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Etude d'un projet de la mise en place d'une unité de production de pàąte chocolatée à  N'Djaména au Tchad


par Faustin DJIMALDE
ISTA - DESS en Analyse et Evaluation de Projets 2004
  

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DEDICACE :

A

Mon fils Djengömbété Djimaldé Césaire

Je dédie ce mémoire.

Remerciements :

Pendant la longue période nécessaire à la rédaction de ce présent mémoire, les personnes qui m'ont prêté leurs concours ont été si nombreuses qu'il serait pratiquement impossible de les citer toutes. Au risque d'en décevoir certaines, je me permettrai de mentionner celles envers lesquelles j'ai une dette de gratitude particulière.

Je remercie d'abord mon Directeur de mémoire, le Docteur YEMADJI NDIEKHOR, Maître Assistant à l'université de N'djaména et mon Encadreur Technique , Monsieur BEKOUTOU TAINGAM, Directeur Général de la Chambre de Commerce, d'Industrie, d'Agriculture, des Mines et d'Artisanat du Tchad, ainsi que Monsieur NDOUBA KAMIDJO Félix, Directeur de la Planification du Développement, qui m'a apporté un concours de tous les instants, dont la valeur fut inappréciable et sans lequel je n'aurais jamais écrit à temps ce mémoire.

J'éprouve ensuite une grande fierté à remercier toute l'Administration et le Personnel d'appui de l'ISTA pour avoir su mener à terme le programme de formation, notamment :

· Monsieur Hervé Pascal N'DONGO : Directeur Général de l'ISTA ;

· Monsieur Innocent MOKOGON : Directeur Administratif et Financier de l'ISTA.

Je dois, sur le plan intellectuel, une reconnaissance particulière à tous mes professeurs qui ont apporté une contribution de premier plan dans ma formation d'Analyste et Evaluateur de Projets grâce à leurs mirobolants enseignements. Je citerai :

· Messieurs NGATTAI - LAM Merdan et MEYE Frank Olivier, experts principaux à l'ISTA ;

· Madame Hélène SICOTTE, Maître de conférences à l'université de Québec à Montréal ;

· Messieurs MOWANGUE Placide, Gabriel ZOMO YEBE, Grégoire PEDRO, professeurs à l'université OMAR BONGO de Libreville au Gabon ;

· Dr Ange NAMBILA, professeur à l'Institut Africain d'Informatique ( IAI ) de Libreville au Gabon ;

· Monsieur noël MBEGA MOZOGO, Ingénieur Production à la cimenterie du Gabon (CIMGABON) ;

· Messieurs Jean Pierre FOIRRY et Claudio ARAUJO, respectivement professeur et Maître de Conférences à CERDI, université de Clermont Ferrand (France) ;

· Monsieur Jean Emmanuel SOMDA, Directeur Financier du CAMPC d'Abidjan. Ma reconnaissance s'adresse aussi à ceux de mes collègues et amis qui ont bien voulu apporté une contribution, grâce à leurs remarques percutantes, sur diverses parties de ce mémoire, notamment à Messieurs DJIMSANAN Bacré, BENDOUNGA Patrice ainsi qu'aux Messieurs MBAIONDOUM Benjamin et REOUBO Zachée qui ont parcouru et enrichi le manuscrit dans son intégralité.

En outre, je garde un souvenir durable de mes entretiens avec Messieurs LAMENE OUYA Job et DJEMIL MALLOUA puis de l'aide que Monsieur SAAD CHERIF Ahmed m'a fourni au début de mes travaux.

Je ne saurais non plus oublier Madame SALWA Allamine, qui a fait face, avec tant de bonne volonté, aux difficiles problèmes d'organisations posés par les rédactions successives d'un manuscrit de ce genre ; ainsi que Madame Félicité ALI DABYO et Monsieur MINGANODJI JOHER dont les compétences m'ont été précieuses aux derniers stades de l'entreprise.

Enfin j'ai bénéficié dans mes travaux de l'appui de tous les membres de ma famille, qui ont manifesté une patience à toute épreuve, en une période où j'ai dû faire passer au second plan les préoccupations familiales. Qui plus est ma femme ZENABA Younous, mon fils DJENGOMBETE DJIMALDE Césaire, mon cadet DATOLOUMBEYE Chrispin, mon neveu DOGLORABE Nicolas, n'ont pas hésité à prendre sur leur temps pour lire et commenter le premier jet du mémoire.

