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Etude d'un projet de la mise en place d'une unité de production de pàąte chocolatée à  N'Djaména au Tchad

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par Faustin DJIMALDE
ISTA - DESS en Analyse et Evaluation de Projets 2004
  

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Chapitre préliminaire : Cadre général de l'étude

Section I : Généralités sur le TCHAD

Tout projet de développement est conçu pour supprimer ou atténuer diverses contraintes physiques, institutionnelles, financières, économiques etc. de façon à réaliser une série hiérarchisée d'objectifs mesurables comme l'augmentation de la production en vue de fournir un flux continu d'avantages à des bénéficiaires clairement identifiés tout au long d'une période de temps donnée.

Il importe donc, dans ce chapitre préliminaire, de savoir les caractéristiques physiques, climatiques, démographiques, administratives et économiques du Tchad.

I.1 GEOGRAPHIE

Le Tchad est un vaste pays, d'une superficie de 1.284.000 Km2 dont 560 km2 sont à vocation agricole. Il est situé entre le 8e et le 14e parallèle de latitude Nord et entre le 14e et le 24e parallèle de longitude Est. Le Tchad est limité :

Au Nord par la Libye (1055 kilomètres) ;

Au Sud par la République Centrafricaine (1197 kilomètres) ;

A l'Est par le Soudan (1360 kilomètres) ;

Et à l'ouest par les Républiques du Niger (1175 Kilomètres) ; du Nigeria (87 Kilomètres) et du Cameroun (1094 Kilomètres).

Traversé par le 167e parallèle, trait d'union entre le Maghreb et l'Afrique noire, carrefour des caravanes transsahariennes et berceau des civilisations nomades, le Tchad est éloigné de 800 Kilomètres de l'équateur. Le pays est enclavé et sans ouverture sur la mer : le port le plus proche est celui de Douala au Cameroun à 1700 Kilomètres.

Vingtième pays au monde et cinquième pays Africain par sa superficie, le Tchad fait partie de l'Afrique Centrale et de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) dont il partage le franc CFA.

Du Nord au sud, il s'étend sur 1700 Kilomètres et de l'Est à l'Ouest, sur 1000 Kilomètres. Le relief est cependant très accidenté au Nord avec les massifs montagneux de l'EmiKoussi, du Tarso-Emissi et du Pic du Toussidé où les altitudes atteignent les 3414 mètres. Le point le plus bas se situe à une altitude de 160 m dans le Djourab où arrivent les eaux du Lac Tchad à une altitude de 282 mètres.

Sur le plan climatique, on y distingue trois zones :

La zone Saharienne au Nord qui s'étend sur environ 780.000 Km2, c'est la zone désertique avec une faible pluviométrie, moins de 100 mm par an ;

La zone Sahélienne, au centre et au sud qui couvre environ 374 000 Km2 avec une pluviométrie avoisinant 700 mm par an ;

La zone Soudanienne à l'extrême Sud avec une superficie proche de 130.000 Km2 et une pluviométrie annuelle se situant entre 700 et 1200 mm.

Le territoire compte 600 000 hectares de forêts classées et 400 000 hectares de parcs nationaux.

Les deux parcs les plus importants offrant le plus de variétés d'espèces sont le célèbre parc national de Zakouma dans le Salamat et celui de Manda dans le département de Sarh.

I.2 Situation administrative

L'organisation administrative du Tchad est fortement marquée par la colonisation Française avec une forte centralisation des services de l'Etat dans la Capitale : N'Djaména. La quasi-totalité des services publics est concentrée dans la capitale, notamment les organes de décision et les infrastructures sociales et sanitaires. Néanmoins, le pays s'est engagé récemment dans la déconcentration des services sociosanitaires et économiques vers des grandes agglomérations telles que Moundou, Sarh et Abéché. Le nouveau découpage administratif du 1er septembre 1999 a organisé le territoire national en 28 départements. La capitale du pays, N'djaména, elle, est, subdivisée en huit (8) arrondissements4.

Cependant dans la pratique, les anciennes divisions administratives, constituées de 14 préfectures, restent encore la base de la planification des activités de développement par le gouvernement.

I.3 Situation politique :

Ancien territoire de l'Afrique Equatoriale Française proclamé République le 28 Novembre 1958, le Tchad a accédé à l'indépendance le 11 Août 1960.

4 Actuellement la capitale compte dix (10 ) arrondissements.

Très vite le pays a connu trois (3) décennies de guerre civile et d'interventions militaires étrangères qui ont eu des effets négatifs et retardé le développement de l'économie. Néanmoins, depuis 1990, le pays jouit d'une relative stabilité politique grâce à l'amorce d'une politique de paix et de réconciliation nationale et d'un processus de transition démocratique, dont les effets sur le développement économique se manifestent par un lent redressement des indicateurs.

Cette évolution politique a aussi constitué le point de départ du développement des mouvements associatifs et des initiatives privées.

I.4. Cadre économique

L'économie du Tchad est pour le moment essentiellement primaire, basé sur l'agriculture et l'élevage qui contribuent à environ 40% du PIB en 19985. Ce secteur occupe encore 80% de la population totale du pays. Le secteur tertiaire, bien que, en progression sensible, n'a assuré que 47% du PIB en 1998.

La prédominance des secteurs primaire et tertiaire dans l'économie tchadienne a pour conséquence la relative stagnation du secteur secondaire autour de 14%.

La faiblesse de l'économie est fortement marquée par les aléas climatiques qui déterminent le niveau de production du secteur.

