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Analyse de la vulnérabilité de la santé de la femme: cas du cameroun

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par Monde MAMBIMONGO WANGOU
Institut Sous-régional de Statistique et d'Economie Appliquée (ISSEA) - Ingénieur Statisticien 2009
  

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2.4 QUELQUES STATISTIQUES SUR LA SANTE DE LA FEMME AU CAMEROUN

Les statistiques relatives à la santé de la population camerounaise ne sont pas faciles à recueillir à cause du manque de système de centralisation de l'information sanitaire. Dans ces conditions, les informations disponibles sur la santé de la femme au Cameroun sont estimées à partir des enquêtes relatives à la santé menées au niveau national. Ainsi, les statistiques que nous allons citer dans la suite sont exclusivement tirées du rapport de l'Enquête Démographique et de Santé au Cameroun (EDSC-III) de 2004.

D'après l'EDSC 3, le paludisme est la maladie la plus prévalente au Cameroun et est la cause d'environ 35 % à 40 % des décès dans les formations sanitaires. On sait que la prévention des risques et des complications lors de l'accouchement sont améliorées par le suivi des femmes enceintes. A partir de l'enquête, il apparaît que parmi les dernières naissances vivantes des cinq dernières années, 16 % des mères n'ont pas effectué de consultation prénatale. Les disparités en termes de niveau d'instruction sont frappantes : 95 % de femmes de niveau secondaire ou plus ont eu un suivi prénatal contre seulement 58 % de celles qui n'ont pas d'instruction.

De même, le niveau de richesse des ménages semble aussi influencer la proportion de femmes ayant bénéficié de soins prénatals : 97 % pour les femmes de ménages de « quintile le plus riche » contre 65 % de celles de ménages de «quintile le plus pauvre ».

Il semble se poser un problème de manque de dispense d'informations aux femmes enceintes alors qu'il s'est avéré que l'efficacité des soins prénatals dépend non seulement du type d'examens effectués pendant les consultations, mais aussi des conseils prodigués aux femmes. L'enquête révèle qu'environ 38 % de femmes enceintes n'ont pas été informées des complications relatives à la grossesse.

A propos des accouchements, il ressort qu'environ 62 % de naissances se sont déroulés avec l'assistance du personnel formé (sages-femmes, infirmières, aides soignants). Mais il ressort également que 21 % des naissances n'ont connu que l'assistance des parents et amis.

Les résultats de l'EDS 2004 révèlent une prévalence d'environ 1,4 % de femmes excisées. Cette prévalence atteint son firmament chez les femmes de l'ethnie Arabe Choa/Peuls/Haoussa/Kanuri (13 %) mais un peu moindre parmi les musulmanes (6 %) et l'Extrême Nord (5 %). Alors que l'excision fait partie des violences faites aux femmes, la pratique semble être orchestrée par les femmes elles mêmes : 89 % des cas d'excision sont pratiqués par une praticienne traditionnelle (exciseuse ou accoucheuse).

Au Cameroun, les femmes déclarent avoir été victimes d'une torsion du bras ou de gifles (32 %) et de poussées ou de jets par terre (19 %). Proportion tout de même étonnante, 16 % de femmes ont été victimes de violences sexuelles et dans plus d'un cas sur trois par son mari/ partenaire. Concernant le VIH/SIDA, la prévalence du virus parmi les femmes est 1,7 fois plus importante que parmi les hommes. Cette prévalence s'établit à environ 6,8 %. Hormis le VIH et les pathologies citées plus haut, d'autres problèmes de santé sont aussi rencontrés parmi les femmes mais très difficiles à recueillir. Les pratiques telles que le repassage de la poitrine des filles ou l'engraissage de cette dernière bien que quelque peu ignorée devraient également faire l'objet de sections dans les enquêtes relatives à la santé au Cameroun.

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