Que ma mère SOUREL THERESE et toutes mes soeurs qui ont contribué efficacement à ma formation et à mon éducation trouvent ici l'expression de mes vifs et ultimes remerciements.

A tous et à bien d'autres encore j'adresse ma profonde reconnaissance.

Mais il va sans dire que je suis seul responsable du contenu du présent mémoire.

LISTE DES TABLEAUX

N° Pages.

1 Evolution du PIB 9

2. a Structure de la population 10

2. b Evolution de la population 10

3 Répartition de la population par zone géo- climatique 11

4 Dynamique de la population 12

5 Evolution des importations officielles de pâte chocolatée 21

6 Evolution des importations informelles 21

7 Evolution de l'offre globale de pâte chocolatée 22

8 Extrapolation de l'évolution de l'offre (2005- 2014) 24

9 Prix moyens des produits chocolatés consommés sur le marché 25

10 Répartition de la population par milieu de résidence 26

11 Extrapolation de l'évolution de la demande future 26

12 Confrontation de l'offre et de la demande 27

13 Evolution de la demande non satisfaite 28

14 Répartition de la population par grandes villes 34

15 Teneur minimale en cacao 37

16 Besoins en cacao, sucre et arachide (variantes A et B) 39

17 Equipements de production nécessaires 41

18 Choix des équipements de production 48

19 Equipements électriques 49

20 Equipements de bureau 49

21 Equipements de transport 49

22 Programme de production (variante 1) 51

23 Programme de production (variante 2 ) 52

24 Besoins en ressources humaines 54

25 Echéancier des investissements et renouvellement 65

26 Coûts de cacao, sucre et arachide (variante A1 ) 66

27 Echéancier des amortissements 72

28 Détermination du prix de revient prévisionnel (variante A1 ) 73

29 Détermination du chiffre d'affaires prévisionnel (variante A1 ) 73

30 Comptes d'exploitation prévisionnels sans conditions de financement 74

31 Echéancier des besoins en fonds de roulement 76

32 Echéancier des flux nets de liquidité 77

33 Détermination du prix de revient prévisionnel (variante A2) 79

34 Détermination du chiffre d'affaires prévisionnel (variante A2) 80

35 Comptes d'exploitation prévisionnels (variante A2) 81

36 Echéancier des BFR (variante A2) 82

37 Echéancier des FNL (variante A2) 82

38 Coûts de cacao, sucre et arachide (variante B) 83

39 Détermination du prix de revient prévisionnel (variante B) 84

40 Détermination du chiffre d'affaires prévisionnel (variante B) 85

41 Comptes d'exploitation prévisionnels (variante B) 86

42 Echéancier des BFR (variante B) 87

43 Echéancier des FNL (variante B) 87

44 Remboursement de l'emprunt 89

45 Nouveaux comptes d'exploitation prévisionnels (avec FF) 90

46 Echéancier du plan de trésorerie .91

47 Calcul de la rentabilité des fonds propres 92

48 Echéancier des FNL (baisse du prix de vente de 5% ) 94

49 Echéancier des FNL (baisse du prix de vente de 10% ) 95

50 Devis des dépenses d'investissements 97

51 Evaluation des effets directs de la phase d'investissement 98

52 Comptes d'exploitation prévisionnels 101

53 TES de l'année 2003 103

54 TES modifié 104

55 Reconstitution du TES 105

Liste des schémas

N° pages

1 Circuit de distribution de pâte chocolatée de la société 30

2 Organigramme de la société " La chocolaterie N'djaménoise " 53

3 Processus de production de pâte chocolatée 58

4 processus de production de pâte d'arachide chocolatée 59

ABREVIATIONS et SIGLES

ASTBEF : Association Tchadienne pour le Bien-Etre Familial

BCR : Bureau Central de Recensement

BEAC : Banque des Etats de l'Afrique Centrale

BFR : Besoins en Fonds de Roulement

CAF : Capacité d'Autofinancement

CAMPC : Centre Africain de Management et de Perfectionnement des Cadres. CCIAMA : Chambre de Commerce, d'Industrie, d'Agriculture, des Mines et d'Artisanat.

CEMAC : Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale.

CERDI : Centre d'Etudes et de Recherche sur le Développement International.

CI : Consommations Intermédiaires

CII : Consommations Intermédiaires importées

CNAR : Centre National d'Appui à la Recherche

CNPS : Caisse Nationale de Prévoyance Sociale

DCAP : Direction de la coordination des Activités en matière de Population

DD : Droit de Douane

DRC : Délai de Récupération du Capital.