Le pays est considéré comme l'un des pays les plus pauvres du monde avec, en 1999, un PIB par tête de 254 $US.

Seulement 1% de la population a accès à l'électricité et 30% à l'eau potable.

Le Tchad est classé au 167ème rang sur les 177 pays selon l'indice de développement humain en 2004. Eligible à l'Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE), le pays a élaboré une Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP ) dont l'ambition, conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD ), est de réduire l'extrême pauvreté de moitié d'ici 2015.

La productivité de l'économie est faible notamment dans le secteur primaire qui participe pour environ 40% dans la formation du PIB où l'agriculture vient en tête avec 45% à 62% du secteur primaire, ensuite l'élevage avec 30% à 35%, puis viennent la sylviculture, la pêche et les mines à 7%.

5 Source: plan stratégique 2002- 2006. ASTBEF.

Le coton occupe une place prépondérante dans l'économie Tchadienne. Le secteur secondaire qui, avons-nous dit, représente 14% du PIB, est dominé par quelques entreprises agroalimentaires, notamment la Compagnie Sucrière du Tchad, les brasseries du Logone, la Manufacture des Cigarettes du Tchad, la Société Tchadienne d'Eau et d'Electricité, l'Huilerie - Savonnerie. En dehors du coton qui est exporté, la faible compétitivité des unités industrielles du pays, l'essentiel des productions ne sont vendues que sur le marché national.

L'artisanat qui a un poids de 45% à 47% du secteur secondaire relève surtout du secteur informel. Le secteur des bâtiments et des travaux publics est encore très faible.

D'une manière générale, l'économie tchadienne est dominée par le secteur informel, qui en constitue enfin de compte son poumon. Cette économie est aussi caractérisée par une très faible productivité.

Mais avec la montée en puissance de la production pétrolière (celle de Doba ), la structure de l'économie devrait subir de profondes mutations. Les prévisions6 pour 2004 tablent sur une croissance réelle de 56%, tirée notamment par le secteur pétrolier (+50,2% de contributions), le commerce (+1,4%) et dans une certaine mesure, le coton(+0,7%).

Selon les estimations de la BEAC, le secteur pétrolier comptera pour 37% du PIB à partir de 2004, et supplantera de facto le secteur primaire.

Par ailleurs, la mise en exploitation de la zone pétrolière de Sédigui, pour une période de 13 ans, permettra au Tchad de produire du pétrole raffiné et de disposer d'importantes ressources énergétiques pour ses besoins internes.

A l'évidence, la position du Tchad sera renforcée au sein de la sous- région du fait du rôle qu'il sera appelé à jouer dans le processus de l'intégration économique.

I.4.1. Finances Publiques :

Les recettes budgétaires, estimées à 110 milliards de FCA en 2003, ont progressé de 11,8% par rapport à 2002 et gardent les mêmes proportions du PIB qu'en 2002 (9,1%). Avec la comptabilisation des recettes pétrolières dans les finances publiques, (5,5% des recettes totales), la structure des contributions aux finances publiques ne subira de

6 Source: les économies de l'Afrique Centrale 2004.

modifications qu'à partir de 2004, avec l'augmentation de la production pétrolière (+ 42,2%). Source: BEAC.

Les dépenses publiques (142,8 milliards en 2003 contre 142,2 milliards en 2002) représenteront 21,6% du PIB nominal en 2003 contre 24% en 2002. Cette baisse relative est notamment due à un recul des dépenses liées à l'organisation des élections (2,2% en 2003 contre 3,1% en 2002). Il en résulte une légère amélioration du solde primaire en 2003 (- 2,5% du PIB contre -3,6% en 2002).

I.4.2 Commerce extérieur

La structure des échanges du Tchad avec les pays tiers sera également affectée par les activités du secteur pétrolier, mais elle restera peu diversifiée. En 2002, les fibres de coton et le bétail ont rapporté respectivement 28,13% et 44,1% des recettes totales à l'exportation et ont généralement contribué pour un minimum de 72% à l'entrée des ressources par le biais du commerce international. Cette contribution est retombée à 44,8% en 2003 du fait des exportations du pétrole (+38,6%) et de l'érosion des cours du coton- fibre. Cette tendance devrait s'accentuer en 2004, avec une contribution du pétrole aux recettes d'exportations qui avoisineraient les 87,4%.

La part revenant aux autres produits serait encore plus faible avec 3,9% pour le coton et 5,4% pour le bétail.

Tableau n°1 : Evolution du PIB.

Année

PIB réel (en milliards de F CFA)

Taux de croissance du PIB (%)

PIB réel par

habitant (en milliers de F CFA)

Taux de croissance du PIB par habitant (%)

1995 (1)

722

1,5

109,4

- 1

1996 (1)

822

2,2

121,6

- 0,3

1997 (1)

902

5,6

130,1

3

1998 (1)

1029

6,9

144,8

4,3

2001 (*)

1244

10,4

162,1

7,6

2002 (2)

1398

9,3

177,5

6,5

2003 (2)

1506

9,5

186,3

6,7

2004 (3)

2349

35,9

283,2

32,4

2005 (3)

2844

14,3

334,0

11,3

2006 (3)

2825

5,4

323,1

2,6

2007 (3)

2864

3,4

319,1

0,7

 

Source: INSEED/comptes nationaux.

(1)= révisé (2)= estimé (3)= prévisionnel (*) provisoire.

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld