].

Selon Jean Max Hoarau et coll., l'étude faite dans 112 pays offre des taux de densité carcéral supérieur à 100%. Les premiers dans ce classement sont la Barbade avec un taux de 302% suivi du Cameroun et du Bangladesh avec des taux respectifs de 296% et 288% [5].

En revanche au Burundi cette situation se voit dans toutes ses prisons. Selon un rapport de la Health African Prison de 1999, l'état des lieux observé dans les trois grandes prisons dénonce combien l'état sanitaire, la disponibilité en médicament et la facilité d'accès aux soins de santé occupent une place importante pour la survie des détenus car à Mpimba environ 36 décès avaient été enregistrés contre 199 à Gitega et 379 à Ngozi [1].

Selon l'O.B.P. cette dernière possédait un taux d'occupation carcéral parmi les plus élevés avec 519,75% en 2004 [6].

Objectifs

Objectif général

Contribuer à l'amélioration de la salubrité en milieu carcéral.

Objectifs spécifiques

· Déterminer les conséquences de l'hygiène précaire en milieu carcéral ;

· Evaluer l'état des lieux de la salubrité dans la prison centrale de Ngozi ;

· Amener les prisonniers à prendre conscience de l'importance des règles d'hygiène à travers l'EPS ;

· Identifier les causes de morbi-mortalité dues à l'insalubrité en milieu carcéral ;

· Identifier les cas référés de l'infirmerie de la prison centrale de Ngozi à l'hôpital autonome de Ngozi.

But

Réduire sensiblement la morbi-mortalité liée à l'hygiène précaire en milieu carcéral.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.


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