DSEED : Direction de la Statistique, des Etudes Economiques et Démographiques.

EBE : Excédent Brut d'Exploitation.

ECOSIT : Enquête sur la Consommation et le Secteur Informel au Tchad

EDST : Enquête Démographique sur la Santé au Tchad

ETS : Etablissement

FNL : Flux Nets de Liquidité

INSEED : Institut National des Statistiques, des Etudes Economiques et Démographiques MCI : Ministère du Commerce et de l'Industrie

MEDC : Ministère de l'Economie, du Développement et de la Coopération

MFEPAT : Ministère des Finances, de l'Economie, du Plan et de l'Aménagement du Territoire

MP : Matières Premières

OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement.

PF : Produit Fini

PIB : Produit Intérieur Brut

RGPHT : Recensement Général de la Population et de l'Habitat au Tchad.

SDEA : Schéma Directeur de l'Eau et de l'Assainissement

SNRP : Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté

STEE : Société Tchadienne d'Eau et d'Electricité

TES : Tableau Entrée - Sortie

TRI : Taux de Rendement Interne

TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée

VA : Valeur Ajoutée

VAN : Valeur Actuelle Nette

Z : Somme

? : variation

Résumé de l'étude

De nos jours, la pâte chocolatée constitue un aliment à part entière qui participe au bien- être et recèle des trésors de bienfaits pour notre santé.

En effet, pour leurs gâteaux d'anniversaires ou de mariages, pour leurs repas quotidiens ou par simples habitudes alimentaires, les ménages ont de plus en plus besoin de pâte chocolatée ; tant, elle est nourrissante, stimulante, digestive (...) et peut tout à fait être intégrée dans un bon équilibre alimentaire global.

La présente étude de faisabilité pour la mise en place d'une unité de production de pâte chocolatée dans la ville de N'DJAMENA apparaît comme l'une des solutions aux différents maux qui minent le secteur industriel tchadien et s'inscrit dans la droite ligne de la stratégie nationale de développement.

Elle répond au souci du gouvernement d'implanter une " chocolaterie " en vue de satisfaire la demande du marché tchadien.

L'analyse du marché a permis de constater que l'offre de pâte chocolatée est assurée par des flux d'importations en provenance du Cameroun, du Nigeria, de la France...

En 2005, l'offre de pâte chocolatée s'élève à 10251 tonnes. La demande est estimée à 16 000 tonnes grâce à une enquête auprès des ménages (laquelle enquête a estimé la consommation actuelle du pays à 6,8 kg par habitant et par an); d'où un déficit de 5749 tonnes.

L'estimation de l'offre* et celle de la demande futures ont permis de dégager une demande non satisfaite se situant en moyenne autour de 3 201 tonnes et qui reste importante d'année en année. Cette demande va continuer par s'agrandir davantage lorsque le milieu rural regagnera le marché de pâte chocolatée.

La demande de pâte chocolatée est donc forte ; la société se propose de la satisfaire entièrement étant entendu que le projet est un projet de substitution aux importations.

Les prix de vente sont de 325 FCFA et 60 FCFA, respectivement pour les pâtes en pots de 500 g et 90 g.

Sur le plan technique, l'unité de production de pâte chocolatée projetée aura une
capacité de production de 3,75 tonnes par heure et sera localisée à N'DJAMENA : choix

* L'offre future ( Y ) est estimée à partir de l'équation de régression Y = 1135,38X +759,53 ( où x désigne le nombre d'années ).

justifié par la qualité des moyens de communication et de transport, l'importance du marché et la disponibilité des infrastructures.

Pendant les deux premières années d'exploitation, l'usine ne fonctionnera que 8 h par jour ; c'est à partir de la 3ème année qu'elle atteindra sa pleine capacité de production et fonctionnera 16 h par jour pendant 300 jours.

La pâte chocolatée sera fabriquée à base de cacao (pâte et beurre de cacao), du sucre et d'arachide. Le sucre et l'arachide existent sur le marché local et en quantité suffisante, nécessaire à la production ; quant au cacao, il sera importé du Cameroun et/ ou de la Côte d'Ivoire.

Deux variantes du projet liées à la composition (production de pâte chocolatée plus cacaotée et production de pâte d'arachide chocolatée) et deux variantes liées au conditionnement (production des pots de 500 g uniquement et production des pots de 500 g et 90 g ) ont été examinées.

La production se fera avec les équipements propres aux pâtes.

Les aspects environnementaux ne sont pas perdus de vue.

Dans le domaine financier, les investissements initiaux prévus sont de l'ordre de 1007,84 millions de FCFA.

La rentabilité intrinsèque du projet est déterminée à travers deux variantes de composition et deux variantes d'emballages.

La production de pâte d'arachide chocolatée dans des pots de 90 g et 500 g présente de meilleures perspectives de rentabilité et de viabilité que la production de pâte chocolatée plus cacaotée.

Le TRI avant la prise en compte des conditions de financement est de 36,35% et celui après la prise en compte des schémas de financement est de 41,2%, ce qui prouve que cette entreprise peut supporter valablement le taux d'intérêt de 14%, pratiqué par une banque locale.

Le délai de récupération du capital investi est de 4 ans : les fonds initialement investis dans ce projet seront récupérés au courant de la 4ème année ; la durée de vie du projet est de 10 ans.

Pour financer le projet, le promoteur apportera 1500 millions de FCFA et 500 millions de FCFA seront financés par un emprunt bancaire au taux de 14% avec un différé partiel de 2 ans.

L'étude avec prise en compte des conditions de financement a donné une trésorerie assez équilibrée et un TRI de 41,21%, soit une relative augmentation des fonds propres par rapport au taux de rentabilité économique (TRI du projet).

Le ratio d'indépendance financière est faible (33,3%) : la capacité d'endettement de l'entreprise est forte et sa dépendance avec les partenaires extérieurs est plus faible. L'étude de sensibilité a montré que la rentabilité financière de ce projet est sensible à la variation du prix de vente. Une baisse du prix de vente de 5% fait passer le TRI de 36,35% à 21,49%, soit une diminution du TRI de 40,88% et une chute de la VAN (à 14% ) de 65,8%.

Ce projet ne serait rentable que si la baisse du prix de vente n'atteigne pas 10%.

Au point de vue des avantages socio-économiques, le présent projet permet de :

· Créer 27 emplois directs et plusieurs emplois indirects grâce aux effets d'entraînement qu'il exercera sur d'autres secteurs de l'économie nationale ;

· Distribuer des salaires de l'ordre de 60 millions de FCFA au cours de la 3ème année d'exploitation, réputée être année de croisière pour le projet ;

· Contribuer à la formation du personnel travaillant à la chocolaterie. Cette formation devrait se dérouler en même temps que l'exécution des travaux du projet pour pouvoir contribuer à l'amélioration rapide de la production et l'efficacité dans l'exploitation ;

· D'augmenter la production locale et accroître la valeur ajoutée nationale ;

· D'engendrer pour les finances publiques, la rentrée des gains nets en devise grâce aux droits de douane sur les équipements et matières premières importés et des gains dus à l'arrêt des importations, c'est-à-dire la valeur de la production de chaque année. Ce qui améliorera la balance des paiements.

· Payer annuellement à l'Etat l'impôt sur les bénéfices mais aussi les autres impôts notamment la TVA, la patente....

INTRODUCTION GENERALE

Les pâtes alimentaires en général et la pâte chocolatée en particulier, occupent une place primordiale dans la consommation non seulement des ménages mais aussi des restaurants de la sous- région.

De plus en plus sollicitée par toutes les couches sociales soit pour leur cérémonie, soit pour les repas quotidiens, la pâte chocolatée est consommée tantôt par habitudes alimentaires, tantôt pour des raisons d'hygiènes.

C'est un aliment1 à part entière, elle participe au bien-être et à la santé. Au 17ème siècle, la pâte chocolatée (ou le chocolat en général) a gagné tous les coeurs à travers le monde : on la considérait comme nourrissante, stimulante, digestive voire aphrodisiaque2.

Quoi qu'il en soit, la pâte chocolatée procure des bienfaits et donne ainsi raison aux passions qu'elle engendre.

Au Tchad, la pâte chocolatée est très consommée dans les milieux à revenu élevé ; elle est plus consommée dans les zones urbaines que rurales. C'est ainsi que les villes comme N'Djaména, Moundou, Sarh, Abéché, Bongor, Kélo, (...), constituent une part non négligeable de la clientèle de ce produit ; tant son importation est massive et souvent très onéreuse. Le volume des importations est resté croissant ces dernières années (il est de 10251 tonnes environ en 2005), mais ne satisfait pas la demande locale étant entendu qu'il faut produire en moyenne 18000 tonnes de pâtes chocolatées par an pour pouvoir satisfaire cette demande.

En dépit de tout cela, le pays ne dispose d'aucune unité de production de cette pâte chocolatée et demeure tributaire de l'extérieur, notamment le Cameroun. Pourtant, le besoin à satisfaire est immense et grandiose, rien que dans les grandes villes nationales.

Fort de ce constat et dans son cadre de politique économique de développement industriel notamment la création des petites et moyennes industries, le Gouvernement tchadien, à travers la Chambre de Commerce, d'Industrie, d'Agriculture, des Mines et d'Artisanat (CCIAMA), décide de réaliser une étude de faisabilité pour l'implantation d'une unité de production de pâte chocolatée à N'djaména (la capitale) en vue de minimiser les importations.

1 Source : www.inbp.com dans sommaire n°61

2 Ibid. On la prescrivait même comme remède au rhume, la phtisie, la diarrhée ou le choléra !

Notre projet a pour objectifs essentiels :

- La réduction des importations de la pâte chocolatée et la contribution à la croissance de l'économie nationale ;

- La fourniture de la pâte chocolatée de meilleure qualité et de meilleur prix à la population tchadienne ;

- L'assurance de l'autosuffisance par rapport à ce produit.

La méthodologie utilisée pour la réalisation de cette étude consiste à :

-La recherche et l'analyse documentaire ;

-La recherche des informations complémentaires par le biais des sources orales et des entretiens avec les personnes ressources notamment les responsables de la Douane ; de l'Industrie ; de la Statistique, des Etudes Economiques et Démographiques; du ministère du plan, du commerce, ...) ;

-L'exploitation des résultats des enquêtes sur consommation et le secteur informel réalisées par le Ministère du Plan et de l'Aménagement du territoire ;

-L'exploitation des résultats de l'enquête légère sur les conditions de vie des ménages à N'Djaména de 1998 réalisée par le Ministère du Plan et de la Coopération;

-La consultation des sites Internet ;

-Des enquêtes réalisées sur le marché et auprès des ménages. Lesquelles enquêtes ont permis d'une part de relever les prix des différentes gammes de la pâte chocolatée sur le marché local et d'autre part d'estimer la consommation de ladite pâte par habitant et par an, etc...

Obéissant au souci de commodité, de logique et de cohérence, cette présente étude3 de faisabilité comporte deux parties essentielles (hormis le cadre général de l'étude qui regroupe les caractéristiques physiques, climatiques, économiques du Tchad et les perspectives du secteur industriel au Tchad) :

- La première partie dite d'étude de marché et étude technique (les toutes premières
phases de la faisabilité d'un projet), permet d'apprécier le marché réel et éventuellement
le marché potentiel de la pâte chocolatée. L'étude du marché sert également à prévoir

3 La durée de l'étude (stage pratique) proposée par l'ISTA (Institut Sous-Régional Multisectoriel de Technologie Appliquée, de Planification et d'Evaluation de projets dont le siège est à Libreville au Gabon) est de cinq ( 05 ) mois. La présente n'a pratiquement duré que trois (03) mois ; période durant laquelle nous avons rencontré moult difficultés auxquelles nous mirons longtemps pour en surmonter certaines.

l'évolution future de la demande en vue de mettre en place une stratégie adéquate pour faire face à la concurrence éventuelle.

L'analyse de l'offre et de la demande, l'existence et la nature du marché à satisfaire sont les points forts de l'analyse du marché d'une part ; la disponibilité des matières premières à utiliser, le choix de la technologie et les équipements nécessaires à déployer, la détermination du procédé de fabrication, les ressources humaines, le processus et programme de production constituent, d'autre part, la trame de l'étude technique;

- La seconde partie dénommée l'analyse financière et socio-économique, permet d'apprécier la rentabilité et la viabilité du projet en vue de confirmer ou d'infirmer la décision d'investir.

Cette appréciation financière se fait grâce aux calculs de certains indicateurs tels que le Taux de Rentabilité Interne (TRI), le délai de récupération du Capital investi, la Valeur Actuelle Nette (VAN). L'analyse socio-économique identifie les aspects économiques et sociaux du projet en analysant la contribution du projet à l'ensemble de l'économie nationale et en précisant son intérêt social, ses effets sur la création d'emplois et de devises, sur la balance des paiements et les finances publiques, sur l'aménagement du territoire et la création de la valeur ajoutée nationale, etc.

En outre, les conclusions générales et les recommandations ne sont pas perdues de vue par cette présente étude.

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